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" Perfectionnements au traitement des mélasses Il.
La présente invention est relative au traitement des mélasses obtenues à partir de la betterave à suce.
Plus particulièrement, l'invention vise le traitement des mélasses obtenues à partir de la betterave à sucrera l'effet de récupérer.sous une forme utilisable.,les constituants azotés desdites mélasses.
L'invention a pour objet un procédé consistant à mettre en contact une solution aqueuse de mélasse de betterave avec une matière échangeuse de cations de manière à produire un échange d'hydrogène, à mettre en contact l'effluent de l'opération précédente avec une matière de sorption d'acide et à soumettre à l'élution ladite matière pour récupérer l'a- cide pyrrolidone-carboxylique.
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L'invention a encore pour objet un procédé consistant à mettre successivement en contact une solution a- queuse de mélasses de betterave avec un corps échangeur d'hydro. gène et avec un corps de sorption d'acide, puis à récupérer l'acide pyrrolidone-carboxylique sous forme de produit d'élu- tion, ou éluat, à partir du corps de sorption d'acide.
Dans la fabrication de sucre à partir de bet- teraves à sucre, la liqueur finale provenant de la cristalli- sation du sucre contient jusqu'à 50% de sucrose et on la dési- gne généralement sous le nom de "mélasses". Ces mélasses sont habituellement soumises au procédé Steffens dans lequel on récupère une nouvelle quantité de sucrose par traitement des mélasses au moyen de chaux,pour former le saccharate de chaux.
Le filtrat provenant de ce traitement est connu dans l'indus- trie sous le nom de filtrat de Steffens; jusqu'ici on le con- centrait et on l'employait comme matière de départ pour la ré- cupération des composés azotés qu'il contient.
Dans d'autres cas, on tire partie du sucre contenu dans les mélasses en vendant celles-ci telles quelles pour-la préparation d'acide citrique par action bactériologi- que ; on les a employées aussi pour la production de levure.
La majeure partie des mélasses disponibles est normalement sou- mise au procédé Steffens pour la. récupération des quantités supplémentaires de sucre qu'elles contiennent et,dans certains cas,on utilise le filtrat provenant du procédé Steffens comme matière première pour la récupération de constituants azotés.
La présente invention a pour objet :
Un procédé peu coûteux et avantageux pour la récupération des constituants azotés contenus dans les mélas- ses de betterave;
Un traitement des mélasses de betterave qui permet, non seulement de récupérer de manière peu coûteuse les produits azotés qu'elles contiennent, mais aussi de con-
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server le sucre desdites mélasses et de le retirer sous la forme d'un sirop vendable;'
Un procédé commode d'élimination totale du procédé Steffens, tout en conservant et en récupérant le sucre des mélasses de betterave avec les produits azotés de valeur contenus dans lesdites mélasses;
Un procédé efficace et peu coûteux de récupération de l'acide pyrrolidone carboxylique et de toutes les faibles quantités d'acide glutamique existant aussi dans les mélasses ;
D'autres objets encore de l'invention apparattront lorsqu'on l'aufa comprise plus complètement à la lumière de la description plus détaillée qui va en être donnée.
D'une manière générale, le présent procédé est mis en oeuvre de la manière suivante : on dilue les mélasses de betterave avec une quantité d'eau suffisante pour donner une solution s'écoulant librement. On obtient en général ce résultat en mélangeant de 5 à 30 parties d'eau par partie des mélasses traitées, mais il est bien entendu que l'on pourrait utiliser des solutions plus diluées ou plus concentrées suivant les caractéristiques particulières de viscosité des mélasses de betterave traitées.
Toutefois, en général et du point de vue pratique, on préfère et on utilise une solution aqueuse juste suffisante pour l'obtention des caractéristiques de fluidité voulues pour la solution à traiter ultérieurement, parce que la récupération subséquente du sucre à partir de la solution purifiée nécessite une nouvelle concentration de la solution débarassée des constituants azotés pour l'obtention d'un sirop vendable et aussi d'une solution suffisamment concentrée pour que le sucre puisse y cristaliser ultérieurement.
On fait passer la solution aqueuse diluée de mélasses de betterave à travers une résine échangeuse de ca-
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trions travaillant dans le cycle de l'hydrogène. Toute résine synthétique se trouvant actuellement sur le marché, possédant des propriétés d'échange de cat ions et travaillant dans le cycle de l'hydrogène convient pour la mise en oeuvre du présent procédé.
