<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux machines de manutention des produits alimen- taires.
La présente invention est relative aux machines à débiter les produits en tranches.
L'invention vise principalement une machine à tran- cher du type à avance ou alimentation par la pesanteur, de cons- truction simple et économique, agencée de manière à permettre l'entretien de l'ensemble de la machine dans un état propre et hygiénique avec un minimum d'effort.
L'invention a pour objets : la réalisation d'une machine du type susvisé ayant un nombre minimum de pièces, de fabrication et d'assemblage faciles et économiques, et dans laquelle les pièces en contact avec le produit alimentaire peuvent recevoir un fini superficiel
<Desc/Clms Page number 2>
lisse, facilitant la conservation de l'ensemble de la machine dans un état propre et hygiénique; un bâti qui s'étend demie manière étanche en-dessous du couteau et de la ".trajectoire du chariot et dont la forme est prévue pour faciliter le nettoyage de la machine et l'évacuation des déchets du produit vers l'arrière, vers un plateau à tranches disposé amoviblement à une extré- mité de la machine, en position pour recevoir directement les tranches;
un mécanisme simple et efficace est prévu pour le montage et le réglage de la. plaque d'épaisseur, assurant la précision du réglage de celle-ci et l'absence de tout jeu sensible; la machine à alimentation par pesanteur est pourvue d'un chariot destiné à recevoir le produit à trancher, ce chariot étant incliné vers le bas et étant solidement monté pour aller et venir sur un bâti de support, de telle sorte que la machine fonctionne doucement et librement et sen- siblement sans jeu, pour tous les efforts normaux qu'elle a à subir en service;
un mode de construction d'une plaque de poussée qui est normalement tarée vers une position prédéterminée as- surant un bon contact avec le produit à débiter, lorsqu'on utilise la plaque pour assurer l'avance du produit vers le couteau, cette plaque étant d'autre part convenablement orientée de telle'sorte que lorsqu'on la fait pivoter en dehors du chariot vers sa position inopérante, elle y soit maintenue en position correcte pour être reçue en verrouil- lage sur une butée où elle est maintenue par la. pesanteur ; on prévoit une plaque de protection du couteau de
<Desc/Clms Page number 3>
construction simple et satisfaisante, ne gênant pas l'a- vance normale du produit à débiter en service, et aisément amovible en vue du nettoyage, etc.
D'autres objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit, fai- te en référence au dessin annexé sur lequel : la figure 1 est une vue en perspective d'une machine à débiter les produits en tranches, conçue et réalisée con- forme:ment à l'invention; la figure 2 est une vue en élévation en bout de la même machine, de l'extrémité de la machine où se tient l'opérateur; la figure 3 est une vue en plan de la machine; la figure 4 est une vue en élévation de profil, la plaque de poussée étant en position inopérante; la figure 5 est une coupe verticale partielle mon- trant le couteau avec son mécanisme de support et d'en- traînement, coupe faite suivant 5-5 de la figure 3;
la figure 6 est une coupe verticale partielle faite par l'axe du chariot de support du produit, ainsi que du bâti, suivant 6-6 de la figure 3; la figure 7 est une vue de détail, partie en élévation et partie en coupe, montrant le mécanisme pour régler la position de la plaque d'épaisseur suivant 7-7 de la fi- gure 2; la figure 8-est une vue, partie en plan, partie en coupe, montrant la construction de la plaque de poussée; la figure 9 est une vue perspective de l'extrémité du bras de la plaque de poussée, montrant le dispositif destiné à protéger la machine de tout contact accidentel avec la plaque de poussée;
<Desc/Clms Page number 4>
la. figure 10 est une coupe montrant un détail du mé- canisme servant à fixer en place la plaque couvre-couteau, la figure 11 est une figure semblable à la figure 6, mais montrant un détail de construction de la coulisse de montage du chariot et les moyens assurantlegraissage des paliers de support du chariot, la coupe étant faite sui- vant 11-11 de la figure 12; la figure 12 est une coupe de détail suivant 12-12 de la figure 11; les figures 13 et 14 montrent diverses positions de la plaque de poussée, par rapport au chariot portsnt le pro- duit à débiter ; la figure 15 est une vue par en-dessous de la partie antérieure de la machine; la figure 16 est une coupe verticale du bâti de la machine, en arrière et en-dessous du couteau, suivant 16-16 de la figure 2;
la figure 17 est une coude de détail du rail à plus grande échelle, montrant l'étrier de retenue assurant la. fixation amovible d'une extrémité de cha.cun des rails de coulissement à leur position correcte; la figure 18 montre une vue de profil du rail à même échelle que la précédente, avec l'étrier de retenue en place ; la figure 19 est un. détail, à grande échelle, du mon- tage de l'autre extrémité du rail; enfin, la figure 20 est une vue d'ensemble partielle du cou- teau et des plaques de garde de celui-ci, montrant l'em- , placement des encoches recevant les oreilles du plateau couvre-couteau.
En se reportant au dessin qui représente un mode de
<Desc/Clms Page number 5>
réalisation préféré de 1'invention, on voit que la machine comprend un socle principal 10 occupant toute la partie inférieure de la machine et servant de support en même temps que de bâti principal. La surface inférieure de ce socle principal comporte des nervures appropriées 12 (fig.
15) qui lui assurent une rigidité supplémentaire, tout en évitant un poids inutile. De préf érence, ce socle ou bâti est constitué en une matière relativement légère, telle qu'un alliage d'aluminium approprié, pour réduire le poids global de la machine et la rendre aisément transportable.
