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PERFECTIONNEMENTS A LA FABRICATION DE PRODUITS, EN PARTICULIER
ABRASIFS, AGGLOMERES.
L'invention est relative à la fabrication de produits, en parti- culier abrasifs, agglomérés.
Dans la fabrication de pareils produits, pour assurer l'agglomé- ration, la quantité de liant ou d'agglomérant à employer ne peut être inférieure à un minimum qui dépend de la matière à agglomérer et du liant, et qui représente de toute façon un pourcentage notable de la dite matière.
En outre on se trouve en présence d'exigences contradictoires, d'une part d'une utilisation d'un liant ou agglomérant aussi liquide que possible pour permettre un enrobage convenable des grains de la matière à agglomérer, et d'autre part de la confection d'un mélange matière-liant aussi sec que possible afin de permettre le moulage et de conférer au produit les caractéristiques requises pour son emploi.
Si l'on cherche à satisfaire à cette dernière condition, par l'emploi d'un liant ou agglomérant très visqueux, malgré l'agitation auquel on soumet le mélange l'enrobage est irrégulier ou imparfait et peut même 8tre inexistant pour des grains internes à un groupe ou agrégat de grains. En outre, la plasticité toute relative ne per- met pas une répartition uniforme du mélange dans les moules, les pro- duits restamt irréguliers môme si l'on fait usage de pressions de moulage très élevées.
Si d'autre part on fait usage d'un liant ou agglomérant très fluide pour assurer un bon enrobage, le moulage présente des diffi- cultés en raison de l'état collant du mélange, et le produit ne pré-
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sente pas les qualités requises du fait de l'impossibilité d'un assèche- ment suffisant.
Dans la pratique actuelle on cherche à tourner ces difficultés en utilisant un liant ou agglomérant relativament fluide pour assurer l'enrobage) et en ajoutant ensuite au mélange du liant ou agglomérant sec pulvérisé pour réduire la fluidité, éviter le collage, permettre le moulage et l'obtention d'un produit suffisamment sec, pareilles ad- jonctions de liant ou d'agglomérant étant toutefois forcément locales avec ce résultat de modifier défavorablement l'homogénéité du produit.
Ces difficultés déjà grandes s'exagèrent si le liant ou agglomérant est sensible à l'action des agents atmosphériques, comme c'est le cas pour des liants ou agglomérant synthétiques qui, par ailleurs, se re- commandent en raison de certaines autres qualités, telle leur plus gran- de dureté par exemple.
Il en résulte dans ces cas des altérations du liant ou agglomérant pendant les manipulations et le traitement, altérations que l'on cher- che à réduire en limitant à un temps très court la durée du contact du liant ou agglomérant avec les agents atmosphériques, c'est à dire en mélangeant vivement et en moulant aussi rapidement que possible après mélange, opérant de surcroît par petites portions à mesure des nécessi- tés du moulage.
En outre des altérations précitées, pareils liants ou agglomérants sont sujets à des variations avec les conditions atmosphériques.
C'est ainsi notamment que suivant les conditions atmosphériques du moment, on doit employer, lors du mélange, plus ou moins de liant ou agglomérant fluide par rapport au liant ou agglomérant sec. La réaction des conditions atmosphériques étant d'une 'part mal connue et d'autre part imparfaitement ressentie même par un opérateur expérimenté, il en résulte que c'est empiriquement et presque au jugé que l'opérateur doit déterminer les proportions de liant ou agglomérant fluide et de liant ou agglomérant sec.
or suivant que le mélange est plus ou moins sec, les mêmes conditions de moulage, notamment une même pression et un même temps d'application de cette pression, donnent dep produits finis très diffé- rente, et l'on est alors amené à introduire au moulage, des corrections dans les facteurs, tels la pression et la durée, de l'opération, correc- tions qui sont largement dépendantes de Inexpérience de l'opérateur, et
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par suite aussi largement arbitraires, du fait notamment qu'il faut opérer rapidement.
