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Procédé de montage pour la fabrication, des chaussures.
La présente invention concerne un nouveau procédé de montage pour la fabrication des chaussures, en particulier pour @e montage de la pointe sur des machines dites monteuses de poin- te et dans lesquelles le montage provisoire est effectué en une seule opération après la tension, l'étirage, la mise en forme et le lissage du bord de l 'empeigne jusqu'au montage définitif.
Dans la fabrication mécanique des chaussures le montage provisoire- de l'empeigne sur la première de montage d'une chaussu- re était presque toujours effectué Jusqu'ici de la façon suivante:
On étirait d'abord l'empeigne dans une étireuse parti- culière dans la partie antérieure (c'est-à-dire entre la pointe et le cou-de-pied), c'est-à-dire qu'on la tendait sur la forme au moyen d'un système de pinces tendeuses, et on l'assujettissait dans sa position, ainsi tendue, au moyen de .quelques dispositifs de fixation, sur la pointe et sur les côtés, après quoi la pièce ainsi préparée était remise à l'ouvrier chargé du montage des côtés pro- prement dit, qui montait l'empeigne provisoirement, pièce par piè-
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ce, sur le côté jusque au cou-de-pied,
au moyen d'une machine qui enfonçait les différents organes de fixation l'un après l'autre, la chaussure étant guidée à la main. Un ouvrier exercé charge du montage des pointes effectuait de la même faon e montage de la pointe, travail qui exige un tour de main particulier.
Ce n'est qu'alors que le talon de la chaussure était monté définitivement, ce qui se fait déjà généralement, aujourd'huli, sur des monteuses de talon fonctionnant de la faqon suivante': '
Le talon de la chaussure est enserré dans un conforma- teur de talon, le bord de l'empeigne est repoussé sur le talon, par des repousseurs, par dessus le bord de la forme et appliqué sur la première- de montage par dessus le bout de la chaussure, position dans laquelle un dispositif de clouage fixe ensuite pro- visorirement,le bord de l'empeigne sur la première de montage, par dessus le chapeau du talon, à travers des ouvertures prati- quées dans les repousseurs.
En soi, c'est le montage, notamment le montage de la pointe et des côtés, qui constitue le travail le plus impor- tant dans la fabrication des chaussures, parce que c'est de-ce travail que dépendent la qualité et le bel aspect de toute la chaussure. bailleurs, à l'exception du montage du talon, le travail de montage effectué de la faon indiquée plus haut est aussi l'un des travaux les'plus pénioles dans la fabrication . mécanique des chaussures, parce que l'ouvrier monteur, aussi bien celui qui monte la pointe que celui qui monte les côtés et le cou-de-pied, est obligé de supporter avec les mains, dans une journée de travail, plusieurs milliers de coups des dispo- sitifs de clouage.
Au bout de quelque temps ces coups nuisent tellement à la sensibilité.de l'ouvrier que celui-ci perd tou- te sensibilité dans les mains et qu'il n'est plus capable, au bout de relativement peu de temps, d'effectuer convenablement
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les travaux en question.
Le désir de supprimer ce surmenage toutes les fois que cela est possible a conduit, après que le problème que ' constituent les monteuses de talon mentionnées plus naut a été résolu, à la construction de types de machines à monter la poin-
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. te qi font subir l'empeigne étirée et convenablement prépa- rée un traitement semblable à celui des monteuses de talon,
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ctest-à-dire un traitement comprenant l'enserrage de la pointe au,moyen d'un conf9rIlateur élastique, le repoussage du 'bord de 1 eopéigne par dessus le oord de la forme et so.a.l?lioa- tion sur la première de montage, etfinalement son montage dé- finitif au moyen alun dispositif de clouage à travers les ou-
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verdures pratiquées dans les repouss'eurs.
Toutefois, le trous- sage du bord de l'empeigne par dessus les bords de la forme ne peut être effectué par les repouseeurs que dans la partie sy±ê- trique de la pointe de la chaussure, o'est-a-dire de la pointe jusque très prés en arrière du bout de la chaussure, de sorte que de cette manière le montage définitif ne peut pas être con-
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tinué.' Le montage définitif des côtés et du cou-de-pied doit alors être fait à la main, comme précédemment, sur une machine à monter les côtés.
L'emploi d'une machine monter la pointe, machine qui exige une empeigne préalablement étirée, supprime bien dé-
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à une partie essentiel7.fidutxavail fatigant et permet c'obtenir un produit de qualité satisfaisante, mais il ne permet ni de simplifier la fabrication ni d'augmenter la production.
