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Procédé de reproduction des profils de dentures à dévelop- pante et son application à la correction des meules à reo- tifier les engrenages droits.
Parmi les procédés employés pour la rectification des dentures d'engrenages droits, l'un des plus simples est celui qui consiste à utiliser des meules dont le profil cor- responde au creux de la denture à rectifier.
La meule est en général, montée sur un chariot ou- lissant qui lui communique un mouvement rectiligne de va et vient. Elle passe successivement entre toutes les dents de l'engrenage, ce dernier, après chaque retour de la meule, étant décalé d'une dent, par un dispositif diviseur automa- t ique .
Pour compenser l'usure de la meule, il est prévu de la rapprocher légèrement de la denture à rectifier et de la rectifier, elle-même au profil exact; ces deux opéra- tions sont effectuées périodiquement; soit lorsqu'on change l'engrenage µ usiner, soit lorsqu'un certain nombre de dents d'un même engrenage ont été rectifiées.
Toutes les machines à rectifier les engrenages par meule de tourne sont munies de dispositifs de ce genre, au- tomatiques ou non, destinés à maintenir, dans la mesure du possible, la constance du profil de la meule, La aorreo- tion, de ce profil est effectuée par un ou plusieurs dia- mants devant lesquels la meule passe immédiatement après qu'il a été procédé à la réduction de la distance entre la meule et la denture à rectifier.
Cette pratique ne donne évidemment qu'une solution approchée du problème qui ne peut être résolu correctement que si on rend mobiles les diamants de manière à ce qu'ils \décrivent une trajectoire coïncidant avec lé profil idéal
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de la meule.
Ce profil qui, on l'a dit , correspond au creux de la denture à rectifier, est, en général constitué par deux développantes de cercle, symétriques l'une de l'autre par rapport à l'axe de la meule.
La présente invention a pour but de permettre la réalisation de dispositifs astreignant le ou les diamants à se déplacer, sur la surface utile de la meule, suivant des développantes, de cercle contenues dans un plan passant par l'axe de rotation de la meule. à cet effet, le mouvement des diamants trouve son origine dans les déplacements d'une barre rectiligne qui roule sur un arc de cercle fixe, la transmission de ce mouvement étant : soit directe, soit assurée par un appa- reil reproducteur.
Les éléments du système sont matérialises pur une crémaillère roulant sur un seoteur denté ou une roue den- tée fixe, la crémaillère étant guidée, dans ce mouvement, par un support susceptible d'osoiller concentriquement autour du secteur denté. La commande des oscillations du dispositif peut être assurée par un organe à mouvement alternatif agissant par l'intermédiaire du support mobile de la crémaillère.
Le diamètre du cercle primitif de la denture du secteur ou de la roue est choisi égal ou à peu près egal au diamètre du cercle ae base de la développante à réali- ser, ce dernier diamètre etant calculé en fonction du module, du nombre de dents de l'engrenage à rectifier et de l'angle de pression de la denture.
Si nous considérons un point détermine sur l'axe de la crémaillère, ce point est à l'origine de 1a aèvelop- pante lorsqu'il coïncide avec le point de contact de l'axe de la crémaillère et du cercle primitif du secteur denté (matérialisant le cercle de base de la développante).
Au fur et à mesure que le roulement s'effectue, le point considéré s'éloigne de l'origine de la courbe, tandis que le point de oontaot se déplace simultanément sur le oerole primitif et sur l'axe de la crémaillère puisqu'il appartient à ces deux éléments. La distance entre ces deux points, mesurée sur l'axe de la crémaillère, est constam- ment égale à la longueur de l'arc de cercle primitif com- pris entre l'origine de la courbe et le pointde contact de la crémaillère et du cercle primitif.
Le rayon du cercle primitif, passant par le point de contact de la crémaillère, est perpendiculaire par construction à l'axe de cette dernière. Ce rayon est maté- rialisé par le support de la crémaillère, dont il a été question et qui tourne concentriquement autour du secteur denté matérialisant le cercle de base de .La courbe. Ce support guide la crémaillère qui glisse dans un logement approprié ménagé dans le support au fur et à mesure que le roulement s'effectue.