Le liant ou agglomérant subissant des altérations et variations pendant son mélange, son moulage et même après, notamment par contact avec les agents atmosphériques, et ceux dont l'aotion est défavorable, ainsi que les modalités de leurs actions, étant mal connus, même des spécialistes, il en résulte, même dans les meilleures conditions opé- ratoires, des irrégularités inévitables, qui peuvent être importantes, dans les produits.
L'invention remédie à ces inconvénients.
Conformément à une caractéristique de l'invention, on incorpore à la matière en grains à agglomérer, la quantité de liant ou agglomé- rant nécessaire, par application de ce liant ou agglomérant dans un état fluide propre à assurer l'enrobage effectif des grains d'une matière uniforme, en couches successives dont chacune est formée après séchage, en principe complet ou à peu près,' de la couche précédente.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, si le liant ou agglomérant employé est susceptible d'altérations ou de va- riations, aux couches successivement appliquées de ce liant ou agglo- mérant on superpose au moins une couche, ou bien on superpose et on intercale des couches, notamment appliquées à l'état fluide et sé- ohées, de substances de protection non sujettes à des variations ou altérations, et qui peuvent elles-mêmes constituer un liant ou agglo- mérant.
Suivant une variante d'exécution, au lieu de superposer, ou de superposer et d'intercaler des couches de substances de protection, on incorpore ces substances au liant ou agglomérant susceptible d'al- térations ou de variations, et on applique sur les grains de la matiè- re à agglomérer des couches successives dont chacune est formée par ledit liant ou agglomérant et les dites substances.
De préférence, la fluidité du liant ou agglomérant, et des subs- tances de protection, ou de leurs mélanges, est obtenue par des ma- tières suffisamment volatiles pour' limiter à un temps relativement court la durée des séchages des couches successives.
De préférence aussi, l'enrobage des grains de la matière à agglo- mérer par le liant ou agglomérant, et le cas échéant les substances
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de protection ou leurs mélanges avec le liant ou agglomérant, à l'état fluide, est effectué simultanément à une vigoureuse agitation. un. obtient ainsi des grains séparés, uniformément enrobés de la quantité nécessaire de liant ou agglomérant, qui se présentent à l'état sec, non collant, et qui peuvent être conservés, pratiquement pour une durée de temps indéfinie, sans altérations ni variations, et utilisés à mesure des besoins pour les moulages en procurant des produits par- faitement réguliers, répondant aux exigences.
Pour réaliser l'invention, on pourra, par exemple, procéder comme suits La matière en grains à agglomérer, de l'abrasif par exemple, est placée dans un appareil chauffé muni d'agitateurs.
Les agitateurs étant en fonctionnement, on introduit une quantité déterminée de liant ou agglomérant, non susceptible d'altération ou de variation, par exemple de la gomme laque, amené à l'état bien fluide à l'aide d'un dissolvant volatil approprié. Intensément remué avec la ma- tière à agglomérer, le liant ou agglomérant fluide se répartit unifor- mément sur tous les grains qu'il enrobe uniformément tandis que le tra- vail des agitateurs empêche les grains de coller les uns aux autres et de former des agrégats.
Le chauffage intervenant pour activer l'éva- poration du dissolvant volatil, sèche; les grains, qui en fin de sécha- ge, sont recouverts d'une couche mince de liant ou d'agglomérant solide les empêchant, en cas d'arrêt, de coller les uns aux autres et de s'a- gréger entre eux.
Une nouvelle distribution de liant ou d'agglomérant fluide procure un nouveau recouvrement des grains par une nouvelle couche, qui est sé- chée et se solidifie comme précédemment, l'opération se poursuivant avec alternance d'enrobages et de séchages, jusqu'à incorporation à la matière à agglomérer de la quantité totale de liant ou agglomérant né- cessaire.