Pour simplifier la fabrication et augmenter sen-
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si'blement la production, on a proposé récemment des machines permettant; en une seule opération, de tendre et d'étirer l'em- peigne sur la pointe elle-même, d'en rabattre les bords par dessus le bord de la forme, de les appliquer à plat et finale-
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ment d'effectuer le montage définitif, c'est-a-dire de faire à la fois le travail de l'étireuse et de la machine à monter la pointe. Au cours du reste de la description qui 'va suivre, ces machines seront appelées brièvement monteuses de pointe à repli.
L'emploi de ces monteuses de pointe permettrait donc de suppri- mer l'étireuse qui fait partie du matériel de fabrication, et . un seul ouvrier pourrait maintenant faire un travail qui, au- trefois, exigeait deux ouvriers. Toutefois, parmi les monteuses de pointe à repli qui ont été proposées jusqu'ici, il nten exis- te au@une qui soit capable de donner des produits de qualité telle qu'une pareille machine puisse donner de 'bons résultats en ser- vice. C'est pourquoi, sans doute, on ne trouve encore aucune monteuse de pointe à repli dans lesfabriques de chaussures les plus modernes.
Les monteuses de pointe à repli connues jusqutici possèdent le même système de pinces étireuses que les étireuses connues, ainsi que la même forme de pointe, les mêmes repous- seurs lisseurs de pointe et un dispositif de clouage sembla- ble à celui des monteuses de pointe connues fonctionnant sur la principe des monteuses de talon, c'est-à-dire avec une em- .peigne préalablement étirée.
Le fonctionnement des machines connues servant de monteuses de pointe à repli est essentiel- lement le suivante L'empeigne est introduite dans les pinces tondeuses comme dans les étireuses,ces pinces tendant alors l'empeigne et 11 étirant automatiquement, l'ouvrier ayant la possibilité de corriger la position de l'empeigne dans les pinces.
Pour assurer une bonne tension et un bon étirage'.,de 1'empeigne sur le bord de la forme, les pinces tendeuses sont réparties, comme dans les tireuses, sur toute la moitié an- térieure du pourtour de la chaussure, c'est-à-dire de la pointe jusqu'au cou -de-pied, et elles sont généralement .
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constituées par une pince de pointe unique, par une paire de ..'pinces de côté agissant à l'endroit qui se trouve au-dessus du bout de la chaussure, et par une paire de pinces de trac- tion pour la partie large, ces pinces agissant à lendroit où les côtés de la chaussure font place au cou-de-pied.
L'empéigne ainsi tendue et étirée sur toute la moitié anté- rieure de la chaussure, c'est-à-dire de la pointe jusqutau cou-de-pieà, est ensuite enserrée dans un conformateur de pointe élastique n'agissant, comme dans les monteuses de poin- te fonctionnant comme les Monteuses de talon, que dans la ' partie symétrique de la pointe de la chaussure,c'est-à-dire de la pointe jusque très près en arrière du bout de la chaus- sure.
Seule cette empeigne enserrée par le conformateur de pointe et tendue est ensuite libérée par les pinces et le bord saillant de l'empeigne est saisi par des repousseurs qui le rabattent et rappliquent à plat à l'endroit du pour- tour de l'empeigne qui est saisi par le conformateur de poin- te, de façon que les dispositifs de clouage déjà mentionnés' puissent effectuer le montage provisoire proprement dit à travers des ouvertures pratiquées dans les repousseurs eux- mêmes.
Ce procédé a un inconvénient qui nuit beaucoup à la qualité du travail, et qui consiste en ce qu'avant ou après sa libération par les pinces et à l'endroit où l'effort de trac- tion est le plus grand, c'est-à-dire sur les'cotée de la'chaus- sure dans la partie large, endroit que le conformateur de poin- te n'atteint pas ou n'atteint que par ses extrémités, l'em- peigne tendue n'est pas assujettie du tout ou ne l'est qutin- suffisamment, ce qui a pour conséquence que la tension de l'em- peigne diminue à ces endroits, lorsque l'empeigne a été li- bérée par les pinces, que les repousseurs lisseurs poussent
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le bord de l'empeigne devant eux lorsqu'ils se ferment, c'est-à- dire pendant leur mouvement de la pointe vers le talon,
et que l'empeigne peut s'échapper partiellement du conformateur qui l'enserre, défaut qui se produit ordinairement aux en- droits où le conformateur se termine et où l'enserrage n'est pas aussi ferme. A ces endroits les bords de l'empeigne ne sont appliqués que dans la direction du talon, bien qu'ils dussent être dirigés réellement vers la pointe.
