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*Procédé de renforcement d'extrémités d'objets creux en béton armé ou analogues, et objets établis suivant ce procédé"
Dans la fabrication d'objets creux en béton armé ou analogues, tels que tuyaux destinés à véhiculer des fluides sous pression, il est connu d'augmenter la résistance de ces objets par la pré- vision d'une armature transversale mise sous tension initiale, cette armature pouvant être constituée, par exemple, par une frette continue formée par un fil métallique, par exenple de l'acier à haute résistance, enroulé en hélice, ou par une frette discontinue formée par des bagues espacées.
Cette armature transversale tendue peut créer des tensions dangereuses aux extrémités des tuyaux ou autres corps creux, et provoquer ainsi la formation de fissures ou crevasses dans ces extrémités, ou même l'éclatement de ces dernières. Il en est notamment ainsi pour des tuyaux à cloche ou manchon d'emboîtement, où le frottage du manchon peut provoquer des crevasses à la base du manchon.
Un danger similaire existe à l'extrémité droite d'un
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tuyau pourvu d'une frette d'armature transversale qui se termine à une certaine distance de l'extrémité du tube, ce qui est notam- ment le cas dans les tuyaux à bout monolithe, qui présentent l'avan- tage d'éviter les fuites entre la paroi extérieurs du tuyau-noyau, sur lequel la frette est disposée, et la couche de recouvrement de la frette.
En vue d'obvier à ces inconvénients, l'invention prévoit un procédé de renforcement d'extrémités d'objets creux, tels que tuyaux, en béton armé, ou analogues, soumises à des tensions dan- gereuses créées par une armature transversale mise sous tension initiale, lequel procédé consiste essentiellement à créer une précontrainte longitudinale du béton ou analogue, dans toute la zone soumise aux tensions dangereuses, à l'aide d'éléments d'arma- ture ancrés de part et d'autre de cette zone et mis sous tension initiale. On peut utiliser des éléments d'armature de tous genrea et assurer leur ancrage pas tous moyens appropriés quelconques.
Il est utilement fait usage de barres métalliques, par exemple en acier à haute résistance, qui sont ancrées dans la masse du tuyau ou analogue, au-delà de la zone dangereuse, par exemple à l'aida d'une tête d'ancrage fixée ou vissée sur l'extrémité de chaque barre, et qui sont mises sous tension par le serrage, sur leur autre extrémité, d'un écrou prenant appui, de préférence par l'in- termédiaire d'une rondelle, sur la naseo du tuyau ou analogue.
Chaque écrou de serrage est, de préférence, logé dans une cavité prévue dans la face frontale du corps creux, cette cavité étant ensuite remplie de ciment ou autre matière. Au lieu de munir les barres d'un ancrage individuel, on peut remplacer chaque paire de barres par un étrier en forme de U, dont la base constitue l'ancra- ge, tandis que l'extrémité de chaque branche reçoit un boulon de serrage. Ou bien, les barres d'ancrage peuvent, à l'une de leurs extrémités, être fixées ou accrochées, soit toutes à une même bague d'ancrage, soit par groupes à plusieurs segments de bague d'ancrage.
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A titre démonstratif, un mode de réalisation de l'invention se trouve décrit ci-après avec référence au dessin annexé, dans lequel :
Fig. 1 montre une vue fragmentaire en coupe longitudinale d'une jonction de tuyaux à emboîtement, et
Fig. 2 montre une vue partielle en coupe suivant la ligne II-II de Fig. 1.
Dans ce dessin, 1 désigne un tronçon de tuyau droit,s'engageant dans la cloche ou manchon d'extrémité 2 du tuyau 3, l'étanchéité du joint étant assurée par des moyens appropriés quelconques, par exemple des cordons de filasse 4 et une bague de plomb maté 5.
Les tuyaux 1 et 3 comportent une armature longitudinale 6, 7, par exemple en métal déployé, et une armature transversale de frettage 8, 9, qui est constituée par du fil d'acier enroulé en hélice et sous tension, et est recouverte d'une couche de revêtement 10, 11.
La frette 8 s'arrête à une certaine distance de l'extrémité du tuyau 1 qui se termine par un bout monolithe 12, afin d'éviter le danger de fuite de fluide sous pression véhiculé par la canali- sation, entre la surface extérieure du tuyau-noyau sur lequel la frette est enroulée, et la couche de revêtement 10. Du fait que la frette s'arrête à une certaine distance de l'extrémité du tuyau, il se produit toutefois des tensions dangereuses dans le bout monolithe 12 qui tend à s'ouvrir et risque d'éclater avant sa jonction à un autre tube.
Par ailleurs, la tension de la partie de la frette 9 appli- quée sur la cloche 2 du tuyau 3, tend à écraser cette cloche en provoquant des crevasses à sa base, avant sa jonction à un autre tube.
Pour écarter ce danger, l'invention prévoit la mise sous pré- contrainte de la masse exposée aux tensions dangereuses. Dans la cloche 2, cette précontrainte est obtenue à l'aide de tirants 13, ancrés individuellement dans le béton ou analogue, par exemple
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à l'aide d'une bride 14 vissée ou fixée d'une autre manière au tirant 13. Celui-ci est mis sous tension par le serrage d'un écrou 15 qui prend appui sur la masse du tuyau par l'intermédiaire d'une rondelle 16 placée au fond d'une cavité 17 qui est ménagée dans cette masse et est ensuite remplie de ciment ou autre matière de bourrage. Pour ne pas affaiblir la section du tirant, ses extrémités sont filetées en relief.
Comme montré dans le tuyau 1, les éléments de précontrainte peuvent être constitués par des étriers en U dont les branches 18 agissent comme les tirants 13 et dont 1!ancrage est assuré par la base 19, de préférence arquée parallèlement à la paroi du tuyau 1. Comme pour les tirants 13, la tension s'obtient par le serrage d'écrous 20 s'appuyant sur des rondelles 21 logées dans les cavités 22.
Les tirants ou éléménts de précontrainte similaires peuvent être noyés dans la masse de béton ou analogue avant sa prise, et être mis sous tension après durcissement du béton, mais avant la mise en place de l'armature transversale de frettage.