Si on le désire, les surfaces exposées à l'extérieur peu- vent recevoir un traitement de finition convenable, pour présenter une surface lisse, susceptible d'être entretenue dans un état propre et hygiénique, cette surface pouvant être soit peinte, soit, de préférence soumise à un traitement anodique. Le socle porte des:goujons pour le montage de pieds amortisseurs en caoutchouc 14 pouvant être disposés aux quatre angles pour soutenir élastiquement l'ensemble de la machine et empêcher son glissement, le bord inférieur du bâti principal étant légèrement surélevé au-dessus de la surface de support.
Dans l'un des côtés du bâti 10 est pratiquée une ouver- ture 16, de forme générale rectangulaire, relativement plane à sa surface supérieure, et pouvant ainsi recevoir un pla- teau porte-tranches 17. De préférence, le bâti comporte des rainures 18 (fig. 16) et 18' (fig. 2) ces rainures étant perpendiculaires entre elles, le long d'un. côté et d'une extrémité et permettant au bord du plateau de s'engager par coulissement et de se verrouiller en place dans la rainure.
Le plateau est retenu dans la rainure au moyen d'une vis unique 19 à laquelle on peut accéder depuis la partie in- férieure du bâti et qui est placée dans l'angle extérieur,
<Desc/Clms Page number 6>
comme le montrent les figures 3 et 5. Le plateau 17 peut , d'une manière appropriée, être soit en métal coule ou em- bouti, soit en une matière plastique, sa surface étant lis- se et facile à entretenir dans un état propre et hygiéni- que; comme le montrent clairement les figures 2,3 et 6, il s'étend sur une partie importante de la longueur et de la largeur du socle et est complètement sous-jacent à la plaque d'épaisseur et à la partie tranchante du couteau.
Le socle comporte à l'arrière une partie 20 faisant corps avec lui et-.s'étendant vers le haut, cette partie étant destiné à loger le moteur d'entraînement dont le couvercle est représenté en 21 (fig. 1). Ce moteur a ainsi son arbre sensiblement horizontal. A l'avant, le bâti prin- cipal porte une partie incurvée 22 faisant corps avec lui, s'étendant le long de la face antérieure de la machine et comprenant une paroi verticale 23 à l'avant, la partie courbe
22 formant un carter fermé destiné à loger et à protéger les glissières sur lesquelles sera monté le chariot.
Entre la partie arrière 20 et la pa.rLie avant 22, le bâti présente une partie incurvée en faisant partie inté- grante formant une auge collectrice 25, nettement incli- née de l'arriére de la machine vers le plateau porte-tran- ches 17, comme le montre la figure 16..Ainsi que le montre la figure 5, l'auge 25 s'étend vers l'avant au-delà du bord inférieur du couteau et est entièrement sous-jacente à l'ensemble de l'arc tranchant du coutea.u, ainsi qu'à la partie adjacente de la plaque d'épaisseur, partie dans la- quelle tombent le plus grand nombre des,déchets. Ces dé- chets sont reçus dans l'auge et sont, soit évacués vers le bas sur le plateau porte-tranches,
soit rassemblés dans un emplacement d'où ils peuvent être aisément enlevés par
<Desc/Clms Page number 7>
l'opérateur qui peut accéder facilement à cette partie de la machine, grâce au grand rayon de courbure de la par- tie 25 et à la liberté d'accès aux deux extrémités de celle-ci. Le bâti constitue ainsi un dispositif clos con- tinu, recouvrant d'une manière étanche toute la base de la machine, empêchant la chute des déchets alimentaires vers l'espace en dessous du bâti, et facilitant le ras- semblement et l'évacuation de tous ces déchets vers un emplacement d'où il est facile de les enlever par un simple essuyage.
L'arbre moteur, comme on le voit en 30, s'étend dans la partie surélevée 20 du bâti et porte la vis sans fin de commande 31 qui vient en prise avec une roue tangente 32, clavetée au moyen d'une clavette 33 sur un arbre porte- couteau 34. Un contre-écrou 35, maintenu serré par une vis 36, assure la fixation amovible de la roue tangente 32 sur l'arbre.
L'arbre porte-couteau tourillonne dans des roulements à'billes 37 et 37' respectivement, montés dans un manchon 38, monté lui-même dans la partie arrière 20 du bâti. Des boulons 39 assurent la fixation amovible du manchon en place. Comme le montre la figure 5, l'arbre fait un angle de 45 environ sur l'horizon, de manière à assurer l'en- traînement et le support corrects du couteau rotatif dans le plan voulu. Le moteur est commandé au moyen d'un in- terrupteur à ressort 40 monté en un point commode du socle, de préférence près de l'emplacement de l'opérateur.
Le couteau 45 (fig. 5) présente une face rentrante 46 et est convenablement fixé sur l'arbre porte-couteau 34, au moyen d'une série de boulons 47, le couteau étant centré sur l'extrémité saillante 48 de l'arbre porte-couteau. Des
<Desc/Clms Page number 8>
éléments d'étanchéité 49 appropriés empêchent toute fuite de lubrifiant vers la. surface extérieure du couteau. Un goujon de butée centrale 49a, en fibre ou en matière ana- logue se visse d'une manière réglable dans le bout de l'ar- bre porte-couteau pour constituer un support pour la pla- que de garde du couteau, venant s'appuyer contre un goujon fileté intérieur 49b en acier.
On commence par régler le goujon intérieur à la position voulue., puis on fait porter le goujon extérieur en butée contre le goujon intérieur, la rotation du couteau maintenant le serrage du goujon exté- rieur contre le goujon intérieur.
