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Ernest Alphonse DERUNGS, Le Locle (Suisse)
L'invention se rapporte à un dispositif d'embrayage qui est particulièrement destiné à être appliqué à la boîte aux vitesses de certaines machines-outils, cette application n'étant cependant pas exclusive, mais possible partout où il s'agit d'intercaler un ou plusieurs trainsballadeurs dans des groupes de roues dentées dans le but de changer le rapport de vitesse entre un arbre conducteur et un arbre conduit. L'emploi du dispositif sera surtout avantageux dans tous les cas où un certain nombre de trainsballadeurs n'ayant pas tous les mêmes courses doiventêtref intercalés simultanément.
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Dans certains cas, lorsqu'il s'agit dans un tour par exemple, de mettre en place lesdits trains-balladeurs avec le levier d'embrayage et le débrayage principal de la machine elle-même, on combinera le dispositif selon l'invention à une tringlerie spéciale qui permet de diviser l'amplitude de ce levier principal en un certain nombre d'angles correspondant chacun à une action spéciale si bien qu'on rend le débrayage indépendant des changements de vitesse et vice versa.
Le dispositif objet de l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte, intercalé dans la tringlerie des trainsballadeurs, un élément élastique réagissant aussi bien à la traction qu'à la compression ceci dans le but de permettre aux tringles de se rallonger ou de se raccourcir en fatiguant l'élément élastique dans un sens ou dans l'autre, sitôt que l'effort transmis par les tringles dépasse une certaine valeur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, uns forme d'exécution du dispositif d'embrayage qui fait l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue d'ensemble d'une partie de machine à laquelle le dispositif est appliqué.
La fig. 2 est une vue de côté d'une partie de cet ensemble.
La fig. 3 est une vue à plus grande échelle et en coupe du dispositif lui-même et la fig. 4 est une coupe axiale d'un accouplement qui est montré également en coupe mais selon la ligne V-V de la fig. 4 dans la fig. 5.
Fig. 6 est une série de schémas qui montrent une
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façon avantageuse d'appliquer lemécanisme selon l'invention à une machine-outil ayant un levier de débrayage principal unique pour la marche avant et la marche arrière.
Dans l'ensemble représenté en fig. 1, 1 est un levier de débrayage principal qui est chevillé sur un axe 2 s'en allant au moteur de la machine dont une partie des contours sont désignés par 3. La machine en question com- porte trois trains-balladeurs qui ne sont pas représentés mais qui peuvent être mis en et hors d'action, d'une part, par la manivelle 4 et, d'autre part, par les dentés 5 et 6.
Cette manivelle et ces segments sont reliés au moyen de trin- gleries à un sélecteur de vitesses d'un genre comme celui qui, par exemple fait l'objet du brevet suisse no. (demande no. 68903), qui permet de déterminer d'avance au moyen d'un organe central la vitesse que l'on veut imposer à la machine.
Il possède dans ce but des organes de commande qui agissent simultanément, ou isolément selon les besoins, sur la manivel- le 4 respectivement les segments dentés 5 et 6 pour les mett dans la position d'introduction du train-balladeur qu'il com- mande ou pour retirer ce dernier. Pour ce faire, cette mani- velle et ces segments dentés sont reliés aux organes de com- mande du sélecteur au moyen de tringleries 8,9 et 10. Celles- ci comprennent, outre les attaches nécessaires à leur liaison aux organes de commande, ainsi qu'à la manivelle ou aux seg- ments dentés, des éléments élastiques 11 tous équivalents comme construction et dont l'un est montré à plus grande écho- le en fig. 3.
Oes éléments élastiques comportent un tube 12 pouvant être attaché à la tringlerie par un trou 13 et dans
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lequel glisse un manchon 14 qui/ sert lui-même de guide à une tige 15 dont la tête vient buter dans un sens contre un rebord de ce manchon. Cette tige 15 porte à son extrémité une calotte d'attelage 16 servant également de butée.
Sur cette même tige est introduite une douille 17 appuyée par un ressort 18 contre un rebord 19 du tube 12.
On voit à la construction représentée que le ressort
18, qui est mis en place légèrement bandé, s'appuie d'une part, sur la collerette du manchon 14 et sur celle de la douille 17. Lorsqu'on opère simultanément une traction sur la ca- lotte d'attelage 16 et sur le fond 13, également relié à la tringlerie, le ressort 18 est comprimé, car les deux colle- rettes se rapprochent, la tête 20 de la tige 15 restant dans la position représentée au dessin. Si l'on opère en même temps une compression sur ladite calotte d'attelage et sur le fond 13 dans le but de les rapprocher l'un de l'autre, la tête 20 glisse à l'intérieur du manchon 14, qui butte contre un arrêtage 38 et le ressort 18 est également comprimé. la fatigue de ce dernier est donc, pour une force égale, la même dans un sens et dans l'autre.
