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Procédé de boudinage d'un fil.
Pour boudiner un fil, il est connu de l'enrouler sur un mandrin rotatif. Le pas est alors réglé par un organe en forme de peigne qui sert aussi à enlever le fil tandis qu'un volant de ser- rage applique les spires sur le mandrin et assure un frottement suffisant sur le mandrin.
Ce procédé présente un inconvénient: lorsqu'il quitte le mandrin le fil boudiné est tordu autour de son axe, de sorte qu'il est pratiquement impossible de l'enrouler exempt de torsion.
De plus, il est difficile d'utiliser directement le fil boudiné ainsi obtenu dans un câble comme dans les renforcements boudines de câbles, tels que-mentionnés dans le brevet belge n. 449.513 ou pour la fabrication de câbles isolés à l'air qui comportent un fil boudiné en matière isolante thermoplastique.
Suivant l'invention on obvie à ces inconvénients en boudinant le fil à l'aide d'un mandrin immobile, la bobine de fil tournant autour du mandrin.
Ce procédé requiert un dispositif, composé d'un mandrin immobile et d'un organe à même de régler le pas des spires et d'en- lever le fil, organe qui est solidaire de la bobine de fil et tour- ne avec elle autour du mandrin. L'organe d'enlèvement peut consis- ter par exemple en un fil boudiné indéformable ou en un peigne.
Pour assurer un frottement suffisant entre le fil et le mandrin, ce dernier peut comporter des rainures, ou bien, on peut utiliser un volant de serrage. Pour faciliter l'enlèvement du fil, le mandrin sera légèrement conique, au moins à son extrémité libre.
Dans certains cas, par exemple pour le boudinage de fil en matière thermoplastique ou même de fil métallique, il peut être désirable de chauffer le fil avant de l'enrouler sur le mandrin.
A cet effet, on monte entre la bobine de fil et le mandrin un four électrique dont le mouvement est solidaire de celui de la bobine.
Après son enlèvement du mandrin le fil boudiné conformément à l'invention peut être bobiné exempt de torsion ou être utilisé directement dans les câbles. Dans ce dernier cas, le fil peut être enroulé sur un mandrin creux, traversé par les conducteurs, isolés ou non, appelés à constituer le câble. Le dispositif re- quis pour le boudinage du fil peut alors être accouplé au disposi- tif utilisé pour la fabrication du câble.
Bien que dans ce qui précède il soit uniquement question de fil, il faut entendre par fil non seulement du fil'rond mais aussi du fil quelque peu aplati ou profilé, un ruban étroit ou un fil creux, formes qui, dans certaines constructions de câbles isolés à l'air, ont l'avantage qu'une plus grande partie de l'iso-
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lant peut être constitué par de l'air.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin, faisant, bien entendu, partie de la dite invention.
Le fil 1 à boudiner se trouve sur la bobine 2 qui tourne librement sur la broche 3. Cette broche est fixée sur le plateau 4, qui porte en même temps le four électrique 5. Le plateau 4 et la poulie à gorge 6 sont solidaires de l'arbre creux 7, dont l'extrémité comporte un organe hélicoidal 8, composé par exemple par un fil métallique boudiné. L'arbre creux 7 est mobile autour du mandrin fixe 9. De ce mandrin, qui peut être creux pour permettre le passage des conducteurs appelés à constituer un câble, la partie qui se trouve à l'intérieur de l'organe 8 est légèrement conique et comporte des rainures essentiellement dirigées dans le sens longitudinal. Ces rainures servent à assurer un frottenent suffisant entre le fil et le mandrin, tandis que la forme conique facilite l'enlèvement du fil.
Le pas de l'organe 8 qui fait office de mécanisme d'enlèvement règle aussi le pas de l'enroulement.
Lorsqu'on entraîne la poulie à gorge 6, on obtient le fil boudiné 10 qui peut être enroulé, sans plus, exempt de torsion ou par exemple être entouré d'un guipage à l'aide d'une machine accouplée au dispositif décrit.