Le manchon 38 est muni d'une bride 50 ainsi que d'une partie 51 présentant une gorge annulaire destinée à rece- voir le rebord de fixation 52 de deux éléments de garde du couteau comprenant un élément inférieur 53 et un élément supérieur 54..
Chacun des deux éléments de garde 53 et 54 recouvre la moitié environ de la périphérie du couteau et les deux éléments sont prévus pour être introduits et enlevés dans un ordre déterminé. Ainsi, le rebord 52 de l'élément de garde 53 porte un ergot ou patte 56 rabattu vers l'inté- rieur (fig. 20) qui traverse une fente 57 ménagée dans la bride 50 et, lorsqu'on fait tourner ensuite l'élément de garde du couteau 53 autour de l'axe de l'arbre 34, l'ergot de verrouillage 56 s'engage et se verrouille dans la gorge
51' (fig. 5);
empêchant tout démontage direct de Isolément de garde, tout en lui laissant la faculté de tourner pour venir occuper sa position active définitive dans laquelle l'élément vient porter contre un goujon de butée. Apres cette mise en place et ce verrouillage de l'élément de garde 11 inférieur 53, on fait descendre Isolément de garde su-
<Desc/Clms Page number 9>
périeur 54 en place par un mouvement. de translation, cet élément portant une patte 60 percée d'un orifice conique 61, disposé de manière à S'aligner avec un goujon 62 monte comme le montre la figure 5 dans le bâti 20.
Le goujon 62 est rappelé vers sa position de verrouillage par un ressort 63 mais peut être retiré à la main par l'ac- tionnement d'un bouton 64 fixé à l'extrémité du goujon et accessible de l'extérieur du bâti. Lorsqu'on veut met- tre en position d'utilisation l'élément de garde supé- rieur 54, on l'appuie.vers le bas, le goujon 62 venant alors s'enclencher en place pour retenir les deux élé- ments de garde en position verrouillée. L'extrémité du goujon 62 est conique, assurant ainsi un verrouillage sûr lorsque le goujon conique s'engage dans l'orifice 61 qui présente une conicité correspondante.
De préférence, l'ex- trémité inférieure 66 de la patte 60 est également co- nique, de telle sorte que, lorsqu'on¯fait descendre l'élément de garde à sa position d'utilisation, l'extré- mité conique 66 porte contre le goujon conique 62, le repoussant vers l'arrière et facilitant l'établissement du verrouillage voulu. Pour enlever l'élément de garde, l'opérateur doit appuyer à la main sur le bouton 64, re- tirant ainsi le goujon 62 de la fente 61. Aucune inter- vention manuelle n'est, par contre, nécessaire pour' ver-, rouiller en place l'élément de garde qui peut ainsi être assemblé par le mouvement simple d'une seule main.
On pourra se reporter à la darnende de brevet américain ? 455.808 déposée le 22 Août 1942 qui illustre certaines des caractéristiques mentionnées ci-dessus.
Pour protéger la face antérieure du couteau''et assu- rer le soutien du produit à débiter, après le passage de
<Desc/Clms Page number 10>
celui-ci en travers de la fa.ce du couteau, on prévoit un élément de garde ou plaque couvre-couteau 70 qui, comme le montre la figure 3, recouvre la plus grande partie de la face antérieure du couteau, ne laissant exposé que le bord tranchant 71 de celui-ci. De préférence, la plaque couvre-couteau est en outre rentrante, comme le montre la figure 5 en 72 pour pouvoir se loger dans la face rentran- te du couteau lui-même et constituer ainsi une surface de portée continue pour le produit, pendant le passage de celui-ci en travers de la face du couteau.
La plaque cou- vre-couteau 70 est supportée par l'élément de garde 53, 54 du couteau grâce à plusieurs échancrures en arc de cercle 73 et 74 (fig. 20) ménagées à intervalles réguliers les unes des autres dans l'élément de garde inférieur 53, à l'intérieur de la nervure annulaire 75 prévue dans la face antérieure de celui-ci. Des échancrures analogues 76,77 sont ménagées aux mêmes positions relatives dans Isolément de garde 54. Avec ces échancrures coopèrent des parties en saillie 78 faisant corps avec la plaque 70 et dont la forme correspond à celle des échancrures, de manière à permettre l'immobilisation de la plaque couvre-couteau dans la position d'utilisation convenable. Une poignée 79, fixée à la partie supérieure de la plaque couvre-couteau assure la facilité de sa manoeuvre.
Pour assembler et démonter la plaque couvre-couteau 70, on commence par placer en position d'utilisation l'é- lément de garde inférieur 53, ainsi qu'on l'a décrit plus haut, puis on place la plaque couvre-couteau 70 en position d'utilisation avec ses deux saillies 78 inférieures en- gagées dans les échancrures 73 et 74 inférieures.
On abaisse ensuite l'élément de garde supérieur 54 à. sa
<Desc/Clms Page number 11>
position correcte, comme on l'a déjà vu, ce mouvement assurant l'engagement des deux saillies 78 supérieures dans les échancrures 76, 77 supérieures dans lesquelles elles sont verrouillées pour maintenir ainsi fermement le couvre-couteau en position d'utilisation contre la forc.e s'exerçant de haut en bas par le produit à débiter se mouvant dans le chariot. La butée 49a est convenable- ment réglée pour supporter le centre de la plaque et éviter qu'elle se déforme sous la. charge.
