BE481294A - - Google Patents

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BE481294A
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C07ORGANIC CHEMISTRY
    • C07CACYCLIC OR CARBOCYCLIC COMPOUNDS
    • C07C253/00Preparation of carboxylic acid nitriles
    • C07C253/14Preparation of carboxylic acid nitriles by reaction of cyanides with halogen-containing compounds with replacement of halogen atoms by cyano groups

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  • Organic Low-Molecular-Weight Compounds And Preparation Thereof (AREA)

Description


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  Procédé pour la préparation de nitriles et plus particulièrement 
 EMI1.1 
 du 1-4-dicyano-2-butène. 



   Cette invention constitue un perfectionnement au procédé de préparation des nitriles organiques et concerne plus parti- 
 EMI1.2 
 culiérement le 1-4-dîcyano-2-butèneo Après la découverte du 1-4-dicyano-2-buténe (voir le brevet américain 2.342.101 déposé le 25 mai 1942), il a été proposé divers procédés de préparation de cet important produit chimique dans lesquels on s'est basé sur le principe que, en vue d'acquérir de bons rendements pratiques, on peut effectuer la nitrilation des matières   premières     à   savoir, du   1-4-dichloro-2-bu-   
 EMI1.3 
 téne ou du 3-4-dicnioro-1-bu.iéne, dans des conditions non alcali-   nes.   Il fallait surtout, du point de vue pratique,

   découvrir un procédé au moyen duquel la nitrilation non alcaline puisse se réaliser en milieu aqueux avec une grande vitesse de réaction a des 

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 températures modérées et sans faire intervenir la pression. 



   L'invention a pour objet un procédé pour la préparation du 1-4-dicyano-2-butène. Elle a pour autre objet un procédé de préparation du 1-4-dicyano-2-butène en milieu aqueux avec une vitesse de réaction élevée et à une pression ne dépassant pas substantiellement la pression atmosphérique. Ses autres objets apparaîtront dans ce qui suit. 



   La présente invention concerne un procédé qui consiste introduire, graduellement, de l'acide cyanhydrique dans un mélange réactionnel comprenant de l'eau, un produit d'addition dihalogéné du butadiène-1-3 dans lequel les atomes d'halogène ont un poids atomique compris entre   35   et 80, un sel de cuivre comme catalyseur et un carbonate d'un métal du Groupe II de la Classi-   fication   Périodique en quantité suffisante pour   naturaliser   l'acide halogéné formé; la réaction s'effectuant à une pression ne dépassant pas la pression atmosphérique et   une   température comprise entre 60  C et le point d'ébullition à la pression atmosphérique de la phase aqueuse.

   On introduit de préférence l'acide cyanhydrique dans le mélange réactionnel à une vitesse contrôlée suffisante pour amener un reflux de l'acide cyanhydrique. 



   Il est connu que l'addition des halogènes, à savoir, du chlore et du brome , au butadiène 1-3, donne un mélange de deux produits d'addition dihalogénés isomères, à savoir, le   1-4-dihalo-   géno-2-butène et le 3-4-dihalogéno-1-butène (voir, par exemple, Muscat et Northrup dans J.Am.Chem. Soc. 52, 4043, (1930). Dans le procédé décrit ici, on peut utiliser l'un ou l'autre isomère ou leurs mélanges en toutes proportions, pour donner du   1-4-dicyano-   2-butène. On peut utiliser soit les dichloro, soit les   dlbromobu-     tènes.   Les dichlorobuténes sont moins chers et, par conséquent, utilisés de préférence. Dans la description qui suit, on utilise 

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 quelquefois le terme   "dihalogénobuténe"   dans le but de simplifier.

   Il est bien entendu que ce terme se rapporte soit aux 1-4dihalogéno-2-butènes, soit aux 3-4-dihalogéno-1-butènes, dans lesquels l'halogène est la chlore ou le brome. 



   Dans la mise en oeuvre préférée de cette invention, on utilise, tout au long de la réaction, au moins 2 mol. d'acide cyanhydrique par molécule de dihalogénobutène, sinon, le rendement en   dicyanobuténe   serait réduit de façon correspondante. 