Parmi les résines de ce genre qui conviennent, on peut citer celles connues dans le commerce sous les dénominations : Catex, Duolite C-1, C-2, C-3, etc.. et Amberlite IR-1, IR-100, etc..Pendant la mise en contact de la solution diluée de mélasses avec une résine échangeuse de caftions appropriée, il est désirable de maintenir une température voisine de la température ambiante ou légèrement inférieure à celle-ci pour ré- duire dans la mesure du possible l'inversion du sucrose contenu dans la solution.
La vitesse de passage de la solution de mélasses à travers un lit, ou une colonne, d'une résine échangeuse de cat@ions appropriée est déterminée, pour une grande part, par les caractéristiques physiques des particules de la résine échangeuse de caftions et par la viscosité de la solution de mélasses mise en contact avec les particules de résine.
D'une manière générale, un contact intime doit être maintenu entre les deux matières et l'on doit prendre soin d'éviter, autant que possible, l'écoulement du liquide dans des canaux formés dans la masse de résine.
On laisse en service la résine échangeuse de caftions jusqu'à ce qu'elle soit sensiblement épuisée, ce que l'on détermine en observant soigneusement le PH de l'effluent de l'opération de traitement. Au début, le PH tombe nettement à une valeur beaucoup plus basse et il reste à cette valeur basse sensiblement constante tant que les cat ions sont pris.
Lorsque le PH de l'effluent monte de manière notable, on doit arrêter l'écoulement de la solution. On conçoit immédiatement que dans les opérations Industrielles on peut utiliser plusieur lits de résine que l'on peut relier en série de manière à rendre possible une utilisation complète de la capacité d'échange
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d'ions de chaque lit de résine. Dans les exemples particuliers suivants, on a arrête 1"écoulement ,#de la solution à travers la résine dès qu'une portion notable de la masse de celle-ci révélait un épuisement ("break-through"). L'épuisement (ou " break-through") d'une résine est défini comme étant le point où elle cesse d'échanger des ions et c'est en ce point qu'elle est considérée comme saturée pour ce qui est de ses propriétés d'échange d'ions.
Dans les opérations intermittentes, cet épuisement peut être caractéristique d'une petite partie seulement de la résine et laisser encore une partie notable de celle-ci en état de fonctionner convenablement. Dans les opérations industrielles, une utilisation plus complète des propriétés d'échange d'ions est possible avec un certain nombre de colonnes de résine reliées en série.
Après l'avoir mise hors circuit, on lave à l'eau la résine échangeuse de catgions épuisée, ou partiellement épuisée, les eaux de lavage pouvant facultativement être passées à travers la masse ou colonne suivante de résine échangeuse de cations.'On traite ensuite la résine lavée, pour enlever les composante azotés sorbés, par un alcali approprié tel que l'hydroxyde d'ammonium qui donne comme éluat, ou produit d'élution, une solution de composés amino, une très petite quantité d'acide pyrrolidone-carboxylique étant toutefois fournie par l'élution, étant donné qu'une petite quantité dudit acide avait été primitivement sorbée sur la résine échangeuse de cations.
On régénère ensuite la résine soumise à l'élution à la manière habituelle au moyen d'un acide minéral fort tel que l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique et on la remet en service.
L'effluent provenant de la résine échangeuse de cations contient pratiquement tout l'acide pyrrolidonecarboxylique ainsi que d'autres acides. On soumet ensuite cette solution acide au contact avec une résine échangeuse d'a-
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nions pour que les acides soient sorbés sur elle. Des résines échangeuses d'anions peuvent être utilisées, sans que l'inven- tion soit limitée à ce cas, sont celles connues sous lesnoms de : Anex, Duolite A-1, A-2, A-3, etc.. et Amberlite IR-4,etc..
La mise en contact, ou en traitement, réelle de la solution avec la résine échangeuse d'anions est exécutée tout-à-fait de la même manière que celle décrite pour la résine échangeuse de catjions, l'effluent étant recueilli, dans l'opération indus- trielle, tant que son PH reste sensiblement constant et ne tom- be pas au-dessous de 7,0 environ ou, au plus bas, à 6,0 envi- ron. Ce qui a été expoéé à propos de l'utilisation de plusieurs lits et d'opérations en série s'applique également au cas des lits de résines échangeuses d'anions. Dès que le PH de l'effluent commence à tomber sensiblement au-dessous de 7,0 environ ou, au plus bas, à 6,0 environ, on arrête l'écoulement, en parti- culier dans les opérations intermittentes.
