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La Société dite : AKTIEBOLAGET W. DAN BERGMAN à SODERTALJE (Suède) Clef à écrou Convention Internationale : demandes de brevets suédois n 3887 déposée le 15. 5.45 et n 1120 déposée le 7.2.1946 par August Gunnar Ferdinand WALLGREN, dont la demanderesse est l'ayant droit.
Jusqu'à présent, les clefs à écrou étaient généralement établies entièrement en acier, c'est à dire, en ce qui concerne tant la poignée ou tige que la tête, cette dernière comportant un logement correspondant au contour de la tête de la vis. Il en résulte que les clefs sont d'un poids assez élevé, ce qui implique certains désavantages, par exemple en ce qui concerne .des boïtesà outils portatives pour mécaniciens, boites contenant un grand nombre de clefs. Par suite du poids total des clefs, les boités à outils sont tellement pesantes qu'elles deviennent souvent difficiles à manipuler.
Un des buts de la présente invention consiste à établir une clef à écrous, qui, tout en offrant des caractéristiques de résistance parfaites, possède un poids qui n'est que la moitié ou le quart, e même moins .
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dans les grandes dimensions, de celui des clefs actuel- lement en usage. Un autre but de cette invention consiste à établir une clef ayant un poids extrêmement réduit, tout en présentant des dimens ions qui ne dépassent pas les dimensions habituelles des clefs courantes. Les clefs sui- vant l'invention peuvent également être construites dans les plus grandes dimensions actuellement employées.
D'autres objectifs et d'autres avantages de l'in- vention ressortiront de la description ci-après, considé- rée dans son rapport avec les dessins annexés qui en for- ment partie intégrante, et dans lesquels : la fig. 1 est une vue d'élévation d'une clef éta- blie suivant la présente invention.
La fig. 2 est une vue en coupe de la clef suivant la ligne II - II de la fig. 1, en considérant la tête de la clef.
La fig.3 est une vue d'élévation d'une clef sui vant une variante de l'invention.
La fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV - IV de la fig. 3, en considérant la tête de la clef.
La fig. 5 est une vue d'élévation d'une clef, con- formément à une troisième variante. une/ la fig. 6 est/vue en coupe suivant la ligne VI - VI de la fig. 5.
La fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII - VII de la fig. 5.
Dans ces dessins, 10 désigne la poignée de la clef cette poignée étant établie en métal léger, c'est à dire des alliages qui comprennent généralement de l'aluminium et du magnésium. Dans le mode de réalisation suivant les figs. 1 et 2, la tête 12 de la clef constitue une pièce uni- que pourvue d'un logement 14 q correspond au contour de l'écrou appelé à être tourné au moyen de la clef. La tête 12 est établis en acier. Les deux éléments 10 et 12 sont réunis rigidement l'un à l'autre, cette fixation consistant en une construction qui apparaît feuilletée en coupe, en
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ce sens que l'élément 12, de préférence, présente une en- taille destinée à recevoir une languette faisant saillie depuis l'élément 10.
Les "feuilles" ou lames emboîtables peuvent être disposées en un certain nombre, notamment dans le cas de clefs de grandes dimensions, l'un des éléments étant pourvu de deux ou plusieurs entailles appelées à re- cevoir des languettes correspondantes faisant saillie depuis l'autre élément.
Dans le mode de réalisation montré dans les figs.
1 et 2, l'extrémité de la poignée 10 se termine par une saillie ou un tenon 16 de section rectangulaire et d'une largeur inférieure à celle de la poignée 10. Le tenon 16 présente une surface en bout 18 légèrement inclinée par rapport à une ligne qui passe par le centre de la poignée.
Le tenon 16 est limité par des épaulements ou retraits 20 à partir desquels l'épaisseur de la poignée augmente, à la manière d'un coin, vers des épaulements 22, comme indiqué en 24. On prévoit un ou plusieurs forages transversaux 26 pratiqués de-manière à traverser partiellement le tenon 16.
La tête 12 comporte une entaille qui présente une forme correspondant à celle de l'extrémité de la poignée 10. Par conséquent, cette entaille est limitée intérieure- ment par une partie à section carrée, dont le fond 28 est cependant orienté à angle droit par rapport à l'axe de la poignée, de sorte qu'un espace en forme de coin est laissé entre la surface en bout du tenon 16 et le fond de l'entail- le. Cette dernière est étranglée à proximité de la partie précitée à section carrée, et s'évase ensuite à la manière d'un coin. Les forages 26 correspondent aux forages 30 de la tête 12, ces derniers étant de préférence chanfreinés.
, Après que l'extrémité de ''la poignée 10 a été introduite dans la tête 12, une clavett.e 32 est introduite à pression entre cette extrémité et le fond 28 de l'entaille de sorte qu'une liaison rigide s'établit entre 1 es deux éléments 10 et 12 de la clef. La clavette détermine dans la tête 18
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des tensions plus élevées que celles qui se présentent dans la suite lorsque la clef est en service. Finalement, on introduit un rivet 33 dans les forages 26 et 30 (non représenté dans la fig. 2), de manière à réunir les élément 10 et 12 d'une manière inséparable. La hauteur de la partie de la tige qui s'engage dans la tête de la clef est supérieure à la hauteur de la poignée proprement dite, cornue il ressort de la fig. 1.
