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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION la Société dite: N.V. PHILIPS' GLOEILAMPENFABRIEKEN. Machine comportant au moins un piston mobile dans un cylindre.
Dans les machines à piston à double effet il est désirable de lubrifier la tige de piston à l'endroit or cette tige traverse le fond intérieur du cylindre. La pratique a prouvé que, dans les formes d'exécution usuelles, un graissage abondant, par exemple un graissage par barbotage, provoque toujours l'entraînement d'une certaine quantité d'huile vers la chambre du cylindre. Il en résulte qu'un excès d'huile parvient dans la chambre du cylindre ce qui peut provoquer des ennuis.
Pour obvier à cet inconvénient, la machine conforme à l'invention, qui comporte au moins un piston mobile dans un cylindre et dans laquelle l'espace compris entre le piston et un fond du cylindre situé du côté de la tige du piston est séparé de l'ambiance, présente la particularité que du côté tourné vers le piston, ce fond de cylindre est réalisé de manière que la tige de piston soit entourée par une gorge qui contient une certaine quantité de lubrifiant. La Demanderesse a constaté que, par suite de la présence de la gorge spécifiée, une certaine quantité d'huile entoure toujours la tige de piston, du côté inférieur du cylindre, ce qui prévient l'amenée d'huile nouvelle vers la chambre du cylindre. On évite ainsi une trop grande consommation d'huile. Ceci n'est vrai que pour les machines à cylindres verticaux ou approximativement verticaux.
Suivant une forme d'exécution avantageuse de l'invention, la gorge ou rainure de graissage peut encore servir à assurer la lubrification de la paroi du cylindre. A cet effet, dans cette forme d'exécution de la machine conforme à l'invention, la gorge ménagée autour de la tige de piston communique par un ou plusieurs canaux, avec un autre espace, de préférence de forme annulaire, ménagé. lui aussi dans le fond de cylindre, espace qui se trouve à proximité de la paroi du cylindre et dans lequel plonge à chaque mouvement du piston dans le cylindre un organe solidaire du piston ; or- gane transmet à la paroi du cylindre le lubrifiant entraîné par l'immersion résultant du mouvement du piston.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
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La fig. 1 montre partiellement en élévation, partiellement en coupe, un piston à double effet, logé dans une partie d'un cylindre.
La fig. 2 montre une coupe du cylindre et du piston sui- vant le plan II-II de la fig.l.
Sur ces figures, le cylindre, disposé verticalement est indiqué par 1. Le long du fond, ce cylindre comporte un certain nombre de lumières 2, pour l'admission et l'évacuation du gaz actif.
Dans le cylindre 1, se déplace un piston 3, fixé sur une tige de piston 4. Cette tige de piston passe par le fond 6 du cylindre, à travers un guide 5. La traversée de la tige de piston 4 dans le fond 6 du cylindre est obturée, de façon usuelle, à l'aide d'un presse-étoupe 7.Pendant le mouvement ascendant et descendant du piston,dans le cylindre, un mécanisme de bielle non représenté sur le dessin projette de l'huile contre la partie de la tige de piston 4, qui dépasse le cylindre ; se forme ainsi, sur le presse-étoupe 7, une couche d'huile 9. Cette couche lubrifie la surface de la tige de piston 4, laquelle amène de l'huile vers l'intérieur du cy- lindre. Grâce à la présence de la gorge de graissage 10, prévue à l'intérieur du fond 6 du cylindre, cette quantité d'huile est limi- tée.
Dès que la gorge de graissage 10 est remplie d'huile 11, le transport d'huile à travers le joint cesse pratiquement : se pro- duit un état d'équilibre. Faute de cette rainure, l'huile serait amenée jusqu'au moment où tout le fond du cylindre serait recouvert d'une couche d'huile de même épaisseur que la couche 9, qui recouvre le presse-étoupe 7. Cette huile s'écoulerait cependant par les lu- mières 2 et provoquerait des perturbations et/ou des pertes d'huile; l'état d'équilibre ne serait pas atteint. Le procédé conforme à l'invention fait donc en sorte que seule une quantité limitée d'huile parvienne uniquement dans la gorge entourant la tige de pis- ton, ce qui élimine les inconvénients mentionnés.
Comme le montre nettement la fig.2, dans la forme d'exécu- tion représentée, la gorge de graissage 4 communique par quatre ca- naux radiaux avec une autre gorge 12, ménagée dans le fond du cy- lindre et située à proximité immédiate de la paroi du cylindre. Cette gorge est aussi remplie d'huile. Le côté inférieur du piston 2 porte un organe élastique 13, qui appuie contre la paroi du cylindre. Pendant le mouvement de descente du piston, le coté inférieur de cet organe plonge dans l'huile qui se trouve dans la gorge de graissage 12, en prélève une certaine quantité et, pendant le mouvement ascen- dant du piston, cède cette huile à la paroi inférieure du cylindre.
Cette paroi inférieure est donc lubrifiée. Le degré de lubrifica- tion est déterminé, pour une huile de graissage et une température donnée, par la longueur et/ou la forme de l'organe 13. L'huile en excès retourne dans la gorge 12.