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" Mécanisme pour indicateurs de parcours de véhicules"
La présente invention concerne un mécanisme particulièrement applicable dans les appareils indicateurs de parcours utilisés notamment sur les véhicules de transport en commun, tels que tramways, autobus, etc..
On sait que ces appareils, placés à l'avant du véhicule, font apparaître derrière une fenêtre vitrée,soit le nom de la localité terminus de la ligne, soit toute autre indication ou signe permettant de renseigner les voyageurs sur la direction ou le parcours du véhicule. Comme le parcours ou le terminus du véhicule peut être modifié assez fréquentent, selon les exigences du service, il importe de pouvoir changer cette indication de parcours ou de ligne, dans l'appareil indicateur du vénicule.
Dans ce but, il est généralement fait usage, dans ces appareils, d'une toile ou film s'enroulant sur deux rouleaux parallèles, et portant une succession de noms, numéros ou signes conventionnels indiquant le parcours ou le terminus de la ligne. Ce
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changement d'indication implique évidemment l'enroulement de la toile sur l'vn ou sur l'autre des deux rouleaux prévus à cet effet dans l'appareil indicateur, pour faire apparaître, devant la fenêtre de l'appareil, le nom, numéro ou signe conventionnel voulu.
Dans ce type d'appareil utilisé jusqu'à présent, il est nécessaire d'actionner individuellement, à l'aide d'une manivelle, l'un ou l'autre des rouleaux pour produire le déplacement de la toile ou film dans le sens désiré. L'actionnement de ces rouleaux constitue toujours une manoeuvre malaisée, étant donnée la position élevée occupée par l'appareil et la difficulté offerte par le voisinage immédiat de la paroi du véhicule.
En vue de faciliter cette manoeuvre, on a déjà réalisé des appareils dans lesquels la toile est guidée sur un rouleau de renvoi en vue de rendre plus accessible le rouleau inférieur et éviter la gêne causée par le voisinage de la glace. Pour éviter tout accroc dans le passage de la toile d'un rouleau à l'autre, avec un montage de ce genre, il est évidemment indispensable que les trois rouleaux soient d'un parallélisme rigoureux.
L'invention vise à écarter les inconvénients précités et elle a pour objet un mécanisme de changement'd'indication dans un appareil du genre spécifié, le dit mécanisme permettant d'entraîner, dans le sens de l'enroulement de la toile, l'un ou l'autre des deux rouleaux portant celle-si, à l'aide d'une seule et même commande, laquelle peut être placée et manoeuvrée dans toutes les positions comprises dans un secteur de 1800 sans exiger une transformation de l'appareil, cette commande pouvant en outre être agencée aussi bien à gauche qu'à droite de ce dernier, de manière à pouvoir donner à cette commande la meilleure position possible en vue de son accès et de sa manoeuvre aisés.
D'autres particularités et avantages du mécanisme suivant l'invention ressortiront au cours de la description donnée ci-après
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avec référence aux dessins annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une vue d'élévation latérale, avec certains détails en coupe partielle, du mécanisme suivant l'invention;
Fig. 2 est une vue en coupe transversale longitudinale de ce même mécanisme, certains détails ayant été supprimés pour la clarte du dessin;
Fig. 3 est une vue de détail en coupe suivant la ligne III- III de Fig. 2;
Figs. 4 et 5 sont des vues respectivement en élévation et en bout du carter de ce mécanisme, montrant différentes positions possibles de l'arbre de commande.
Comme montré dans 'ces Figs., le mécanisme suivant l'invention est supporté et enfermé entre deux tôles 5 et 6 assujetties entre elles le long de leur bord par des vis,boulons ou rivets 7. A ses.parties supérieure et inférieure, la tôle 6, formant couvercle, présente deux embouts 8 et 9 destinés à supporter un axe d'entraînement et de support, 10 et 11 respectivement, pour chacun des rouleaux 12 et 13 supportés à leur autre extrémité et sur lesquels est enroulée la toile ou film de l'appareil indicateur. Comme le montre particulièrement la Fig. 4, cette toile, montrée en traits mixtes, et désignée par 14, se présente et est appelée à être déplacée devant une fenêtre vitrée ou voyant 15 du caisson ou appareil indicateur 16 monté à la partie supérieure de la face frontale du véhicule 17.
Dans le boîtier formé par les tôles 5 et 6 sont montées deux roues dentées 18 et 19 solidaires de douilles respectivement 20 et 21, engagées librement, sur les axes 10 et 11, lesquels sont maintenus à cet endroit, dans des coussinets 22 et 23.
