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" Procédé d'empaquetage-de matières, telles que les savons mous, les graisses consistantes, etc.., et dispositif convenant pour ce procédé."
La présente invention est relative à l'empaquetage ou emballage de matières qui sont liquidesà chaud, et se figent à la température ordinaire, telles que les savons mous, les graisses consistantes, etc.
Pour réduire le prix de revient de leurs emballages, les producteurs de savon mou sont presque unanimes à adopter la botte en carton revêtue intérieurement d'une protection en matière imperméable, consistant en paraffine, émail cellulosique ou tout autre produit convenable. il existe actuellement des installations combinées comprenant plusieurs machines exécutant successivement:
1 ) la formation des boîtes,
2 ) l'emplissage des boîtes en y introduisant le savon chaud à l'état liquide,
3 ) la réfrigération du savon en boites, dans un appareil immense; 4 ) la fermeture des boites.
Ces installations nécessitent des locaux très spéciaux et un personnel extrêmement nombreux.
Ces inconvénients sont dûs uniquement au fait que le savon est mis en bottes, en quantités mesurées, alors qu'il est encore liquide.
La présente invention a pour but de supprimer ces inconvénients.
A cet effet, on prévoit un procédé d'empaquetage, en particulier dans des bottes, caractérisé en ce que la matière est refroidie avant son introduction dans les emballages et est introduite, en quantité mesurée, dans ceux-ci, par refoulement.
Selon une forme de réalisation de ce procédé, la matière est refroidie dans un récipient fermé hermétiquement, tel qu'un autoclave, dont elle est expulsée sous pression en direction du dispositif mesureur, lorsque le degré de refroidissement voulu est atteint.
Suivant une autre forme d'exécution dudit procédé, la matière est refroidie dans la tuyauterie qui l'achemine vers le dispositif mesureur:
Avantageusement, le refroidissement est opéré au moyen d'une enveloppe d'eau froide.
Dans le cas où le refroidissement est opéré dans la tuyauterie susdite, un dispositif racleur rotatif est, de préférence, prévu dans cette tuyauterie.
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En outre, dans le cas envisagé ci-avant, la matière liquide venant de la cuve où elle a été préparée, est envoyée sous pression dans la tuyauterie susdite au moyen d'une pompe telle qu'une pompe à vapeur genre Worthington, une pompe rotative, etc..
D'autre part, selon l'invention, l'introduction de la matière figée dans les emballages est opérée au moyen d'une pompe foulante à piston, de préférence à course ré- glable .
Pour réaliser cette partie du procédé, on prévoit selon l'invention, un dispositif pour l'introduction de quan- tités mesurées de matière molle dans les récipients, caracté- risé en ce qu'il comprend une tuyauterie,par laquelle la ma- tière figée est refoulée vers le cylindre d'au moins une pom- pe à piston, un organe de distribution à commande automati- que qui, dans une position, met ladite tuyauterie en communi- cation avec ledit cylindre, de façon que la matière chasse devant elle le piston susdit, et qui, dans une autre position, met ledit cylindre en communication avec une chambre d'attente,
un organe de commande actionnant le piston de manière qu'il repousse la matière remplissant le cylindre vers la chambre d'attente susdite au moment où. la communication est établie entre celle-ci et le cylindre, un conduit mobile pouvant être mis alternativement en communication avec cette chambre d'at- tente et hors de communication avec celle-ci, des moyens pro- pres à imprimer ce mouvement alternatif auditconduit, et, de préférence, un support sur lequel des emballages à, remplir peuvent être placés de façon que le conduit susdit y débouche.
L'invention a encore pour objet les installations permettant la mise en oeuvre du nouveau procédé.
D'autres particularités et détails avantageux de l'invention apparaîtront, ci-après, au cours de la description de formes de réalisation d'appareils pour la mise en oeuvre du procédé, illustrées, à titre d'exemples, par les dessins ci-annexés.
La fig.l de ces dessins est une vue schématique d'une partie d'une installation selon l'invention.
La fig.2 est une vue schématique de la partie correspondante d'une variante de réalisation d'une telle ins- tallation.
La fig.3 est une vue fragmentaire en coupe verti- cale partielle d'un dispositif automatique selon l'invention, pour l'introduction de quantités mesurées de matière molle dans des récipients.
La fig.4 est une vue semblable du même dispositif, mais montrant une autre phase de son fonctionnement.
Comme on peut le voir à la fig.l, la cuve I,conte- nant le savon liquide ou une autre matière analogue à l'état liquide, est reliée par une tuyauterie 2, avec intercalation de vannes convenables, à la partie supérieure de trois auto- claves 3,4 et 5, refroidis par de l'eau circulant dans une chemise,telle que 6, qui entoure chacun des autoclaves, et à. laquelle sont raccordées des tuyauteries d'amenée d'eau 6T et de départ d'eau 6''. (Pour ne pas surcharger le dessin, ces tuyauteries n'ont été représentées que pour l'autoclave I).
Par leur partie inférieure, les autoclaves sont reliés à une tuyauterie 7 menant vers l'empaqueteuse.
La partie supérieure des autoclaves est également reliée, par une tuyauterie 8, à un réservoir d'air comprime 9.
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Lorsque le degré de refroidissement de la matière est suffisant, pour que celle-ci ait pris une consistance molle, ce que l'on peut vérifier au moyen d'un thermomètre, tel que'10, on ouvre des vannes 11, intercalées dans la tuyauterie 8, de manière à admettre de l'air comprimé dans les autoclaves, ce qui a pour effet d'expulser la matière molle par la tuyauterie 7, après l'ouverture des vannes 12, intercalées dans les embranchements verticaux de ladite tuyauterie 7.