On lave la résine à l'eau, comme dans le cas de la résine échangeuse de cations et on soumet à l'élution par un acide minéral fort, tel que l'acide chlorhydrique, l'acide pyrrolidone-carboxylique et les autres acides sorbés sur la résine. On peut aussi les soumettre à l'élution au moyen d'une solution aqueuse d'hydroxyde d'ammo- nium ou d'hydroxyde de sodium. Le type particulier d'âgée d'é- lution pour la résine échangeuse d'anions dépend dans une lar- ge mesure du traitement ultérieur que l'on désire faire subir à la matière éluée. Dans le cas présent, on préfère exécuter l'élution avec un agent qui non seulement enlève l'acide pyrro- lidone-carboxylique et les autres acides mais qui, en même temp régénère aussi la résine échangeuse d'anions.
On préfère, par suite, utiliser, comme solutions de régénération, des solutions aqueuses d'hydroxyde de sodium ou d'hydroxyde d'ammonium.
L'effluent provenant de la résine échangeuse d'anions est du sirop de sucre dilué et purifié. On peut le o . concentrer dans le vide ou dans tout autre appareillage ordi-
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naire approprié soit jusqu'au point d'obtention d'un sirop ven- dable, soit au-delà de ce point pour obtenir une concentration suffisamment poussée afin que la cristallisation du sucre puisse s'y produire.
On hydrolyse à la manière habituelle, par un traitement soit alcalin, soit acide, l'éluat provenant de la résine échangeuse d'anions sous forme de solutions, dans l'hydroxyde de sodium ou dans l'hydroxyde d'ammonium, de l'acide pyrrolidone-carboxylique et des autres acides : on recueille l'acide glutamique. La transformation de l'acide pyrrolidonecarboxylique ou de ses sels simples en acide glutamique ou en ses sels simples est un procédé courant et n'est pas particulièrement considérée comme faisant partie de la présente invention, sauf dans la mesure où 1''..isolement et la récupération de.l'acide pyrrolidone-carboxylique et de ses sels simples sont envisagés.
Ponr permettre une compréhension plus complète de l'invention, mais sans aucun caractère limitatif de la portée de celle-ci, on va donner les exemples suivants :
EXEMPLE 1.- On charge 300 grammes environ de résine échangeuse de calions "Duolite C-3" da ns une colonne d'un diamètre de 50'mm. environ. On traite la résine pour qu'elle travaille dans un cycle d'hydrogène. Le volume du lit est de 750 cm3 environ. On dilue 460 grammes environ de mélasses de betterave 1943 (densité 1,411) avec 2300 cm3 d'eau (densité finale 1,058) et on fait filtrer à travers le lit de duolite C-3, l'écoulement se faisant par gravité à la vitesse de 19 cm3 environ par minute.
On recueille l'effluent par échantillons successifs de 100 cm3 environ chacun et on détermine le PH de chaque échantillon après que les mélasses de betterave diluées ont traversé la résine travaillant dans le cycle de l'hydrogène. On constate une augmentation de l'acidité étant donné que les calions ont été échangés contre de l'hydrogène. La
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valeur du PH décrit finalement jusqu'a 0.96 environ et reste sensiblement constante jusqu'à ce que 2200 cm3 environ de l'effluent aient passé à travers le lit et aient été recueillis.
A ce moment, le PH commence à remonter jusqu'à 1,0 environ, ce qui indique que la capacité d'absorption de la résine approche de la saturation et que les cations commencent à s'épuiser ("break through"). On arrête l'opération dans la colonne parce que les opérations préliminaires ont montré que la teneur en cendres croit rapidement lorsqu'on approche de la saturation de la résine. Il va de soi qu'un tel mode opératoire ne serait pas nécessaire dans des opérations industrielles si l'on utilise un certain nombre de lits reliés en série. On met de c8té les trois premiers échantillons recueillis, représentant environ 300 cm3 d'effluent, pour les utiliser comme eau de lavage dans des opérations ultérieures et aucune donnée n'est obtenue pour lesdits échantillons.