Il en résulte que le point considéré, situé sur l'axe de la crémaillère, décrit une courbe appelée dévelop- pante de cercle, dontl'origine est située sur le cercle de base, c'est-à-dire sur le cercle primitif du secteur denté.
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On peut adapter le diamant de telle manière que sa pointe coïncide avec lepoint en question ou bien faire intervenir un dispositif in termédiaire dans le but d'opérer une réduction de grandeur des déplacements du diamant par rapport à ceux de la crémaillère. Cette dernière solution permet de construire le système secteur-crémaillère à une échelle plus grande que nature afin d'utiliser des éléments de dimension oonvenable quelles que soient celles de l'engrenage à rectifier. En outre, on obtiendra un meilleur tracé de la courbe décrite par le diamant, par le fait que la valeur des erreurs éventuelles provenant du secteur et de la crémaillère, est divisée par le rapport existant entre les dimensions des deux figures homothétiqués cons- tituées l'une par la trajectoire du diamant et l'autre par celle du point considéré de la crémaillère.
L'invention peut s'appliquer également à la construction de cames dont l'emploi, combiné avec un re- producteur, permet de déplacer les diamants, sur la meule de forme, d'une manière analogue à celle qui est décrite ci-dessus.
A cet effet, la crémaillère peut servir de sup- port à une meule travaillant sur la came que l'on se pro- pose de construire. Le point de contact de la meule avec la came est constamment sur la développante ayant comme cercle de base le cercle primitif du secteur denté. La gran- deur de ce cercle primitif peut être choisie de manière que tous les éléments du dispositif aient des dimensions appro- priées au genre de travail à exécuter, puisque la came est destinée à être utilisée avec un reproducteur opérant la ré- duction d'échelle convenable.
Tout le système oscille autour de l'axe du secteur par l'intermédiaire du support de la crémaillère qui est. relié d'une manière appropriée à un organe en mouvement al- ternatif (par exemple un système bielle-manivelle).
Si on ne désire pas opérer une réduction du mou- vement des diamants, il est évidemment possible de trans- mettre, ainsi que cela # été mentionné précédemment, le mouvement de la crémaillère directement au support des dia- mants.
On procédera ainsi lorsque les engrenages à rec- tifier auront des dimensions telles que le cercle de base de la développante pourra être matérialisé par un secteur denté suffisamment grand. On ne fera donc intervenir la réduction de mouvement que pour les petits modules et les petits nombres de dents.
Il est logique de grouper les engrenages à rec- tifier par catégories suivant le nombre de dents, ainsi que cela se fait habituellement pour le taillage. Pour chacune des oatégories ainsi orées et pour chaque module normal, il est possible d'établir un secteur denté dont le rayon sera un moyen terme entre les limites de la catégorie envi- sagée.
L'erreur commise par rapport au profil théori- que correspondant au nombre de dents exact de l'un des engrenages de la catégorie, sera du même ordre que celle qui résulte de l'emploi d'unie fraise ou d'un couteau de tailla- ge uniques pour une catégorie comportant des engrenages de nombre de dents différent.
On sait que le rayon du cercle de base de la développante est égal au rayon du cercle primitif de l'en-
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grenage, multiplié par une constante égale au cosinus de l'angle de pression de la denture. En général, le nombre qui exprime la valeur du diamètre du cercle de base n'est pas divisible par un des modules normaux qui sont étagés de 0 mm,5 en 0 mm,25.
Il est évident qu'on a intérêt à adopter pour le secteur denté un petit module afin d'atténuer les irré- gularités de roulement et de diminuer les jeux d'engrènement entre secteur et crémaillère, lesquels jeux nuiraient à la précision du dispositif. Cette considération facilite la re- cherche d'un module normal, tel qu'il vient d'étre défini, qui soit diviseur du diamètre du cercle de base ou le cas échéant d'un diamètre approché.
Cette recherche d'un module normal pour le secteur et la crémaillère est encore facilitée si on groupe les engrenages à rectifier de même module et de nombres de dents voisins en une seule catégorie, par le fait que le diamètre du cercle primitif du secteur étant choisi arbitrairement entre les limites de la catégorie, ce choix peut être fait en considération de l'emploi d'un module normal.