Dans le cas de la fig.2, les autoclaves 3 à 5 sont remplacés par une tuyauterie 13, également à refroidissement d'eau, dont l'amenée se fait en 14, et le départ en 15.
Dans cette tuyauterie 13, il est prévu un racleur hélicoïdal rotatif 16, qui est destiné à empêcher la matière figée par le refroidissement d'adhérer à la paroi intérieure de ladite tuyauterie 13. Celle-ci est reliée, du côté de la cuve I, à une pompe 17 ( qui, dans l'exemple représenté, est.une pompe actionnée à la vapeur) dont le -côté d'admission est relié à la cuve 1.
Le débit de cette pompe, la température de l'eau de refroidissement et la longueur du réfrigérateur constitué par la tuyauterie 13 sont choisis tels que la matière ait la consistance molle voulue/lorsqu'elle atteint l'extrémité du réfrigérateur qui est opposée à celle reliée à la pompe et qui est reliée à l'empaqueteuse,par une tuyauterie d'évacuation 7. 19 désigne un moteur à réducteur de vitesse pour la commande du racleur.
Selon L'invention, l'empaqueteuse illustrée, à. titre d'exemple, par les figures 3 et 4, est reliée à la tuyauterie 7 venant des réfrigérateurs 3,4 et 5 ou 13. Cette tuyauterie débouche dans une chambre de laquelle partent des conduits radiaux, tels que 20, formés dans une pièce 21, montée sur l'axe 22 d'un carrousel. Un support 23/également monté sur l'axe 22, est destiné à soutenir les emballages tels que des boîtes de forme quelconque, par exemple cylindriques, tronconiques, parallélipipédiques, cubiques, etc.
Dans chacun des conduits 20, il est prévu un organe de distribution rotatif 24, percé d'un canal coudé ,35.
Il est prévu, en outre, des moyens de commande automatique, par lesquels, à des moments convenablement choisis, cet organe 24 est mis dans une position telle que son canal coudé 25 met le conduit 20 correspondant en communication avec l'intérieur du cylindre 26 d'une pompe à piston 27, et à d'autres moments, obture le conduit 20 et établit une communication entre le cylindre 26 de la pompe et une chambre d'attente 28.
D'autre part, le dispositif comprend, en combi- naisoii avec 'chacun des ensembles 20, 24, 25, 26, 27 et 28, un mandrin creux 29, formant conduit et susceptible d'être animé d'un mouvement de va-et-vient,suivant une direction parallèle à l'axe 22 du dispositif.
Le remplissage des bottes, désignées par 30, s'effectue de la manière suivante:
La matière molle arrivant sous pression par la tuyauterie 7 se répartit dans les conduits 20. A un moment donné, le canal 25 de l'organe 24 prévu dans chacun de ceuxci, occupe une position (visible dans la partie de droite de la figure 4) dans laquelle la matière peut pénétrer dans le cylindre 26, en repoussant devant elle le piston 27 contenu dans ce cylindre. Pendant ce temps, le mandrin correspondant 29 est entraîné vers la botte placée sur le support 23,...
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..par la pièce 31, qui attaque par une fourche un galet 32 monté fou sur un'axe solidaire du mandrin. @
Lorsque le cylindre est rempli dans la mesure voulue, correspondant à la capacité de la boite à remplir, la ti,ge du pistou 27 bute contre un organe de commande 33, qui, à ce moment, est fixe.
Ensuite, l'organe de distribution 24 est tourné de 90 de sorte que le canal 25 met le cylindre en communica- tion avec la chambre d'attente 28. L'organe de commande 33 abaisse la tige du piston 27 de sorte que la matière contenue dans le cylindre est chassée hors de celui-ci et repousse devant elle la matière qui se trouve dans la chambre d'attente 28, et dans le conduit du mandrin 29. et de là dans la boîte, dans laquelle le mandrin est arrivé entretemps.
(11 va de soi que cette chambre et ce conduit doivent être remplis avant que le remplissage des boîtes puisse commencer.)
Au fur et à mesure que la matière molle pénètre dans ladibe boîte 30, le mandrin 29 est releva par la commande 31, 32( voir la partie de gauche de la figure 4), jusqu'à ce qu'il arrive dans la position représentée dans la partie de droite de la figure 3, dans laquelle la communication entre la chambre 28 et le conduit du mandrin 29 est interrompue.
La bolte 30 estfermée et enlevée et elle est remplacée par une boite vide. Ensuite, le cycle des opérations recommence.
Suivant une particularité de l'invention, la partie inférieure de chaque mandrin 29 est constituée par une sorte de boîte entourant le conduit du mandrin, et dont le fond, constitué par exemple d'une plaque chromée,affleure le plan de l'orifice de sortie de ce conduit. Dans cette boîte, dont la forme épouse la forme intérieure des boîtes à remplir, il est prévu une résistance électrique, destinée à tiédir le fond du mandrin.
Ce léger chauffage a pour effet, non seulement d'éviter l'adhérence du savon ou autre matière au fond du mandrin, mais encore de lisser la face supérieure de la masse de matière mise en boîte. Cette couche de matière fondue étant de l'ordre d'une fraction de millimètre, elle se fige dès que le mandrin en est écarté, de sorte que lorsqu'on ferme ensuite la boîte, ladite couche ne peut exercer aucune action néfaste sur la boite, ou le revêtement imperméable placé dans celle-ci, c'est-à-dire, par exemple, une feuille de papier paraffiné.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée à ses formes d'exécution décrites ci-avant, et que bien des modifications peuvent y être apportées, notamment quant à la forme, à la constitution, au nombre et à la disposition des éléments intervenant dans sa réalisation, sans sortir du cadre de la présente demande de brevet, à condition que ces changements soient compatibles avec l'esprit des revendications énoncées ci.-après.
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F', T.,Zu'71 C I1'l' I0i. S .
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