On mélange les échantillons d'effluent 4 à 22 (environ 1900 cm3) qui contiennent l'acide pyrrolidone-carboxylique et les autres acides organiques et qui ne contiennent qu'une faible quantité de cendrés et on les garde pour les traiter conformément à l'exemple 2. On analyse l'échantillon 23 pour déterminer la teneur en cendres immédiatement après le point d'épuisement ("break-through point"). On lave ensuite la colonne d'échange de caftions avec 1800 cm3 environ d'eau et on procède à l'élution avec 2285 cm3 environ d'ammoniaque aqueuse à 4%. Cette élution par l'ammoniaque enlève les composants azotés adhérant à la résine (amino-acides, bétaine, etc...) en laissant sur elle les corps inorganiques indésirables.
On élimine ces derniers en régénérant la résine par l'acide chlorhydrique aqueux.
Le tableau I indique le poids en grammes des matières solides @enlevées, la teneur en cendres de l'effluent et le poids en grammes de l'azote, de l'amino-azote, de l'azo-
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te de l'acide pyrrolidone-carboxylique, etc..totaux obtenus dans l'effluent et dans le produit de l'élution, ou éluat.
Le tableau II donne le poids pour cent des divers constituants de l'effluent et de l'éluat déterminé d'après les nombres figurant dans le tableau I. On remarquera que l'acide pyrrolidone-carboxylique passe à travers la résine échangeuse de cat ions dans la proportion de 97,03% environ.
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TABLEA I (tous les résultats sont indiqués en grammes).
EMI10.1
<tb>
Azote <SEP> de <SEP> Acide <SEP> pyrAmino-azote <SEP> l'acide <SEP> pyr- <SEP> rolido <SEP> ne
<tb> Volume <SEP> PH <SEP> Total <SEP> des <SEP> ma- <SEP> après <SEP> rolido <SEP> ne <SEP> carboxylique
<tb> tières <SEP> solides <SEP> Cendres <SEP> Azote <SEP> Amino- <SEP> hydrolyse <SEP> carboxylique
<tb> azote
<tb> Echantillons
<tb> 4 <SEP> à <SEP> 22 <SEP> 1900 <SEP> cm <SEP> 0,98 <SEP> 141,89 <SEP> 0,014 <SEP> 1,708 <SEP> 0,1093 <SEP> 0;
9054 <SEP> 0,5155 <SEP> 5,1035
<tb> Echantillon23 <SEP> 130 <SEP> cm <SEP> 1,00 <SEP> 12,31 <SEP> 0,013 <SEP> 0,204 <SEP> 0,0176 <SEP> 0,1074 <SEP> 0,0$37 <SEP> 0,5316
<tb> Eau <SEP> de <SEP> lavage <SEP> 1800 <SEP> cm3/2,60 <SEP> 70,32 <SEP> 2,772 <SEP> 3,344 <SEP> 0,7407 <SEP> 1,0940 <SEP> 0,4810 <SEP> 4,7619
<tb> Total <SEP> 224,52 <SEP> 2,799 <SEP> 5,256 <SEP> 0,8676 <SEP> 2,1068 <SEP> 1,0502 <SEP> 10,3970
<tb> Charge <SEP> primitiv2300 <SEP> cm3/6,12 <SEP> 344,43 <SEP> 48,14 <SEP> 6,645 <SEP> 0,9466 <SEP> 2,4660 <SEP> 1;
086 <SEP> 10,7514
<tb> Sorbe <SEP> sur <SEP> la <SEP> résine <SEP> 119,91 <SEP> 45,341 <SEP> 1,389 <SEP> 0,0790 <SEP> 0,3592 <SEP> 0,0358 <SEP> 0,3544
<tb> Eluat'de <SEP> NE <SEP> 3 <SEP> 2285 <SEP> cm3 <SEP> 1,277 <SEP> 0,2788 <SEP> 0,372 <SEP> 0,0340 <SEP> 0,336
<tb>
L'éluat a été concentré pour l'élimination, avant l'analyse, d'une quantité aussi grande que possible de NH3; le NH résiduel explique la valeur élevée d'amino-azote et d'amino-azote après hydrolyse.
