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" Etoffe tissée à l'aide de fils tordus dans un sens et procédé pour son obtention ".
La présente invention est relative aux étoffes tissées et aux procédés pour leur obtention . Elle a pour objet des étoffes ne possédant sensiblement aucune tendance à s'enrouler sur elles-mêmes, lesquelles étoffes sont tissées en employant des fils tordus dans un même sens, à la fois dans la chaîne et dans la trame. Les applica- tions commerciales principales de l'invention se rencon- trent dans le domaine des étoffes tissées raidies, aux- quelles l'invention a particulièrement trait, bien qu'elle soit aussi utile dans certaines étoffes non raidies,parti- culièrement dans les étoffes de petite largeur.
Nombreux sont les usages des étoffes ne possédant que peu ou pas de tendance à s'enrouler sur elles-mêmes. Ainsi, on neut employer ces étoffes dans les articles vestimen-
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tairon, 1 ;n arr,1¯clon nn conf'';ction, l nfj ti.Gfj110 pour {'-Ü(;:f;.i)Z (n,,<w*;1:.<:n:,, 0rr'd.ri(li::., rtl::".,C::, 'J'11:.^., '.8rr.l'Ji3- tec, fines "/""",ll'n"'- toiles xi 'jnies et imprimes dans les tissus de petites largeurs, notamment les articles "fendus" , les bandes, les rubans, etc.. et dans divers tissus mécaniques et industriels de grande et petite lar- geur (par exemple, mousselines, coutils, croisés, toiles), tels que ceux employés pour les croisillons d'appareils radioélectriques, comme toiles pour condensateurs, comme isolants et comme doublures pour chaussures etc..
Bien que la plupart des étoffes ne s'enroulent pas sur elles- mêmes de façon répréhensible, même quand aucun traitement de raidissage ne leur a été appliqué, il n'en est pas ainsi pour toutes les étoffes et en particulier nour les étoffes étroites et "fendues" .
Une grande variété d'étoffés d'emploi courant, raidies et non raidies, seraient nota- blement améliorées, s'il était possible de déterminer et d'éliminer de ces étoffes cette tendance répréhensible à l'enroulement et d'obtenir comme le fait la présente invention, une base certaine et satisfaisante pour élimi- ner sensiblement cette tendance répréhensible, non seule- ment pendant le découpage et la fabrication de divers articles (ce qui est suffisant dans beaucoup de cas), mais également pendant l'utilisation de ces articles,ce dernier point de vue étant particulièrement à considérer pour les étoffes raidies.
On sait de-puis longtemps dans la technique des texti- les que de nombreuses étoffes s'enroulent sur elles-mêmes dans une mesure indésirable -Ainsi, si une pièce d'un pied carré par exemple de superficie d'une étoffe raide commerciale de poids léger, telle que l'organdi, est posée sur une surface plane, elle révèlera une tendance à s'enrou- ler sur elle-même-en ce sens que des coins diagonalement
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opposés, notamment le coin supérieur de gauche et le coin inférieur de droite, se soulèveront de la surfa- ce plane précitée et s'enrouleront vers le centre de la pièce d'étoffe en formant une volute .
Cette tendance de certaines étoffes à s'enrouler sur elles-mêmes s'est avérée particulièrement gênante pour les fabricants et ceux qui traitent des tissus fins soumis à un trai- tement de "fusion" , pour les fabricants de rubans et en général nour lesfabricants et utilisateurs de produits textiles tissés imprégnés de résine ou autrement rai- dis.
De nombreux procédés ont été proposés pour résoudre le problème de l'élimination du phénomène d'enroulement des étoffes. Parmi ces procédés, on peut citer divers traitements de finissage mécaniques et chimiques des fils employés et/ou du corps des étoffes , un tissage spécial ou traitement des lisières et un tissage spécial du corps des étoffes, notamment le tissage d'une étoffe soit em em. ployant dans la chaîne des paires alternatives de fils de torsion droite (Z) et de fils de torsion gauche (S) et dans la trame des fils tordus dans un seul sens (voir brevet U.S.A.
Schönholzer n 2.215.938 - fig. 2), soit en employant à la fois dans la chaîne et dans la trame des paires de fils tordus alternativement vers la droite et vers la gauche (voir brevet américain précité-fig.3), seul le mode de tissage indiqué en dernier lieu permet- tant d'obtenir -par un processus différent de celui de la présente invention et à un prix très considérable en raison de la nécessité d'employer des métiers à tis- ser à boîtes -une étoffe raidie ne s'enroulant pas sur elle-même .
Toutefois, tous ces procédés se sont avérés incapables de résoudre le problème susindiquc, sauf un procédé, qui est très coûteux, si non de prix
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prohibitif (comme celui du brevet Schönholzer -fig.3), étant donné qu'il exige l'emploi d'une installation spé- ciale et la réalisation d'onérations sunplémentaires.
Les nombreuses propositions contradictoires présentées pour résoudre le problème, depuis longtemps posé,de l'enroulement des étoffes, particulièrement des étoffes raidies -par-nii lesquelles propositions on en compte de nombreuses qui impliquent l'emploi de fils tordus en sens onposés - montrent à la fois qu'on ne saisit pas le rapport existant entre la torsion des fils et le phénomène d'enroulement des étoffes sur elles-mêmes et qu'on n'appré- cie pas du tout la présence et l'imnortance d'autres fac- teurs qui influencent également l'enroulement des étoffes, ainsi qu'on le décrira ci-après.
La présente invention permet d'obtenir de nouvelles étoffes, dans lesquelles un enroulement indésirable est évité (ou contrôlé ou encore réduit dans une mesure vou- lue), et a pour objet un procédé d'obtention de telles étoffes, dans lequel procédé il n'est pas besoin d'utiliser une installation spéciale, tandis que le coût de la fabrication de ces étoffes n'est pas accru de façon substantielle .
Ltinvention a pour objet général l'obtention d'étoffer de grande et petite largeurs, qui ne présentent sensible- ment aucune tendance à s'enrouler sur elles-mêmes.
L'invention a pour objet particulier l'obtention d'une étoffe présentant des particularités nouvelles telles qu'elle ne s'enroule pas de façon matérielle ou répréhensi- ble , lorsqu'elle est soumise à un traitement de "fusion", ou à un autre traitement de raidissage . D'autres objets particuliers de l'invention concernent l'obtention d'étof- fes raidies ne s'enroulant pas sur elles-mêmes, ainsi que le procédé de production de telles étoffes.