Si on veut obtenir une plus grande précision, il sera toujours possible d'établir un secteur et une crémaillè- re à dentures obliques en choisissant l'angle d'inclinaison des dentures pour que le produit du module apparent (calculé en partant d'un module réel normal, en fonction de l'angle d'inclinaison) par le nombre de dents du secteur soit rigou- reusementégal au diamètre du cercle de base de la dévelop- pante de l'engrenage à rectifier.
.Enfin, il est à noter une dernière remarque rela- tive au profil des dentures d'engrenages. Le diamètre du cercle de base de la développante n'est pas toujours inférieur au diamètre de fond de dent et on sait que la portion du pro- fil de la dent située en dessous du cercle de base n'est pas un arc de développante, mais simplement un rayon joignant le cercle de base au cercle de fond de dent. Cela se produit, par exemple, pour des engrenages taillés avec l'angle de pression de 20 (angle de pression normalisé) ayant moins de
38 dents.
Cette portion rectiligne du profil de denture ne peut évidemment pas être reproduite par l'un des appareils qui font l'objet du présent exposé. Il y a lieu de recourir, pour rectifier cette partie des dentures, à l'emploi demeu- les à flancs droits, rectifiées elles-mêmes par des diamants animés de mouvements rectilignes, ce qui nesoulève pas de grandes difficultés.
On peut encore envisager d'adjoindre aux appareils conçus suivant l'invention, un dispositif de déplacement uu support des diamants, parallèlement au plan de la portion radiale de la dent, portion qui, on l'a vu, raccorde le cer- ole de base au cercle de fond de dent sur les engrenages ayant un petit nombre de dents.
Il arrive fréquemment que pour les engrenages ayant un très petit nombre de dents (inférieur à IL on utilise des profils de dentures dits "corrigés" afin d'augmenter l'épais- seur des dents à la base. Cette correction consiste à donner un profil de développante à une plus gran de partie de la dent que oelle qui devrait normalement être tracée avec ce profil ; elle est obtenue par un décalage de la courbe du profil par rapport à la denture de l'engrenage.
Les disposi- tifs de reproduction de profils à développante conçus suivant
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l'invention se prêtent également à la rectification des den- tures corrigées par le fait qu'on peut donner au diamètre du secteur denté ou de la roue qui engendre la développante, une valeur correspondante à celle du diamètre oorrigé du oer- cle de base de l'engrenage à rectifier.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les par- ticularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La tige 1 représente, vu en élévation, un dispositif
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"seoteur-orémaillère" conçu suivant l'invention.
La fige 2 est une coupe par AB déduite de la fig. 1.
La fig. 3 montre schématiquement la combinaison du dispositif de la fig. 1 ou d'un dispositif analogue, avec un appareil réducteur de mouvement du genre "pantographe", le tout étant adapté à une machine à rectifier les engrenages droits.
La fig. 4 décrit à titre de variante une autre forme de réalisation de l'invention.
La fig. 5 est une coupe par CD de la fig.4.
Les f ig. 6 et 7 décrivent un dispositif supplémentaire applicable à l'appareil des fig. 4 et 5 et qui permet de déplacer cet appareil verticalement. ,
Les fig. 8 et 9 montrent un procédé de réglage des diamants ainsi que l'appareil utilisé à cet effet; cet appa- reil pouvant être adapté au dispositif des fig. 4 et 5.
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Le secteur denté 1, taillé de préférenoe,a..,in :Retît module, est solidaire du support 2, lui-même fixé au bâti de la machine à rectifier, par le moyen d'une série de vis 3.
L'axe 4 est maintenu d'un coté par le moyen Ibis du secteur denté 1 et de l'autre par le support 2; l'écrou 5 bloque l'axe 4 qui est épaulé à cet effet, contre le support 2.
Le support oscillant 6 tourillonne sur l'axe 4, il est entraîné dans un mouvement de va et vient par un disposi- tif bielle-manivelle attelé sur l'axe 7 ou par tout autre dis- positif analogue. L'amplitude de ce mouvement est réglée de manière que le point 8 qui, à l'origine est situé sur le dia- mètre primitif du seoteur denté 1, accomplisse une trajectoire 9, limitée aux dimensions de la meule, dimensions qui sont elles-mêmes déterminées par celles de la denture de l'engre- nage à rectifier.