Entre les deux roues 18 et 19 est montée une troisième roue dentée 24 solidaire d'un pignon d'angle 25 dont l'axe 26 est supporté dans des coussinets 27 et 28 respectivement solidaires de la tôle 5 et d'une calotte ou tourelle 29, cette dernière étant,
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pour les raisons exposées plus loin, montée à rotation sur la tôle ou couvercle 6 du mécanisme. Comme le montre la Fig. 1, ce pignon d'angle 25 est lui-même attaqué par unvpignon conique 30 porté en bout d'un arbre 31 guidé dans une projection 32 de la calotte rotative 29, le dit arbre 31 étant supporté à son autre extrémité, dans une rotule 33 fixée à la paroi extérieure du boîtier ou caisson 16.
Les trois pignons 18,19 et 24 sont engagés par une chaîne sans fin 34, laquelle est de préférence guidée sur une roue folle 35 en vue d'assurer un arc d'embrassement convenable de la roue 24 par la dite chaîne. Il résulte de cette disposition, que toute rotation imprimée à l'arbre de commande 31 à l'aide de la manivelle 35 aura pour effet de provoquer un entraînement de même sens des roues 18 et 19.
Ces roues 18 et 19 étant destinées à produire l'entraînement, dans le sens de l'enroulement de la toile, soit du rouleau 12, soit du rouleau 13, il importe que chacune de ces deux roues puisse, suivant le cas, être rendue motrice par son accouplement avec l'axe 10 ou 11, sur lequel elle est montée librement, tout comme il est essentiel que lorsque l'un de ces deux roues est rendue motrice, il est indispensable que l'autre soit rendue libre, afin d'éviter le coincement du mécanisme.
Cette condition s'impose du fait que l'enroulement ou le déroulement de la toile modifie constamment le diamètre effectif présenté par les rouleaux 12 et 13, cette modification constante, en cours d'enroulement, se traduisant par des vitesses différentes entre le rouleau entraîneur et le rouleau entraîné.
En vue de satisfaire à cette condition, il est fait usage, suivant l'invention, du système d'accouplement et de désaccouplement ci-après.
Les douilles 20 et 21, portant les roues 18 et 19 et qui sont engagées librement sur les axes 10 et 11, présentent chacune une gorge hélicoïdale désignée par 36 et 37, engagée par un ergot 38
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porté par la face intérieure d'une buselure 39,40 montée à rotation et à coulissement sur les dites douilles 20, 21.
Le bord des buselures 39, 40, qui est opposé aux roues 18, 19, est pourvu d'un nez 41, 42, destiné à engager une encoche 43, 44 présentée par un collet 10a, 11a presenté par les axes 10 et 11. Ces axes 10 et 11 se terminent par un carré de support et d'entraînement 45 engageant une encoche correspondante formée à l'extrémité et au centre des rouleaux 12 et 13.
Chacune des buselures 39,40 est soumise au serrage à friction d'un ressort à lame 46 retenu dans l'embout 8,9 par un rivet 47.
Le fonctionnement de ce dispositif d'accouplement entre les roues 18, 19 et l'axe 10, 11 sur lequel elles peuvent tourner librement, est le suivant :
En admettant que le film ou toile 14 doive tre enroulée sur le rouleau 12, on imprime à la manivelle 35 le mouvement de rotation propre à faire tourner la roue 18 dans le sens d'enroulement du rouleau 12, indiqué par la flèche en Fig. 5.
La roue 18 étant entraînée dans ce sens d'enroulement du rouleau 12, et si l'on tient compte que la buselure 39 est freinée élasti- quement par le ressort 46, il en résulte que sous l'effet de ce freinage, la dite buselure, qui est montée à rotation et à coulissement sur la douille 20, sera, sous l'action de son ergot 38 engageant la gorge hélicoïdale 36 de cette douille déplacée vers la droite (en regardant le dessin), avec pénétration du nez 41 dans l'encoche 43 présentée par un collet 10a formé sur l'axe 10.
Cette rotation relative et ce coulissement de la buselure 39 sur la douille 20 sont toutefois limités à la longueur de la gorge hélicoidale 36, laquelle est évidemment calculée en' conséquence, il s'ensuit qu'en fin de course de l'ergot 38 dans la dite gorge, la dite buselure se trouve immobilisée et par conséquent entraînée en rotation avec la douille 20 solidaire de la roue 18. La buselure 39 se trouvant maintenant entraînée par la roue 18, le nez 41 vient
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accrocher le bord de l'encoche 43 et entraîne ainsi en rotation le collet 10a et l'axe 10 d'entraînement du rouleau 12.