Le dégagement de l'em- peigne vis-à-vis des extrémités du conformateur et le fait que ses bords ne sont appliqués à plat que dans la direction du ta- lon ont alors pour conséquence qu'au cours du travail suivant l'ouvrier chargé du montage des cotés ne peut pas effectuer le montage provisoire des cotés sans qu'il es forme de vilains plis qui sont, pour tout spécialité, un signe que l'empeigne n'a pas étéconvenablement tirée, etqui, même aux yeux des profanes, n'ayant pas de connaissances spéciales, réduisent la valeur marchande de la chaussure* 0 test pourquoi l'ouvrier char-' gé du montage des côtés doit avoir soin de corriger ltaeect de la chaussure autant que possible et, à cet effet, de retirer à la main,
avant de monter lescotés, les organes de fixation qui ont déjà été enfoncés aux endroits où l'empeigne n test pas con- venablement'tendue et repliée, pour reprendre ensuite la par- tie ainsi dégagée et la tendre à nouveau convenablement, mais cette fois avec des pinces à main, pour la monter finalement sur sa machine, qui enfonce les organes de fixation individuel- lement, l'un après itautre. ces opérations de correction re- tardent beaucoup le montage des cotes et elles entrainent aussi non seulement un gaspillage d'organes de fixation, mais souvent aussi, en particulier lorsqu'il s'agit de'matières textiles ou d'autres matières de fabrication de moindre résistance, une détérioration et parfois même une destruction de l'empeigne,
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lorsque l'ouvrier retire les organes de fixation déjà.
enfoncés dans les côtés mal montés.
Or, la présente invention concerne un nouveau procédé de montage mécanique d'une empeigne sur la première de montage dans la partie antérieure d'une chaussure, en une seule opéra- tion avec la mise sous tension et l'étirage, la mise en forme et le lissage du bord de l'empeigne, à l'aide d'organes de travail de type connu tels que des pinces tendeuses et étireu- ses, plus un conformateur de pointe élastique, des repousseurs et un dispositif de clouage ou de presse à coller, et elle a notamment pour but de supprimer les inconvénients indiqués brièvement plus haut et¯se produisant avec le montage dit de pointe à repli* Suivant l'invention, on obtient ce résul- tat de la façon suivante.
on fixe (monte) d'abord l'empeigne sur les côtés, à peu près sur le bout de ia chaussure, et ce n'est qu'ensuite qu'on repousse le bord de la pointe et . qu'on termine le montage de la partie antérieure de l'empeigne, partie .qui reste encore à fixer.
Il est ainsi possible de monter la chaussure défini- tivement mécaniquement et d'une façon impeccable dans toute sa partie antérieure, c'est-à-dire de la pointe, au cou-de-pied, en une seule opération. Une caractéristique essentielle du pro- cédé qui fait l'objet de l'invention consiste encore en ce qu'a- vant Inapplication et le montage des côtés, l'empeigne est enser- rée de la pointe au cou-de-pied, dans un conformateur élastique .(les conformateurs usuels de ce genre, connus jusqu'ici, ne vont , guère que jusque très près en arrière du bout de la pointe de la chaussure) et qu'elle n'est libérée ensuite que par les parties étirées de la pointe et des cotés, tandis que les pinces de , traction de la partie large (dans la partie du cou-de-pied)
retiennent encore l'empeigne fortement pendant le montage des côtés, aussi bien-que pendant le repoussage de la pointe.
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Comme l'empeigne, suivant le nouveau procédé pro- posée est tout d'aoord montés sur les côtés de la chaussure,
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avant même que les repousseurs de pointe ne commencent à agir, on obtient ce résultat que l'empeigne est complètement main- tenue à l'endroit où sa tension est la plus gzu'idet de faQ.Gn à ne pouvoir s'échapper par hasard du c onr"<:mnate'J.r élastique et que ses bords peuvent par conséquent aussi être repliés
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d'une façon impeccable sous les repousseure, même aux extré- mités de ceux-ci.
Enfin, comme les pinces de traction de la partie large retiennent encore l'empeigne à cet endroit aussi bien pendant le montage des côtés que pendant le repoussage dé la pointe jusqu'au début du montage, l'empeigne ne peut
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pas non plus s'échapper du conformateur aux extrémités, de celle-ci, qui va jusqu'au cou-de-,aied. L'empeigne peut donc être montée défin1t1v8[18nt de la pointe jusqu'à proximité des pinces de traction de la partie large, at le montage à la main peut être restreint aux parties de peu de longueur du côu-de-pied galbé.