On retire alors de l'appareil des grains secs, qui peuvent être conservés indéfiniment, et utilisés suivant les besoins du moulage.
Si au lieu d'un liant ou agglomérant non susceptible d'altération ou de variation, celui employé est sensible à l'action des agents atmos- phériques, et notamment constitué par une résine synthétique, comme de la bakélite par exemple, on procéderait de l'une ou l'autre des manières ci- après.
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Tenant compte que l'évaporation du solvant, surtout s'il est abon- dant, empêche pendant qu'il s'évapore le contact des agents extérieurs avec le liant ou agglomérant, et donc l'action nuisible de ces agents, on opérera comme indiqué précédemment en réglant judicieusement les pha- ses d'enrobage et de séchage pour que les agents extérieurs n'aient pra- tiquement pas de temps d'action sur les couches solidifiées de liant ou agglomérant, mais une fois la quantité du dit liant ou agglomérant alté- rable incorporée, on enrobera les grains d'une ou plusieurs couchas sé- ohées et solidifiées de substances protectrices, inaltérables par les agents atmosphériques, en utilisant de préférence des substances de ce genre qui constituent elles-mêmes un liant ou agglomérant, telle la gom- me laque par exemple.
En pareil cas, il sera naturellement tenu compte de la quantité employée de pareil liant ou agglomérant dans le calcul de la quantité totale de liant ou agglomérant à incorporer.
On obtient ainsi, de même que précédemment, des grains secs, qui peuvent âtre conservés sans craindre d'altération.
Si la cadence des phases d'enrobement et de séchage ne laissant aucun temps d'action aux agents extérieurs ne pouvait être observée pour l'une ou l'autre raison, une ou plusieurs fois pendant la formation des couches de liant ou agglomérant altérable, et le cas échéant après la formation de chacune de ces couches, on enroberait les grains de la ma- tière à agglomérer d'une couche de substances protectrices, par exemple de la gomme laque, la quantité employée de pareil liant ou agglomérant intervenant naturellement dans la détermination de la quantité totale de liant ou agglomérant à incorporer.
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Alternativement on pourrait mélanger au liant ou agglomérant suscep- tible d'être influencé par les agents 'atmosphériques des substances de protection, de préférence également liantes ou agglomérantes, dans la mesure nécessaire à empêcher l'altération sensible du premier liant ou agglomérant nommé.
On procède alors comme dans le cas décrit plus haut où le liant ou agglomérant est insensible aux agents atmosphériques, bien que l'on puisse également intercaler, dans les couches successives, des couches et notamment former la dernière couche d'enrobage uniquement à l'aide d'un liant ou agglomérant non susceptible d'altération.
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on obtient encore des grains secs, inaltérables, qui peuvent être conservés indéfiniment.
A partir de tels grains, les moulages pourront s'effectuer par les méthodes habituelles, mais, -- le produit de départ étant constant, ré- gulier, et ne subissant plus d'altérations ou variations --, sans ren- contrer de difficulté dans la répartition dans les moules de la matière à agglomérer et sans qu'il soit nécessaire d'introduire des corrections dans les facteurs - notamment pression et temps d'application - comme dans les processus actuellement usités, en obtenant des produits homo- gènes, réguliers, répondant aux exigences.
Comme il va de soi, et comme on l'a déjà laissé entendre, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux détails des proces- sus, et aux substances nommées, mais qu' elle englobe les modifications, les variantes et les équivalents.
REVENDICATIONS.
-------------------------------- l. Perfectionnements à la fabrication de produits, en particulier ' abrasifs, agglomérés, qui consistent, pour incorporer à la matière en
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! grains à agglomérer, la quantité de liant ou agglomérant nécessa,ire, à RESUMG appliquer ce liant ou agglomérant dans un état fluide propre à assu- rer l'enrobage effectif des grains d'une manière uniforme, en couches successives dont chacune est formée après séchage, en principe complet ou à peu près, de la couche précédente.