S'il s'agit au contraire d'entraîner le rouleau 13, c'et- à-dire de le rendre moteur, donc de le faire tourner en sens inverse de celui du rouleau 12, la manivelle 35 est tournée dans loutre sens, cette inversion de sens ayant pour effet de faire accomplir la même opération par la buselure 40 pour produire l'accouplement de la roue 19 avec l'axe 11, par l'intermédiaire du nez 42 de cette buselure et de l'encoche 44 du collet 11a de l'axe 13. Comme cette fois tout le mécanisme tourne en sens inverse, on comprend que la gorge hélicoïdale 37 formée'dans la douille 21, doit également être de sens contraire à celui de la gorge 36 destinée à produire l'accouplement de l'autre rouleau 12.
De même, le nez 42 de la buselure 40 est inverse de façon à présenter, dans le sens voulu, sa face d'accrochage et d'entraînement du'collet lla ensuite de son introduction dans l'encoche 44.
Il est à remarquer que grâce à la disposition qui vient d'être décrite, les mêmes moyens utilisés pour obtenir l'accouplement ou l'embrayage de l'un ou l'autre des deux rouleaux 12 ou 13, permettent de produire automatiquement le débrayage d'un des rouleaux lorsque le mécanisme d'entraînement est mu dans le sens de l'embrayage de l'autre rouleau, cette libération du rouleau entraîne par la toile s'enroulant sur l'autre rouleau, étant indispensable pour les raisons exposées plus haut.
.un effet, il est compréhensible que si le mécanisme à gorge hélicoïdale et buselure à ergot a pour effet, dans un sens de rotation des roues 18 et 19, de produire l'embrayage du rouleau qui y est associé, ce même mécanisme devra forcément agir en sens inverse, lorsque ces mêmes roues 18 et 19 sont entraînées dans l'autre sens, avec débrayage de ce même rouleau. Il convient en outre de remarquer que ce débrayage ou retrait du nez 41 ou 42 hors de son encoche d'entraînement, sera facilité et accéléré par la présence de la rampe 41a ou 42a sur laquelle viendra agir le
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bord de l'encoche 43,44 lorsque l'axe 10, 11 se trouvera entraîné, cette fois par le mouvement de déroulement du rouleau.
Il est à noter également que la présence des rampes 41a, 42a a pour effet de produire une action immédiate de débrayage, tandis que par la longueur et la disposition judicieuse des gorges heli- coïdales 36,37, on réservera une certaine course morte de la buselure 39,40 sur l'axe 10,11, avant que ne carence la course effective d'embrayage de ces buselures, de façon à assurer la libération complète du rouleau appelé à être déroulé, avant que l'autre rouleau ne devienne "entraîneur".
On voit d'après ce qui précède que tout le mécanise est commandé par le seul arbre 31 actionné dans un sens ou dans l'autre à l'aide de la manivelle 35. Comme le montre la Fig. 4, le montage à rotation de la tourelle 29 permet de fixer cette commande dans n'importe quel angle compris dans un secteur de 180 , l'arbre 31 étant guidé et supporté par la rotule coulissante 33 dont les cuvettes 33a pourront être vissées à tout endroit voulu sur les parois du caisson 16.
On notera que le mécanisme décrit et représenté permet de réduire considérablement le poids de l'appareil par rapport à celui des appareils existants, et d'arriver à un encombrement quasi nul, permettant de réserver le maximum d'ouverture pour la fenêtre de la boite à film ou caisson 16. En outre, il est possible d'établir un rapport d'engrenage judicieux, permettant un fonctionnement plus rapide que celui des appareils existants, sans exiger un plus grand effort de manoeuvre. Enfin, le mécanisme étant enfermé dans le boîtier formé par les tôles 5 et 6, ses organes vitaux se trouvent ainsi placés à l'abri des poussières et corps étrangers, de sorte que l'entretien de l'appareil ne réclame qu'un entretien se résumant à un huilage périodique peu fréquent.
Il est bien entendu que le mécanisme décrit et représente
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pourra, sans s'écarter de l'esprit de l'invention, subir différen- tes modifications dans la disposition ou l'agencement de ses organes. Ainsi, par exemple, au lieu de produire l'entraînement des deux roues 18,19 à l'aide de la roue 4 engageant la chaîne de,liaison 34 de ces roues 18, 19, il sera possible d'obtenir le même entraînement de ces roues en attaquant directement l'une d'ellespar l'arbre de commande 31, par exemple au moyen d'une commande à vis sans fin et couronne, dans le cas où une telle disposition serait jugée plus avantageuse.
Enfin, il est à noter que l'invention n'est pas limitée à son application aux appareils indicateurs de parcours considérés ci-dessus, niais qu'elle pourra s'appliquer avec les mêmes effets et avantages à toute disposition ou mécanisme dans lesquels il y a lieu de commander l'entraînement individuel de deux arbres, rouleaux ou autres organes appelés à travailler simultanément ou non.