Suivant l'invention, il convient d'effectuer le
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repli des bords de l'empeigne pd.r dessus le bord de la pre- mière de montage et de la forme, ainsi que la .aise à plat
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du bord en vue du montage partir des endroits s où les re- pousseurs de pointe n'agissent plus, sous inaction des.dis- positifs de clouage ou de re8ses à. coller qui, p ;;1. cet effet, sont avancés individuellement à peu près perpendiculairement
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au pourtour du bord rie la chaussure, en retournant et trous- sant le bord de 11\')[1.i?eig'le..
Il convient d'adopter, pour lta vancement de ces dispositifs de clouage ou de presses à col- ler, un ordre de succession tel que l'on obtienne une mise à plat autant que possible sans pli du bord de lienipeigne après son application à plat par dessus la première de montage, sui- vant les particularités de la matière de fabrication qui est
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employée.
D'autres avantages et caractéristiques du procédé qui fait l'objet de l'invention résulteront de la description suivante d'une monteuse de pointe représentée schématiquement dans les dessins ci-jointe et faisant l'objet d'une demande de brevet parallèle et indépendante* - La Fige 1 est une vue en dessous d'une empeigne montée provisoirement dans toute sa partie antérieure suivant le procédé qui fait l'objet de l 1 invention.
- La Fig. 2 est une vue des éléments principaux des organes de travail utilisés poux 1'application du procédé et représentés dans leur position de départ avant, le commen- cement du travail.
- Les Fige, 3 à 12 sont des, vues des mêmes organes 'de travail dans différentes.positions au cours de différentes . phases de travail.
Les dispositifs auxiliaires employés pour l'appli- cation du procédé qui fait l'objet de l'invention sont consti- tués essentiellement par les memes éléments que ceux des dispo- sitifs déjà connus et utilisés pour l'application des procédés , de travail employés jusqu'ici avec des montages de pointe à re- pli, le cas échéant avec des étireuses de type connus Ce sont:
le support de chaussure 1 (Fig. 2), un appui de talon 2, un en- semble de pinces tondeuses' et étireuses soit une pihce de poin- te 3, deux pinces de côtés 4, 4' et deux pinces de traction de la partie.large 5, 5', plus un conformateur élastique à pres- .elon 6, qui peut enserrer la chaussure dans toute sa partie an- térieure, c'est-à-dire de la pointe-au cou-de-pied, des repous- seurs-lisseurs 7(visibles dans la Fige 9), qui viennent se pla- cer sous le conformateur de pointe 6 et vont de la pointe jusque très près en arrière du bout de la chaussure, un coussin de pres- Ion de points 8 et finalement un ensemble de postes de clouage
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dont cinq par exemple (désignés par 10) agissent sur la pointe de la chaussure, deux (il) sur les côtés et quatre (12) dans la partie large de la chaussure.
Ces postes de clouage la, 11, 12 possèdent des surfaces d'attaque arrondies 16 @vieibles dans la Fige 8) et des déclencheure de frappe 15, âpres le dépla- cement latéral desquels les dispositlfs de clouage sont mie en action de leur coté. On peut ajouter des maintenant qu'on peut employer aussi, au lieu des dispositifs de clouage, pour fixer le bord de l'empeigne sur la première de montage,d'autres dispositifs auxiliaires tels que des dispositifs de presses à coller et des organes auxiliaires appropriés de type connu pour humecter ou chauffer électriquement ou activer l'agglutinant en- tre les bords de l'empeigne à fixer et la première de montage.
Suivant l'invention l'opération est par exemple la suivante.
L'ouvrier prend l'empeigne, sur laquelle la coiffe de pointe et le chapeau du talon ont déjà été collée et il l'in- troduit dans la machine comme d'habitude avec la forme 14 et la première de montage 13 fixée sur cette forme (voir la Fig.8).
Avant l'introduction de la pièce dans la machine, desorganes de travail de celle-ci se trouvent dans la position représentée dans la Fige 2, c'est-à-dire que la pince de pointe 3, ainsi que les pinces tendeuses de côtés 4, 4' occupent leur position supé- rieure, tandis que les pinces de traction de la partie large 5, 5' sont ouvertes et légèrement tirées vers le bas. La forme de presse 6 et les repousseurs de pointe ? (visibles dans la Fig. 9) qui se trouvent au-dessous, ainsi que le coussin à pression 8 et aussi les postes de clouage 10, 11, 12, occupent leur position de départ à une distance suffisante de la table de pose 1, afin de ne pas gêner au moment de l'introduction de la pièce dans la machine.