Il est compréhensible que, , selon la po- sition des engrenages qui doivent venir en prise avec les trains-balladeurs lors de l'introduction de ceux-ci, il peut arriver que deux dents arrivent l'une sur l'autre et que, par conséquent, la mise en prise des roues ne puisse pas avoir lieu au moment même de l'introduction de la nouvelle vitesse.
Il se peut aussi qu'étant donné les différences de cour ses des trains-balladeurs le même défaut se produise. C'est alors que l'élément élastique entre en jeu : il permet une variation dans la longueur de la tringlerie qui relie les organes de
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commande du sélecteur aux trains-balladeurs et ceci que cette différence se produise dans un sens ou dans l'autre. La tension du ressort persistant, la mise en prise des engrenages se fait à l'instant même où ceux-ci commencent à tourner.
Dans le cas particulier d'une machine-outil, d'un tour par exemple, il est de toute importance que l'embrayage principal de la machine puisse être mis en et hors d'action sans toucher aux positions des organes de commande du sélecteur, et même sans charger l'opérateur d'un travail supplémentaire d'actionnement inutile d'organes.
Dans ce cas, le levier de débrayage 1 actionne, au moyen d'un accouplement 21 qui est représenté plus particulibrement en fig. 2 et 4 et au moyen d'une manivelle 22, un levier 23 articulé à un autre levier 24 dont le point d'appui est en 25. Ce levier 24 est accroché par une fourchette 26 aux parties mobiles du sélecteur qu'il déplace parallèlement à l'axe longitudinal de ce dernier.
Le changement des vitesses, c'est-à-dire la mise en place des trains-balladeurs s'effectue par une oscilla- tion du levier 24 autour du point d'appui 25, oscillation provoquée par le mouvement du levier de débrayage principal a 1 au moyen duquel on peut mettre la machine en marche aussi bien en marche avant qu'en marche arrière.
Entre le levier d'embrayage 1 et le levier 22 est intercalé un accouplement 27 représenté à plus grande échelle aux figs. 4 et 5. Il comporte un tube 28 de section carrée fermé à l'une de ses extrémités 29 par laquelle il est attaché au levier 23. Dans ce tube 28 qui forme la première moitié de l'accouplement glisse une pièce 30 qui forme la seconde
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moitié de l'accouplement. Cete pièce est attachée à la trin- glerie menant au levier de débrayage 1 et est pourvue d'une fraisure circulaire 31 dans laquelle peut tourner un verrou
32 en forme de segment de rondelle. Ce verrou est solidaire d'un axe 33 pivoté dans les parois du tube et sur lequel est également calée une manivelle 34.
Cette dernière est reliée à un bras 35 fou sur un axe 36 qui porte également une autre manivelle 27 en relation avec le levier 23. Ce dernier est articulé au tube de section carrée 28.
Le fonctionnement du dispositif décrit est illustré au schéma de la fig. 6. Dans la position I la machine est en marche. Le levier 1 est embrayé et le verrou 32 a une position telle, relativement à l'encoche 31, que ce levier peut être amené en position II à laquelle la machine est débrayée. Le sélecteur n'a pas été touché. Si l'on veut embrayer, on n'a qu'à revenir en position I.
Si après avoir débrayé, on veut agir d'une manière ou d'une autre sur le sélecteur, on amène le levier 1 en po- sition III. En ce faisant, la pièce 30, en s'appuyant sur le verrou 32, a entraîné le tube 28 et du fait de la relation de la manivelle 34 et du bras 35, le verrou 32 a pris la posi- tion qui est montrée en III.
En revenant en arrière, le verrou repróend la position de la fige 2 et l'embrayage de marche en avant peut se faire à nouveau.
Si, après avoir agit sur les sélecteurs, on veut intercaler la marche arrière, on poussera le levier 1 jusqu'à la position qu'il occupe en IV. A ce moment-là, le tube 28 et la pièce 30 seront de nouveau désaccouplés et l'opération
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d'embrayage en marche arrière se fera indépendemment de toute' action sur les sélecteurs. En revenant en position I, il y aura toujours un moment où l'embrayage principal de la machine seul sera influencé par le levier 1, ce dernier n'agissant sur le sélecteur vers le milieu de sa course.