TABLEAU II (tous les résultats so nt donnés en pour cent)
EMI10.2
<tb> Echantillons
<tb> l <SEP> à <SEP> 3 <SEP> 300 <SEP> cm3 <SEP> écartées
<tb> Echantillons
<tb> 4à <SEP> 22 <SEP> 1900cm3 <SEP> 0,98 <SEP> 41,20 <SEP> 0,029 <SEP> 25,70 <SEP> 11,55 <SEP> 36,76 <SEP> 47,47 <SEP> 47,63
<tb> Echantillon, <SEP> 23 <SEP> 130cm3 <SEP> 1,00 <SEP> 3,57 <SEP> 0,027 <SEP> 3,07 <SEP> 1,86 <SEP> 4,36 <SEP> 4,94 <SEP> 4,96
<tb> Eau <SEP> de <SEP> lavage <SEP> 1800cm3 <SEP> 2,60 <SEP> 20,42 <SEP> 5 <SEP> ;
76 <SEP> 78,25 <SEP> 44,36 <SEP> 44,29 <SEP> 44,44
<tb> Total <SEP> 65,19 <SEP> 5,816 <SEP> 79,09 <SEP> 91,66 <SEP> 85,44 <SEP> 96,70 <SEP> 97,03
<tb> Eluat <SEP> de <SEP> NH3 <SEP> 2285cm3 <SEP> 19,22 <SEP> 29,45 <SEP> 15,09 <SEP> 3,13 <SEP> 3,14
<tb> Sorbe <SEP> sur <SEP> la <SEP> résine <SEP> 34,81 <SEP> 94,184 <SEP> 20,91 <SEP> 8,34 <SEP> 14,54 <SEP> 3,30 <SEP> 2,97
<tb>
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EXEMPLE 2. - On tasse dans une colonne d'envi- ron 38 mm de diamètre 150 grammes environ de résine "Duolite A-3" échangeuse d'anions. Le volume du lit de résine est d'en-
1 viron 750 cm3.
On fait passer à travers la colonne environ 1484 cm3 de l'effluent recueilli à partir des échantillons 4 à 22 de l'Exemple l,à la vitesse d'environ 20 cm3 par minute, des échantillons d'environ 100 cm3 chacun étant successivement es- sayés pour la détermination de la valeur du PH. Cette valeur est d'environ 9,68 pour le premier effluent, pour les échantil- lons suivants, elle tombe partiellement pour atteindre finale- ment 7,0 environ. On réunit les échantillons recueillis entre le Ph 9,68 et le PH 7,0 et on les concentre jusqu'à obtention d'un sirop. Les échantillons ultérieurs ayant un PH inférieur à 7,0 sont utilisés pour amorcer l'opération suivante.
On réu- nit les échantillons ayant un PH supérieur à 7,0 (échantillons 1 à 10) pour former une même fraction et on réunit ceux dont le PH est inférieur à 7,0 (échantillons 11 à 15) pour former une seconde fraction. Après achèvement de l'opération, on lave le lit de résine avec 1500 cm3 environ d'eau, puis on le sou- met à l'élution par 1760 cm3 environ de solution aqueuse d'hy- droxyde de sodium à 8% environ.
Le tableau III donne le poids en grammes des matières solides dans l'effluent de cation utilisé comme char- ge de départ et dans les échantillons d'effluent d'anion recuei: lis. Le tableau indique aussi les poids en grammes de.l'azote, de l'amino-azote, de l'amino-azote.après hydrolyse, de l'azote de l'acide pyrrolidone-carboxylique, etc..totaux de la matiè- re de départ, de l'effluent et de-l'éluat.
De même que pour les tableaux I et II et pour ce qui est de leur relation l'un avec l'autre, le tableau IV indique les poids en pour cent correspondant aux poids donnés dans le tableau III.
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TABLEAU III (résultats donnés en grammes)
EMI12.1
<tb> Amino-azo <SEP> te <SEP> Azote <SEP> de <SEP> l'a- <SEP> Acide <SEP> pyrroAmino-azo <SEP> te <SEP> cide <SEP> pyrroli- <SEP> lidone
<tb> Volume <SEP> PH <SEP> Total <SEP> des <SEP> matières <SEP> Azote <SEP> Amino- <SEP> après <SEP> done <SEP> carboxysolides <SEP> azote <SEP> hydrolyse <SEP> lique <SEP> carboxylique
<tb> Echantillons <SEP> ..
