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RECIPIENT EN TOLE GALVANISE AU PEU.
Cette invention se rapporte aux récipients en tôle galvanisés au feu et plus particulièrement aux mouleaux à glace.
On sait que les mouleaux à glace en tôle d'acier exposés con- stamment à l'action corrosive de la saumure doivent avoir un'revêtement protecteur très résistant., sous peine de voir leur durée d'usage écartée d'une façon anormale. Le revêtement protecteur le plus efficace connu jusqu'à présent est obtenu par la galvanisation à chaud des mouleaux ter- mines de fabrication dans un bain de zinc liquide. Cette fagon de procéder ne comporte cependant pas que des avantages. Elle est, au contraire, aus- si la source d'inconvénients dont le plus sérieux réside en un voilage plus ou moins prononcé des parois latérales du mouleau sous l'effet de la chaleur du bain de galvanisation.
Des parois ainsi voilées doivent être redressées après galvanisation, car autrement le démoulage du bloc de glace procure des difficultés. Or, le redressage de parois gondolées en tôle est une opération très délicate; l'élimination complète des ten- sions de métal ayant provoqué le voilage, n'est pas toujours obtenue; des déformations permanentes des parois de mouleau peuvent se produire et con- duire à la mise au rebut du mouleau.
Pour parer à cet inconvénient, l'on avait déjà proposé de munir les parois latérales lisses du mouleau à glace de nervures de raidissement obtenues par emboutissage. Ces nervures devaient permettre une libre di- latation du métal des parpis dans le bain de galvanisation chaud et assurer ainsi une compensation des tensions surgissantes. Comme sections de nervu- res particulièrement aptes à remplir cette mission, l'on préconisait un pro- fil en V, en soufflet d'accordéon et, d'une façon générale, un profil dont la profondeur est beaucoup plus grande que sa largeur.
De telles nervures procurent évidemment un raidissement impor- tant des parois du mouleau. Par contre, la pratique a démontré qu'aucun
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des profils de nervure connus n'avait pu éviter complètement le voilage des parois latérales du mouleau à glace sous l'effet de la chaleur du bain de galvanisation. Bien au contraire, il fut constaté que non seulement les parties plates desdites parois continuaient à se voiler, mais qu'en outre, les nervures de raidissement elles-mêmes, initialement rigoureusement recti- lignes, s'incurvaient en direction de la hauteur du mouleau.
Ce phénomène peut s'expliquer par le fait que les flancs relativement hauts des nervures de raidissement ne présentent pas suffisamment de résistance au flambage pour s'opposer à un voilage, alors que le fond de nervure, généralement très étroit, n'est pas suffisamment élastique pour pouvoir compenser les tensions engendrées par le voilage. Un mouleau à glace renforcé par de telles nervures ne pourra plus du tout être redressé parce qu'il n'existe aucune possibilité de redresser lesdites nervures, une fois voilées comme spécifiées, sans déformer complètement leur profit par des coups de marteau.
Le problème consiste donc, tout en conservant les nervures em- bouties et l'avantage du raidissement notable des parois de mouleau qu'elles procurent, à façonner ces nervures tel que leur voilage ainsi que celui des parois soient, autant que possible, empêchés et dans le cas où de tels voilages se produisent qu'un redressage des surfaces voilées puisse avoir lieu.
Selon l'invention, ce résultat est obtenu par une conformation des nervures,telle que leur largeur est un multiple de leur profondeur.
Le fond des nervures pourrait.' être plat ou légèrement incurvé pour facili- ter son frappage à l'aide d'un marteau redresseur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et schématiquement, une forme d'exécution d'un mouleau à glace muni de nervures conformées selon l'invention.
Fig, 1 en est une coupe longitudinale et
Fig. 2 une coupe transversale suivant la ligne A-A.
Dans ces figures, 1 désigne les parois latérales du mouleau à glace, 2 les nervures embouties dans deux de ces parois.
Selon l'invention, la largeur ndes nervures est un multiple de leur profondeur b. Il s'ensuit que les flancs des nervures sont relativement bas et pour cette raison, absolument assurés contre tout flambage. Par contre, la face de fond,relativement beaucoup plus large, de la nervure pré- sente une élasticité relativement élevée et, pour cette raison, est parti- culièrement apte à absorber et compenser des tensions qui se produisent dans le métal des -parois de mouleau sous'l'effet de la chaleur du bain de zinc.
Il s'est avéré dans la pratique que des mouleaux à glace pourvus de nervures de raidissement ainsi conformées, lorsque leur épaisseur de pa- roi est au-dessous de 2 m/m, ne subissent aucun voilage quel qu'il soit, alors que pour des épaisseurs de paroi plus fortes, il n'y a qu'un voilage tout à fait insignifiant facile à chasser aussi bien des parties plates des parois de mouleau que des nervures. Celles-ci auront, d'ailleurs, de pré- férence, un fond plat ou légèrement incurvé, selon la forme de la panne du marteau utilisé pour le redressage. En aucun cas, il a été constaté une courbure des nervures dans la direction longitudinale, les flancs très bas et, par conséquent, très résistants des nervures s'opposant efficacement à une telle tendance.