La présente invention n'a été mise au point qu'après des études et des recherches expérimentales très poussées,
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au cours desquelles plusieurs découvertes surprenantes et imprévisibles ont été faites, concernant les facteurs influençant la tendance des étoffes à s'enrouler sur elles-mêmes. Ainsi, on a découvert que le câlibre des fils formant l'étoffe est le facteur le plus important à considérer, bien qu'il ne constitue pas l'unique fac= teur jouant un rôle dans l'enroulement des étoffes.
Comme il sera indiqué ci-après, la torsion des fils et le nombre de bouts de fils par pouce d'étoffé dans la di- rection de la chaîne et dans la direction de la trame ont un effet important sur l'enroulement des étoffes- On a constaté fondamentalement que les groupes ou séries de fils (le chaîne et de trame sont intimement en relation l'un avec l'autreet exercent un effet important l'un sur l'autre et que l'effet d'enroulement des étoffes sur elles-mêmes exercé par un fil de chaîne donné peut être et est, en fait, neutralisé ou compensé par l'effet d'enroulement d'un fil de trame de même calibre et de même torsion (même nombre de tours par pouce et même sens de torsion\.
De plus, on a également constaté que l'effet d'enroulement d'un groupe eu série de fils (chaîne ou trame) peut être neutralisé par l'autre série des fils com- prenant des fils tordus en sens opposés et ce bien que la seconde série de fils diffère de la première série par le calibre des fils, par le coefficient de torsion et par le nombre de fils par pouce d'étoffe, la différence entre les deux séries se présentant pour un ou plusieurs des facteurs précités.
Le procédé de mise en oeuvre de l'invention, par application des découvertes susindiquées dans la fabrica- tion d'étoffes n'ayant pratiquement aucune tendance à s'enrouler sur elles-mêmes, est décrit ci-après en détails.
'l'andis que les découvertes esquissées ci-dessus
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constituent de nouvelles contributions à la technique de fabrication des étoffes, on a également fait d'autres découvertes tout aussi surprenantes, en ce qui concerne le mécanisme d'enroulement des étoffes sur elles-mêmes. La conception que la demanderesse s'est faite du véritable mécanisme de l'enroulement des étoffes a été confirmée par l'étude et la dissection de nombreux échantillons d'essai, qui montrent que des étoffes non raidies, souples et présentant une tendance à s'enrouler sur elles- mêmes sont amenées à s'enrouler à cause de la détorsion de certains fils composants dominants de ces étoffes.
L'é- tude de certaines étoffes raidies a, toutefois, donné lieu à la découverte paradoxale , selon laquelle l'enrou- lement de ces étoffes sur elles-mêmes est dû à un accrois- sement de la torsion (une torsion plus accentuée) des fils composants dominants de l'étoffé, ces fils exerçant un effet d'enroulement notable même si la même série de fils comprend des fils raidis de torsion opposée . Ainsi, lors- qu'une pièce d'un pied carré de superficie d'une étoffe commerciale @de grande largeur est posée sur une surface plane, on observera que cette pièce s'enroule sur elle-même, en ce sens que deux coins diagonalement opposés se soulèvent quelque peu de la surface et que les deux autres coins diagonalement opposés de la pièce d'étoffe tendent à s'enrouler vers le bas.
L'enroulement est dû, dans ce cas, à une détorsion de certaines fils composants. Toute- fois, en soumettant la pièce d'étoffe susdite à un traitement de raidissage à l'amidon usuel et en la posant à nouveau sur la surface plane précitée, on observe que les coins qui avaient précédemment tendance à s'enrou- ler vers le haut, ont à présent fortement tendance à s'enrouler en sens opposé, c'est-à-dire vers le bas, tandis que les coins, qui avaient précédemment tendance à s'enrouler vers le bas, s'enroulent à présent fortement vers le haut. Ceci est dû à l'accentuation de la torsio
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des fils composants à la suite du traitement de raidissage susindiqué . Ce phénomène de renversement du sens de l'enroulement à la suite d'un raidissage n'était pas connu jusqu'à présent.
En appliquant de façon appropriée les découvertes susindiquées à la fabrication et à la sélection des fils, à l'agencement de l'installation et au tissage des tissus, on peut produire une gamme étendue de nouveaux tissus comportant au moins une série de fils de torsions opposées et caractérisés par une absence substantielle de tendance à s'enrouler sur eux-mêmes, même après raidissage, ou tout au moins par un effet d'enroulement réduit dans la mesure voulue . De plus, on peut produire les fils et les tissus requis en se servant des installations habituelles et sans que le coût des tissus produits ne s'élèvent sensible- ment au-dessus de celui des tissus ordinaires de poids équivalent et par ailleurs similaires.
Dans les dessins annexés au présent mémoire: la figure 1 est une vue en nerspective, à grande échelle, d'un morceau d'étoffe non raidie, dont les fils de chaîne et de trarne sont tordus en sens oppo- sés ; la figure 2 est une vue en perspective, grande échelle, d'un morceau d'étoffe non raidie, dont les fils de chaîne sont alternativement de torsion droite (Z) et de torsion gauche (S) et dont les fils de trame sont tordus dans un seul sens ; la figure 2a est une vue en perspective montrant la manière dont un petit carré des étoffes des figures 1 et 2 s'enroule sur lui-même, lorsqu'il n'est soumis à aucune sollicitation;
la figure 3 est, à grande échelle , une vue en pers- pective illustrant un type préféré d'étoffe ne s'enroulant pas sur elle-même suivant l'invention, et
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la figure 4 est, à grande échelle, une vue en plan schématique illustrant un autre type préféré d'étoffe suivant l'invention.
Dans les dessins ci-annexés, et particulièrement aux figures 1 et 2 on a représenté deux morceaux d'étoffés dif- férentes reposant sur des surfaces planes et horizonta- les, indiquées en traits mixtes. La figure 1 représente une étoffe non-raidie habituelle à fils de chaîne 2 et à fils de trame 3 de torsions opposées, les fils de chaîne 2 étant de torsion S et les fils de trame 3 étant de tor- sion Z. A la figure 1, les fils de chaîne 2 tendent à se détordre (comme indiqué par les flèches) et ainsi à soulever les coins diagonalement opposas supérieur et inférieur (comme montré) de l'étoffe de la surface de support, les deux coins restants du morceau d'étoffé ten- dant à s'incurver en sens opposé c'est-à-dire vers le bas.
