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EMI1.1
PERFECTIONNEMENTS AUX SYSTEMES DE TETEHO'.â.UTQIVIt3.TIUE ET SEMI-AUTOMATIQUE.
L'invention se rapporte à des perfectionnements aux systèmes de téléphonie automatique et semi-automatique et, en parti- culier, à des perfectionnements importants des systèmes employés pour commander la commutation dans la technique des télécommunica- tions.
L'objet de l'invention est de réaliser un système de commutation à commande par clavier qui soit de fonctionnement assez rapide pour qu'un seul groupe de dix clés soit suffisant pour com- mander plusieurs opérations de sélection numérique successives,telles qu'il s'en présente dans l'exploitation de la téléphonie automatique, tout en restant d'une conception assez simple pour qu'il puisse être installé également dans les postes d'abonnés.
Dans un système téléphonique construit selon les principes de la présente invention , il est possible de numéroter, avec des vitesses atteignant jusqu'à six numéros par seconde, pour les P.A.B.X
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ou pour les bureaux centraux et de conserver de moindres vitesses de numérotage (un à deux numéros par seconde) dans les installa- tions non adaptées aux grandes vitesses.
Chaque groupe de dix clés ou boutons de numérotage est équipé avec des moyens convenables, par exemple avec des barres susceptibles de glisser et de former verrou, qui peuvent maintenir un bouton dans la position où il a été abaissé et empêcher l'abais. sement de tout autre bouton jusqu'à ce qu'un mécanisme commutateur. tel qu'un enregistreur, soit en état de recevoir le chiffre sui- vant, auquel instant le bouton qui avait été maintenu enfoncé sera automatiquement relâché.
Dans une forme de réalisation préférée, l'enregistreur est équipé avec trois ensembles d'organes capables d'enregistrer les chiffres, par exemple des relais, et les trois premiers chif- fres peuvent donc être numérotés à la vitesse maximum, ce qui con- vient particulièrement à l'exploitation de P.A.B.X. à numéros in- térieurs 'ci trois chiffres. Le nombre de ces ensembles étant arbi- traire , on peut le limiter à un seul ou bien à deux, ce qui con- viendrait au cas de l'exploitation d'un P.A.B.X. à numéros inté- rieurs à deux chiffres.
On peut, par contre, porter le nombre de ces ensembles à quatre ou même davantage, mais il est vraisemblable que, dans la plupart des cas, l'augmentation des frais de premier établissement ne le justifierait pas. Cependant, quand il est ab- solument nécessaire de traiter les appels avec une extrême rapidité on pourra installer autant d'ensembles de relais enregistreurs qu'il y a de chiffres à transmettre dans les numéros d'appel. Les enregistreurs peuvent donc être aménagés selon les besoins du per- sonnel desservant les tableaux comniutateurs des P.B.X. manuels ou automatiques.
Quand une transmission est faite à partir d'un P.A.B.X. vers un bureau central à sélection lente, ou bien y partir d'un bureau central a sélection rapide vers un bureau central à sélec- tion lente, la vitesse de libération des boutons du clavier numéro- teur dépendra du temps que le bureau éloigné aura misà faire la
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sélection. Par exemple, si l'on dispose au P.A.B.X. d'un enregi- streur équipé de trois groupes de relais enregistreurs et que l'on y compose un numéro pour un bureau à sélection lente ( dix à douze impulsions par seconde), les trois premiers chiffres du numéro à composer pourront être formés très rapidement et seront enregistiés respectivement, dans les trois groupes de relais d'enregistrement.
Aussitôt qu'une fonction sortante libre aura été sélectionnée par le P.B.A.X., ce qui ordinairement aura eu lieu très rapidement,le premier groupe de relais d'enregistrement sera libéré et pourra recevoir le quatrième chiffre. Puis, à partir de ce moment, les boutons engagés sur le clavier seront libérés selon le degré de rapidité avec lequel la sélection d'opère au bureau central. Comme l'enregistreur est toujours capable de conserver trois chiffres enregistrés d'avance, le dernier chiffre du numéro à transmettre pourra être préparé avant que les trois dernières sélections au bureau central aient eu lieu.
Si le P.A.B.X. numérote vers un bureau central équipé lui-même d'enregistreurs capables de recevoir à une vitesse de vingt impulsions par seconde, la vitesse de numérotation sur le clavier de P.A.B.X. pourra être plus grande.
Le système qui va être décrit est susceptible d'être employé sur des lignes à deux fils, non affectées de tensions de terre appréciables, et dont la résistance maximum de boucle, com- pris le poste d'abonné , est de 600 ohms, tandis que la résistance d'isolement minimum est de 20.000 ohms.
Ces chiffres ne sont pas des limites absolues et sont donnés simplement pour montrer que le système proposé est capable de fonctionner sur un réseau moderne de câbles maintenu dans un état d'entretien satisfaisant, mais sans avoir à prendre des dispositions spéciales en égard au système,
Le but principal de l'invention est de réaliser un sys- tème de commutation commandé par clés, mais,cependant ; un certain nombre des caractéristiques de ce système, particulièrement celles qui concernent les enregistreurs,'pourront être utiles avec d'autres types de système de commande.
Ceci pourra être mieux compris à
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l'aide de la description qui va suivre et qui sera accompagnée des figures suivantes :
La figure 1, qui est le, schéma général d'un système de téléphonie antomatique utilisant les principes de l'invention -
La figure 2, qui est un schéma simplifié, destiné à expliquer le fonctionnement de l'invention -
La figure 3, qui est le circuit électrique d'un poste extérieur raccordé au central automatique -
Les figures portants les numéros 4 à 10 renrésentent un groupe de clés à boutons .
La figure 4 est une coupe selon la ligne 4-4 de la figure 6 -
La figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figue 6 -
La figure 6 est une coupe selon la ligne 6-6 de la fi- gure 8.
La figure 7 représente, agrandi, un détail de la figure 6 -
La figure 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la figure6 -
La figure 9 est une coupe selon la ligne 9-9 de la fi- gure 8.