Il est clair, en outre, qu'avec la construction indiquée la plaque couvre-couteau ne peut se déplacer ni.dans le plan du couteau, ni normalement à celui-ci ni être entraînés en rotation, et se trouve ainsi fermentent maintenue à sa position de fonctionnement correcte; elle peut, en même temps, être aisément déplacée pour les besoins du net- toyage et être facilement remontée. Ainsi que le montre clairement la figure 5, l'élément dé garde inférieur 53, grâce à l'obliquité de son montage sur le couteau incli- né, n'obstrue pas le passage des déchets 25 et le laisse libre et dégagé pour le passage d'un chiffon de nettoya- ge tenu dans la main de l'opérateur. On voit en 80 (fig.
6) une plaque d'épaisseur montée à côté du couteau et inclinée de manière à se trouver dans un plan sensible- ment parallèle à celui de ce dernier, ces deux organes étant supportés de manière à avoir leursplans sensi- blement normaux à la trajectoire descendante du produit à découper se déplaçant sur le chariot.
On prévoit de préférence des mo/ens permettant de monter la plaque d'épaisseur en position réglable, de manière à permettre le déplacement de cette plaque dans des plans restant parallèles à celui du couteau et permettant en même temps
EMI11.1
i"""I ---'-
<Desc/Clms Page number 12>
EMI12.1
el' augm.el1ter l'écartement latéral entre la plaque d' (.;:::...,--:;- seur et le couteau, à mesure de 1'augnientation. de 1' >=- paisseur des tranches, la plaque d'épaisseur '(-,ou- jours fermement maintenue de manière à être sensiblement exempte de jeu, lorsqu'elle soutient ou attaque pério- diquement le produit à découper pendant le déplacement de celui-ci sur le chariot.
Ce mode de construction comprend un support 81 pour la. plaque d'épa.isseur à l'arrière de celle-ci, la plaque étant montée sur ce support au moyen d'une série de bou- lons 82, grâce à une plaque de serrage 83. Isolement 81 s'étend vers le bas en recouvrant la plaque de serrage., afin de faciliter le maintien de celle-ci en bon état de propreté et d'hygiène. Le support 81 porte une paire de goujons de guidage 85',et 86 coulissant dans des ouvertu- res pratiquées dans des bossages 87 prévus dans la paroi de l'élément 22 du bâti principal ( fig. 6 ) .
Comme on le voit, les bossages 87 s'étendent sensiblement axiale- ment et traversent, de part en part, le couvercle ou carter 22'pour constituer une surface de supportappré- ciable. Les goujons 85 et 86 sont ainsi guidés à cou- lissement, de sorte que la plaque d'épaisseur se meut parallèlement au plan du couteau, soità un angle d'en- viron 45 par rapport au plan horizontal.
De plus, comme le montre la figure 15,les deux goujons ne sonpas di- rigés perpendiculairement à l'axe principal de la machine mais font un angle d'environ 32 par rapport à celui-ci ce mode de construction étant précisément destiné à aug- menter l'intervalle entre le bord de la plaque d'épaisseur et le couteau, au fur et à mesure de l'augmentation de l'épaisseur des tranches.
<Desc/Clms Page number 13>
Le mécanisme de réglage de la plaque d'épaisseur comprend un bouton 90, monté fou sur un arbre 91 (fig. 7) tourillonnant dans un bossage 92 faisant partie de l'ex- trémité 93 du bâti principal 10, ce bouton portant sur sa jupe des graduations convenables indiquant l'épaisseur des tranches. Afin de rattraper tout jeu axial éventuel dans l'arbre 91, on prévoit une paire de contre-écrous 94 vissés sur l'extrémité antérieure saillante de l'arbre et convenablement serrés contre l'élément 93 du bâti pour empêcher ce jeu.
En vue de permettre le réglage à zéro de la plaque d'épaisseur, l'extrémité antérieure saillante de l'arbre 91 est filetée extérieurement et intérieurement. Des con- tre-écrous 96 montés sur le filetage externe maintiennent entre eux une plaque d'entraînement 97 percée de deux ouvertures 98 à travers lesquelles passent les goujons de verrouillage et'd'entraînement 99 et 100. De préfé- rence les deux goujons 99 et 100 ainsi que les orifices respectifs par lesquels ils traversent la plaque 97, sont prévus à des éloignements radiaux différents par rapport au centre, et ne permettent ainsi qu'une seule position relative d'assemblage. Le bouton est fixé amoviblement sur le bout d'arbre au moyen d'une vis 101 se vissant dans le filetage intérieur de l'arbre.
Une butée 102 est fixée dans le'bossage 92, de manière à être dégagée de la trajectoire du goujon le plus court 100 et à intercep- ter celle du goujon d'entraînement le plus long 99, empê- chant ainsi le bouton de tourner plus d'une fois. Cette. butée a, d'autre 'part, pour fonction de soulager les con-' tre-écrous 96 d'un, effort exagéré, au cas où l'opérateur tenterait de forcer le bouton au-delà de sa position
<Desc/Clms Page number 14>
d'arrêt dans un sens ou dans l'autre.
Il ressort clairement de ce qui procède qu'après enlèvement de la, vis 101 il est possible de démonter di- rectement le bouton 90, mettant ainsi à nu le mécanisme de réglage. En desserrant et en revissant les contre- écrous 96, on peut régler le zéro de la plaque d'entraî-- nement 97. Lorsque les éléments ont été remontés comme indiqué sur la figure 7, le nouveau réglage est fixé définitivement, et aucune nouvelle manoeuvre du mé- canisme de réglage n'est nécessaire, le bouton étant simplement mis en place et fixé par la vis 101, enfermant alors et protégeant tout le mécanisme de réglage.