Par contre, les fils de trame 3 tendent à se détordre en sens opposé (comme indiqué par les flèches) et aussi à soulever les coins susdits, en sorte que les tendances des deux séries de fils à produire un enroulement s'a- joutent l'une à l'autre pour provoquer le soulèvement de deux coins de l'étoffe et la tendance à s'incurver vers le bas des deux autres coins. Si l'étoffe de la figure 1 était raidie les coins diagonalement opposés de gauche et de droite s'enrouleraient fortement vers le haut et les deux autres coins auraient fortement tendan- ce à s'incurver vers le bas.
La figure 2 représente un morceau d'étoffe raidie
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à torsion unidirectionnelleaa3t comprenant des fils de chaîne 4 S et 4 Z alternativement de torsion droite gauche (Z) et de torsion/(S) et des fils de trame 5 de torsion unidirectionnelle (S) et de même calibre que les fils de chaîne . Dans cette'étoffe, les fils des deux séries
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(chaîne et trame) tendent à se tordre davantage (comme indiqué par les flèches), la tendance des fils de chaque paire de fils de chaîne 4 étant de se compenser l'un l'autre, tandis que la tendance complètement libre des fils de trame 5 consiste à soulever les coins diago- nalement opposés supérieur et inférieur de la surface de support.
Pour mieux représenter le mécanisme de l'enrou- lernent, la figure2 montre cet enroulement moins accentué qu'en réalité (comme indiqué par les lignes en traits mixtes).
La figure 2a montre comment se fait l'enroulement sur elle-même d'une étoffe du type représenté à la figure 1 ou à la figure 2, quand cette étoffe n'est soumise à au- cune sollicitation . Cette figure montre également comment une telle étoffe forme, si on laisse l'enroulement se pour, suivre, une volute . Suivant les considérations émises ci-dessus, l'enroulement d'une étoffe est dû- à l'effet d'enroulement net qu'exercent les deux séries de fils l'une sur l'autre.
La figure 3 illustre une étoffe raidie et ne s'enrou- lant pas sur elle-même . Suivant l'invention, cette étoffe repose sur un support plan horizontal et est constituée de fils de chaîne 6Z et 6S de torsions opposées, cinq fils 6Z étant, comme on le voit, prévus pour chaque fil 6S.
Ces fils de chaîne sont de calibre supérieur à celui des fils de trarne 7 de torsion Z unidirectionnelle, ces dernier fils présentant le même nombre de bouts et ayant le degré de torsion requis(: non représenté), les deux séries de fils ayant tendance à se tordre davantage, la tendance nette des fils de chaîne 6 à soulever les coins supérieurs et inférieurs étant neutralisée par la série de fils de trame 7, en sorte que tous les coins de l'étoffe restent dans le plan de celle-ci et que cette étoffe ne s'enroule pas sur elle-même.
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La figure 4 illustre schématiquement une étoffe rai- die, dans laquelle les fils de chaîne 8 Z et 8S de tor- sions opposées sont deux fois aussi nombreux et sont de même calibre et de même degré de torsion (non repré- senté) que les fils de trame 9 à torsion Z unidirectionnel- le , la série de fils de chaîne étant neutralisée( en ce qui concerne la tendance de l'étoffe à s'enrouler sur elle-même) par les fils de trame, la partie excédentaire de la chaîne étant compensée par un nombre égal de fils de chaîne de torsion opposée, en sorte qu'on a une étof- fe ne présentant aucune tendance à s'enrouler sur elle- même.
La plupart des étoffes tissées ont autant ou plus de fils de chaîne que de fils de trame, en sorte qu'au point de vue du comptage des bouts ou titrage, la plupart des applications tyniques (mais pas toutes) de l'invention se placent entre une étoffe tissée en carré, avec son nom- bre égal de bouts par pouce de fils de chaîne et de trame, et uns étoffe dans laquelle le rapport des bouts de chaî- ne aux bouts de trame est égal ou supérieur à 2:1 , bien que l'invention soit également applicable aux étoffes dans lesquellesle nombre de bouts de trame par pouce excè- de celui de la chaîne .
De même, pour des raisons similai- res d'économie et de caractère pratique de la fabrica- tion.à l'aide des appareils de filature et de tissage mo- dernes, la plupart des étoffes connues jusqu'à présent, en particulier les étoffes industrielles ont des fils de chaîne de calibre supérieur à celui des fils de trame.
Pour les mêmes raisons, la torsion des fils de chaîne est presque toujours plus forte que celle des fils de trame.
Dans la technique, l'expression "torsion de chaînett est synonyme de torsion élevée et l'expression "torsion de trame" est synonyme-de faible torsion.
Les principes susénoncés de l'invention ont fourni une
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base, qui a permis l'obtention d'une équation mathémati- que, pouvant, en pratique, servir de guide pour appliquer et utiliser l'invention avec succès, dans la fabrication d'étoffes ne s'enroulant pas sur elles-mêmes. L'équation de base est la suivante :
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où M est le coefficient de torsion
N est le numéro des fils (calibre)
E est le titrage ou compte des bouts, et w et f désignent respectivement la chaîne et la trame.
Lors de l'utilisation de l'équation pour la réalisa- tion d'une étoffe, après la détermination du titrage des bouts et du calibre des fils d'une manière générale (par exemple dans une étoffe préparée à une série de fils de torsions opposées et une série de fils de torsion unidi- rectionnelle ), l'équation n'est d'abord appliquée qu'aux fils de chaîne et de trame de torsion unidirectionnelle, c'est-à-dire à la série unidirectionnelle de fils,(que cette série soit constituée , comme on le préfère habi- tuellernent, par les fils de trame, ou par lesils de chaîne)
et aux fils de même torsion de l'autre ou seconde série de fils et l'équation est résolue de façon à déter- miner le nombre de ces derniers fils nécessaire pour neu- traliser la tendance à provoquer l'enroulement de l'étof- fe de la première série de fils. Les fils restants de la seconde série de fils sont alors divisés également en fils de chaque torsion (en supposant que les fils de la seconde série sont de même calibre et ont même coefficient de torsion que ceux de la première série.)
Ainsi pour l'étoffe de la figure 3, l'équation est d'abord appliquée aux fils de trame de torsion Z
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unidirectionnelle et le nombre de fils de chaîne, de calibre désiré et de même sens de torsion nécessaire pour neutraliser la tendance à provoquer l'enroulement de l'étoffe des dits fils de trame est déterminé .