  On utilise de préférence un excès d'acide cyanhydrique de l'ordre de 5 à 50 % de la théorie. Naturellement, vers la fin de la réaction ou lorsque tout le dihalogénobutène a réagi, il n'y a aucun inconvénient à en ajouter un plus grand excès. On peut utiliser l'acide cyanhydrique commercial bouillant à 26    C.   tel quel ou dilué dans de l'eau. On ajoute de préférence l'acide cyanhydrique à une vitesse contrôlée suffisante pour maintenir le reflux, mais n'excédant pas sa vitesse de réaction avec le dihalogénobuténe, ceci pour des raisons discutées plus loin. 



   On peut utiliser le carbonate de tout métal du Groupe II de la Classification Périodique, soit les carbonates debéryllium, de magnésium, de calcium, de zinc, de strontium ou de baryum. 



  Pour des raisons de disponibilité et d'efficacité, on préfère les carbonates des métaux ayant des poids atomiques inférieure à 138. Les plus utiles sont les carbonates de calcium, de magnésium et de   baryum,   plus particulièrement le premier nommé. 



  De préférences on prend au moins 1 mol. de carbonate par molécule de dihalogénobutène. Si l'on veut, on peut en prendre beaucoup plus, par exemple 3 mol. ou davantage, mais un exces plus grand n'augmente pas les rendements et, de plus, n'est pas économique. Le carbonate métallique substantiellement inso- 

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 lubie dans l'eau agit comme régulateur automatique du pH, du fait qu'il réagit avec l'acide   halogène   formé pendant la réaction, le transformant en halogénure correspondant du métal du Groupe II, légèrement acide en solution   aqueuse.ar     co@s@quent,   le principal effet du carbonate métallique est de maintenir la réaction non alcaline. 



   Des sels de cuivre sont des catalyseurs spécifiques de cette réaction. On peut introduire le sel de cuivre déjà formé dans le milieu réactionnel par exemple sous forme de complexe halogénure Alcalin-chlorure cuivreux ou de complexe chlorure d'ammonium-chlorure cuivreux, ou bien on peut le former in situ, par exemple en ajoutant du chlorure cuivreux ou du cyanure cuivreux qui se solubilise en présence de l'halogénure du métal du Groupe II formé in situ, ou bien. en ajoutant le cuivre métallique au mélange réactionnel, auquel cas, au moins 1 partie du cuivre se dissout et se transforme en une forme catalytique. On peut utiliser des sels cuivriques car, pendant la réaction, ils sont réduits en sels cuivreux.

   Les meilleures quantités de sels de cuivre à utiliser sont   comprises   entre 
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 oti et 10 po, basées sur le alhalogéno-butène, la proportion préférée étant comprise entre 0,5 et 3 %. La réaction se ferait sans catalyseur, mais alors, la vitesse serait plus lente et le procédé de moindre valeur pratique. 



   La quantité   d'au   à utiliser n'est pas critique. On détermine plutôt la quantité optimum pour certaines considérations pratiques, une des principales étant la nécessité d'avoir un mélange réactionnel initial suffisamment fluide pour permettre un bon et rapide contact entre les réactifs ou, plus spécifiquement, pour permettre l'agitation comme pour une suspension 

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 aqueuse.

   Il doit y avoir assez d'eau par rapport à l'acide cyanhydrique présent à n'importe quel moment, pour éviter un   refroi-   dissement excessif provoqué par l'évaporation de l'acide cyanhydrique de bas point d'ébullition et pour maintenir ce dernier en solution, puisque l'on n'opère pas sous   prose:! on.   En outre, il est désirable, bien que pas essentiel, que l'halogénure du métal du Groupe II formé pendant la réaction soit tout en solupion une fois celle-ci terminée. En général, les nécessités pratiques énumérées ci-dessus sont convenablement remplies lorsque la quantité d'eau utilisée est au moins égale au poids du carbonate du Groupe II utilisé, bien que cette quantité puisse varier quelque peu selon les propriétés de solubilité de l'halogénure du métal du Groupe II formé dans la réaction.