<SEP> 1 <SEP> à <SEP> 10 <SEP> 1000cm3 <SEP> 53,44 <SEP> 0,0649 <SEP> 0,0115 <SEP> 0,0321 <SEP> 0,0061 <SEP> 0,06
<tb> Echantillons <SEP> 11 <SEP> à <SEP> 15 <SEP> 500cw3 <SEP> 46,35 <SEP> 0,0476 <SEP> 0,0044 <SEP> 0,0240 <SEP> 0,0090 <SEP> 0,089
<tb> Eau <SEP> de <SEP> lavage <SEP> 1500cm3 <SEP> 15,17 <SEP> 0,0974 <SEP> 0,0083 <SEP> 0,0449 <SEP> 0,0042 <SEP> 0,042
<tb> Total <SEP> 114,96 <SEP> 0,2099 <SEP> 0,0242 <SEP> 0,1010 <SEP> 0,0193 <SEP> 0,191
<tb> Effluent <SEP> de
<tb> cathion <SEP> 1484cm3 <SEP> 0,98 <SEP> 110,90 <SEP> 1,3330 <SEP> 0,0855 <SEP> 0,707 <SEP> 0,403 <SEP> 3,985
<tb> Sorbé <SEP> sur <SEP> la
<tb> résine <SEP> 1,1231 <SEP> 0,0613 <SEP> 0,606 <SEP> 0,3837 <SEP> 3,794
<tb> Eluat <SEP> 1760cm3 <SEP> Grand <SEP> excès <SEP> de <SEP> N <SEP> plus <SEP> 0,0624 <SEP> 0,6235 <SEP> 0,3057 <SEP> 3,030
<tb> 1,
0058
<tb>
La teneur en cendres n'est pas indiquée parce que la quantité de cendres est si petite qu'elle est négligeable TABLEAU IV (résultats donnés en pour cent)
EMI12.2
<tb> Echantillons <SEP> 1 <SEP> à <SEP> 10 <SEP> 48,1 <SEP> 4,86 <SEP> 13,45 <SEP> 4,54 <SEP> 1,52 <SEP> 1,51
<tb> Echantillons <SEP> Il <SEP> à <SEP> 15 <SEP> 41,8 <SEP> 3,57 <SEP> 5,14 <SEP> 3,39 <SEP> 2,24 <SEP> 2,23
<tb> Eau <SEP> de <SEP> lavage <SEP> 13,7 <SEP> 7,30 <SEP> 9,70 <SEP> 6,35 <SEP> 1,04 <SEP> 1,05
<tb> Total <SEP> (effluent) <SEP> 103,6 <SEP> 15,73 <SEP> 28,29 <SEP> 14,28 <SEP> 4,80 <SEP> 4,79
<tb> Eluat <SEP> 75,40 <SEP> 73,00 <SEP> 88,00 <SEP> 75,8 <SEP> 76,00
<tb> Total <SEP> (récupéré) <SEP> 91,13 <SEP> 101,29 <SEP> 102,28 <SEP> 80,60 <SEP> 80,79
<tb> Scrbé <SEP> sur <SEP> la <SEP> résine <SEP> 84,23 <SEP> 71,60 <SEP> 85,60 <SEP> 95,2 <SEP> 95,
2
<tb>
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Il ressort des données précédentes qu'il faut, pour qu'un kilogramme, environ, de mélasses de betterave, 650 gr environ de résine "Duolite C-3" et 435 gr environ de résine "Duolite A-3", pour obtenir la récupération de 90% environ d'acide pyrrolidone-carboxylique.
L'effluent de l'Exemple 2 est presque incolore; on peut l'évaporer au moins jusqu'à la consistance de sirop pour le vendre comme sirop de sucre ou bien le concentrer davantage jusqu'au point où s'amorce la cristallisation du sucre, après quoi on peut récupérer à la manière habituelle, à partir dudit effluent, de nouvelles quantités de sucre cristallisé.
Il est bien entendu que l'on pourrait apporter de nombreuses modifications au procédé ci-dessus décrit, en particulier pour son application à des installations industriel, les, et que toutes ces modifications rentrent dans le cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS
1. Un procédé qui comprend la mise en contact d'une solution aqueuse de mélasses de betterave contenant de l'acide pyrrolidone-carboxylique sensiblement non hydrolysé avec une matière échangeuse de cations pour produire un échange d'hydrogène, la mise en contact de l'effluent provenant de l'opération précédente avec une matière de sorption d'acide et l'élution de ladite matière de sorption d'acide pour récupérer l'acide pyrrolidone-carboxylique.
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