Dans ce cas, il faut quatre fils de chaîne pour six fils de tra- me. Il reste donc deux fils de chaîne pour chaque unité de base de la structure de l'étoffe, lesquels deux fils un de chaîne sont divisés en/fil de torsion S et un fil de torsion Z, tous les fils de chaîne étant, dans cet exemple, du même calibre et ayant même coefficient de torsion. On obtient de la sorte l'étoffe tissée en carré, montrée à la figure 3, dans laquelle étoffe il y a six fils de trame de torsion Z pour six fils de chaîne, constitués de cinq fils de torsion Z et d'un fil de tor- sion S.
A la figure 4, le processus est le même, sauf que, dans ce cas, deux fils de chaîne de torsion Z équilibrent la tendance à provoquer l'enroulement de l'étoffe de chaque paire de fils de trame de torsion unidirectionnelle en sorte qu'il reste deux fils de chaîne de torsions oppo- sées pour chaque unité de base de cette structure d'étof- fe.
D'après les enseignements de la présente invention, l'enroulement d'une étoffe sur elle-même peut toujours être évité par incorporation du nombre correct de fils de torsions opposées (de calibre et de coefficient de torsion requis) dans une seule série de fils (la série qui serait dominante au point de vue de la tendance à l'enroulement), en sorte que la tendance nette à provoquer l'enroule- ment de l'étoffe de cette série n-eutralise exactement la tendance opposée à provoquer l'enroulement de l'autre série de fils.
Normalement, une série de fils est alors de torsion unidirectionnelle, comme dans les étoffes préférées suivant l'invention, et dans la majorité des est cas la série de fils de trame @ de torsion unidirection-
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nelle plutôt que la- série de fils de chaîne, étant donné que, dans ces cas, la série de fils de chaîne est habituellement la série dominante à modifier suivant l'invention. Si la série de fils de trame comprend des fils de torsion opposée, des avantages économiques impor- tants sont perdus, principalement en raison de la néces- sité d'employer des métiers à boîtes pour l'insertion de fils simples de torsion opposée.
Bien que les deux séries de fils puissent comprendre des fils de torsion, opposées, ceci n'est pas nécessaire, d'autant plus que, dans ce cas, des avantages importants sont perdus.
Lorsque chaque série de fils comprend des fils de torsions opposées(de même que lorsqu'une seule desdites séries comprend de tels fils), l'équation de base peut être appliquée, de façon à donner la tendance à provo- quer l'enroulement de l'étoffé sur elle-même de chaque série de fils,comme suit :
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où M est le coefficient de torsion
N est le numéro des fils (calibre)
E est le titrage ou compte des bouts, w & f désignent respectivement la chaîne et la tra- me, et
Z et S désignent les deux sens de torsion.
De même, si l'une ou l'autre série de fils com- prend des fils différant l'un de l'autre par leur cali- ou bre ou leur coefficient de torsion , il sera nécessaire de considérer chaque groupe de fils similaires séparé-
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ment et d'ajouter l'une à l'autre les résultats obtenus, afin d'obtenir le facteur net total pour chaque série.
Le coefficient de torsion employé dans les équations est le même que celui employé dans la technique des texti- les e.. il est égal au nombre de tours de torsion par pou- ce de fil divisé par la racine carrée du numéro du fil (système coton). Dans les équations et en général dans le présent mémoire, le calibre de tous les fils est ex- primé suivant le système employé pour le coton. Ainsi, des fils de rayonne de 350 deniers ont approximativement le numéro 15,2. L'expression "titrage ou compte des bouts" , telle qu'elle est employée dans le présent mémoi- re désigne le nombre de fils par pouce d'étoffe dans la direct'ion désignée .
Lors de l'application de l'in- vention, il n'est pas nécessaire d'arriver à une égalité absolue ,étant donné que des écarts vis-à-vis de l'éga- lité représentée par les équations se rencontrent néces- sairement dans la pratique , le principe directeur final consistant à faire en sorte que l'étoffe réponde aux principes et aux particularités de l'invention, tels qu'ils sont décrits et revendiqués dans le présent mé- moire .
Il existe plusieurs procédés de raidissage pour obtenir des étoffes raidies suivant l'invention. Ces procédés peuvent avantageusement être divisés en trois groupes principaux. Le crémier procédé , qui est aussi celui employé le plus communément , consiste à appliquer une pellicule soluble dans l'eau à la surface de l'étoffé de base. Parmi les produits pouvant être utilisés pour l'application de la pellicule précitée, on peut citer des solutions aqueuses d'amidons, de diverses gommes de finissage ordinaires, de sucres,etc..
Le raidissage obtenu à l'aide de ces produits est éliminé
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lorsque l'étoffé est blanchie . Le second procédé consiste à appliquer une ±substance,insoluble dans l'eau et por- tée per celle-ci,à l'étoffe de base. Diverses résines telles que les résidus phénol-formaldéhyde u@ée-formaldéhy- de, caséine-formaldéhyde, les résines alkydes et les méthacrulates conviennent à cet effet. Comme ces composés chimiques sont insolubles dans l'eau, lorsqu'ils sont appliqués ou sont rendus insolubles après anplication (ordinairement par "cuisson" de l'étoffe), la raideur n'est ni immédiatement, ni facilement éliminée, lorsque l'étoffe est lavée .
Les effets obtenus à l'aide de telles matières insolubles sont appelées des "finis permanents" , bien qu'après 10 à 25 blanchissages par exem- ple, ces'résines soient graduellement chassées de l'étoffe et que, l'effet produit par ces résines disparaisse. Les deux procédés peuvent être appliqués à des étoffes ou des fils pleins ou mixtes, constitués de fibres textiles quelconques telles que des fibres a brins éventuellement coupés, des fibres cellulosiques naturelles ou synthéti- ques ou des filaments continus (auquel il sera fait référence plus tard).
Ces étoffes peuvent également con- tenir de la soie, de la laine ou de l'Aralac ("laine de fibres caséine") , du nylon ou d'autres @ ou filaments synthéti- ques non-cellulosiques, tel que les copolymères d'acétate de vinyle et de chlorure de vinyle, et da chlorure de vinylidène, notamment les produits vendus sous les noms de "Vinyon" et de "Saran", ou même des fibres inorganiques telles que celles de verre ou d'asbeste .