Une vis sans fin 105 à gros pas est fixée en bout de l'arbre 91, les filets tant, de préférence, trapé- zoïdaux. Un doigt d'asservissement 107 (fig. 6) à extré- mité tronconique correspondant au profil des filets est monté sur un levier 108 et peut se déplacer axialement dans ce levier; ce doigt 107 étant rappelé contre la vis sans fin au moyen d'une lame de ressort 109 boulon- née au levier. Ce levier est articulé dans un plan à 45 environ par rapport à. l'horizontale, au moyen d'un bou- lon 110 à un bossage lll prévu sur la partie 22 de Isolé- ment principal du bâti et dirigé vers le ôas, cornue le montre la figure 6.
Une boutonnière 113 est pratiquée dans l'extrémité du levier 108 ; un goujon 114 fixé au goujon de guidage 86 coulisse dans cette boutonnière 113 pour provoquer le déplacement axial du goujon pendant la rotation de l'arbre. ,
Il est évident ainsi qu'en faisant tonner le bouton 90, on fait tourner 7.'arbre 91 et la vis sans fin 105, l'organe asservi 107 se déplaqant dans le filet de cette
<Desc/Clms Page number 15>
dernière et faisant osciller le levier 108 autour de l'axe du boulon 110.
La boutonnière 113 est ainsi entraînée sui- vant une trajectoire en arc de cercle, le goujon 114 pro- voquant alors un déplacement axial de la tige de guidage 86, entraînant le déplacement de la plaque d'épaisseur 80 dans le plan de déplacement défini plus haut. On remar- quera, en outre, que l'organe asservi 107 est rappelé élastiquement en prise avec la rainure de la vis sans fin 105, maintenant ainsi un ajustage cinématique étroit, sup- primant tout jeu axial et toute course perdue, même-après des périodes de service prolongées, et cela en dépit des variations continuelles de charge appliquées à'l'organe asservi sous l'action de la pesanteur qui assure l'avance, action à laquelle s'ajoute une pression manuelle plus ou moins forte.
Il suffit ainsi de déterminer convenablement . le réglage du zéro de la plaque d'épaisseur, et les autres réglages se reproduiront avec précision sans course perdue, ni jeu axial. De préférence, les surfaces de contact de l'organe asservi 107 et de la rainure hélicoïdale de la vis sans fin auront subi un traitement de durcissement superficiel pour y réduire l'usure au minimum.
Afin de supporter le chariot, de manière à assurer son mouvement de va-et-vient et que sa surface destinée à recevoir le produit à débiter soit à l'inclinaison vou- lue vers le bas, on prévoit une paire de tiges de guidage parallèles 120 et 121 fixées en place,dans le bâti prin- cipal de la machine. Ainsi que le montre la figure 6, la tige 120 est disposée au-dessous de la tige 121 et décalée latéralement par rapport à celle-ci, les tiges étant tou- tes deux contenues dans la partie du bâti entourée'par le carter 22.
Pour permettre l'assemblage et le démontage
<Desc/Clms Page number 16>
des tiges, tout en leur conservant la longueur axiale maximum, on prévoit, près d'une extrémité de chaque tige, une gorge 123 (fig. 15 et 18) dans laquelle s'engage un étrier de retenue 124 muni d'une patte repliée à angle droit 125 facilitant sa manutention (fig. 17 et 18). Cet étrier présente deux bras 126 qui s'engagent de haut en . bas dans la gorge 123 de l'arbre.
Chacune des tiges 120 et 121 est évidée à son autre extrémité pour loger un ressort de compression 127 (fig. 19) s'appuyant d'autre part dans des alvéoles 128 pratiquées dans le bâti prin- cipal de la machine, ces ressorts rappelant normalement les tiges vers les extrémités portant les étriers, de sorte que lorsqu'ils sont en place, ces étriers verrouil- lent solidement les tiges dans le bâti, mais permettent leur dégagement par un déplacement manuel des tiges con- tre l'action des ressorts. Un fil de fer 129 est enfilé à travers les bras voisins des étriers des deux tiges
120, 121 pour les maintenir en assemblage.
En enlevant le fil de fer 129 et en retirant les étriers de retenue, on peut extraire chaque arbre axialement à travers l'ou- verture ménagée dans le bâti principe.-! 10.
On remarquera que les deux tiges sont décalées l'une par rapport à l'autre sensiblement du même angle présenté par le chariot lui-même, ce dernier s'étendant de part et d'autre des tiges, de telle sorte que sa saillie ver- ticale comprenne les tiges. Il eqt évident que lorsqu'on place dans le chariot des produits de ,dimensions et de poids différents, les paliers sont soumis à des charges et à des efforts qui varient beaucoup d'intensité et qui peuvent aussi varier dans leur direction d'application,
<Desc/Clms Page number 17>
suivant la manière dont la pression est exercée sur le chariot par l'opérateur. Il importe, par conséquent, que le chariot soit monté de,telle sorte qu'il puisse aller et venir librement et facilement tout en ne présentant ni un jeu nuisible, ni une tendance à se coincer sur ses supports.
L'arbre inférieur 120 porte un palier 130 (fig. 6) qui présente une douille 131 s'ouvrant vers le haut. La tige supérieure 121 porte, de même, un palier 132, de longueur axiale supérieure à cellde l'élément de pa- lier 130, et muni également d'une douille 133 s'ouvrant vers le bas et alignée avec la douille 131. Un goujon 135 est maintenu dans 'la douille 133 au moyen d'une vis de blocage 136 et coulisse librement par rapport à la douille coopérante 131. Ce dispositif assure la liaison fixe des deux douilles, mais permet un déplacement re- latif d'amplitude limitée entre les deux douilles, pour corriger tout faux alignement éventuel entre les deux arbres 120 et 121, Des tampons élastiques 138 (fig. 15) sont portés à chaque extrémité du palier 132 pour amortir les chocs aux extrémités de la course.