   On peut faire usage de beaucoup plus d'eau, jusqu'à 20 à 30 fois cette quantité, sans affecter la réaction, bien qu'il soit mieux de maintenir la quantité du milieu aqueux en-dessous d'un minimum, en vue de réduire les dimensions de l'appareillage. De l'eau (1 mol. par molécule de dihalogénobutène)se forme naturellement pendant la nitrilation, au cours de la réaction du carbonate du métal   du   Groupe Il avec l'acide halogéné. Comme milieu réactionnel, il est préférable de faire usage de l'eau seule qui peut, cependant, contenir des solvants organiques tels que des alcools ou des nitriles à courtes chaînes. 



   Le mélange réactionnel initial peut être neutre ou légèrement acide, il peut avoir, par exemple, un pH de l'ordre de à environ 1. Dès le début de la réaotion, le carbonate du métal du Groupe II, par sa réaction avec l'acide   halogène,   maintient automatiquement le pH entre 4 et 6 environ. 

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   La vitesse de réaction est très lente aux températures inférieures à 60  C. D'autre part, étant donné qu'un des objets de l'invention est d'éviter l'utilisation d'un appareillage travail- lant sous pression, la température maximum d'opération est le point d'ébullition   (à   la pression atmosphérique) du mélange réactionnel aqueux, Généralement, cette température n'excède pas 105  c environ
La température optimum est de l'ordre de 80 à 100  C. Si l'on veut, on peut effectuer la réaction sous pression réduite, pourvu que la température minimum mentionnée ci-dessus soit maintenue mais il n'y a aucun avantage à faire cela. Dans la mise en oeuvre préférée de l'invention, on opère à la pression atmosphérique, avec un arrangement convenable pour avoir un reflux efficace des composés volatils.

   Etant donné que l'acide cyanhydrique bout   à   250 Ce, il est avantageux de se servir d'un réfrigérant refroidi avec de l'eau glacée. Naturellement, il est bien compris que des zones locales à pression quelque peu plus élevée que la pression atmosphérique peuvent se développer accidentellement. 



   En suivant les conditions préférées énumérées ci-dessus et illustrées dans les exemples ci-dessous, la réaction se poursuit à une vitesse très satisfaisante. Elle acquiert, naturellement, sa vitesse maximum seulement lorsqu'on introduit l'acide cyanhydrique au moins aussi rapidement qu'il peut être consommé. 



  L'introduction de l'acide cyanhydrique à des vitesses inférieures l'optimum ne produit apparemment aucun résultat fâcheux autre qu'une vitesse de réaction plus faible, pourvu que le mélange ré-   actionnel   soit maintenu au-dessus de la température minimum (environ 60  C) nécessaire pour une vitesse de réaction pratique. 



  D'autre part, lorsqu'on introduit l'acide cyanhydrique beaucoup plus rapidement qu'il peut être absorbé, on peut en retirer une 

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 grande quantité du mélange réactionnel en même temps que le gaz carbonique qui se dégage ; ou bien, lorsqu'un tel excès d'acide cyanhydrique se condense et retourne au mélange réactionnel, il peut se produire un engorgement et un débordement du réfrigérant ou encore, l'effet refroidissant du fort reflux peut abaisser la température de réaction et diminuer ainsi la vitesse de réac- tion en dessous des limites pratiques. 



   Ainsi, il apparaît que le meilleur procédé nécessite d'opérer au-dessus de 60  C. et d'ajouter l'acide cyanhydrique suffisamment vite pour maintenir un reflux modéré de ce dernier. 



  Un moyen supplémentaire pour suivre la vitesse et le progrès de la réaction peut être fourni en conduisant le gaz'carbonique dé- gagé à travers un compteur de gaz. La transformation d'une mo- lécule de   dihalogénobutne   en 1-4-dicyano-2-butène exige l'ab- sorption de 2 molécules d'acide cyanhydrique et libère 1   molécu-   le de gaz carbonique. Sous des conditions optima, il y a un dé- gagement continu et modérément rapide de gaz carbonique. 