Le troisième procédé est employé uniquement pour raidir des étoffes de base tissées au nroyen de ou com- prenant des fils comprenant en mélange avec d'autres fibres du coton ou d'autres fibres cellulosiques naturelles telles que sisal, ramie, chanvre ou jute , ou des fibres cellulo-
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siques rég6nérdes (soit à brins coupés, soit.à filaments
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continus), ou des fibres d'ester cellulosique (soit à brins coupés, soit a filaments continus) comme l'acétate de cellulose, le butyrate de cellulose et le propionate de cellulose ou les mélanges et copolymères de ces der- niers composés. Ce troisième procédé implique l'emploi d'un produit chimique, qui fait gonfler et gélatiniser les fibres cellulosiques elles-mêmes.
Lorsque ce produit chi- mique neutralisé ou extrait par lessivage, la cellulose est reprécipitée, les fils ou les fibres cellulosiques de ceux-ci sont plus ou moins soudés l'un à l'autre et toute l'étoffé est notablement raidie, bien que ce raidis- sage ne soit pas nécessairement de même ampleur dans les deux directions de l'étoffe . Comme le milieu de raidis- sage est la cellulose elle-même, ce procédé de raidissage est ordinairement le meilleur, tout au moins. en ce qui concerne la résistance au lavage . Comme agents de fu- sion, on connaît un nombre très considérable de produits chimiques , qui sont utilisés dans l'industrie textile à cet effet. Ainsi, pour traiter une étoffe de coton, du chlorure de zinc ou des agents de fusion, tels que l'hydro- xyde de cuivre tétraminé ou l'acide sulfurique, peuvent être employés.
Comme autres agents de fusion, on peut citer des "acides mélangés" (nitrique et sulfurique), l'aci- de phosphorique, une solution de soude caustique à -10 C, le thiocyanate de calcium,etc.. Il est évident qu'on ne peut employer un agent de fusion fortenent alcalin sur des étoffes comprenant de la laine ou des fibres du type Aralac. L'action des agents de fusion sur des fibres cel- lulosiques, telles què le coton dégraissé et la rayonne, est bien connue dans la technique du finissage des tissus et est désignée par l'une ou l'autre des appellations suivantes :gonflement, fusion , gélatinisation ou par- chemination. Dans le présent mémoire, cette action est
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ordinairement qualifiée de "fusion" .
Les procédés utilisés pour appliquer les agents mentionnés ci- dessus diffèrent, mais les conditions de chacun de ces procédés ont été minutieusement étudiées et sont bien connues des spécialistes- Ainsi, les tissus cellulosiques traités par du chlorure de zinc restent soumis au traite- ment pendant un certain nombre d'heures', tandis que les articles à base de cellulose traités par de l'acide sulfurique ne le sont que pendant quelques secondes. Les trois tyes de procédés de raidissage d'étoffes contenant des fibres cellulosiques et des fils cellulosiques produi- sent d'abord un gonflement et provoquent ensuite une sou- dure des fibres et une certaine adhérence entre celles-ci, tandis que le gonflement diminue pendant le séchage.
Dans les tissus ordinaires, les fils individuels ont quelque peu tendance à se détordre . Si le tissu est mouillé au moyen d'eau , ce qui provoque un gonflement des fils, ou si les fils du tissu sont gonflés par un autre procédé impliquant l'emploi d'un liquide,la tendance des fils à se détordre est accentuée . Si les fils nor- maux pouvaient diminuer de diamètre, leur tendance à se détordre serait également diminuée et cette tendance pou- rait être diminuée dans une mesure telle que les fils tendraient plutôt à se tordre davantage . Ceci justifie le fait que des fils gonflés et raidis d'un tissu ont ten- dance,lors d'un séchage et d'une diminution subséquente de leur diamètre, se tordre davantage. Les fibres des fils adhèrent l'une à l'autre, en sorte qu'elles constituent presque des filaments simples.
Dans de tels fils soudés, pouce deux ou trois tours par @ nroduiront une considérable torsion, tandis que dans les fils de coton souples ordi- naires, deux ou trois tours par pouce ne produisent pas une torsion détectable . Lorsqu'un fil est traité, par exemple,
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à l'aide de chlorure de zinc, il se gonfle (en augmentant fortement sa tendance à se détordre). Le fil est alors débarrassé par lessivage du chlorure de zinc , ce qui provo- que la soudure et la solidi'ication des fils à l'état quelque peu gonflé (lorsque le chlorure de zinc est éliminé, le gonflement du fil diminue progressivement). En- fin, lorsque le fil est séché, son diamètre final est quelque peu réduit.
C'est pendant le séchage que la tendance du fil à se détordre disparaît et que la tendance du fil à so tordre davantage devient évidente, cette dernière tendance étant , en raison de la fusion ou soudure, plus forte que la première tendance . Ce typé de renversement de l'enroulement ou de renversement de la tendance de torsion s'obtient apparemment, lorsqu'un fil est d'abord gonflé (soit par eau de solution, soit par eau de condensa- tion), puis raidi ou soudé et finalement condensé lors de son séchage, étant entendu que le mot "condensé" signifie que le diamètre du fil est diminué, tandis que sa densité est augmentée.
La similitude d'action des types susmention- nés d'agents de raidissage , au point de vue de l'enroule- ment d'une étoffe sur elle-même, de même que l'importance du ronflement et de la condensation subséquente dans la production de ltenroulement n'ont pas été appréciés ou saisis jusqu'à présent. Ln vue de l'application des principes et de l'équation, mathématique mentionnés ci-dessus,le sens de torsion des fils gonflés et raidis par les procédés susindiqués doit être considéré et choisi de façon à être le sens dans lequel les fils se tordent davantage. Si le raidissement à lieu en l'absence d'un gonflement, les fils se raidis @ détordront, toutefois, de la même manière qu'avant d'être raidis.
On peut obtenir diverses étoffes raidies comnrenant, dans la chaîne et/ou la trame, une proportion substantielle
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de fils, qui ne'sont pas gonflés et raidis de manière à produire un enroulement inverse (fils de tordant davan- tage), la chaîne et la trame de ces étoffes comprenant 20 % ou plus de fils gonflés et raidis, dont les tendan- ces à provoquer un enroulement inverse de l'étoffé sont, en général, compensées de la manière indiquée dans le présent mémoire.
Dans ces cas la proportion de fil non raidis (de même que leur sens de torsion) peut être, à coup sûr, négligée, étant donné qu'elle n'a aucune signi- fication à cause de l'effet relativement négligeable qu'elle exerce sur l'enroulement , lorsqu'on le compare à l'effet d'enroulement beaucoup plus accentué des fils de chaîne et de trame gonflés et raidis. De même, si, par contre, quelques fils souples de torsion opposée (à celle des fils de chaîne et de trame raidis dominants)sont insérés dans l'étoffe, notamment pour obtenir un motif décoratif, ces fils peuvent être négligés, étant donné qu'il n'affecte pas de manière significative l'équilibre de l'équation.