La figure 10 est une coupe selon la ligne 10-10 de la figure 6 -
Les figures 11 et 11a sont des diagrammes relatifs à l'enregistreur -
La figure 12 représente l'état des circuits aux diffé- rents phases de la numérotation.
On se reportera d'abord aux figures 2 et 3 pour examiner le circuit du poste de l'abonné.
Le poste d'abonné se compose d'un appareil d'abonné de type ordinaire et d'un,clavier à dix boutons, l'ensemble étant monté, conformément au schéma de la figure 3 sur une table ou sur n' importe quel autre supporta
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Le clavier comporte dix boutons , une plaque supérieure et une plaque inférieure de verrouillage , une plaque d'inversion du redresseur, un électro de relâchement et enfin divers contacts.
La construction détaillée du clavier sera décrite plus loin, on va d'abord décrire le fonctionnement des circuits électriques.
Quand un bouton est enfoncé, l'ouverture du contact 25 met le récepteur hors circuit et la fermeture du contact 24 court- circuite le microphone. L'ouverture du contact 25 a pour effet d'em- pêcher la production de claquements désagréables dans le récepteur quand la ligne sera court-circuitée.
Dès qu'un bouton quelconque est enfoncé, la barre de verrouillage supérieure s'oppose à l'enfoncement d'un second bouton jusqu'à ce que le premier soit remonté.
Lorsque:le plongeur situé sous un bouton atteint la. plaque de verrouillage.du fond, le contact 38 s'ouvre et les clés sont libérées du court-circuit. A peu près en même temps, un ressort prisonnier est libéré et son action fait ouvrir momentanément le contact 37 qu'un ressort à contre-poids referme aussitôt. Ceci a pour but de ne pas laisser la ligne ouverte assez longtemps pour entraîner le relâchement au bureau central, ce qui pourrait arriver si la durée des ouvertures de la ligne dépendait de la vitesse ou de la conti- nuité du mouvement d'enfoncement des boutons de numérotation.
Quand le bouton a été enfoncé complètement, il est ver- rouillé par la plaque inférieure de verrouillage et il demeure dans cette position jusqu'à ce qu'il soit libéré par l'électro de relâche- ment RM qui agit sur la barre de verrouillage inférieure ; le plon- geur libéré remonte alors à sa position normale et un autre bouton peut être actionné.
Les boutons 1 et 6 introduisent la résistance R1' les boutons 2 et 7, la résistance R2' les boutons 3 et 8, la résistance R3' les boutons 4 et 9, la résistance R4' Les boutons 5 et 0 n'intro- duisent aucune résistance. Les clés établissent leurs contacts et introduisent les résistances au moment où le recepteur du contact 38 rompt le court-circuit.
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RC est une résistance réglable dont on se sert pour ajuster la résistance de la boucle à une valeur fixe, qui sera, par exemple, de 600 ohms.
Quand une des cinq clés de la rangée inférieure (les clés portent les numéros 6.7. 8.9. 0.) est abaissée, la seconde plaque supérieurede verrouillage inverse les connexions du redres- seur S par le jeu du commutateur 26. Cette plaque ne peut pas re- venir à sa position de repos avant que le plongeur de la clé n'ait été relâché.
Le ressort d'extrémité de la barre de verrouillage in- férieure est associe au crochet commutateur de l'appareil télépho- nique de telle sorte qu'aucun bouton ne peut être enfoncé tant que le combiné n'a pas été enlevé de son support . De même , si un abonné raccroche le combiné tandis qu'un bouton est enfoncé, celui- ci sera relâché par le raccrochage du combiné qui déplace la plaque de verrouillage.
On examinera maintenant les figures portant les numéros
4 à 10 et qui représentent le clavier à dix boutons.
Il est d'abord évident que le cycle d'opérations qui vient d'être exposé peut être accompli par des procédés très divers et que le procédé mécanique qui va être décrit est donné simplement à titre d'exemple de réalisation préférée d'appareil construit selon les principes de la présente invention.
Le clavier estix clés boutons , dont chacune est constituée par un plongeur 10 muni d'un chapeau amovible 11. Le plongeur 10 est guidé dans son mouvement par un trou carré percé sur la face supérieure du boîtier 12, ainsi que par un trou percé dans la plaque inférieure 15 fixée au boîtier 12. Les clés sont maintenues normalement relevées par des ressorts 14. Un épaulement du plongeur 19 limite le mouvement de celui-oi vers le haut.
Il y a trois plaques 16.17. 18 (voir figure 6) suscep- tibles , chacune, de glisser librement vers la droite. Ces plaques sont soutenues par des tenons qui s'engagent dans des rainures prati- quées dans les côtés du. boîtier 12 comme on le voit sur les figures
5 et 10.
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Le plongeur 10 traverse normalement les plaques 16 et 17 comme on le voit sur la figure 10. Les dimensions des trous 20 de la plaque 16 sont telles que, lorsqu'un plongeur s'abaisse, la surface à profil oblique 21 de ce plongeur oblige la plaque 16 à se déplacer vers la droite. Le petit tenon 22 qui fait corps avec le plongeur peut cependant traverser la plaque 16 avant que la plaque se soit déplacée vers la droite , mais, si l'on voulait , à. partir de ce moment , abaisser une autre clé, le tenon 22 de cette clé serait arrêté par la, plaque 16.
La plaque de verrouillage 17 présente des dispositions générales analogies à celles de la plaque 16, mais les trous 23 qui correspondent aux clés portent les numéros 1. 2.3. 4.5. y sont plus allongés, de sorte. que l'arête oblique 21 des plongeurs de ces clés sera sans action sur la plaque 17. Mais , par contre, si l'une des clés portant les numéros 6.7. 8. 9, ou 0 est abaissée, la pla- que 17 sera obligée de glisser vers la droite en même temps que la plaque 16.
Quand un bouton quelconque est enfoncé, la barre dever- rouillage 16 est déplacée vers la droite , ce qui ouvre le contact 25 (voir figure 9) et ferme le contact 24 (voir figure 6). Le rôle de ces deux contacts a été expliqué plus haut (explication de la figure 3).