Pour assurer le graissage des deux paliers, l'élément de palier supérieur 132 comprend une cavité 140 (fig. 11 et 12) qui peut contenir une certaine quantité de lubrifiant.
Un orifice 141 est ménagé dans la paroi antérieure de la cavité 140, cet orifice étant accessible depuis l'avant de la machine et permettant d'y amener une burette pour renouveler la provision d'huile contenue dans la cavité.
L'une des extrémités d'une mèche 144 plonge dans la ca- vité 140 et l'autre extrémité descend, de préférence à travers un passage 145 ménagé à côté de l'élément de pa-
<Desc/Clms Page number 18>
lier 132, puis remonte en formant une boucle autour de la tige de guidage inférieure 120, puis entoure la tige de guidage supérieure 121; l'extrémité de la mèche est in- sérée entre la partie supérieure et la, pa.rtie inférieure, assurant ainsi le graissage complet des deux tiges de guidage.
L'élément de palier supérieur 132 comporte une par- tie 150 saillant vers l'avant et qui s'étend vers l'ex- térieur en-dessous de la face antérieure 23 du bâti prin- cipal. De préférence,, un couvercle 151 est boulonné sur la surface antérieure du bâti au moyen de boulons 152 (fig.
4) et enferme le côté antérieur de la machine, tout en ménageant un intervalle 153 ayant la forme d'une fente que traverse la partie 150 et dans laquelle cette partie se déplace lors de son mouvement de va-et-vient.
Un bras de support incurvé 155 (fig. 6) est monté amoviblement sur l'élément 150, présentant une encoche 156 s'ouvrant vers le bas et disposée de manière à. s'engager par-dessus le côté arrière d'un goujon à. tête 157 fixé à l'élément 150. De même, le bras 155 porte une plaque de serrage 158 et une vis à oreilles 159 permettant de serrer la plaque de serrage contre la plaque 160 s'éten- da.nt vers le haut qui fait partie de 1?organe 150. Un res- sort 161 maintient normalement la plaque de serrage en position dégagée, facilitant ainsi l'opérai.1021 qui consiste à amener le bras à sa position de fonctionnement, repré- sentée sur la figure 6.
On y parvient en engageant l'ex- trémité fendue 156 par-dessus le goujon 157, puis en ser- tant la vis à oreilles 159 pour serrer la plaque de ser- rage 158 contre la plaque 160. Une poignée 162 (fig. 2 et 4) est disposée sur un bras 163 dirigé vers l'arrière et
<Desc/Clms Page number 19>
faisant corps avec le support 155 pour déplacer le chariot.
Le chariot portant le produit à débiter comprend deux plaques, une première plaque 165 à l'extrémité de la ma- chine à laquelle se tient l'opérateur et une plaque plus éloignée 166 à l'autre extrémité, c'est-à-dire à celle correspondant à la fin de la course aller du chariot dans son déplacement de coupe, ces deux plaques étant perpen- diculaires entre elles (fig. 13).
De préférence, la pla- que la plus éloignée 166 forme, avec l'horizontale, un angle supérieur à celui formé par la plaque 165, ceci assurant un meilleur' soutien du produit pendant la coupe et donnant une plus grande longueur de tranche; sur la figure 13 ces angles ont été indiqués comme étant respecti- vement de 50 et de 40 . Dans le sens transversal de la machine, les deux plaques sont supportées par le bras 155, de manièreà être inclinées vers le bas d'un angle d'environ 45 et à être perpendiculaires au plan du cou- teau et de la plaque d'épaisseur, comme on le voit sur les figures 2 et 6.
La plaque la plus proche 165 présente une languette saillante 168 près de son côté inférieur, pour éviter que le produit ne dépasse le bord arrière du chariot.
La plaque la plus éloignée 166 présente une oreille extérieure 170 et une oreille intérieure 171, la tige de coulissement 172 s'étendant entre ces deux oreilles.
Cette tige sert de support à l'assemblage de la plaque- de poussée qui comprend un bras 174 portant des paliers 175 écartés l'un de l'autre et assurant à la fois le mouvement axial du bras de la plaque de poussée le long de la tige 172, et l'oscillation du bras de la plaque e poussée suivant un arc de cercle autour de la tige,
<Desc/Clms Page number 20>
lorsqu'on veut soulever la plaque de poussée pour l'é- carter du chariot.
Afin d'éviter tout empiétement entre la plaque de poussée et l'élément de garde du couteau, on prévoit des moyens empêchant le soulèvement de la plaque de poussée au-dessus du chariot pendant qu'elle est en position avancée, indiquée en traits pleins sur la figure 8. Ces moyens comprennent une rampe inclinée 176 (fig. 9) sur l'oreille 171, coopérant avec une rampe ou surface de came 177 formée sur le bras 174.
La relation mutuelle entre ces deux rampes est telle qu'au moment où le bras 174 est déplacé vers l'intérieur jusqu'à la limite inté- rieure de sa course vers le couteau, les deux rampes viennent en contact de manière empêcher tout soulè- vement de la plaque de poussée à un niveau appréciable au-dessus du plateau évitant ainsi tout empiétement entre la plaque de poussée et une partie quelconque du couteau ou de l'élément de garde du couteau. Si l'on s'efforce néanmoins d'effectuer cette opération, les faces incli- nées coopérantes des deux surfaces de came auront pour effet de repousser le bras de la plaque de poussée vers l'arrière en l'écartant du couteau, celui-ci est alors placé dans une position telle que son soulèvement n'en- traînera aucun empiétement.