Dans la pratique de la présente invention, il est éssentuel,d'une part, de disposer de fils de chaîne et de fils de trame filés avec précision à partir d'un ru- ban de carde uniforme de manière à obtenir les calibres de fil/ et les coefficients de torsion désirés et, d'autre part, de pratiquer le tissage de façon que toutes les zones de l'étoffe soient de structure strictement uni- forme, étant donné que ce sont ces factaurs et leur rela- tion l'un avec l'autre qui permettent d'arriver au ré- sultat souhaité. Même lorsqu'on dispose d'une installa- tion ultra-moderne et lorsqu'on contrôle soigneusement l'humidité de la salle de filage, il est bien connu qu'il se produit de grandes variations dans le calibre du fil au fur et à mesurede l'avancement du filage.
Une machine à filer équilibrée et réglée de façon à pro-
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duire des fils de calibre 30 peut, après avoir fonctionné pendant 8 ou 10 jours, débiter soit du fil fin de calibre 35 ou 36, soit du fil plus ,gros de calibre 27 ou 26, le décolage vers la production de fil plus fin se faisant ordinairement plus vite et étant généralement plus accentué que le décalage vers la production de fil plus lourd.Ces variations sont habituellement attribuée aux changements d'humidité, aux changements de température, aux changements des matières premières et à l'usure de la machine, qui constituent des facteurs influençant le réglage de la machine.
Dans les installations textiles modernes, il est de pratique courante d'analyser les fils environ toutes les deux semaines. Le réajustement du calibre des fils se fait ordinairement sur le premier banc à broches, habituellement appelé le banc à broches en gros, ou sur le second banc à broches, appelé le premier banc à broches intermédiaire.
Cette mesure de contrôle est satisfaisante pour une fabrica- tion d'étoffe ordinaire, mais comme elle permet de s'écar- ter du calibre voulu dans la mesure indiquée ci-dessus, il est évident, si on considère l'équation de base de l'invention, qu'elle est entièrement insuffisante pour la pratique de l'invention. Il est également à noter que tout changement du calibre du fil produit un changement importait du coefficient de torsion, étant donné que le métier à filer donne an fil un nombre de tours déterminé par Douée, plutôt qu'un coefficient de torsion fixe.
Pour obtenir des étoffes suivant l'invention, il est recommandé que les analyses du fil et les réglages de l'appareillage se fassent journellement, de préférence à l'endroit du second banc d'étirage plutôt qu'à l'un des bancs à broches suivants. De plus, il faut v iller spécialement à contrôler l'humidité de la salle de'filage, etc..
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Lorsqu'on fait.usage de l'équation, il faut faire usage des calibres de fil réels, déterminés par les analy- ses dans la salle de filage, et des coefficients de tor- sion réels, déterminés par les formules connues tenant compte des engrenages du métier à filer , plutôt que des valeurs "théoriques" ou "standards" . De même, il faut tenir compte des titrages ou comptes réels des bouts, tels qu'ils sont fournis par le tissage. On a constaté qu'ordi- nairement les petites variations se produisant dans les ti- trages et dues à des variations dans la tension sur le mé- tier ne sont pas gênantes, à condition que la tension de la pièce d'étoffe soit contrôlée et réglée journellement de la manière habituelle .
Pour des étoffes devant être sensiblement exemptes de toute tendance à s'enrouler sur elles-mêmes, notamment pour les étoffes d'appareillagera- dioélectrique, on a constaté que le vieux système du dérou- lement par freinage sur le métier est préférable; aux méca- nismes de déroulement automatique et positif, tels que le mécanisme de "Roper-Draper" ou de "Partlett" qui per- mettent de plus grandesvariations dans les comptes ou titrages des bouts, étant donné qu'ils contrôlent générale- ment la tension avec moins de précision. De même, il faut également veiller à éviter une distorsion considérable de l'étoffe "neutralisée" au cours des traitements de finis- sage subséquents.
Si les tensions régnant dans l'étoffe sont sensiblement égales, de sorte que le compte des bouts dans l'étoffé finie est, grosso modo, uniformément plus élevé ou moindre à la fois dans la chaine et dans la trame, on ne doit s'attendre à aucun dérangement au point de vue de la distorsion.
Les exemples suivants illustrent l'invention :
Exemple 1
Une étoffe légère de la technique antérieure, destinée à être raidie à l'aide d'un apprêt à base d'hydroxyéthylcel-
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lulose, a un titrage réel de 59,4 x 51,4 et se compose de fils de chaîne de calibre 29,95 et de coefficient de torsion. 4,48 et de fils de trame de calibre 50,06 et de coefficient de torsion 3,91. Cette étoffe présente, après raidissage , une forte tendance à s'enrouler sur elle- même, étant donné que le terme de l'équation relatif à la chaîne est supérieur de 1,002 unité au terme relatif à la tra e . Les fils de chaîne de l'éto"fe sont lourds parce que la chaîne doit avoir une résistance élevée.
Les fils de trame de l'étoffe sont légers parce que le poids , s de l'étoffe finie ne peut excéder certaines limites définje' Une application directe de l'équation (suivant la demande de brevet belge déposée le 12 mars 1948 sous le n
EMI22.1
3 .;
1 rr ) ) indique que la tendance à l'enroulement peut 1# seulement être évitée en augmentant le titrage des fils de trame (ce qui ne peut se faire parce qu'il y aurait titra augmentation du poids de l'étoffée en diminuant le titra ge des fils de chaîne (ce qui ne peut se faire parce qu'il y aurait diminution de la résistance à la traction de la chaîne), en augmentant le poids des fils de trame, (ce qui ne peut se faire parce qu'il y aurait augmenta- tion du poids de l'étoffe ) ou en allégeant les fils de chaîne (ce qui ne peut se faire parce qu'il y aurait diminution de la résistance à la traction de la chaîne).