La crémaillère 10 glisse dans les guides 11 et 12 du support oscillant 6 au fur et à mesure qu'elle roule sur le secteur denté 1. Le point 8 qui, à l'origine coïncidait avec le point de contact du secteur 1 et de la crémaillère 10, se déplace donc avec cette crémaillère 10 et, pour chacune des positions de cette dernière, la distance qui sépare le point 8 et le point de contact du secteur 1 et de la crémail- lère 10, est égale à la longueur de l'arc correspondant à 1'angle décrit à partir de la position initiale du support 6.
Ce dernier maintient l'axe de la crémaillère 10 constamment perpendiculaire au rayon du secteur denté 1 passant par la point de contact.
Sur la crémaillère 10, de part et d'autre de cette
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dernière, sont fixées les attaches 13 et 14 de l'appareil réducteur assemblées par les boulons 15 et les éorous 16. Les axes d'articulation 17 et 18, qui font partie de ces attaches 13 et 14 sont disposés rigoureusement en ligne avec le point 8 et auivent comme lui, les déplacements de la crémaillère 10 (courbe 9).
Le mode de réalisation des articulations de l'appareil réducteur n'offre pas d'intérêt pour la présente description.
Ces articulations seront de préférence montées sur billes et munies de dispositifs de rattrapage de jeu.
L'appareil réducteur de la fige 3 est représente sous la forme d'un pantographe. Les bras 19 et 20 sont articulés sur les axes 17 et 18 solidaires des attaches 13 et 14 (voir également fige 1 et 2 et de la crémaillère 10.
Les axes 21 et 22 sont au centre des articulations des leviers 23 et 24 dont l'un 23, se prolonge jusqu'à l'axe 25 qui matérialise le point fixe du pantographe lorsque celui- oi est en position de travail.
Les axes intermédiaires 26 et 27 sont liés avec le porte-diamant 28 qui maintient la cartouche 29 à l'extrémité de laquelle est enchassé le diamant 30, Le porte-diamant 28 est muni d'un dispositif de réglage en longueur et de serrage de la cartouche 29 par la vis 31 ou par tout autre dispositif tendant au même but.
Le rapport entre les longueurs des bras de levier constituant le pantographe est évidemment choisi en vue d'ob- tenir le rapport de réduction désiré entre la trajectoire des axes 17 et 18 et celle du diamant 30.
L'axe 25 est maintenu par la chape 32 du levier 33, lequel est articulé sur/le support , soit sur un axe indépen- dent, soit sur l'axe tournant 35. Dans ce dernier cas, on économise une articulation car l'axe 35 peut très bien tourner à l'intérieur du moyeu 36 du levier 53.
Cet axe 35 est guidé dans des paliers appropriés du support à l'une de ses extrémités, il reçoit la poulie 37 entraînée par la ou les courroies 38 qui transmettent le mou- vement soit d'un moteur, soit d'un autre organe tournant,aé- pendant de la machine à rectifier. l'autre extrémité, se trouve calé le plateau 39 portant le bouton manivelle 40 sur lequel tourillonne la tête 41 ae la bielle 42 dont le pied 43 est articulé sur l'axe 7 solidaire du support oscillant o.
La course de ce dispositif peut être rendue réglable par un déplacement approprié du bouton-manivelle 40 sur le plateau 39.
A l'intérieur de la chape constituée par le support 2, le levier 33 est muni d'un appendice 44 qui porte un oeil ; dont le trou est en regard de la rente 46 du support 2, oon- oentrique à l'axe 35. Le levier 33 est maintenu en position de travail par serrage d'un boulon 47 traversant l'oeil 5 et la fente 46.
On peut ainsi régler la position initiale du diamant 30 par rapport à la meule 48. En outre, pour permettre a cette dernière de passer librement, le .Levier 33 peut être placé dans la position 33bis indiquée en pointillé sur la fig. 3 et immobilisé dans cette position par le boulon 47. ici chape
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x2 ainsi que l'axe 25 viennent en 32bis. Il n'est pas néces- saire d'arrêter la rotation de l'axe 35 et, par suite, les oscillations du support 6, car l'appareil réducteur peut fonctionner à vide dans toutes les positions du levier 33.