Quand un des 'boutons portant les numéros 6.7. 8.9. ou 0 est enfoncé, la barre de verrouillage 17 est déplacée vers la droite et agit sur le contact 26(voir les figures 4,6 et 10).
La partie supérieure de chaque plongeur porte un appen- dice 27 lequel, lorsque la clé sera 'abaissée ( sauf pour les deux clés numérotées 5 et 0 ) appuiera sur l'un de deux ressortsadjacents et fermera le contact 28 (voir figure 5 et 10). Les ressorts de con- tact n'existent pas pour les clés 5 et 0. On voit, sur les figures 5 et 10, que c'est le même contact qui est fermé par les deux clés formant paire, telles que 1 et 6, {et 7, etc...
Quand une clé que l'on abaisse arrive près de l'extrémité
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¯¯de sa course, la surface profilée 29 qui est à l'extrémité de cette clé bute contre le bord d'un trou 30 percé dans la plaque 18 et oblige cette plaque à se déplacer vers la droite. Le plongeur passe en même temps à travers le trou 30. En se déplaçant vers la droite, la plaque 18 engage une cheville 31 qui lui est fixée sous le res- sort 32, de telle sorte que la plaque 18 ne puisse pas revenir vers la gauche lorsque l'on n'appuiera plus sur le bouton. Dans cette position, l'extrémité 33 du plongeur fait prise sous la plaque 18 et la clé qui avait été abaissée est maintenue bloquée dans cette position (voir figure 7).
Quand le plongeur avait obligé la plaque 18 à se dépla- cer vers la droite, le ressort 34, fixé à la plaque 18, avait lui- même obligé le ressort 35 à se déplacer à droite (voir figure 6).
Mais, avant que la plaque 18 ait terminé son mouvement vers la droite. l'extrémité recourbée du ressort 34 vient heurter une butée 36 fixée au boîtier 12 et le ressort 34 est comprimé vers la gauche et libère le ressort 35, lequel revient avec force contre le ressort 36 et force celui-ci à s'écarter du ressort central 37, ouvrant le contact 36-37 pendant un court intervalle de temps, suffisant pour consti- tuer une ouverture franche de la ligne, mais limitant cette ouver- ture à une courte durée comme il a été expliqué plus haut (une ouver- ture de trop longue durée , si la clé était abaissée trop lentement , pourrait produire la déconnexion de l'appel).
Le mouvement vers la droite de la plaque 18 ouvre égale- ment le contact 38(voir les figures 8 et 9).
Pour libérer une clé abaissée, l'électro RM devra être excité. L'attraction de son armature 40 abaisse le ressort 32, ce qui libère le petit tenon 31, après quoi la plaque 18 peut revenir à gauche sous l'action du ressort 41 qui était toujours bandé contre la butée 42 sur le bouton 12. La forme recourbée spéciale qui a été donnée à l'extrémité droite du ressort 34 perse t à ce ressort de reprendre exactement la position représentée sur la figure 6.
Quand la clé est revenue à sa position de repos les plaques 16 et 17 reviennent aussi à la leur, la première sous l'ac- tion des ressorts 24 et 25, la seconde sous celle du ressort 25.
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La pièce 43, portée par le ressort 32, est en liaison mécanique avec le crochet commutateur de l'appareil d'abonné de telle sorte que, lorsque l'abonné n'a pas décroché, le ressort 32 est abaissé par la pièce 43 et se trouve hors d'état de pouvoir saisir la cheville 31 de la plaque 18. Dans cette situation, aucune clé ne peut être bloquée en position d'abaissement si le combiné n'est pas décroché. Les positions représentées sur la figure 6 oorrespondent au combiné décroché.
Quatre résistances , type radio, R1 à R4 sont respective- ment supportées par l'un des ressorts assurant les contacts 28.
Leur circuit électrique passe par ce ressort et par un fil de re- tour commun W1.
La résistance réglable RC est insérée au moyen d'une fiche à la partie inférieure du boîtier (voir figure 6). Son sup- port extérieur n'est pas représenté sur la figure.
Le redresseur S( voir figures 4 et 6) est fixe sur la base du boîtier.
On se reportera maintenant à la figure 2 pour examiner le circuit fondamental de signalisation.
Le circuit fondamental de signalisation constitue , en fait, un pont de Wheatstone et lorsque les potentiels appliqués aux sommetsopposés de ce pont sont entre eux dans une relation prédéterminée, par exemple à l'égalité , l'appareil de commande du circuit d'enregistrement sera actionné.
La figure 2 fournit le tableau des potentiels choisis, ainsi que la façon dont ils sont obtenus. On peut utiliser n'im- porte quelle source de courant continu, par exemple, la batterie normale de 48 volts du bureau central. Le potentiel de la batterie choisie pourrait avoir une valeur quelconque entre 40 et 60 volts sans que le fonctionnement du système puisse en souffrir, aussi il n'est pas nécessaire de prévoir pour cette batterie un disposi- tif de régulation de voltage.
Quatre potentiels distincts P1. P2. P3. P4. sont définis
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au bureau central, au moyen d'un potentiomètre placé sur la bat- terie de ce bureau. Ces quatre potentiels sont appliqués successi- vement, par une rotation, à la grille d'une triode V1 faisant par- tie de l'enregistreur. Ceci peut être réalisé par des moyens divers tels qu'un rotatif pas à pas ou bien des relais compteurs OR 1 à CR3 (voir figure 11).
La même batterie applique à la grille de la triode V2 des potentiels obtenus par l'insertion des résistances R1 à R4 sous l'action des clés de numérotage , dans la boucle métallique de ligne : ces potentiels sont indiqués par le tableau qui se prouve sur la figure 2.
Les deux clés de chaque paire , par exemple les clés 1 et 6, ou bien les clés 2 et 7, etc... introduisent la même résis- tance. Les clés 5 et 0 , par contre, n'en introduisent aucune. La façon dont on différenciera les clés de numéro pair de celle de numéros impairs, sera expliquée plus loin, quand on décrira les circuits de l'enregistreur. Il suffit de dire, pour le moment, que le circuit de signalisation est bien exactement celui qui est re- présenté sur la figure 2 quand un potentiel actif est appliqué à la grille de V2' A ce moment ,le redresseur S se trouve en série avec le relais de relâchement RM et cela suffit à empêcher le pas- sage du courant du fil "b" vers le fil "a" à travers le relais RM qui ne pourra pas gêner la signalisation.