Il serait possibie de diminuer la tendance de l'étoffe à s'enrouler sur elle-même en augmentant la torsion dans les fils de trame et en diminuant la torsion dans les fils de chaîne. La torsion des fils de chaîne doit, cependant, être maintenue à un minimum, car toute diminution significative de cette torsion a pour effet de diminuer de façon notable la résistance à la traction de la chaîne. On constate,.en appliquant l'équation, que si le coefficient de torsion des fils de trame est
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amené à la valeur 6,00, l'étoffé est déséquilibrée dans la chaîne de 0,699 unité, ce qui est suffisant pour engepdrer un enroulement trs répréhensible.
Dans ce cas, pour satisfaire aux conditions susénon- cées, la seule manière satisfaisante d'éliminer l'enrou- lement consiste à inclure quelques fils de torsion inverse dans la chaîne. En appliquant l'équation , on constate que la valeur de la chaîne est de 1,459 tandis que celle de la trame est de 0,457. En rendant le côté chaîne de l'é- quation égal à cette valeur de la trame et en résolvant l'équation pour E, on constate que 18,6 fils de chaîne par pouce équilibrent exactement 51,4 fils de trame par pouce. Le reste de 40,8 fils de chaîne, obtenu en sous- trayant 18,6 de 59,4 , doit être équilibré par les fils de chaîne entre eux, ce qui signifie que ces fils doivent être uniformément répartis en fil de torsion S et fils de torsion Z.
En d'autres mots, si la trame comprend tous des fins de torsion Z unidirectionnelle, les deux tiers exactement des fils de chaîne doivent être de torsion Z, le tiers restant étant de torsion S, en sorte qu'on ob- tient une étoffe sensiblement équilibrée suivant l'équa- tion. Si les fils de chaîne se présentent suivant la sé- quence ZZ3, ZZS, ZZS, etc.. avec un rot total de 59,4 (39,6 Z et 19,8 S), on obtient une étoffe se s'enroulant pas sur elle-même, qui satisfait exactement aux spécifica- tions stipulées, tout en n'étant en déséquilibre dans la chaîne que de 0,029 unité.
Exemple II
Une étoffe, destinée à être employée commed tissu de base et ne présentant pas de tendance à s'enrouler après imprégnation à l'aide de résine phénol-forrnaldéhyde et durcissement de la résine, peut comporter un titrage de 80 x 60, en employant des filsde calibre 30 et de coeffi- cient de torsion 4,le dans la chaîne et des fils de calibre
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40 et de coefficient de torsion 3,29 dans la trame.
Lorsque l'équation de l'invention est appliquée à cette étoffe, pour un titrage des bouts réel de 79,8 x 59,3 et des calibres de fils réels de 30,05 et de 40,32, on consta- te que la chaîne a une valeur de 1,804 unité et la trame une valeur de 0,620 unité, en sorte qu'il y a un déséqui- libre dans la chaîne de 1,184 unité. Si la valeur de trame de 0,620 est substituée dans la chaîne et si ce terme de l'équation est résolu par rapport à E, on constate que 27,4 bouts de fils de chaîne sont nécessaires pour compen- ser l'effet d'enroulement des fils de trame.
Le restant des fils de chaîne soit 52,4 doit être divisé uniformé- ment en fils de torsion S et de torsion Z, de façon à obte- nir l'équilibre et ansi une étoffe entièrement exempte de tendance à s'enrouler sur elle-même . En simplifiant, si la trame est tissée au moyen de fils de torsion Z uni- chaîne directionnelle et si la @ comporte deux fils de torsion Z pour un fil de torsion S, la chaîne présentant la séquence SZZ, SZZ, etc.., on obtient une étoffe raidie, qui n'est, suivant l'équation, déséquilibrée dans la trame que de 0,019 unité. Cet exemple s'applique bien à l'obten- tion d'étoffés pour croisillons radioélectriques.
Exemple III ----------
Un tissu de base pour rubans et feuilles anotées peut présenter un titrage de 88 x 40 (en réalité 87,8 x 39,7), si on se sert dans la chaîne de fils de calibre 25,03 et de coefficient de torsion 4,52 et dans la trame de fils de calibre 39,87 et de coefficient de torsion 3,28. L'é- quation montre que cette étoffe a une valeur de chaîne de 2,903 et une valeur de trame de 0,422, en sorte que l'étoffe est déséquilibrée dans la chaîne de 2,481 unités.
En résolvant l'équation .de la manière utilisée dans les deux exemples précédents, on trouve que 12,8 bouts de chaî-
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ne sont nécessaires pour équilibrer la trame, le restant des fils de chaîne devant être uniformément divise en fils de torsionset de torsion Z. Théoriquement, la trame doit être constituée de fils de torsion Z unidirectionnelle et la chaîne doit comporter 50,3 fils de torsion Z et 37,5 fils de torsion S par pouce . Ceci correspond approxi- mativement à un rapport de 4 fils de torsion Z pour 3 fils de torsion S, c'est-à-dire qu'un seul fil sur 7 est déséquilibré. La séquence des fils de chaîne est dans ce cas : ZSZSZSZ, ZSZSZSZ, etc.. En appliquant l'équation à cette étoffe, pour un compte des passées de 87,8, on voit qu'il n'y a déséquilibre que de 0,007 unité dans la trame.
Exemple IV ----------
Un tissu d'organdi de 68 x56 , ne s'enroulant pas sur lui-même, est obtenu de la manière suivante : Le titrage ou compte des bouts réel de ce tissu est de 67,8 x 55,4 les fils de chaîne étant de calibre 60,31 et ayant un coefficient de torsion de 6,71 , tandis que les fils de trame sont de calibre 80,22 et ont un coefficient de tor- sion de 6,03. L'application de l'équation à ce tissu mon- tre qu'il y a déséquilibre de 0,468 unité dans la chaîne, la trame ayant une valeur de 0,371. En résolvant comme précédemment l'équation pour la chaîne, on trouve que 30,0 bouts sont requis pour équilibrer la trame,le restant des fils de chaîne soit 37,8 étant réparti uniformé- ment en fils de torsion S et fils de torsion Z.
Ceci donne dans la chaîne un rapport de 5 fils de torsion Z pour deux fils de torsion S, à condition que tous les fils de trame soient de torsion Z. En employant la séquence SZZZSZZ, SZZZSZZ etc. dans la chaîne , on peut obtenir un tissu d'organdi ne s'enroulant, pas sur lui-même et ne présentant dans la trame qu'un déséquilibre de 0,012 unité.