La tête présente de préférence des évidements 35 afin d'en réduire le pois.
Le mode de réalisation suivant les f igs. 3 et 4 diffère des précédents essentiellement par le fait que la poignée 10 en métal léger présente une extrémité 24 qui possède le même ou approximativement le même contour que la tête. L'extrémité 34 est recouverte des deux côtés de plaques d'acier 36 fixées à l'aide d'un nombre approprié de rivets 58. Le logement 14 dont la forme correspond à celle de la tête du boulon est donc fermé dans ce cas par les plaques en acier 36 et par une couche intermédiaire de métal léger, protégée par ces plaques. Les faces de contact 40 entre les plaques 36 et la poignée 10 sont de préférence coniques et s'étendent de préférence sur toute la surface de la poignée, de telle manière que l'épaisseur de la poignée 34 augmente en s'éloignant du logement 14.
De plus, les faces 40 des plaques 36 sont munies d'une série de fines protubérances, cents ou analogues. Lors de la fixation ds plaques 36 au moyen des rivets, ces protubérances pénètrentdans le métal léger et assurent une liaison très rigide.
Dans le mode de réalisation suivant les figs. 5 à 7, la tête présente de chaque côté un évidement 42, ces évidements s'élargissant progressivement en direction du logement 14, et embrassant de préférence ce dernier en partie, comme indiqué en 44, la disposition étant telle que ces évidements s'étendent vers l'intémeur sur les griffes 43 qui déterminent le logement 14. Les évidements 42 sont li-
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mités du côté du logement 14, ainsi que latéralement par une partie relativement étroite 45. Le bord postérieur de la tête présente une partie 46 qui est de préférence recti- ligne et quelque peu plus épaisse que la partie 48 de la tête, qui est laissée entre les évidemants 42, mais qui est considérablement plus étroite que le bord 45, comme il res- sort de la fig. 6.
La partie 46 est pourvue de deux orifices 50 disposés à proximité des griffes ou mâchoires 43. La tige 10 présente deux branches 52 qui embrassent les parties 46 et 48 de la tête, tout en pénétrant dans les évidements 42 et en remplissant les orifices 50. Les branches 52 for- ment ainsi un tout avec le métal disposé dans les orifices 50. Les branches52 présentent une largeur supérieure à cel- le du restant de la tige 10, notamment que la partie recti- ligne ou poignée, appelée à être saisie par la main. De préférence, la partie 46 s'étend sur une certaine distance vers l'intérieur sur la partie 45, comme indiqué en 54 dans la f ig. 1.
La poignée ou tige 10 peut être pourvue d'évide- ments 56 orientés dans le sens de la longueur, en vue de' réduire le poids de cette poignée, tandis que l'extrémité de cette dernière est munie d'un orifice 54. Au point où la poignée donne naissance'aux deux branches 52, elle présente' une plus grande largeur que dans la partie formant la poi- gnée proprement dite, comme il ressort de la fig. 5.
La clef suivant cette dernière variante est de pré férence établie par un procédé consistant à placer la tête d'acier de la clef dans un moule-coquille dont les cavités intérieures correspondent à la forme de la poignée de la clef. Du métal léger est versé à l'état liqui- de dans la coquille, ce métal léger ayant à ce moment une @ température de 700 à 800 C. par exemple. Le métal coulé remplit désormais les évidements 42 et les orifices 50, de sorte qu'on obtient un corps métallique d'un seu 1 tenant.
La pièce brute qui constitue la clef est ensuite soumise à
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l'action d'un marteau-pilon, afin de recevoir sa forme finale. Lors de l'opération de coulée, les parties de la tête qui forment les pans actifs du logement 14,ont été recuites, de sorte qu'elles doivent subir une nouvelle trempe. Ceci peut être réalisé, par exemple, en disposant une bobine de haute fréquence à l'intérieur du logement 14, une telle bobine étant comme on le sait, apte à chauffer la couche superficielle du logement très rapidement, avant que les autres parties de la clef n'aient le temps de s'échauffer à un degré défavorable. Après refroidissement, les surfaces du logement offrent la dureté voulue.
Le trempe ultérieure peut être effectuée à l'aide d'une flamme de gaz très puissante, alors que la plus grande partie de la clef est plongée dans l'eau. la tête 12 en acier contient au moins 0,35 % de carbone et, de préférence, 0,45 % de carbone et plus.
Bien qu'on n'ait représenté gu'un seul mode d'exécution plus ou moins spécifique de l'invention, il y a lieu de remarquer que ceci n'a été fait que dans un but illustra- tif et que l'invention ne doit pas être regardée comme limitée à ce mode d'exécution, mais que sa. portée doit être déterminée par les revendications qui suivent, considérées à la lumière des dispositifs antérieurs.