   L'invention est illustrée dans ses détails les plus Saillants par les exemples qui suivent dont les parties s'enten- dent en   poids..   



     EXEMPLE   1. sous une atmosphère d'azote et dans un vase de réaction muni d'un agitateur mécanique, d'un entonnoir à robinet et d'un réfrigérant avec de l'eau glacée, on prépare un mélange des subs-   tances suivantes : 5parties de chlorure cuivreux, 2,32 parties   de chlorure de potassium, 1 partie de poudre de cuivre, 1,2 par- tie d'acide chlorhydrique concentré et 200 parties   d'eau.   On chauffe le mélange à une température de   80-900   C pendant 10 mi- nutes après lesquelles on ajoute 40 parties de carbonate de cal-   @   

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 cium.

   A la suspension résultante à   80-900   C, on ajoute   graduelle-   ment, tout en agitant, pendant 20 minutes, une solution faite du mélange de 50 parties de 1-4-dichloro-2-butène et de 30 parties d'acide cyanhydrique liquide* Pendant cette addition, le gaz carbonique se dégage rapidement jusqu'à introduction complète des réactifs, après quoi, le produit consiste en une solution aqueuse inférieure, presque claire, de chlorure de calcium et en une couche huileuse supérieure de 1-4-dicyano-2-butène. Cette dernière se solidifie lorsque le mélange est refroidi. 



   On extrait le 1-4-dicyano-2-butène avec du chloroforme et on distille le produit après élimination du chloroforme à une pression d'environ 1 mm de mercure. On obtient 2,29 parties de produits de tête   à   bas point d'ébullition, 33,09 parties de 1-4- dicyano-2-butène de point d'ébullition compris entre   90   et 110  C et de point de fusion ds 73  C, et un résidu de distillation de 0,51 partie. Le rendement en 1-4-dicyano-2- butène est 78 % de la théorie. 



   On a observé que lorsque le mélange réactionnel contient du carbonate de calcium, du type décrit dans cet exemple et les autres, son pH varie entre approximativement 4 et 6. Si l'on répè- te l'expérience d'une façon tout-à-fait identique en omettant le carbonate de calcium, la réaction dure   2hi/2   à 60-70  C et donne seulement 16,3 % du rendement théorique en 1-4-dicyano-2-butène, en même temps qu'une proportion substantielle de dichlorobutène n'ayant pas réagi. Dans ce cas, le pH du mélange réactionnel at- teint de très basses valeurs, de l'ordre de 0,1, peu après qu'on a commencé  à   ajouter le mélange acide cyanhydrique-dichloro- butène. 



   EXEMPLE 2. 



   ---------- Om place, dans 400 parties d'eau, un catalyseur préparé 

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 à partir de 1 partie de chlorure cuivreux, 0,2 partie de pou- dre de cuivre, 0,46 partie de chlorure de potassium et 0,25 partie d'acide chlorhydrique concentré, puis on ajoute 80 par- ties de carbonate de calcium. A la suspension à 80-90  C, on ajoute, ensuite, dans le même appareil que dans l'exemple 1, une solution préparée en mélangeant 100 parties de 1-4-dichlo-   ro-2-buténe   avec 60 parties d'acide cyanhydrique liquide. Pour que la réaction soit complète, il faut 75 minutes. Le produit traité comme dans l'exemple 1 donne 2,6 parties de substances dévête, 76,01 parties de 1-4-dicyano-2-butène de point de fusion 73  C et un résidu de distillation de 0,11 partie. Le rendement est   90   de la théorie. 



   EXEMPLE 3. 



   Dans un vase de réaction muni d'un agitateur mécanique efficace d'une amenée d'azote, d'un réfrigérant à reflux refroidi avec de   lacétone   glacée sèche, d'un couple thermo électrique et d'une amenée de liquide, on charge 15 parties de chlorure cuivreux, 3 parties de poudre de cuivre, 3,6 parties d'acide chlorhydrique concentré, 6,9 parties de chlorure de potassium et 2000 parties d'eau distillée. On chauffe le mélange, tout en agitant, sous une atmosphère d'azote, à une température d'approximativement 80  c. On ajoute, ensuite, 525 parties d'un carbonate de calcium finement pulvérisé et 1000 parties supplémentaires d'eau distillée, puis on chauffe la suspension orange-rougeâtre à une température de 95  C en agitant vigoureusement.