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Exemple V ------------
Une étoffe cvoisée en trame convenant pour être utilisée, après traitement de fusion,comme tissu pour doublure intermédiaire de vêtements lourds, a un titrage réel de 69,5 x 71,3 . La chaîne consiste en fils.de calibre 22,60 et de coefficient de torsion 4,50. Les fils de trame sont combinés de façon que l'on ait, à l'aide d'un métier à boîtes, un fil de calibre 13,91 et de coefficient de torsion 3,75 et un autre fil de torsion opposée, qui soit suffisamment lourd et suffisamment tordu que pour produire un tissu ne s'enroulant pas sur lui-même. Ltéqua- tion montre que la valeur de chaîne de ce tissu est 2,689, tandis que la valeur de trame obtenue avec du fil de cali- bre 13,91 est 4,864. Ceci signifie que les fils addition- nels de la trame doivent équilibrer 2,175 unités.
Si on rend le terme trame de l'équation égal à 2,175, si on prend comme coefficient de torsion raisonnable un coeffi- cient de 3,50 et si enfin on résoud l'équation de façon à obtenir le poids des fils de trame à utiliser, on trouve que ces fils doivent être de calibre 22,09 et de torsion opposée, pour obtenir un tissu se n'enroulant pas sur lui- même . Un tel tissu est déséquilibré dans la trame de 0,001 unité.
Exemnle VI ----------
Une tulle du genre gaze, ne s'enroulant pas sur lui- même, après raidissage à l'aide d'un des agents de raidissage permanent décrits dans le présent mémoire,est obtenu de la façon suivante . Ce tissu a un compte de bouts théorique de 28 x 14, lorsqu'on emploie dans la chaîne des fils de calibre 29,93 et de coefficient de torsion 4,60 et dans la trame des fils de calibre 31,8 8 et de coefficient de torsion 3,82. Le titrage réel de ce
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tissu est de 27,7 x 13,5 . La valeur de chaîne suivant l'équation est de 0,701, tandis que celle de la trame de est/0,250, en sorte qu'il y a un déséquilibre de 0,451 unité et que le tissu. s'enroule sur lui-même de façon notable .
En résolvant l'équation comme précédemment pour la chaîne, on trouve que 9,9 bouts par pouce sont ne:ces- saires dans la chaîne pour neutraliser l'effet d'enroule- nent des fils de trame. Le restant des fils cie chaîne doit être réparti uniformément en fils de torsion S et de torsion Z. Ce résultat suggère un modèle très simple de chaîne, dans lequel deux fils de torsion Z sont associés chaque fil de torsion S, à condition. que tous les fis de trame soient de torsion Z unidirectionnellem . En apli- quant une fois de plus l'équation à ce résultat final, on voit que le déséquilibre n'est que de 0,016 unité dans la trame .
Exemple VII -----------
Un tissu croisé en chaîne, pouvant servir de doublu- re intermédiaire pour vêtements et dans de nombreuses applications industrielles et ne s'enroulant pas sur lui- même après raidissage, est tissé de façon à présenter un compte de bouts réel de 72,0 x 41,7. Les fils de chaîne ont un calibre de 7,75 et un coefficient de torsion de 4,90, tandis que les fils de trame ont un calibre de 12,03 et un coefficient de torsion de 3,52. Par applica- tion de l'éc,uation, on trouve que le tissu est déséquilibré de 12,66 unités dans la chaîne et que 15,0 fils de chaîne sont suffisants pour neutraliser entièrement l'effet d'en- roulement des fils de trame.
Si la chaîne est entièrement constituée de fil cie torsion Z, la chaîne doit se présen- ter de façon à comporter 43,5 fils de torsion Z par pouce et 28,5 fils de torsion S par pouce. Aucun modèle simple de chaîne ne peut être appliqué pour satisfaire à la
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condition énoncée ci-avant, en sorte qu'on augmente arbi- trairement le nombre de fils de torsion Z jusqutà 45,0 et qu'on diminue le nombre de fils de torsion S jusqu'à
27,0 dans la chaîne . Ceci permet un modèle de chaîne assez simple, dans lequel cinq fils de torsion Z sont associés à trois fils de torsion S. Toutefois, on obtient de la sor- te un tissu présentant un déséquilibre de 0,63 unité dans la est chaîne, ce qui/suffisant pour produire encore une tendance notable à l'enroulement même après un traitement de rai- dissage vigoureux.
Il est donc nécessaire de réaliser un ajustement final. Le coefficient de torsion de la chaîne, qui était originellement de 4,90 est abaissé jusqu'à 4,20, de façon à réduire la valeur de- chaîne. On obtient alors, par application de l'équation, une valeur de chaîne de 3,414, en sorte que le déséquilibre dans la chaîne n'est plus que de 0,078 unité.
Les étoffes de base ou étoffes non raidies obtenues suivant l'invention peuvent avantageusement être essayées et comparées, au point de vue de leur enroulement, en découpant de petits carrés d'étoffe de cinq pouces de côté, en imprégnant ces carrés d'une solution de test (convenant au caractère des fibres et fils à raidir), à repasser ces carrés à chaud et à noter ensuite. la défor- mation qu'ils subissent dans des conditions standards, par exemple à noter l'élévation d'un coin du carré à par- tir d'une surface de support horizontale. L'essai préféré pour des étoffes de coton et/ou de rayonne à la viscose consiste à imprégner d'abord l'étoffé d'une solution de composition suivante :
Parties
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L'étoffé absorbe par exemple de 125 à 150 % de son poids de solution.
L'échantillon est alors pressé entre deux surfaces métalliques (pression totale nette : 10 livres anglaises) chauffées à une température d'environ 15J C pendant 60 secondes, pour olymériser complètement la résine et provoquer sa prise. Après le pressage, l'é- chantillon est immédiatement posé librement sur une surface horizontale, tel qu'une table, et observé . Les étoffes soumises à cet essai peuvent être considérées comme ne présentant sensiblei.ient aucune tendance à s'en- rouler sur elles-mêmes, si l'échantillon reste sensible- ment plat et si aucun coin se s'élève à plus de 1 à 1 1/2 pouce au-dessus de la surface de support sur laquelle il est placé. Les tissus ou étoffes préparés par le procédé suivant l'invention satisfont parfaitement aux conditions indiquées ci-avant.
Bien qu'on ait décrit dans le présent mémoire des étoffes typiques suivant l'invention et des procédés typi- ques appropriés pour leur obtention, il est entendu que l'invention est susceptible d'être mise en oeuvre de nombreuses autres façons et que l'on neut s'écarter quel- que peu des procédés décrits ci-dessus, à condition de suivre toujours les enseignements essentiels de l'inven- tion.
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