La valeur des résistances R1 à R4 est fournie dans le tableau annexé à la figure 2. La résistance RC est toujours réglée de telle sorte que la boucle métallique de la ligne d'abonné , les clés exclues, soit de 600 ohms. Cette résistance est constituée par une petite résistance de type radio, introduite dans le circuit au moyen d'un jack et d'une fiche.
Quand les clés 1 ou 6 sont abaissées, la résistance totale de la boucle devient égale à 3.000 ohms. En supposant une résistance d'isolement infinie pour la ligne d'abonné, le potentiel résultant sur la grille V2 serait de 30 volts. Si le fil "b" de la ligne avait
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une perte à la terre de 20.000 ohms, le potentiel sur V2 serait réduit à 28 volts. La valeur moyenne de ces deux cas extrêmes est 29 volts et le potentiomètre qui fournit le potentiel P1 au bureau central est réglé pour que Pl soit égal à 29 volts.
Les valeurs des résistances R2. R3 R4. sont choisies de telle sorte que les potentiels qui seront appliqués à V2 quand ces résistances sont en série sur la lignese succèdent par'sautsde 3 volts environ. Les valeurs numériques sont indiquées dans le tableau annexé à.la figure 2.
Dans le système de signalisation décrit, les lignes doi- vent avoir une résistance de boucle inférieure à 600 ohms et une résistance d'isolement (entre le fil "b" et la terre) supérieure à 20. 000 ohms. Ces chiffres ne sont pas des limites absolues, mais ils sont conformes à la pratique usuelle dans les réseaux téléphoni- ques modernes.
On examinera maintenant les figures 1, 11 et .lla pour comprendre le fonctionnement du circuit d'enregistreur.
Quand l'abonné décroche son combiné et boucle le circuit de ligne, le relais de ligne fonctionne, après quoi .une jonction R saisit une jonction B et ensuite un enregistreur. Ensuite, l'en- registreur provoquera la recherche de la ligne appelante par le chercheur de lignes de la jonction B saisie , après quoi, dans le circuit d'enregistreur (figure 11) le relais RAR retombe, tandis que le relais RBR établit ses contacts, comme il est décrit dans notre brevet déposé le 30 avril 1946 pour "Perfectionnements aux systèmes téléphoniques automatiques." C'est à ce stade de la mise en communication que les parties de l'enregistreur qui sont repré- sentées sur la figure 11 vont entrer en action.
Quand RAR établit ses contacts de repos, il connecte un relais batteur à la ligne appelante. Ce relais recevra les impul- sions de numérotage et les passera aux commutateurs enregistreurs par l'intermédiaire d'un commutateur distributeur d'entrée. Les dits commutateurs enregistreurs enregistreront les numéros. Dans le cas présent, RAR connecte la ligne appelante à un circuit à tubes
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électroniques comportant quatre relais compteurs OR 1 à OR 4* Ces relais compteurs transfèrent l'enregistrement du chiffre formé vers les relais enregistreurs XR1 et XR2 etc... (figure lla) .
Le contrôle inverse des enregistrements sus-mentionnés et la distri- bution des chiffres enregistrés sont effectues par des relais compteurs C5à C9 et des relais de transfert TR1 à TR3' qui sont la contre-partie des commutateurs d'entrée dans l'enregistreur.
Dans les deux cas, le résultat est le même.
Les potentiels numéros correspondants au chiffre numérota sont placés sur les broches du banc C du commutateur de sortie PO. tandis que les terres sont mises sur les broches du banc B(voir figure lla), soitdirectement, soit par l'intermédiaire de commu- tateurs translateurs.
Le fonctionnement déflecteurs pour achever la mise en communication, soit au P.A.B.X. soit au bureau central, ainsi que la reconstitution éventuelle d'impulsion de numérotage sur des jonctions sortantes restent conformes à la technique déjà. connue.
Un banc supplémentaire X est ajouté au commutateur PO ainsi qu'un contact supplémentaire au relais GSR1 pour contrôler la libération de la clé. Quand GSR1 fonctionne, il commute la batterie sur la broche du banc X en même temps qu'il excite PO.
Quand RBR (figure 11) établit son contact de gauche, il excite AR, à travers un contact de repos de BR. AR conecte AR1 au fil "b", le circuit s'établissant comme suit: la batterie, l'en- roulement de AR1' contact de travail de AR, contact de repos de CE, contact de repos de PAR, fil "b", poste téléphonique de l'abonné, fil "a" contact de repos de RAR, contact de repos de CR, contact de repos de ER, contact de travail de AR, résistance R1' contact de repos de BR et la terre. Le relais AR1 fonctionne et il excite BR par : la terre, contact de travail de AR1' contact de repos de BR, enroulement de BR et batterie. Par son fonctionnement, BR se déconnecte lui-même de ARI et se bloque par un contact de travail de R1R.
En même temps , BR déconnecte l'enroulement de AR du con- tact de travail de RBR et le connecte à la place à un contact de
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-bravait de Ar1 sans que le circuit de retenue de AR ait été ouvert.
AR1 bloque maintenant AR.
BR supprime la terre du fil "a", mais le circuit de ligne reste cependant relié à la terre par un contact de travail de AR1'
BR ferme le circuit primaire du transformateur de tonalité TT. L'en- roulement secondaire de ce transformateur se trouve monté en shunt sur la ligne appelante, à travers le condensateur C. L'abonné per- çoit le signal de tonalité.
Le relais FR s'excite , son circuit s'établissant par: la terre, contact de repos de ER, contact de repos de GVR, contact de travail de BR, contact de travail de AR, enroulement de FR et batterie.
Le circuit reste dans la situation décrite jusqu'à ce qu'une clé soit abaissée.