   Pendant 2h.15', on ajoute graduellement, par l'amenée de liquide, un mélange de   625   parties de 3-4-dichloro-1-butène et 308 parties d'acide cyanhydrique, tout en 

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 maintenant la température du mélange réactionnel   à   95 C ¯ 1  C. 



  Pendant le cours de la réaction, le gaz carbonique se dégage et l'acide cyanhydrique reflue dans le réfrigérant jusque ce qu'on ait ajouté tout le mélange acide cyanhydrique-dichlorobutène. 



  Simultanément, le carbonate de calcium passe en solution, excep- té le léger excès utilisé, de sorte qu'à la fin de la réaction, on obtient une solution aqueuse de chlorure de calcium avec une couche supérieure du produit de réaction. On refroidit alors le mélange   à   60  C, on ajoute une petite proportion de chloroforme pour éviter la cristallisation du produit et on porte finalement la température à 25  C par rapide refroidissement. On extrait le mélange froid avec 4000 parties en volume de chloroforme et on sépare la couche organique de la couche aqueuse. On filtre la solution chloroformique, sèche sur du sulfate de calcium an- hydre et on élimine le solvant dans une chaudière à évaporation instantanée continue, opérant sous une légère pression réduite. 



  On fractionne alors, dans une chaudière de précision, le résidu solide qui donne 509,5 parties de 1-4-dicyano-2-butène pur de point de fusion   75-76      C@   Dans la distillation on obtient seule- ment 14 parties de produits de tête   liquides.Le   rendement en 1-4- dicyano-2-butène raffiné correspond à 95,9 % de la valeur théori- que, basée sur le dichlorobutène. 



     EXEMPLE   4. 



   ----------- 
Dans un vase de réaction muni d'un agitateur efficace, dune amenée d'azote, d'un dispositif de charge de liquide, d'un thermomètre, d'un. réfrigérant à reflux et d'un appareil à électro- de de verre pour mesurer le pH des solutions aqueuses, on charge 50,5 parties de carbonate de calcium pulvérisé et 175 parties 

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 d'eau distillée. Le carbonate de calcium utilisé dans cet exemple est récupéré d'une opération précédente par traitement de la phase aqueuse avec du carbonate de sodium, filtration du carbonate de calcium précipité, lavage et séchage. Après avoir chauffé le mélange à environ 90  C, on ajoute 2,3 parties de sulfate de cuivre hydraté (CuSO4-5H2O) dans 15 parties d'eau distillée.

   Le mélange est alors maintenu à   90-9?    C et, pendant une période de 1h5', on ajoute une solution de 62,5 parties de 3-4-dichloro-1-   butène   dans 30 parties d'acide cyanhydrique liquide. Pendant ce temps, on mesure la valeur du pH de l'ordre de 4,7 à 5,7 par l'appareil à électrode de verre. On refroidit le mélange réactionnel à 15  C en agitant pour amener la cristallisation de la couche organique que l'on sépare ensuite par filtration et qu'on lave avec 100 parties d'eau distillée froide. On obtient 46,7 parties de 1-4-dicyano-2-butène cristallisé brut.   L'extraction   au chloroforme du filtrat aqueux donne 4,8 parties supplémentaires de produit.

   En combinant les produits et les recristallisant dans du benzène exempt de thiophène, on obtient 43,7 parties de 1-4dicyano-2-butène pur de point de fusion 76  C. Le rendement est de 85 % de la théorie. 



   Lorsqu'on répète cette expérience en utilisant du nitrate de cuivre, de l'acétate de cuivre, du chlorure cuivreux, du chlorure cuivrique ou du fluorure cuivrique à la place du sulfate de cuivre, on obtient des résultats substantiellement identiques. 



