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"Tuyère pour générateur à gaz".
L'invention concerne une tuyère particulièrement destinée à l'insufflation de l'air primaire dans les générateurs à gaz de tous genres, mais plus particulièrement dans les générateurs dans lesquels la température est élevée jusqu'à la fusion des cendres. De tels générateurs sont généralement utilisés pour l'équipement des voitures automobiles.
Le but essentiel de l'invention est de réaliser une telle tuyère qui résiste pratiquement à ces hautes températures, sans présenter les inconvénients des tuyères actuellement en usage. Celles-ci se divisent en deux groupes importants : les tuyères refroidies par circulation d'un fluide et les tuyères sèches présentant une masse métallique établie en vue d'assurer un refroidissement par conductibilité calorifique, déperdition de calories dans la masse et refroidissement par air. Les tuyères
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refroidies par circulation d'un fluide et plus particulièrement par circulation d'eau, comportent les tuyères entièrement re- froidies par eau, c'est-à-dire sur toute leur longueur et les tuyères dont le nez seul est refroidi par une circulation d'eau.
D'une manière générale, ces tuyères offrent des in- convénienta majeurs. Notamment pendant les arrêts ou la marche au ralenti du moteur alimenté par le gazogène équipé d'une telle tuyère, la présence d'une certaine masse d'eau à proximité de e la partie la plus vive du feu refroidit tellet la zone de gazéification, que la remise en marche normale du gazogène de- vient longue et laborieuse et est précédée d'une période rela- tiveLnent prolongée ou le gaz est de mauvaise qualité et en quan- tités insuffisantes.
D'autre part, il est reconnu que la tuyère s'use toujours par le nez et l'on constate qu'il; s'y produit parfois une brusque fuite d'eau qui inonde instantanément le foyer, le filtre à gaz et même le moteur, mettant ainsi aussitôt toute l'installation motrice momentanément hors d'usage.
Qaant aux tuyères sèches, elles sont généralement en cuivre massif, présentent un diamètre de 100 à 200 mm. et accu- sent un poids de l'ordre de 15 à 20 kilogrammes. Elles présentent en outre des dimensions disproportionnées, surtout vis-à-vis des petits gazogènes. La pratique a uémontré également qu'elles s'usent rapidement, dans un délai de 4à 6 mois de service en général et on constate aussi qu'elles chauffent fortement la surface extérieure de la paroi du foyer sur laquelle elles pren- nent appui.
La présente invention concerne donc une tuyère nouvelle qui obvie à ces différents inconvénients, en en utilisant les éléments avantageux. Substantiellement, la tuyère, objet de l'invention, comporte deux parties distinctes, dont le nez plon- geant dans la partie la plus chaude du foyer est exécuté en métal massif sans aucune circulation de fluide réfrigérant, la deuxième partie plongeant le dit nez est creuse et normalement réfrigérée par une circulation de fluide.
Il en résulte que le
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nez de la tuyère présente par lui-même une résistancerelativement grande contre les effets de la haute température, à raison de sa masse relativement grande et, d'autre part, il se trouve réfrigéré indirectement par la circulation postérieure, qui peut être établie en vue d'abaisser toujours la température du nez de la tuyère en dessous de son point critique. Si l'on considère que normalement le nez de la tuyère peut atteindre une température variant entre 600 et 1200 C, on peut aisément comprendre que par une circulation d'eau postérieure adéquate, par exemple, on pourra toujours maintenir la température du nez de la tuyère sous le point critique, c'est-à-dire sous la température à laquelle commence la destruction de la tuyère par le feu.
Les deux parties organiques de la tuyère peuvent d'ailleurs être venues d'une pièce, ou. bien encore être rapportées d'une telle manière que le nez de la tuyère soit amovible et, par conséquent, capable d'être aisément et économiquement remplacé tout en maintenant en service les autres parties de la tuyère et de l'installation de réfrigération par circulation de fluide.
Les dimensions de ces deux parties de la tuyère sont évidemment variables et peuvent être conditionnées très exactement selon les applications envisagées. Plus particulièrement, la longueur et le diamètre du nez massif de la tuyère seront fonction de la conductibilité calorique du métal utilisé, de sa résistance à la fusion,à l'oxydation et à la sulfuration. A titre d'exemple non limitatif; une tuyère de 70 mm. de diamèt-re, par exemple, plongeant de 120 mm. dans le foyer, pourrait, par exemple, présenter un nes en métal massif d'une longueur de l'ordre de 60 mm. soit donc 50% de la partie plongeante de la tuyère.
A sipmle titre d'indication, quelques exécutions sont schématisées aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 schématise une coupe longitudinale radiale par une tuyère conforme à l'invention, dans laquelle le nez massif
1 est rapporté sur la partie postérieure 2 de la tuyère. Cette partie posterieure est creuse et présente une entrée 3 et une
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sortie 4 pour le,fluide réfrigérant. Le conduit axial 5 de la partie postérieure creuse prolonge l'orifice axial µ- du nez massif. Ce dernier peut être fixé à demeure sur la'partie postérieure de la tuyère, ou bien encore y être solidarisé d'une manière amovible, en vue d'en permettre l'interchangeabilité et plus particulièrement le remplacement en cas d'usure.
La figure 2 représente une coupe longitudinale radiale par une variente d'exécution dans laquelle les deux parties organiques de la tuyère sont exécutées en une seulepièce. En effet, la tuyère est exécutée par un corps cylindrique 7, dont un fond 8 est de très forte épaisseur et réalise par le fait même le nez massif formant l'une des caractéristiques de la tuyère, objet de l'invention. Dans ce fond massif est fixé un tube 9 venant prendre appui sur l'autre fond 10 de la tuyère et constitue le canal de passage de l'air primaire insufflé par la tuyère.
La partie postérieure présente les entrée et sortie, respectivement 3,4, pour le fluide de réfrigération, Dans cet exemple, la tuyère est également de forme cylindrique.
La figure 3 schématise une variante d'exécution dans laquelle la tuyère est exécutée en une seule pièce également, mais elle est de forme conique. Le corps conique 11, le nez massif 12 et le conduit de passage d'air 13 sont exécutés en une seule pièce. La tuyère est fermée à sa partie postérieure par un fond 14 comportant les entrée et sortie, respectivement 3, 4, pour le fluide réfrigérant.
Comme on le remarque donc, la tuyère perfectionnée, objet de l'invention, peut être réalisée de manières très différentes, tout en participant du même principe de base,, qui consiste à combiner une partie antérieure massive en contact direct avec la partie la plus chaude du foyer et une partie postérieure creuse capable de recevoir un fluide de réfrigération.
REVENDICATIONS.
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