Dans le but d'empêcher la plaque de poussée d'être soulevée entièrement du plateau pour la plus grande par- tie de son déplacement vers le couteau et en sens inverse, le bord supérieur 180 de la plaque 166 s'étend à coté d'un rebord 181 formé sur le côté inférieur du bras 174 de la plaque de poussée. Cette disposition tout en permet- tant de faire pivoter le bras de la plaque de poussée,
<Desc/Clms Page number 21>
d'une distance limitée au-dessus du chariot, empêche son soulèvement au-delà de la position verticale; d'autre part, comme le montre la figure 14, le bras ne reste pas en équilibre dans cette position haute, mais revient, sous 1'effet de la pesanteur, à sa position normale à l'intérieur du chariot.
Le bord supérieur 180 de la plaque 166 présente un dégagement 184 vers son bord extérieur, fournissant l'es- pace nécessaire pour recevoir le rebord 181, au moment où le bras de la plaque de poussée est amené jusqu'à la limite extérieure de sa course l'éloignant du couteau, ce qui permet de retirer alors complètement le bras et la plaque de poussée du plateau et de les faire basculer en position inopérante.
La plaque de poussée 186 est munie de dents ou de poin- tes appropriées 187 à sa surface inférieure pour s'enga- ger dans le produit à débiter, et sa surface supérieure 188 présente une courbure continue à grand rayon comme l'indique la figure 13. La plaque de poussée est montée sur un arbre 190,'cet arbre tourillonnant dans, le bras 174 de la plaque' de poussée, comme le montre la figure 8. Une poignée 191 est clavetée sur l'arbre'par une cla- vette 192 et une vis 193 assure le maintien de la poignée en position opérante. L'arbre pénètre dans un bossage 194 formé sur la plaque de poussée 186 et y est goupillé de manière à ne pas pouvoir tourner.
Un ressort hélicoï- dal 196 est fixé à la. surface extérieure du bossage, au moyen d'un boulon 197, l'autre extrémité du ressort étant ancrée dans un évidement approprié 198 du bras 174. Le ressort 196 tend ainsi à faire tourner la plaque de pous- sée par rapport à son bras de support. Un goujon d'arrêt
<Desc/Clms Page number 22>
199 est convenablement fixé dans la plaque de 'poussée et se prolonge jusqu'à un point où il rencontre une ner- vure 200 du bras de la plaque de poussée, formant ainsi une butée empêchant la rotation de le plaque de poussée par rapport à son bras au-delà d'un point déterminé.
Lors du fonctionnement, le ressort 196 est pré- chargé lors de l'assemblage pour permettre la rots- tion normale de la plaque de poussée sur l'arbre 190 par rapport au bras 174. Cette rotation se poursuit jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par la rencontre du goujon d'ar- rêt 199 avec la nervure 200, cette position de la pla.- que de poussée étant celle pour laquelle elle devient parallèle à la face 165 du chariot, lorsque celle-ci est abaissée à sa position de fonctionnementreprésentée sur la figure 13. Cette position est celle qu'occupe la plaque de poussée lorsqu'on l'utilise en principe pour pousser ou faire avancer le produit vers le couteau.
Mais lorsqu'on désire engager les dents 187 dans la sur- face supérieure d'un morceau de viande ou d'un autre pro- duit, surface qui ne sera en gênerai pas parallèle à la plaque de support 165, on saisit la poignée 191 et on im- prime à la plaque de poussée une torsion contre l'action du ressort 196 pour amener les dents 187 en plein engage- ment avec la surface supérieure du produit. Apres aban- don de la poignée, le ressort 196 tend toujours à ramener la poignée à la position décrite plus haut, position à laquelle elle est maintenue en parallélisme avec la. pla- que 165.
Afin de recevoir et de fixer la plaque de poussée dans sa position inopérante, on prévoit un goujon de verrouil-
<Desc/Clms Page number 23>
lage 210 (fig. 6) monté sur le bras 165 en-dessous du pla- teau. La.face antérieure de la plaque de poussée est mu- nie d'une rainure de guidage 212 qui se raccorde oblique- ment avec une ouverture plus profonde 213 qui, cependant, ne traverse pas entièrement l'épaisseur de la plaque de poussée (fig. 13), la rainure 212 et l'ouverture 213 étant séparéespar une partie pleine 214, de niveau avec le reste de la face de la plaque de poussée.
Lorsqu'on tire la plaque de poussée vers l'extérieur en écartant le cou- teau pour l'amener à sa position dégagée décrite plus haut, et qu'on la maintient dans cette position retirée contre l'action de la pesanteur, il est alors possible de la faire pivoter autour de l'arbre 172 pour l'amener à sa position inopérante représentée en pointillés sur la figure 13. Lorsque l'opérateur accomplit cette manoeu- vre sans faire tourner la plaque de poussée par rapport au bras de la plaque dé poussée, c'est-à-dire lorsqu'il laisse la poignée 191 exécuter librement un mouvement de torsion dans sa main pendant le pivotement de l'assem- blage vers sa position inopérante, l'action du ressort 196.assure la mise en place correcte de la rainure de guidage 212 en vue de la réception du goujon 210.