Quand une clé quelconque sera abaissée , le circuit de ligne sera momentanément ouvert (voir la figure 12b), ce qui re- lâchera le relais AR1' lequel en ouvrant ses contacts de travail ouvre son propre circuit de blocage et relâche en mime temps AR (figure 11.) Le rétablissement des contacts de repos de AR produit, entr'autres effets ;la mise du relais NR entre la batterie et le fil "a" à travers les contacts de repos de DR,AR, ER,CR. Le fil "b" se trouve à la terre à travers les contacts de repos de AR et de OR. étai t/
Si la clé abaissée/l'une de celles qui portent les numé- ros 1 à 5, le redresseur S se trouve connecté dans le circuit d'abonné de la façon représentée par la figure 12c.
Aucun courant ne passe dans l'électro de relâchement RM et la valeur du courant qui traversera en série l'enroulement à faible résistance NR et la résistance (R1 à R4) correspondant à la clé abaissée ne sera pas suffisante pour exciter NR.
Si la clé abaissée portait un des numéros 6 à 0, la con- nexion du redresseur S serait inversée (figure 12c) et, dans ce cas, un courant suffisant traverserait l'enroulement à faible ré- sistance de NR en série avec le redresseur et l'électro de relâche- ment . NR fonctionne, coupe rapidement son contact de repos et in- troduit dans le circuit une résistance additionnelle RN de l'ordre
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de 2.000 ohms, suffisante pour que le relais de relâchement RN ne puisse pas opérer. L'électro NR est à deux enroulements, l'un de résistance faible et l'autre de résistance élevée, ce dernier étant normalement court-circuité.
Le premier enroulement permet au relais NR d'être réglé pour fonctionner sur une boucle maximum, de 800 ohms, soit la résistance maximum admise pour la ligne d'abonné (600 ohms) plus les résistances du redresseur et de l'électro de relâchement RM. Le relais NR ne peut donc pas opérer, même avec la plus faible des résistances introduites par les clés de numérotage puisque celle- ci, R4, est de 1. 600 ohms d'après le tableau annexé à la figure 2.
Quand NR ferme son contact de travail, il excite CR (figure 11), lequel inverse les connexions de ligne, de sorte que le courant cessera de traverser RM. Grâce à cette inversion des con- nexions du redresseur, il est possible de réduire de dix à cinq le nombre des impulsions sélectives subséquentes à l'abaissement des clés et, ainsi, de diminuer de moitié le nombre des potentiels qui sont nécessaires au fonctionnement du circuit des tubes. Les clés portant les numéros 1 à 5 développent les mêmes potentiels que celle: qui portent les numéros 6 à 0 (voir le tableau annexé à la figure 2).
Quand AR ouvre son contact avant, il ouvre le circuit du relais retardé de relâchement FR dont le rôle est, avant de relâcher de laisser le temps à NR pour actionner CR, si tant est que CR doive être actionné. Après un courtintervalle de temps, FR ferme son contact de repos et excite DR dont le circuit est le suivant ; la terre, repos de GVR, travail de BR, repos de AR, repos de FR,, en- roulement DR et batterie.
Supposons maintenant que la clé abaissée soit la clé numéro 1. Quand la clé 1 est abaissée, AR1 retombe et relâche AR, lequel connecte le relais NR au fil "a", la terre au fil "b" et re- lâche FR. Quand FR a retrouvé son contact de repos, DR s'excite et déconnecte NR à la place duquel la grille du triode V2 sera reliée au fil "a", lequel est également relié à la batterie par un des con- tacts de travail de RBR.
Le circuit de ligne, tel qu'il existe à ce moment , est re-
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,présenté schématiquement par la figure 12d.
DR actionne DTR, qui, en fonctionnant, déconnecte le trans formateur de tonalité.
La clé 1 introduit dans le circuit de ligne la résistance R1' dont la valeur est telle que c'est le potentiel Pl qui apparait sur la grille du triode V2' valeur que l'on a arbitrairement fixée à 29 volts. Comme la grille du triode V1 est normalement portée à ce même potentiel par le contact de repos de CR1, la valve à gaz CV (figure 11) s'allumera instantanément et excitera GVR qui ouvrira son contact de repos et, par suite, le circuit de CR1 avant que celui-ci ait eu le temps de fonctionner et d'exciter OR 2*
Si l'on avait abaissé la clé numéro 3 au lieu 'de la clé numéro 1, GV se serait allumé seulement quand OR 2 auraitfonctionné et appliqué le potentiel P3 à la grille du triode V1 à travers le contact de repos de OR 3
On va voir maintenant comment le chiffre numéroté va être enregistré.
Supposons toujours qu'il s'agisse du chiffre 1.
Quand GVR établit son contact de travail, TR1 (figure lla) se trouve excité, ainsi que CR6, à travers les contacts de repos de CR5. Aussitôt que TR1 aura établi ses contacts de travail, le relais XR1 fonctionnera( par un circuit empruntant la terre, le contact de repos de CR1 et le contact de travail de TR1) et placera le potentiel PN1 sur la broche 1 du banc C, à travers les contacts de repos de XR2 .XR3. XR4.
Le tableau des relais excités est le sui- vant pour les différents chiffres numérotés :
EMI15.1
<tb> Chiffre <SEP> numéroté <SEP> Relais <SEP> excités
<tb> XR <SEP> on <SEP> -1 <SEP>
<tb>
<tb> 1 <SEP> 1 <SEP> aucun
<tb>
<tb> 2 <SEP> 2 <SEP> 1 <SEP>
<tb>
<tb> 3 <SEP> 3 <SEP> 2
<tb>
<tb> 4 <SEP> 4 <SEP> 3
<tb>
<tb> 5 <SEP> @ <SEP> 1 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> 4
<tb>
<tb> 6 <SEP> 1 <SEP> + <SEP> 2 <SEP> aucun
<tb>
<tb> 7 <SEP> 2 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP>
<tb>
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EMI16.1
<tb> Chiffre <SEP> numéroté <SEP> Relais <SEP> excités
<tb>
<tb>
<tb> XR <SEP> CR <SEP> 1/4
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 8 <SEP> 3 <SEP> + <SEP> 4 <SEP> 2
<tb>
<tb>
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<tb>
<tb>
<tb> 9 <SEP> 4 <SEP> + <SEP> 1 <SEP> 3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 0 <SEP> 1+2 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> 4
<tb>
Pour prévenir tout
fonctionnement intempestif des triodes par les courants musicaux ou autres, on a prévu un filtre F visible sur la figure 11.
