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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION
EMI1.1
la Société dite: N.V. PHILIPS GLOEILAJ'IPENFABRIEKEN Montage redresseur comportant un transformateur à fuites. Demande de brevet hollandais en sa faveur du 23 Août 1943.
La présente invention est relative à un montage pour redresseurs, comportant un transformateur à fuites. Elle a pour but de pourvoir les redresseurs de ce genre d'un indicateur de courant.
Un indicateur de courant a pour tâche de donner une in- dication de l'intensité du courant qui passe à un certain moment. dans le'redresseur. A l'aide de cette indication, on peut con- trôler si,le redresseur se trouve dans la.'position de service normale, ou non. Pour les tubes redresseurs à remplissage gazeux on peut dans une.-certaine mesure juger la position d'après la lumière rayonnée par la déchargé. Cette méthode est plus ou moins défectueuse et, en outre, elle n'est pas toujours appli- cable, par exemple dans le cas de redresseurs comportant des valves àcouche d'arrêt, car ces derniers ne présentent en posi- tion de service aucune variation perceptible extérieurement.
La présente invention tire parti de la circonstance que, dans un transformateur à fuite, la tension qui existe à l'enroulement secondaire diminue sensiblement sous l'effet d'une charge, tandis que la tension de l'enroulement primaire reste sensiblement constante dans les différentes positions de charge.
Dans le montage suivant l'invention, on utilise un indicateur de courant, par exemple une lampe à incandescence, alimentée par deux tensions de sens opposés, dont l'une provient d'un enroulement couplé au circuit primaire et l'autre d'un en- roulement relié au circuit secondaire du transformateur, ces enroulements étant choisis de façon que la-tension du premier enroulement soit approximativement égale à la tension du dernier enroulement pour une charge nulle. Le fonctionnement d'un dispo- sitif de ce genre est tel que, dans la position non chargée, les deux tensions se neutralisent sensiblement et l'indicateur ne donne aucune indication, tandis que dans toutes autres posi- tions, soit dans la position de service normale soit en cas de court-circuit, il fournit une indication déterminée.
On a consta- té que ce mode d'indication de courant, qu'on expliquera plus en détail en se référant au dessin annexé, est très sûr et que, grâce à la possibilité d'utiliser des pièces peu coûteuses, on peut l'appliquer trê-s avantageusement dans les appareils redresseurs comportant des valves à couche d'arrêt, qui servent à pré- sent souvent au redressement de puissances.relativement faibles
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(par exemple les redresseurs pour la charge d'accumulateurs) et qui, corme il est évident, ne peuvent être 4ouipés de dispositifs de contrôle dont le prix est hors de proportion avec celui de l'ensemble de l'appareil.
En outre, il importe également pour les appareils de dimensions recuites, que les éléments pour l'in- dication de courant, utilisés suivant l'invention, c'est-à-dire deux enroulements de transformateur, pour lesquels on peut éven- tuellement utiliser des parties d'enroulements existants, et,par exemple une lampe à incandescence, occupent un espace tres réduit.
Si l'on utilise une lampe à incandescence comme organe indicateur, il y a intérêt à connecter une résistance en srie avec elle, comme la résistance constituée par le filament présente un coefficient positif de température qui est tel que la variation en pourcent du courant passant dans la lampe à incandescence soit beaucoup plus faible que la variation en pourcent de la différence de tension produite par les deux dits enroulements de transformp- teur. Par la connexion en série avec une résistance de voleur con- venable, on peut veiller à ce que cette influence nuisible du coefficient de température soit négligeable ou au moins notable- ment réduite.
Pour une meilleure compréhension du caractère de l'in- vention, il est à remarquer qu'il est déjà connu d'utiliser dans les dispositifs stabilisateurs de tension un organe de réglage réagissant sur la. diff'rence qui existe entre une tension qui est constante ou du moins sensiblement constante pour une charge va- riable et une tension dont la valeur varie selon la charge. L'in- vention cependant est relative à un montage comportant un organe indicateur simnle (donc sans organe de réglage compliqua) qui réagit également sur une différence de tension ainsi obtenue, il est vrai, .mais oui s'applicue plus particulièrement dans les mon- tages comportant un transformateur à fuites.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annex, donné à titre d'exemple non limitatif, qui représente comme mode de réalisation un schéma d'un redresseur pour la char- ge d'accumulateurs, les particularités oui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
Un noyau de transformateur 1 comporte des deux côtos d'un shunt magnétique 2, de la manière usuelle pour un transforma- teur à fuites, un enroulement primaire 3 et un enroulement secon- da.ire 4, 4'; ce dernier est relié aux bornes 6 pour 'courant conti- nu par l'intermédiaire de valves 5 à couche d'arrêt. Du côté du shunt magnétique où se trouve l'enroulement primaire 3, on a pr- vu un enroulement auxiliaire 7 connecté en opposition avec une , partie 4, 8 de l'enroulement secondaire. Une lampe à incandescence
9 pour 6 V 40 mA, par exemple, est reliée à la différence qui existe entre les deux tensions produites dans ces enroulements.
Une résistance 10 est montée en série avec la lampe à incandescence.
La tension de l'enroulement 7 est à peu près égale à la tension que donne la partie 4, 8 de l'enroulement secondaire pour une charge nulle. Dans la position non chargée du redresseur, la lamec 9 n'est pas lumineuse ou sensiblement pas. Sous l'effet d'une charge cependant, la tension de l'enroulement secondaire 4, 4' diminue et, en conséquence, également la tension proportionnelle de l'enroulement 4, 8, tandis que la tension de l'enroulement 7 demeure approximativeent constante. Or, la différence de tension à laquelle est reliée la lam e 9 acquiert une valeur telle qu'elle soitdistinctement lumineuse. La fonction de la résistance 10 a déjà été expliquée ci-avant.
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Par un choix judicieux des tensions des enroulements 7 et 4y 8 et de la lampe à incandescence, on peut obtenir une diff4rence de lumière distincte'entre une manipulâmes incorrecte ,(court-circuit des bornes 6 ou raccorde'nent iïîëprrecte de'l'accumulateur), pour laquelle 18".,"ldkp ,9, t"',edulfort lumineuse, et
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la manipulation correcte, pour laquelle la lampe,ne rayonne qu'une lumière faible.
Il est évident que l'enroulement auxiliaire 7 peut constituer une partie de l'enroulement 3, comme c'est le cas pour les enroulements 4,8 et 4,4 du côté secondaire et que, inversement, ces derniers enroulements pourraient éventuellement être réalisés sous forme d'enroulements séparés. En outre, il n'est pas nécessaire que le transformateur à fuites comporte un shunt magnétique.
Le dispositif qui vint d'être décrit a pour avantages d'être très simple, peu coûteux et sûr et d'occuper un espace réduit.
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