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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION la Société dite: HARDY, SPICER & C . LIMITED Perfectionnements aux joints à vitesse constante. Demande de brevet anglais du 22 Octobre.1941 en sa. faveur. et en faveur de-Mr.T.A. WALDRON..
Cette invention se rapporte à un joint à vitesse constante transmettant un mouvement de rotation, du genre où chaque bout d'arbre porte une paire de crapaudines de tourillons dont les axes respectifs sont en tout temps dans un même plan, chaque paire de crapaudines travaillant entre des faces parallèles de logements ménagés dans un organe intermédiaire. Un joint bien connu de ce genre est celui dénommé Tracta.
Le but principal de l'invention est d'apporter des perfectionnements à ce genre de joint et en particulier de faciliter l'assemblage des éléments ainsi que d'assurer un contact parfait des crapaudines de tourillons pour un très grand angle.
En pratique, les mâchoires dans lesquelles les paires de crapaudines travaillent sont exposées à fléchir lorsque le couple leur est appliqué, et un autre but important de l'invention est de faire en sorte que la charge sur les mâchoires soit absorbée dans des conditions satisfaisantes.
Suivant l'invention, l'organe intermédiaire est enfermé dans un manchon en acier qui sert de soutien aux mâchoires pour les empêcher de fléchir.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'organe intermédiaire affecte une forme doublement sphérique et les crapaudines des tourillons y sont retenues dans des logements contre tout déplacement axial vers les extrémités des mâchoires, par le manchon qui enferme l'organe intermédiaire. La position axiale des crapaudines lorsqu'elles se sont bien engagées entre les mâchoires est de préférence assurée par des sellettes maintenues contre l'organe intermédiaire par le manchon qui enferme celui-ci.
Dans les dessins annexés :
Figure 1 est une coupe verticale d'un joint suivant l'invention, presque toutes les crapaudines de tourillons étant représentées en élévation.
Figure 2 est une vue en plan du joint, le manchon étant représenté en coupe et la sellette adjacente étant enlevée.
Figure 3 est une coupe transversale suivant la ligne III-III de la figure 2.
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Figure 4 est une vue en perspective à plus petite échelle de l'élément intermédiaire, et
Figure 5 est une vue en perspective de l'une des sel- lettes.
Dans la construction représentée 1'organe intermédiaire 11 a la forme d'une courte haltère, consistant en deux sphères qui peuvent se couper mutuellement lorsqu'une courte longueur est exigée, et il est fraisé aux deux extrémités pour former des fen- tes ou logements de même plan 12, 12 à surfaces parallèles, mais ces logements peuvent aussi y être ménagés par brochage. Aux ex- trémités de la cloison médiane 13 (entre les deux logements) sont montées, par exemple au moyen de goupilles à pointes 14 ou leurs équivalents, deux sellettes 15 dont les surfaces internes s'appli- quent sur les parties adjacentes des sphères, leur largeur étant suffisante pour couvrir les extrémités internes des logements.
Les surfaces internes présentent une courbure de même centre que les sphères. Toutes les pièces sont maintenues en place par les deux parties coopérintes 16 d'un manchon qui sont vissées l'un dans l'autre par exemple, les extrémités opposées du manchon étant restreintes pour épouser les surfaces adjacentes des sphères.
Le manchon et les organes ,intermédiaires sont évidemment en acier, mais les sellettes 15 peuvent être faites en une matière plus légère.
Les crapaudines de tourillons 18 peuvent être rectangu- laires, en barillet ou cylindriques. Elles sont représentées sous forme de dés rectangulaires portés par exemple par des rou- lements à aiguilles 19, aux extrémités de broches transversales 20 qui sont à leur tour portées par les bouts d'arbres 21, les extrémités 22 des crapaudines présentant une forme appropriée pour s'appliquer sur les surfaces courbes correspondantes des sellettes et du manchon.
De cette manière les crapaudines de tourillons 18 sont maintenues en place sur les bouts d'arbres et ceux-ci occupent la position voulue dans les logements 12 des sphères correspon- dantes. La flexion à laquelle les mâchoires ou parois des loge- ments sont soumises par le couple est absorbée par le manchon travaillant en tension.
Les crapaudines des tourillons sont à peu près en contact parfait avec les faces parallèles des loge- ments quelle que soit la position dans les limites d'une incli- naison normale (c'est-à-dire, chaque arbre étant susceptible de se déplacer d'une amplitude de 35 par rapport à l'organe inter- médiaire), tandis que dans les positions extrèmes de la course angulaire (pour cette amplitude de 35 ) les crapaudines équiva- lentes d'un joint Tracta ne font contact que par un coin seule- ment, donnant lieu ainsi à une charge de très haute pression.
Dans le cas considéré l'arbre situé à gauche sur la figure 1 est représenté comme faisant un angle d'environ 20 avec l'axe principal du manchon, l'arbre pouvant par conséquent se déplacer de 40 par rapport à l'organe intermédiaire et il n'y a que le petit coin 24 de l'une des crapaudines qui ne se trouve pas en contact d'entraînement. Si un mouvement angulaire de plus grande amplitude est indispensable (dans la forme de construction consi- dérée) il peut être nécessaire de prévoir sur les cotés des lo- gements 12, des chanfreins ou surfaces évasées 25 pour que les arbres ne touchent pas lorsqu'ils sont inclinésau maximum.
Pour un déplacement angulaire total de 50 de chacun des arbres on . obtient une plus grande surface de contact lorsqu'ils se trouvent à l'extrémité de leur course angulaire qu'avec un joint Tracta où chaque arbre est susceptible d'un déplacement angulaire total de 35 .
L'invention permet d'obtenir un joint à vitesse constan- te de construction très compacte, présentant d'excellentes surfa- ces de contact et susceptible par conséquent d'un service de longue durée.