La clé engagée peut maintenant être libérée.
GVR excite GSR. Un circuit de faible résistance est établi par : la terre, travail de GSR, repos de FR, repos de CR, repos de PAR, fil "a", relais de relâchement RM du poste d'abonné, redres- seur S, fil "b", repos de RAR, repos de CR, travail de GSR, enroule- ment deAR1 et batterie. Le courant qui circule dans le circuit de faible résistance et d'une intensité suffisante pour exciter l'électro de relâchement RM du poste d'abonné, et celui-ci libère la clé qui était engagée. R1 rest excité et bloque AR. CSR retire la batterie de NR, de telle sorte que NR n'estplus excitélorsque CSR met le fil "a" à la terre, tandis qu'il retire la terre du fil "b". Ceci se passe de telle sorte que R1 ne vibre pas conne dans le cas d'un relâchement prématuré.
Quand GSR relâche , il supprime le shunt de la résistance R1 et cette résistance est introduite dans le circuit de maintien de R1. La ligne se trouve alors rétablis dans la position d'.attente représentée par la figure 12c et elle reste dans cette position, jusqu'à ce qu'une autre clé de numérotage soit abaissée.
L'enregistreur se prépare de lui-même à recevoir le se- cond chiffre qui va être numéroté.
GSR ouvre le circuit de la batterie à haute tension. La valve GV est désionisée et relâche GVR. Lorsque GVR rompt son con- tact de travail, CR6 se trouve en série avec GSR ; il fonctionne et actionne CR5qui est alors en série avec lui, les deux relais CR5 et CR6 étant bloqués.
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Le fonctionnement de CR5 tranfére le contact de travail de GVR au contact de repos de CR7, lequel est connecté à l'enroule- ment de TR2 (voir figure lla).
Parallèlement à ce qui précède, TR1 relâche lorsque
GVR a ouvert son contact de travail. Le relais XR1 reste cependant excité (on rappelle ici que le chiffre numéroté était le chiffre 1) car il se bloque par son contact de travail et l'enroulement de
XHR1. XHR1 est une terre sur la broche 1 du banc B du commutateur de contrôle de sortie de l'enregistreur PO.
La première sélection peut maintenant être effectuée:
Quand XHR1a mis une terre sur le banc B, le relais AR du sélecteur engagé fonctionne et ce sélecteur part à la recherche des jonctions ayant le potentiel PN1 sur le fil de test. Quand 'une jonction libre sera trouvée, le relais GSR1 de la figure 11a sera excité, et excitera à son tour PO. GSR1 met la batterie, à travers la résistance R, sur le balai X, broche 1, shuntant ainsi XR1 qui relâche. Le relâchement de XRl entraine celui de XHR1 et libère le premier groupe de relais XR qui seront prêts à recevoir d'autres chiffres. Mais], comme il a été dit, le second chiffre numéro.té arrive sur le second groupe de relais XR, puisque c'est maintenant TR2 qui est relié au contact de travail de GVR.
Supposons que le second chiffre numéroté (le premier ayant) été le chiffre 1) soit maintenant le chiffre 5.
On sait, par le diagramme des potentiels (figure 2) que la clé 5 n'introduit aucune résistance dans le circuit de ligie.
Le relais compteur CR1 fonctionnera, son circuit s'établissant comme suit : terre, repos de FR et de GVR, travail de BR, repos de AR, repos de FR, travail de DR, enroulement CR1 et batterie. CR1 connecte CR2 et CR2 opère . CR2 connecte OR3 qui opère et connecte à son tour CR4. Le circuit des 'tubes électroniques ne fonctionne pas, mais, lorsque CR4 ferme son contact de travail, la terre est reportée par un contact de travail de CR5 et un contact de repos de
EMI17.1
CR7- jusqu'à Te (figure lia) qui sera excité.
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XR1 et XR3 ( voir le tableau des relais excités pour cha- que/chiffre numéroté) fonctionnent et se bloquent .
CR4 actionne aussi CSR, lequel rétablit R1; lequel à son tour, comme on l'a vu plus haut, se bloque sur la ligne ,tandis que la clé est relâchée.
Quand AR fonctionnera, FR se trouve excité , ce qui pro- duit le relâchement de DR et des relais compteurs et, également , celui de TR2.
Un autre relais excité par CR4 avait été le relais CR8 qui, en fonctionnant, ferme son contact de travail en série sur
CR7 dont le rôle est de transférer le contact de travail de GVR de tR2 à tR3. Quand TR2 est relâché, XHR2 fonctionne et met une terre sur la broche 2 du banc B de PO , ce qui permet à la seconde sélec- tion de se faire de la façon usuelle pour le chiffre qui avait été numéroté ,(le chiffre 5).
Supposons maintenant que le troisième chiffre numéroté soit le chiffre 6.
Le potentiel placé sur la grille de V2 par la clé 6 est le même que felui qui peut y placer la clé numéro 1 mais, à cause de l'inversion du redresseur, comme on l'a déjà expliqué, le relais NR est actionné momentanément et excite CR qui se bloque, inversant ainsi le raccordement de la ligne au bureau central, comme on le voit sur la figure 12f.
Lorsque TR3 fonctionne, les relais XR1 et XR2 seront ex- cités, conformément à la correspondance exigée par le chiffre 6 (voir le tableau donné plus haut).
Quand XHR3 fonctionne, les relais compteurs CR5à CR8 seront relâchés et une terre sera appliquée sur la broche 3 du banc B de PO.
On suppose enfin que le quatrième chiffre numéroté était le chiffre 0.