Le support oscillant 6 est.articulé sur l'axe 4 dans le support 2, de la manière décrite à propos des fig. l et 2.
Le secteur denté 1, sur lequel roule la crémaillère 10, est. fixe par rapport au support 2 (voir description des fig.l et 2).
Les déplacements angulaires du support 6 peuvent être dans un certain sens limités par une butée réglable 49 vissée dans un bossage 50 du support 2 et prenant appui sur un appendice 6bis du support 6. On peut ainsi opérer un ré- glage du point d'origine 8 de la courbe 9.
Le dispositif qui vient d'être décrit ne peut évi- demment rectifier qu'une face de la meule 48. A cet effet cette dernière, entraînée par son support 51, se déplace pa- rallèlement à l'axe longitudinal de la machine par le moyen d'un mécanisme approprie, de principe connu; elle se présente en regard de l'appareil à rectifier qui repose, par son sup- port 2, sur le bati de la machine ou sur une construction attenante*
La rectification de l'autre faoe de la meule 48 peut être effectuée soit par l'utilisation d'un deuxième appa- reil disposé symétriquement au premier et comprenant des élé- ments identiques, soit par retournement d'un appareil unique.
L'appareil décrit par les fig. 4 et 5 convient par- ticulièrement pour la rectification des engrenages ayantun diamètre primitif moyen ou grand, en effet, la transmission du mouvement est directe et le pignon 52 qui matérialise le cercle de base de la développante doit.avoir des dimensions appropriées à un travail mécanique relativementt important. La crémaillère 53 est guidée indirectement par une glissière.54 ménagée dans.le support oscillant 55. Cette glissière 54, ainsi que dans le cas des fig. 1 et 2, astreint la crémaillère 53 à rouler sur le pignon 52.
Le chariot 56 qui se déplace dans la glissière 54 porte lui-même une autre glissière 57 dans laquelle peut.se mouvoir le chariot secondaire 58 sur lequel est fixée la oré- maillère 53. La vis 59, l'éorou 60 solidaire du chariot 58, et la commande à main 61 permettent de régler la position de la crémaillère 53 d'après le diamètre du pignon 52, diamè- tre qu'on peut ainsi faire varier suivant les besoins.
Le chariot secondaire 58 porte un troisième chariot 62 qui se meut dans la glissière 63 du chariot 58 par l'ac- tion de la commande à main 64 agissant sur la vis 65 et l'é- crou 66 solidaire du chariot 62. Ce dispositif permet dtali- gner la pointe du diamant sur le diamètre primitif du pignon 52.
.Enfin le chariot 62 porte un petit chariot transver- sal 67 qui, par le moyen de.la commande à main 68 de la vis 69 et de l'éorou 70 solidaire du chariot 67, peut être dépla- cé dans un plan perpendiculaire au plan de la translation des chariots 58 et 62. Ce chariot 67 est aménagé pour recevoir et serrer,grâoe au boulon 71, la cartouche 72 dans laquelle est enchâssé le diamant 73.
Le réglage horizontal obtenu par le chariot 67 et
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le réglage vertical obtenu par le chariot 62 permettent de faire coïncider, dans tous les cas, la pointe du diamant 73 avec le point 74 marquant l'origine de la développante.
La meule 75, figurée en traits mixtes, se déplace périodiquement et vient se placer, à fin de rectification, en regard du diamant 73.
Le support oscillant 55 est muni d'une chape 76 qui lui communique, par le moyen d'une bielle, le mouvement alternatif, d'amplitude appropriée au profil de la meule 75, provenant d'un excentrique ou d'un levier quelconque disposé dans ce but.
Le support 55 oscille sur l'axe 77, entre la joue
77bis et la rondelle 78 bloquée elle-même contre un épaule- ment de 77 par l'éorou 79 qui maintient l'axe 77 dans le support 80. La clavette 81 assure la fixité de l'axe 77 dans son support 80, lequel est lui-même fixé sur le banc de la machine ou sur une construction attenante.