  Au lieu d'utiliser un sel de cuivre   soluble   déjS préparé, on peut procéder in situ, par addition de cuivre métallique dans le milieu, le métal étant solubilisé au fur et à mesure que s'effectue la réaction. On peut utiliser un complexe de cuivre tel que   l'acétyl   acétonate de cuivre comme source de catalyseur au cuivre. 

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   EXEMPLE 5. 



   ---------- 
On charge, dans un vase de réaction équipé comme décrit dans l'exemple 3, un mélange de 3 parties de cyanure cuivreux, 50 parties de carbonate de calcium et 1?5 parties d'eau. On chauffe le mélange à 99,5-101  C et le traite, graduellement, à cette température, avec une solution de 30,8 parties d'acide cy- anhydrique dans 62,5 parties de 1-4-dichloro-2-butène ajoutée en 38 minutes. Après agitation à   101-1050   C pendant 4 minutes supplé- mentaires, on refroidit le contenu du vase à 15  C et on filtre le 1-4-dicyano-2-butène solide, le lave avec 100 parties d'eau et le sèche. Le rendement en substance sèche est de 49 parties, soit   92,5 %   de la théorie. 



   EXEMPLE 6. 



   ----------- 
Dans un vase de réaction muni d'un agitateur mécanique efficace, d'un réfrigérant à reflux refroidi avec de l'acétone glacée, d'un thermomètre et d'une amenée de liquide, on charge 2,32 parties de sulfate de cuivre pentahydraté (CuSO4-5H2O), 50,5 parties de carbonate de calcium et 175 parties dteau distillée. 



  On chauffe le mélange en agitant, à 1000 C, puis on ajoute 68,6 parties de dichlorobutène brut (contenant 62,5 parties de 1-4- dichloro-2-butène). Pendant 20 minutes, on ajoute   3 0,8   parties d'acide cyanhydrique liquide à une vitesse telle que la tempéra- ture de réaction soit maintenue à   90-95    C. Après 10 minutes supplé mentaires de chauffage et d'agitation, la réaction est complète comme on peut le constater par la cessation du dégagement de gaz carbonique. On refroidit le mélange réactionnel à 10  C en agi- tant pour provoquer la cristallisation de la couche organique que l'on sépare ensuite par filtration et  qu'on   lave avec 100 parties 

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 d'eau froide distillée puis avec 71 parties d'éther diéthylique froid.

   Apres séchage de la substance cristallisée, on obtient 39 parties de 1-4-dicyano-2-butène, soit 73 % de la   théorie.   On obtient 4,9 parties supplémentaires de 1-4-dicyano-2-butène à partir du filtrat aqueux et des lavages d'éther par extraction avec le chloroforme et distillation de l'extrait. Le rendement total en   dicyano-buténe   est de 43,9 parties, soit   82,9   de la théorie. 



   Bien que dans les exemples qui précèdent, on relate certaines conditions de température de concentration du catalyseur et certaines proportions de réactifs, il est bien entendu que l'on peut faire varier ces valeurs sans s'écarter des limites de l'invention. 



   D'ailleurs, certaines variantes du procédé viendront l'esprit du chimiste de métier. Par exemple, on peut dissoudre d'avance ltacide   cyanhydrique   dans l'eau pour faciliter la manipulation ou encore on peut le faire barboter à l'état gazeux dans le mélange réactionnel fluide et, si l'on veut, à travers plusieurs amenées, pour un meilleur contact. Les exemples illustrent un procédé convenable pour introduire le dihalogénobutène et l'acide cyanhydrique, procédé dans lequel les deux réactifs sont mélangés d'avance, mais qui n'est en aucune façon nécessaire. on peut ajouter les réactifs séparément et à différentes vitesses. 



  En fait, on peut mener l'opération avec partie ou tout du dihalogénobutène présent dans le mélange d'eau, de carbonate   d'Un   métal du Groupe II et d'un catalyseur, cuvant d'avoir ajouté tout l'acide cyanhydrique. Cependant, le processus inverse (à savoir l'addition du dihalogénobutène à un mélange réactionnel contenant beaucoup d'acide cyanhydrique) n'est pas désirable,   à   cause des inconvénients, dont il a été déjà question, causés par la présence, 

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 dans le mélange réactionnel, d'acide cyanhydrique en quantités substantielles. En outre, on ne pourrait pas garder de grandes quantités d'acide cyanhydrique dans le mélange sans faire intervenir la pression.