Lors- que la plaque de'poussée pivote alors vers sa position inopérante, on peut lui permettre de s'abaisser légère- ment sur l'arbre 172 vers le couteau, la rainure,de gui- dage 212 recevant alors le goujon 210 qui, à la posi- tion finale de la plaque de poussée, vient se loger dans l'ouverture 213 et porter contre la partie pleine 214 pour maintenir la plaque de poussée en position inopéran- te. Le ressort 196 facilite la fixation de la plaque de
<Desc/Clms Page number 24>
poussée dans cette position inopérante et évite la néces- sité de tout tâtonnement pour trouver la rainure dans la zone en partie cachée en-dessous du chariot, permet de verrouiller la plaque de poussée en poussée inopérante au moyen d'un simple mouvement de pivotement, suivi de la chute finale de l'assemblage en position de verrouillage sous l'effet de la pesanteur.
Comme le montre la figure 13, la plaque de poussée n'est pas entièrement masquée sous le plateau mais a été placée à une position pour laquelle elle ne gêne pas l'avance directe du produit à travers le plateau et ne dépasse pas latéralement l'extrémité du chariot la plus éloignée de l'opérateur, de sorte qu'il n'y a. pas à prévoir un supplément d'espa- ce pour permettre la pleine course du chariot.
On prévoit, de préférence un mécanisme d'affûtage présentant la forme d'une unité amovible d'affûtage 220 qui comprend les meules usuelles d'affûtage et de po- lissage montées sur un bras approprié. Cette unité est, de préférence, agencée de manière à être reçue en posi- tion opérante sur un axe 221 prévu sur la face arrière de la plaque d'épaisseur, cette unité étant déplacée par rap- port à la lame de couteau de manière à en a s surer l'affû- tage et le polissage, grâce à un déplacement de la pla- que d'épaisseur, Pour le support de l'unité en position inopérante, on prévoit un axe similaire 222 sur la partie inférieure de la.
plaque 151, comme le montre la figure 4, l'unité d'affûtage étant dirigée vers l'intérieur de la plaque et étant ainsi parfaitement à l'abri.
Il ressort clairement de tout ce qui précède que la présente invention permet de réaliser une machine à tran- cher du type à avance ou alimentation par la pesanteur;, /) de construction simple et très satisfaisante.
<Desc/Clms Page number 25>
Il est évident que la machine est conçue de manière à faciliter la conservation de celle-ci en bon état de propreté et d'hygiène, le' socle principal constituant un carter étanche protégeant complètement le mécanisme et empêchant ainsi la chute des déchets-ou autres particu- les de matière vers l'espace situé en-dessous de la ma- chine. De même, un passage de dimensions appréciables est ménagé en arrière du couteau, s'étendant entre le support du couteau et.le socle lui-même, les déchets tombant du couteau pouvant tomber dans cet espace et en être ensuite aisément évacués lors du nettoyage'de la ma.chine. On remarquera que ce passage est de dimensions appréciables et qu'il est relativement dégagé de toute obstruction, ce qui facilite grandement le nettoyage.
Par ailleurs, on constate qu'il importe, dans les machines à avance par la pesanteur, d'assurer un support ferme du chariot et une absence relative de tout jeu dans le mouvement du chariot par rapport au couteau. Or, .il ressort avec évidence d'un examen de l'invention, que les forces mises en jeu sont très variables, tant en direc- tion qu'en intensité, suivant les dimensions et l'empla- cement du produit à débiter dans le chariot et la pres- si-on exercée par l'opérateur; selon'l'invention, le chariot est monté solidement, de telle sorte que même au cas où le sens d'application des forces viendrait à s'inverser par rapport aux moments de torsion applica- bles aux tiges de guidage, il ne se produirait pas un . frottement exagéré ou une tendance au coincement, pas plus qu'il ne se produirait de jeu.
Il est désirable, en outre, dans les machines à avance par la pesanteur, de prévoir pour la plaque de
<Desc/Clms Page number 26>
poussée une position qu'elle prend normalement et pour laquelle elle est parallèle au chariot portant le pro- duit. De la sorte, au moment où la plaque de poussée est saisie par l'opérateur, elle se trouve toujours nor- malement située à la position convenable.En exerçant une pression à la main, l'opérateur peut aisément faire tourner la plaque de poussée pour l'amener pleinement en prise avec la surface supérieure du produit, mais, une fois libérée,, elle reprend sa position normale et facilite ainsi la manutention du produit.
En outre, cette position normale est telle qu'au moment où la plaque de poussée est écartée du chariot; la poignée étant tenue de manière à pouvoir tourner dans la main de l'opéra- teur, de sorte que la plaque de poussée conserve se po- sition normale par rapport au brûs, elle prendra la posi- tion relative qui convient pour assurer le verrouillage de la plaque de pression par rapport à la butée de retenue.
Ce point est particulièrement avantageux dans le cas de la machine à alimentation par la pesanteur, car le verrouil- lage est avantageusement effectué sous 1''action de la pe- santeur et il est désirable de placer et de conserver les pièces dans leur position relative correcte, facili- tant l'établissement du verrouillage.
L'ensemble de la machine est de construction simple et sa construction contribue, d'autre part, à maintenir tous ses organes en relation de fonctionnementcorrect , supprimant sensiblement tout jeu et assurant le maintien d'un fonctionnement régulier et d'un réglage correct de la machine.
L'appareil décrit,constitue un mode de réalisation pré- féré de l'invention mais il doit être bien entendu que celle-
<Desc/Clms Page number 27>
ci ne se limite pas à ce mode de réalisation et est suscep- tible d'être modifiée sans s'écarter de l'esprit de l'inven- , tion.