Dans ce cas, NR excite bien GR, mais aucun potentiel spé- cial n'est placé sur la ligne, $exactement comme dans le cas déjà examinà du chiffre 5. Cependant, l e r elais compteur CR4 fonctionne,
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-ce qui entraine l'excitation des relais XR1. XR2. XR3 du premier groupe de relais compteurs en supposant ,bien entendu, que la sélection commandée par le premier.chiffre est déjà achevée. (La combinaison XR1 + XR2 + XR3 est, en effet, celle qui correspond au chiffre 0).
Imaginons maintenant',. à ce stade de la mise en communica- tion, que la sélection correspondant au second chiffre numéroté ne soit pas encore achevée. Alors, les rela.is XHR1. XHR2. XHR3. seront tous les trois excités et, par leurs contacts de travail en série, ils ferment un circuit passant par un contact de travail de R1R1 et par l'enroulement de ER.
Ce circuit est un circuit de blocage du clavier ,car ER ouvre le circuit de ligne, excite GSR et retire la terre de l'armature de GVR, ce qui relâche DR. Le circuit restera dans cette situation jusqu'à ce que la sélection correspondant au second chiffre numéroté ait été achevée , après quoi le circuit considéré sera ouvert à l'un des contacts de travail de XHR2. ce qui fera retomber ER et provoquera à nouveau la fermeture du circuit de ligne par GSR.
Le cinquième chiffre peut maintenant être numéroté. L'appel tombera sur le second groupe de relais compteurs, après quoi le circuit de blocage sera de nouveau établi, s'il y a lieu, c'est à dire si la sélection correspondant au troisième chiffre numéroté n'était pas encore achevée.
De cette façon, une clé est maintenue enfoncée jusqu'à ce qu'il existe un groupe libre de relais compteurs XR pour recevoir et enregistrer les impulsions.
On remarquera que le banc du commutateur de contrôle de sortie de la sélection PO est garni de 12 broches, lesquelles sont multipliées en quatre groupes de trois pour correspondre aux trois groupes de relais compteurs XR. En d'autres termes , PO peut convenin pour cette numérotation à douze chiffres, si l'on se sert quatre fois de chacun des groupes de relais XR.
On comprendra aisément que le nombre de groupes de relais XR peut être , à volonté, augmenté ou diminué. S'il n'y avait qu'un
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seul groupe de ces relais , le commutateur de contrôle de sortie PO ne serait pas nécessaire puisque les trois fils qui vont aux bancs de broches X. B. C. pourraient alors être reliés en permanen- ce aux circuits passant par les balais.
Si l'on avait installé six groupes de relais XR, le multiplaige sur lesbancs de PO serait changé en deux groupes de six au lieu de quatre groupes de trois.
Si un groupe de relais XR était prévu pour chacun des chiffres de numérotation dans un réseau à sept chiffres, on ne constituerait aucun multipliage sur les bancs du commutateur PO.
La facilité de modifier, à volonté, des arrangements pour s'adapter à l'enregistrement d'un nombre quelconque de chiffres témoigne de la flexibilité générale du système proposé.
On examinera maintenant le cas des appels sortants d'un P.A.B.X. équipé avec le clavier qui fait l'objet de l'invention.
Les appels locaux de ce P.A.B.X. sont traités très rapidement ,mais dans le cas des appels sortants, les potentiels PN sélectionnés par les relais enregistreurs XR doivent être portés sur le banc d'un commutateur spécial PT de commande des impulsions sortantes du P.A.B.X.
Le caractère des impulsions sortantes du P.A.B.X. ainsi que leur vitesse devront être conformes aux exigences spéciales du bureau central vers lequel doit aller l'appel. Aussitôt que le commutateur spécial de commande PT aura terminé la sélection, GSR1 sera actionné, relâchera les relais compteurs XR et la clé de numérotage sera aussi relâchée. On voit que le temps employé pour ces diverses opérations va dépendre ,ici, des caractéristiques spéciales du bureau vers lequel était dirigé l'appel.
En ce qui concerne le relâchement , régulier ou prématuré, la méthode ne comporte aucune innovation spéciale. Cependant, si l'abonné raccroche avant que la sélection soit complètement terminée la sélection déjà commandée sera relâchée lorsque R1 sera désexcité par l'ouverture du. circuit de ligne. AR1 relache AR, ce qui excite
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DR de la façon normale, ainsi que le groupe des relais compteurs CR1 à . Quand CR4 sera excité, GSR fonctionnera, mais, comme le circuit de ligne est ouvett, AR1 ne se réexcitera pas, ni par con- séquent AR. Dans ces conditions, le relais R1R dont le circuit se trouve interrompu par AR, ouvrira ses contacts de travail et la connexion sera relâchée.
On donnera maintenant les indications suivantes sur la valeur de la vitesse possible de manipulation sur le clavier numéro- teur, dans un P.A.B.X. agencé selon le système universel.
Cette vitesse maxime s'évalue comme suit, dans l'hypo- thèse du P.A.B.X. à trois numéros et dont le clavier possède trois groupes de relais enregistreurs:
Temps évalués en millisecondes
Chiffres numérotés
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<tb> Libération <SEP> de <SEP> la <SEP> clé <SEP> 50 <SEP> 50
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Total .... 156 188 nombre de clés que l'on peut actionner par seconde :
6,5 5,3 moyenne, environ:' 6 Remarque: le chiffre de 50 millisecondes admis plus haut pour le temps matériel pris par l'abaissement de la clé correspond à une clé de 9,5 mm. de longueur.
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En théorie, au moins, les trois clés peuvent être succes- sivement abaissées dans un tanps d'une demi-seconde, ce qui est beaucoup plus rapide que la vitesse de travail possible des sélec- teurs. Pendant les heures de trafic normal, un appel pour le numéro
555 serait liquidé en 1,5 seconde environ, dans un P.A.B.X. à cla- vier, après l'enfoncement de la première clé, pour que les trois clés aient été abaissées rapidement l'une après l'autre . Dans la pratique courante, il n'est pas nécessaire que les numéros habituels soient frappés avec une vitesse supérieure à trois frappes à la seconde, etle temps qui s'écoulera entre la frappe de la dernière clé et le commencement de la sonnerie d'appel sera à peine apnré- ciable dans le service local du P.A.B.X.