Le pignon 52, sur lequel roule la crémaillère 53 est emmanché avec précision dans un alésage 82 de l'axe 77; l'épaulement 52bis est maintenu contre la joue 77bis par le boulon 83, tandis que la clavette 84 empêche le pignon 52 de tourner.
Les commandes à main 61, 64 et 78 peuvent ëtre réa- lisées de manière à déplacer les chariots 58, 62 et 67 sans jeu et avec une grande précision. cet effet, il est avanta- geux de combiner ces commandes à main 61, 64 et 68 avec des verniers ou avec tout autre dispositif permettant la mesure préoise de déplacements très petits. A ces dispositifs on pourraien adjoindre d'autres afin de bloquer chacun des cha- riots 58, 62 et 67 après réglage.
On sait que les machines à rectifier les engrenages droits par meule de profil sont généralement munies d'un dis- positif de déplacement vertical de la meule afin de compenser l'usure de cette dernière.
Le dispositif décrit à propos des fige 4 et doit être monté sur le banc de la machine dans une position telle que l'axe du secteur denté ou de l'engrenage matérialisant le cercle de base de la développante soit en ligne avec l'axe de l'engrenage à rectifier si on a donné au diamètre du cer- ole primitifdu secteur denté ou de l'engrenage de base une valeur égale au diamètre du cercle de base de l'engrenage à reotifier.
On a vu, au cours de l'exposé, que cette condition n'est pas toujours remplie, la raison principale étant qu'un même secteur denté ou engrenage de base peut servir à reo- tifier des engrenages de nombre de dents différent. Il de- vient donc nécessaire de déplacer verticalement tout le dis- positif en question par rapport à l'engrenage à rectifier de manière que le point 74 désignant l'origine de la développante soit toujours dans l'alignement du point correspondant pris sur le cercle de base de la denture de l'engrenage à rectifiée
La distance de ce dernier point à l'axe de l'engrenage à rec- tifier est, ainsi qu'il a été dit, déterminée par une rela- tion simple entre le diamètre primitif et une constante dé- pendant de l'angle de pression.
Le support oscillant 55 peut donc être avantageuse- ment rendu mobile par rapport au bâti de la machine, et, par suite, par rapport à l'axe de l'engrenage à rectifier. Lors-
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qu'on a réalisé l'alignement correct du point 74 et du cer- cle de base de la denture de l'engrenage à rectifier, il ne faut plus déplacer le support oscillant 55 pendant toute la durée de la rectification d'un même engrenage ou d'une série d'engrenages identiques. En effet, la meule 75 sera abaissée périodiquement et amenée devant le diamant 73.ou elle se reo- tifiera en tournant au profil exact engendré par l'oscillation du diamant 73, ce dernier ne pouvant enlever que la quantité de matière correspondant à la quantité dont on a baissé la meule 75, diminuée de l'usure.
Le dispositif des fig. 6 et 7 ou tout autre disposi- tif du même genre remplit ce but. Le support 85 qui joue le même rôle vis à vis du dispositif que le support 80 des fig.4 et 5, oomporte deux semelles 86 et 87 qui sont guidées dans les.glissières 88 et 89 du bâti 90, lui-même fixé directement ou non au banc de la maohine.
Les déplacements verticaux du support 85 sont com- mandés de préférence par deux vis 91 et 92 synchronisées par une chaîne 93 ou par tout autre moyen mécanique. La commande à main 94, établie de manière à permettre le oas échéant des déplaoements très petits du support 85, déplacements qui de- vront être mesurables avec précision par le moyen d'un vernier ou autre appareil du même genre, est disposée sur la traverse
95 qui relie les deux glissières 88 et 89 du bâti 90.
Sur la fig. 7 on retrouve les mêmes éléments que ceux décrits à propos des fig. 4 et 5 ou d'autres éléments de même nature..
Il a été question dans la présente description de réglage vertical et horizontal du diamant et de déplacement vertical de tout le dispositif. Il est bien évident que le sens de ces différents mouvements peut varier suivant le type de la machine à rectifier c'est-à-dire suivant le sens selon lequel se déplace la meule pour la compensation de l'usure.
