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CONDENSATEURS ELECTRIQUES.
Les condensateurs électriques du type à empilage sont souvent constitues par des lampes de mica, ou autre matériau iso- lant, alternées avec des feuilles métalliques souples, par exem- ple des feuilles d'étain, L'empilage des lames ou feuilles al- ternées est soumis'à un fort serrage. Il est bien connu que ces condensateurs présentent une tendance marquée à augmenter de ca- pacité avec le temps, ce qui est, dans un grand nombre de cas, un inconvénient très sérieux. La raison de ce phénomène a fait l'objet de beaucoup de discussions. A la suite de récentes re- cherches, l'on a donné une explication d'après laquelle l'augmen- tation de capacité serait due à ce que l'on pourrait dénommer une sorte d'agrandissement lent des feuilles de métal constituant les électrodes du condensateur.
En d'autres termes, la pression de serrage imposerait lentement à la surface des électrodes une dé- formation augmentant leur surface et, comme la capacité du oon-
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densateur dépend de la surface de ses électrodes, la capacité augmente avec la surface des électrodes.
Dans les types de condensateurs au mica argenté, on ne constate pas d'augmentation de capacité avec le temps, mais, par contre, il est établi que la suppression de la feuille mé- tallique proprement dite entraîne une certaine perte de la qua- lité du condensateur. Ce phénomène peut être dû au fait que la pellicule d'argent déposée sur la surface du mica ne présente qu'une conductibilité relativement faible parce que les méthodes de dépôt d'une telle pellicule sont imparfaites. La diminution de la conductibilité a pour conséquence une augmentation de l' angle de phase du condensateur, laquelle n'est pas toujours de grande importance pratique, mais il y a des cas où l'on a cepen- dant besoin de pouvoir compter sur la stabilité parfaite d'un condensateur et sur l'existence d'un très petit angle de phase.
Pour combiner les avantages des deux types de conden- sateurs mentionnés ci-dessus, l'invention réalise un condensateur du type à empilage (c'est-à-dire un condensateur constitué par des feuilles métalliques alternées avec des lames isolantes et serrées ensemble) dans lequel chacune des électrodes métalliques est une feuille de métal en contact avec un enduit métallique ap- pliqué sur la lame isolante qui lui est adjacente, la disposition étant, au surplus,telle que l'enduit métallique dépasse les bords de la feuille métallique. La forme des lames et feuilles consti- tuant le condensateur peut d'ailleurs être quelconque: carrée, rectangulaire, circulaire, on toute autre.
L'invention réalise donc un condensateur construit se- lon les principes de l'empilage à l'aide de lames isolantes gar- nies de métal par un procédé convenable, par exemple des lames de mica argenté, alternées avec des feuilles métalliques qui sont en contact avec les enduits métalliques des lames isolantes, de telle sorte que les'inconvénients de faible conductibilité signa-
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lés pour les enduits en dépôts métalliques n'existent plus.
En même temps, pour éviter les effets nuisibles de toute exten- sion par laminage lent des feuilles de métal et d'augmentation par ce processus de la capacité du condensateur, les enduits ou dépôts métalliques dépassent la surface des feuilles métalliques et si, dans ces conditions, ces dernières subissent un laminage extensif, elles ne pourront pas dépasser les limites de l'enduit métallique qui recouvre les lames isolantes, lesquelles définis- sent la surface des électrodes et la capacité du condensateur demeurera exactement constante.
Le procédé indiqué réalise donc un condensateur qui combine les avantages d'un condensateur à feuilles métalliques (faible angle de phase) avec ceux du condensateur à diélectrique métallisé (capacité stable).
La théorie qui a été donnée ci-dessus pour expliquer le résultat obtenu constitue seulement un essai d'interprétation et on comprendra aisément que l'invention existe indépendemment du rattachement à toute théorie modifiable ou perfectible. Les essais de stabilité qui ont été effectués sur un grand nombre de condensateurs construits d'après les caractéristiques de l'in- vention ont montré que les variations de capacité de ces conden- sateurs ne sont que de 1/6 environ de celles qu'accusent les condensateurs du type ordinaire à empilage de feuilles de mica alternées avec des feuilles métalliques. Dans plusieurs cas, le chiffre de 1/10 a même été atteint.
On se reportera maintenant aux dessins accompagnant le présent brevet et donnés seulement à titre d'exemple: la figure 1 est une représentation d'une lame de mica argenté sur laquelle a été aussi figurée une feuille de métal pour donner une idée du principe directeur de l'invention, la figure 2 et la figure 2a sont des vues de face et de profil d'une lame de mica argenté du type employé en pratique,
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la figure 3 est une vue perspective dilatée du mon- tage d'un condensateur conforme à l'invention.
Sur la figure 1, on a représenté en 1 une lame iso- lante (par exemple en mica) et en 2 son revêtement métallique (par exemple d'argent). Le chiffre 3 désigne une feuille métal- lique (par exemple d'étain). Il est visible, d'âpres cette fi- gure, que,si la surface de la feuille 3 venait à s'agrandir jusqu'à occuper, par exemple, la position figurée en 3', la sur- face de l'électrode déterminée par les limites du revêtement mé- tallique 2 ne serait pas accrue.
On peut, si on le désire, ne réaliser le revêtement métallique 2 que pour constituer un simple cadre rectangulaire creux sur la périphérie de la lame isolante 1. Avec cette dis- position, l'aire recouverte par ce revêtement est limitée exté- rieurement par la ligne 4 en trait plein et intérieurement par la ligne 5 en trait interrompu.
En examinant les figures 2 et 2a, on observe que la lame de mica 1 est enduite d'argent sur chacune de ses deux fa- ces, mais que la disposition géométrique des deux aires enduites sur les faces opposées comporte un décalage pour permettre d'é- tablir correctement les connexions électriques sur les cotés opposés de la lame de mica. Cela se voit aussi clairement sur la figure 3 dans laquelle on a employé les mêmes numéros de ré- férence que sur les figures 1, 2 et 2a. La figure 3 se comprend d'elle-même.
On mentionnera cependant que les feuilles métalli- ques 3 dépassent chacune vers l'extérieur tantôt d'un côté et tantôt de l'autre du bloc d'empilage, de telle sorte qu'elles peuvent être repliées pour prendre mutuellement contact d'un même côté du bloc d'empilage, ou peuvent être soudées l'une à l'autre dans les mêmes conditions, entre elles et avec un fil de connexion allant vers l'extérieur.
Finalement, on doit préciser que, lorsque l'on a in-
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diqué ci-dessus que l'enduit métallique des feuilles de mica déborde les feuilles métalliques, on n'a pas exclu la disposi- tion de la figure 3 dans laquelle le débordement n'existe que sur trois côtés. Il est évident que l'allongement des feuilles métalliques en direction de leur quatrième côté n'exerce aucun effet sur la capacité du condensateur puisqu'il n'existe aucune électrode de polarité opposée qui soit en face de ces extrusions vers le quatrième coté. Cela est visible sur la figure 3.