Examinons maintenant le cas d'un appel d'abonné à abonné, l'appel émanant d'un P.A.B.X. , et étant destiné à un abonné exté- rieur :
Dans les conditions normales du trafic , l'abonné appe- lantaura saisi une jonction sortant du P.A.B.X. presque instantané- ment après que la clé de réseau aura été abaissée et, si le P.A.B.X. est équipé avec trois groupes de relais enregistreurs, les trois premiers chiffres du numéro de l'abonné demandé peuvent être rapide- ment numérotés. Dans les grandes agglomérations , telles que New-
York, ces trois premiers chiffres sont généralement ceux de l'indi- catif du bureau destinataire.
La vitesse de libération des trois clés engagées dépendra de la vitesse avec laquelle le bureau desti- nataire sera capable d'absorber les impulsions.
Quand on numérote vers un bureau Strowger ordinaire, sans dispositif d'enregistrement,il faut toujours laisser du temps pour le mouvement vertical du sélecteur et pour la course horizontale subséquente et, comme le système Strowger ordinaire ne permetpas de signaler à l'envoyeur si la recherche a été longue ou courte,on doit toujours prévoir le cas de la recherche la plus longue. Ainsi, pour un tel bureau Strowger, on ne peut pas travailler à plus d'un chiffre par 1,25 seconde.
Ceci signifie que, puisque trois chiffres sont préparés immédiatement sur le clavier du P.A.B.X. la dernière
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clé pourra n'être abaissée que quatre ou cinq secondes avant que la sonnerie commence ou que le signal d'occupation soit envoyé.
Un tel délai est assez sérieux, mais il n'y a aucune objection possible. Dans la pratique, les abonnés seront amenés à frapper les numéros à une moindre vitesse quand ils se rehdront compte que la sélection ne peut pas suitre la vitesse voulue.
Quand on numérotera vers des bureaux à enregistreurs capables de faire l'enregistrement pour des récepteurs rapides, on pourra numéroter à 0,75 seconde par chiffre et le temps moyen que l'on aura ) attendre la sonnerie ou le signal d'occupation après avoiB abaissé la dernière clé ne dépassera pas environ trois secondes, en supposant que chaque clé a bien été abaissée aussit8t que la clé précédente se relevait :
On examinera enfin l'utilisation du clavier dans l'ex- ploitation d'un bureau central.
Quand on utilise le clavier dans un bureau central, il ne sera probablement pas nécessaire de prévoilus de trois groupes de relais enregistreurs puisque, dans le système universel, grâce à l'emploi de jonctions marquées de potentiels multiples, toutes les sélections peuvent être faites très rapidement , , l'exception de celle des "dizaines"qui doit nécessairement être étalée sur un banc entier. Le temps moyen pris pour toutes les sélections , ex- cepté celle des " dizaines", pendant les heures de trafic nornal, doit rester au-dessous de 0,5 seconde et celui de la sélection des "dizaines " au dessous de 1 seconde. Le temps total pour la sélec- tion d'un numéro à sept chiffres dans le système universel est ainsi de 4 secondes, sauf le cas de translation.
Quand une translation concernant trois chiffres est nécessaire, comme c'est le cas dans les grandes villes, il faut ajouter 1,5 seconde et porter ainsi le temps total de la sélection à 5,5 secondes.
Si l'on dispose de trois groupes de relais enregistreuss, les trois premiers boutons pourront :être abaissés très rapidement, et l'on remarquera que ces trois frappes concernent le préfixe du bureau'appelé. S'il y a effectivement une translation la-troisième
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clé sera libérée environ 1,5 seconde après avoir été abaissée. En- suite, les clés seront libérées à la vitesse moyenne de 0,5 seconde et enfin le temps d'attente après l'abaissement de la dernière clé sera environ deux secondes. Il n'y a aucune objection à faire contre ce dernier chiffre et, défalcation faite du temps passé à numéroter le délai n'est presque pas appréciabl e.
Le fait que les chiffres numérotés aient pu être enregis- trés tend, par lui-même, à accroître la rapidité de la sélection.
Dans le système d'appel direct au cadran, en effet, les impulsions pour le chiffre suivant ne peuvent même pas être préparées à l'avance et il faut attendre que le cadran soitrevenu au repos. L'abonné doit chercher le trou convenable et cela est encore souvent une cause de perte de temps, ensuite il doit armer le cadran et c'est seulement âpres qu'il l'a armé et qu'il a retiré son doigt que com- mence l'envoi des impulsions vers le bureau central. Quand il dis- pose d'un clavier et de relais enregistreurs, l'abonné peut aisément choisir les clés convenables l'une après l'autre puisqu'aucun mouve- ment n'en altèrela visibilité , tandis que dans le cas du cadran, les indications portées au fond des trous invisibles pendant que le cadran tourne.
Si l'on désirait que des préposés au service des P.B.X. des opératrices interurbaines, ou d'autres opératrices soient pourvues de moyens pour frapper rapidement sur un clavier le numéro entier, il suffirait d'ajouter aux enregistreurs effectés à ces opérations, le nombre voulu de groupes de relais enregistreurs. Dans ce cas, la vitesse de numérotation peut être aussi grande que l'on veut, mais le délai après la numérotation du dernier chiffre peut s'élever à 5 ou6 secondes. Un tel délai n'a généralement pas beau- coup d'importance pour une préposée au service d'un P.B.X. ou une opératrice interurbaine qui a d'autres occupations absorbant son activité pendant qu'elle attend la réponse de l'abonné demandé.
Les figures 3a et 3b représentent une modification du cir- cuit fondamental de commande, dans laquelle on a supprimé la triode V2. Le fil "b" de la ligne est relié à la cathode de la triode unique
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V1 à la grille de laquelle sont appliques les différents potentiels comme on l'a déjà expliqué. Les fils "a" et "b" sont inverses dans la figure 3a par rapport à la figure 2. Par ailleurs ,les deux systèmes sont identiques.