L'orientation des mouvements précités a donc été choisie uni- quement pour illustrer un exemple déterminé.
Les fig. 8 et 9 décrivent un procédé de réglage de la position du diamant 73, applicable en particulier au dis- positif des fig. 4,5 , 6 et 7.
Il s'agit de mesurer avec préoision la cote H qui est la distance entre la pointe du. diamant 73 lorsque celle-ci coïncide avec l'origine de la développante figurée en traits mixtes (fig.8) et le centre du pignon 52. Cette distance, ainsi qu'on l'a vu, doit être égale au rayon.du cercle primitif de ce pignon 52.
On connaît la valeur de cette cote R mais on n'a aucun moyen direct de se rendre compte, vu le décalage en longueur du diamant 73 par rapport au pignon 52, si ce diamant
73 est bien à la distance R.
Pour résoudre cette difficulté le pignon 52 comporte un alésage très précis 52ter (fig.5) dans lequel se monte sans jeu, un mandrin cylindrique 96 parfaitement calibré. Ce man- drin 96 présente à son extrémité libre une partie plane 97 passant par son centre et il est suffisamment long pour que ce plan 97 soit en regard du diamant 73. Le plan 97 est orien- té une fois pououtes par un olavetage du mandrin 96 dans le pignon 52 ou par tout autre moyen analogue, de manière à être perpendiculaire au rayon R.
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La premier reglage consiste, par le moyen du chariot
98 déplacé par la vis 99 et une commande appropriée agissant sur l'écrou 100, solidaire de 98, à amener la pointe du aia- mant 73 sur la perpendiculaire au plan 97 élevé au oentre u du mandrin 96. La vérification peut etre raite au moyen d'une équerre posée sur le plan 97.
.
Le deuxième réglage s'applique à la cote k. Le porte-diamant 101 est composé:
1 ) d'une partie annulaire fendue serrant la car- touche 102,dans laquelle est serti le diaiuant 23 par .Le moyen de la vis 103.
2 ) d'une partie cylindrique lulbis tournant sans jeu dans un logement 8bis au chariot 98. La bague 104, gou- pillée en 105, retient le porte-diamant lui dans son logement
98bis.
3 ) d'un levier lOlter comportant a son extrémite un cône femelle 106 disposé en regard d'un autre cone lemelle
107 du chariot 98.
La distance a qui sépare le pivot lOlbis du porte- diamant 101, de l'axe du mandrin 96, parallèlement au plan 97, est connue par construction.
Par une rotation de 90 du porte-diamant 101 autour de son pivot 101bis, la cartouche 102 est amenée dans une posi- tion perpendioulaire au plan 97 et elle est immobilisée par la cheville oonique 108 pénétrant dans un deuxième alésage conique 109 du chariot 98.
La fig. 8 montre que la cote b qui mesure la corde de l'arc de 90 décrit par la pointe du diamant 73 autour de l'axe lOlbis, est égale au produit de la dimension 2, que l'on suppose connue par racine oarrée de . Si de la valeur théo- rique de R, on retranche celle de B qui vient d'être calculée, on tro-uve la valeur C qui mesure l'épaisseur de la cale llu qui, posée sur le plan 97, déterminera d'une manière concrète la position du diamant 73. Cette position sera corrigée, le cas échéant, par la manoeuvre du chariot 111 se déplaçant dans la glissière 63 du chariot 58 par le moyen de la vis 65 et de l'éorou 66 solidaire de 111, éléments déjà cités 4 propos des fig. 4, 5 , 6 et 7.
Il suffit à ce moment de retirer la cheville 108 et de mettre le porte-diamant 101 en position de travail. Pour ce faire, la cheville 108 est engagée dans l'oeil 106 du le- vier 101ter ainsi que daisle cône femelle 107 du chariot 98.
Il a été choisi à titre d'exemple, un angle de rota- tion du porte-diamant 101 de 90 . Il est bien évident qu'on pourrait adopter n'importe quel.angle compris entre 0 et 180 en calculant la cote B d'après les relations metriques exis-. tant entre la corde et la flèche d'un même arc.
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