L'ouvrier pose la forme avec l'empeigne bien dressée sur le sup-
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port 1 et il introduit d'abord le bord de l'empeigne dans la pince de pointe 3,'qu'il ferme, et il assure comme d'habitude, en tirant cette pince vers le bas, une Niée sous tension et retirage de l'em- peigne. Il introduit ensuite le bord de l'empeigne de la même façon, qt sur les cotés dans les pinces 4, 4'.
Pendant cette opé- ration l'ouvrier a la possibilité, aomme avec les étireuses connues/ lorsque les pords de l'empeigne sont mal saisis par les pinces, de , les retirer ett de les remettre en place convenablement et, le cas échéant, de rectifier à la main la position d'un côté ou de l'au- tre au moyen des pinces 4, 4' (voir la Fig.
3). Ensuite, lorsque l'empeigne est convenablement pincée par les pinces de pointe et les pinces de côté, on fait monter les pinces 5, 5 de la partie .'.large, pinces qui étalent abaissées jusqu'à ce moment pour ne pas gêner la liberté d'accès au poste de travail pendant l'introduction de l'empeigne. L'empeigne est alors saisis par' ces pinces 5, 5$ à l'endroit correspondant et elle est également préalablement tendue les pinces de traction de la partie large effectuant en même temps un mouvement de rotation autour de leur axe pendant leur mouvement de tension vers le bas, pour que l'empeigne sadapte bien exactement, à cet endroit, à la courbure de la forme 14....
Toute la partie antérieure de l'empeigne est finalement tendue, comme on peut le voir dans la Fig. 4. Jusqu'à ce moment l'opé- ration est la même que pour 1@ mise sous tension d'une empeigne par l'un quelconque des procédés connus jusqu'ici, par exemple au moyen,de machines dites étireuses ou au moyen de l'une quel- 'conque des monteuses de pointe à repli.
Pendant que' toutes les pinces maintiennent l'empeigne, le conformateur 6 enserrant les bords de la chaussure descend en ne venant d'abord en contact qu'avec la pointe de l'empeigne, le cous- sin de pression 8 s'appliquant de haut en bas sur la pointe. En même temps on avance l'appui de talon 2 vers la chaussure, pour
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maintenir celle-ci dans la machine malgré l'action du dispositif de mise en forme proprement dite Lesdifférents organes occupent finalement les positions indiquées dans la Fig. 5. , À ce'moment on ferme le conformateur 6 sur toute sa longueur, de façon qu'il ensene fortem nt l'empeigne sur la forme 14 de la pointe au cou-de-pied. On peut ensuite ouvrir les pinces de pointe 3, ainsi que les pinces de côtés 4, 4'et les tirer vers le vbas, comme le montre la, Fig. 6.
Toutefois les pinces de traction de la partie large restent encore dans la position de tension.
Cela fait, on peut mettre les différents postes de clouage en action, tout d'abord, suivant le procède qui fait l'objet de l'invention, les postes de clouage 11 'des 'cotés (Fige 7), dont le plan de guidage supérieur coïncide avec la surface de guidage inférieure conformateur à pression 6 et la surface inférieure de la première de montage 13. Les postes de 'clouage se meuvent vers la pièce jusqu'à ce que leur déclencheur de frappe 15 vienne buter contre le bord extérieur du conformateur à pression 6. Auparavant, toutefois, les bords arrondis 16 (Fig.
6) des postes de clouage repouseent par dessus le bord de la forme ou de la'première de montage, comme on peut le voir dans la Fig. 3, les bords de l'empeigne tendue, oords qui dépassent librement vers le bas, arrès avoir été dégagés hors des pinces 4, 4' aux points de serrage entre la forme de montage de la chaussure et la conformateur à pression 6.
Lorsque le déclan- cheur 15.est venu buter contre le conformateur 6, on met en action le dispositif de clouage proprement dit, non représen- té, des postes 11, puis des organes de fixation appropriés sont enfoncés à travers des canaux de guidage 18 ménagés dans les postes de clouage, et le bord de l'empeigne est monté dans la section 1 (Fig. 1). Cest dans cette section 1
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que la tension est la plus forte dans l'empeigne tendue.