   Pour cette raison, on ajoute l'acide   cyanhydri-   que à une vitesse contrôlée n'excédant pas sa vitesse de réaction avec le dihalogénobutène. La vitesse optimum d'addition de l'acide cyanhydrique se détermine facilement en   observant   la vitesse du reflux et la température du milieu   réactionnel,   Alors qu'il est préférable d'ajouter continuellement l'acide cyanhydrique, on peut également obtenir une vitesse contrôlée de l'addition en ajoutant l'acide cyanhydrique périodiquement ou de   faon   Intermittente en petites quantités, tout au long de la réaction. 



   Au lieu de charger le total du carbonate du métal du Groupe II en une fois, on peut l'ajouter graduellement à mesure que la réaction s'avance, pourvu que, naturellement, il y en ait toujours assez pour absorber l'acide   halogène.   Cette méthode a l'avantage de permettre un meilleur contact entre les réactifs en diminuant la quantité de substances solides présentes à un moment donné. 



   Les exemples relatent des opérations en atmosphère inerte,   !!fats   ceci est simplement une condition facultative, étant donné' que la réaction marche de façon satisfaisante lorsqu'on omet cette précaution. De toute façon, la formation de gaz carbonique évite tout contact excessif avec l'air qui pourrait amener une oxydation. 



   Au lieu d'utiliser soit un 1-4-dihalogéno-2-butène, soit un 3-4-dihalogéno-1-butène, il est possible, et même désirable, du point de vue économie, d'utiliser leurs mélanges, par exemple comme on les obtient en ajoutant l'halogène au butadiène-1-3. En particulier, il est possible d'utiliser le mélange brut résultant 

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 de la chloruration du butadiène qui contient un peu de tétra- chlorobutène en plue des 2   dichlorobutènes,   sans sacrifier subs- tantiellement le rendement en   1-4-dicyano-2-butène.   



   On peut isoler le 1-4-dicyano-2-butène résultant par n'importe quel procédé convenable tel" que refroidissement et   recristallisation   du dinitrile soluble. ou extraction au moyen   d'un   solvant approprié. Si on le désire, on peut purifier le produit de réaction, mais, dans beaucoup de cas, le produit de réaction brut est tout-à-fait satisfaisante
Le 1-4-dicyano-2-butène est un produit intéressant comme intermédiaire et matière première pour intermédiaires dans beaucoup de synthèses, par exemple, il se transforme en acide dihydromuconique par hydrolyse ou en hexaméthylènediamine par hydrogénation;

   cette substance étant un des principaux produits de base de certaines   superpolyamides,   elle est également la matière première pour la préparation du 1-4-dicyano-1-butène son isomère, lui-même un intermédiaire d'un très grand intérêt dans des   synthè-   ses chimiques. 



   Il est bien entendu que l'invention ne se limite pas aux détails précisés dans ce texte et que l'on peut y apporter des modifications sans en changer l'esprit et le but.

Claims (1)

  1. RESUME L'invention a pour objet un procédé pour la préparation de nitriles organiques et plus particulièrement du l-4-dicyano- 2-butène. qui consiste à introduire graduellement de l'acide cy- anhydrique dans un mélange réactionnel comprenant de l'eau, un produit d'addition halogéné du butadiène-1-3 dans lequel les atomes halogènes ont un poids, atomique compris entre 35 et 80,, un sel @ <Desc/Clms Page number 16> de cuivre comme catalyseur et un carbonate d'un. métal du Groupe II de la Classification Périodique en quantité suffisante pour neutraliser l'acide halogéné formé,
    et à conduire la réaction à une pression ne dépassant pas substantiellement la pression atmosphérique et à une température comprise entre 60 C et le point débullition, à la pression atmosphérique, de la phase aqueuse.
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