<Desc/Clms Page number 1>
Lampe à ineandescence électrique et procédé de fabrication de cette lampe.
L'invention concerne une lampe à incandescence électri- que dans laquelle les fils polaires portant le filament traversent des ouvertures ménagées dans une partie de la paroi de l'ampoule, ouvertures qui sont fermées du côté extérieur par des capuchons scellés à la paroi, en particulier une lampe à incandescence pour l'utilisation dans les phares du type dit "Sealed Beam", ainsi qu'un procédé de fabrication d'une telle lampe.
Ces lampes à incandescence sont décrites par exemple dans les brevets américains Nos. 2148314 et 2148315. La partie de la paroi dans laquelle sont ménagées des ouvertures pour les fils polaires, consiste en général en une partie moulée en verre dont la face intérieure est recouverte d'une couche à réflexion spécu- laire. Dans ces lampes connues, les capuchons sont munis d'ouver- tures dans lesquelles sont scellés hermétiquement les fils polaires:
<Desc/Clms Page number 2>
Pour fabriquer ces lampes, on assemble d'abord les fils polaires, les capuchons et les supports en un ensemble que l'on fixe ensuite à la paroi de l'ampoule en scellant les capu- chons dans le verre. On applique ensuite la couche à réflexion spéculaire et on monte le filament que l'on centre par rapport à cette couche.
Cette forme de construction présente un inconvénient : lors du scellement des capuchons métalliques dans le verre, il est difficile de centrer convenablement les fils polaires, de sorte que, pendant la mise en place du filament, ils ne se dis- posent pas exactement dans la machine utilisée, ce qui provoque l'usure prématurée de cette machine.. De plus, pendant le recuit du verre, opération qui doit suivre le scellement des capuchons, les fils polaires s'oxydent. En outre, dans ces lampes connues, la couche à réflexion spéculaire s'applique après la mise en pla- ce des fils polaires, 'de sorte que ceux-ci se recouvrent de métal, Tant la couche d'oxyde que la couche métallique provoquent l'usu- re de la machine utilisée par le montage du filament.
Ces lampes connues nécessitent aussi pour les fils-supports l'emploi de cuivre de manière à leur assurer une flexibilité suffisante pour centrer le filament par rapport au réflecteur. Enfin, autre inconvénient encore de cette forme de construction :la soudure entre les fils polaires et les capuchons n'est pas toujours her- métique.
L'invention permet d'obvier à ces inconvénients.
Suivant l'invention, les dimensions intérieures des capuchons sont plus grandes que les dimensions extérieures des parties y fixées des fils polaires et ces derniers sont fixés, par exemple par soudure, dans le creux des capuchons. De ce fait, les capuchons peuvent comporter une paroi non interrompue, ^ce qui assure l'herméticité lors de la fixation de fils polaires.
La description. du dessin annexé, donné à titre d'exem-
<Desc/Clms Page number 3>
-ple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 montre partiellement en coupe et partiellement en vue, une lampe à incandescence conforme à l'invention.
La fig. 2 montré le mode de fixation des fils polaires dans les capuchons.
La lampe à incandescence consiste en une ampoule de verre dont la partie arrière concave 1 porte un réflecteur et dont la partie avant 2 sert de vitre. Dans la partie centrale de la paroi arrière sont ménagées un certain nombre d'ouvertures 3 recouvertes par des capuchons 4. Des fils polaires 5 traversent, les ouvertures 3 et sont fixés dans les creux des capuchons. Les dimensions intérieures .des capuchons sont suffisamment grandes pour que, avant leur fixation, les fils polaires puissent y bou- ger. Ceci permet d'aligner les fils polaires 5 et les filaments 6 y fixés par rapport à la face intérieure recouverte d'une cou- che à réflexion spéculaire 7 de- la partie 1 et de fixer ensuite les capuchons 4 à l'aide d'un peu de soudure 8.
Une telle lampe à incandescence, peut se fabriquer de la manière suivante.
On applique d'abord sur la face arrière de l'ampoule non encore recouverte de la couche à réflexion spéculaire, des capuchons 4 qui recouvrent les ouvertures 3; par un chauffage suivi d'un lent refroidissement, on élimine du verre les tensions mécaniques qu'y a provoqué le scellement des capuchons. On gar- nit ensuite la face interne de la partie 4 d'une couche à réfle- xion spéculaire 7, par exemple en y appliquant par vaporisation une mince couche d'aluminium.
On fixe les fils polaires 5 dans les capuchons 4. A cet effet, on dispose la partie arrière 1 de l'ampoule, le côte concave dirigé vers le haut et l'on introduit, à travers les ou-
<Desc/Clms Page number 4>
-vertures 3, dans chacun des capuchons quelques morceaux de sou- dure 9 et un décapant 10 (voir fig. 2). Comme soudure, on utilise de préférence une soudure dit dure, par exemple de l'argent; le décapant peut être du borax. La soudure et le décapant peuvent aussi être réunis en une pastille.
On introduit alors la partie 1 dans un support non re- présenté sur le dessin, tandis que les trois fils polaires 5 sont placée pinces dans une clame/au-dessus du support. A l'aide de flammes de gaz 12 ou par un chauffage à haute fréquence, on porte la sou- dure à la fusion et on introduit les fils polaires dans les ou- vertures jusqu' au moment où ils pénètrent d'environ 2 mm dans la soudure logée dans les parties rétrécies des capuchons 4. La clame 11 comporte des butées, non représentées sur le dessin, qui fixent rigoureusement sa position par rapport à la surface du ré- flecteur. Lorsque la soudure durcit, les fils polaires 5 accu- pent une position rigoureusement prédéterminée.
Ensuite les fils polaires sont pliés dans la machine utilisée pour le montage des filaments de manière qu'ils affec- tent la forme représentée sur la fig. l, et ils sont équipés de leur filament. Enfin, on scelle la partie avant de l'ampoule sur la partie arrière, on pompe l'ampoule à l'aide d'un queusot
13, on la remplit d'un gaz approprié et on la scelle.
Dans une variante de ce procédé de fabrication, la clame 11 est prévue de manière qu'elle puisse saisir un ensemble de fils polaires 5 et de filaments 6. Dans ce cas, on peut cen- trer directement le filament par rapport au réflecteur, ce qui supprime une opération; la mise en place des filaments dans une machine spéciale.