L'opération se poursuit donc comme d'habitude, comme avec les machines dites étireuses, dans lesquelles quelques or- ganes de fixation seulement servant à fixer l'empeigne ten- due sur la forme sont enfoncés avant le montage définitif proprement dit.
Lorsque le travail est termine dans la section 1, les dispositifs de clouage latéraux 11 reviennent à leur position de départ et l'on met ensuite en action sur la poin- te de 'la chaussure (voir la Fig. 9) les repousseurs qui agissent comme des ciseaux. Ces repousseurs 7 jouent le mê- me rôle que dans toutes les monteuses de pointe, c'est-à-dire qu'ils repoussent, en se refermant, les bords de l'empeigne sur la pointe par dessus les bords de la forme et de la pre- mière de montage an appliquant les bords de l'empeigne à plat sous leur surface inférieure.
Après la fermeture des repousseurs, on dégage aussi les pinces de traction 5 de la partie large et on les tire vers le bas, pour les sortir de la zone d'action des postes de clouage 12. ,
Dès' que les bords de l'empeigne ont été appliqués Plat sous les repousseurs de pointes 7, et que les pinces " de traction de la partie large ont été abaissées, comme l'a- vaient déjà été auparavant les pinces de la pointa et des côtés, .
'on met en action tous les postes de clouage restants, c'est-à-dire les.postes de pointe 10, ainsi que les postes 12 de ia partie large, ces postes se.déplaçant sensiblement perpendiculairement au pourtour de la chaussure, comine précédemment les postes de clouage latéraux 11. Sur la pointe les bords de l'empeigne sont déjà appliqués à plat au-dessous des repousseurs 7, de sorte que les postes de clouage 12 de la pointe ne viennent plus en contact avec la matière de l'empeigne elle-même, mais qu'ils
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passent au contraire sous les repouaseura 7, jusqu'à ce que leurs décl,e,ncheurs 15 viennent buter contre les bords extérieurs de ces repousseurs ?.
Le décleazchelaent des postes de clouage a lieu dans des positions dans lesquelles les canaux de gui- dage 18 des organes de fixation sont en regard des ouvertures
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19 pratiquées dans les repouaseurs d. Les déclencneurs 15 àé^ , cle-.!1chent dans cette position et les organes de fixation sont enfoncée dans la pointe. Lorsque l'empeigne a été dégagée des pinces de traction 5 de la partie large, ses bords pendent - encore librement derrière les parties latérales déjà défini-
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tivement Montées de la section l, c'est-à-dire dans la section III ( 1 1 ) de sorte que les postes de clouage 12 de la par- 'tire large sont obligés, cola;
le précédemment les postes de cloua ge latéraux 11, ,de rabattre les bords ire 1 felilpeig..'I1.e à ces en- droits par dessus le bord ae 1d fOx:lF' et de la première de montage, avant de pouvoir effectuer le montage proprement dit, opération qui a lieu de la façon déjà décrite pour les postes de clouage latéraux Il* Les positions de travail des postes de clouage 10 et 12 respectivement de la pointe et de la partie large sont visibles dans la, Fig. 11.
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Lorsque l'empeigne a été Mfini tiv 6m8j.lt iàontée dans les sections 11 et III (Fige 1), loa postes de clouage 10 et 12 restent encore dans leur position avaazcée jusqu'à ce que le coin- foMiateur a pression 6 s'ouvre et 7tioiite au-dessus de la, chaussure avec les Iepousseurs et le coussin de pression de pointe 3t qui sont encore fermés* C'est alors seulement que le conformateur à pression 6, l'appui de talon 2 et tous les postes de clouage re- viennent leur position de départ primitive (Fig. 2). en même
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temps que les repousseurs ? 7 Alouvrent. '8nd1t que l'ouvrier prend. la chaussure pour la retirer de la machine..
Les pinces de la pointe et' des côtés, qui sont ouvertes reviennent également.a leur poei-
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tion supérieure, de sorte que tout le dispositif est prêt.; pour ,la répétition de la même opération.
Il -est évident que l'application du procédé conforme à l'invention n'est pas limitée à l'emploi du dispositif décrit 4 titre d'exemple pour l'explication de ce procédé.
D'autre' part, ce n'est pas la dispositif lui-même, mais seu- lement le procède qui est revendiqué, c'est-à-dire l'ordre de succession à respecter pour le travail de fixation mécanique de la partie antérieure d'une chaussure, ordre qui est essen- tiei pour l'application du procédé de l'invention..