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"Procédé de projection de film cinématographique en couleurs et dispositif pour la réalisation de ce procédé."
Il existe deux méthodes pouf reproduire les couleurs en partant de plusieurs couleurs de base le mélange des couleurs par synthèse additive et le mélange par synthèse soustractive.
La synthèse additive est en théorie nettement supérieu- re à la synthèse soustractive, parce qu'elle permet seule la re- production exacte des couleurs, alors que la synthèse soustrac- tivé ne permet que la reproduction en couleurs.
La reproduction des couleurs par synthèse additive peut être utilisée pour le cinématographe en couleurs. Pour cela) on a proposé d'enregistrer simultanément plusieurs images à l'aide de plusieurs objectifs parallèles devant chacun desquels on pla- oe un filtre coloré. Après tirage des positifs, les images en noir et blanc sont projetés sur un écran par plusieurs objectifs semblables devant chacun desquels on a placé un filtre de même coloration que celui ayant servi à la prise de vues.
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Ce procédé présente, en pratique, un certain nombre d'inconvénients. L'objet que l'on photographie est à trois dimensions et l'écran de projection à deux dimensions seule- ment. La coïncidence des images sur l'écran n'est donc qu'ap- prochée. Dans toutes les parties où elles ne se superposent pas, on a des franges; c'est ce que l'on appelle la parallaxe d'espace.
Divers procédés ont été proposés pour éviter cette pa- rallaxe d'espace. Dans le brevet N 716.632 du 4 Mars 1931, on a décrit un procédé dans lequel un système optique centré donne de l'objet à cinématographier'une image à l'infini, image qui est ensuite reprise par plusjeurs petits objectifs qui donnent de l'objet virtuel une image sans parallaxe puisque cet objet est à l'infini.
Pour la projection, il faut superposer sur l'écran les différentes images. Un des meilleurs moyens consiste à projeter chaque image avec son objectif propre. mais les appareils de projection conçus jusqu'à présent sont compliqués ; ils nécessi- tent un dispositif permettant de régler, selon la longueur de la salle, l'écartement des axes optiques des objectifs, pour faire converger sur l'écran de projection, les faisceaux lumi- neux issus des dits objectifs.
La présente invention a pour objet un procédé de pro- jection des films cinématographiques en couleurs selon.la métho- de additive, dont le but est d'éviter l'inconvénient ci-dessus mentionné et qui est en particulier applicable aux films pris se- lon le procédé de prise de vue décrit dans le brevet n 716.632 du 4 Mars 1931 et la demande de brevet déposée le 29 Avril 1947 pour "Système optique pour le cinéma, la photographie et la té- lévision en couleur".
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Ce procédé consiste fondamentalement à utiliser des ob- jectifs donnant, des imagescinématographiques à superposer, '.des images à l'infini, ces images étant reprises par un objec- tif unique dont le plan focal coïncide avec l'écran de projec- tion.
La présente invention a également pour objet un.dispo-' sitif pour la réalisation du procédé ci-dessus-décrit. Ce dis- positif comprend en combinaison avec une source lumineuse, d'une part -des objectifs de même distance focale f dont l'é- cartement des axes optiques est égal à celui des points homo- logues des imagés, objectifs dont le plan focal coïncide avec celui dans lequel passe le film et, d'autre part, un deuxième objectif dont la distance focale est égale à la distance'le séparant de l'écran lors de la projection.
Etant donne la grande distance focale de ce deuxième object'if et sa très faible ouverture, certaines aberrations @ sont complètement négligeables et il peut être remplacé par''une- simple lentille peu coûteuse. Cependant, pour des raisons de fabrication et de réglage, il est préférable de.constituer cet objectif par deux lentilles, l'une plan-concave, l'autre plan- convexe, de même rayon de courbure, dont on peut faire varier l'intervalle d'air pour a juster la distance focale.
Le procédé objetde l'invention a un autre avantage.
Il peut advenir, que le film ait un retrait non constant. Dans de cas, la superposition est détruite et, avec les procédés de projection jusqu'à présent connus, il était nécessaire de ré- gler à nouveau les objectifs. Avec le procédé décrit, il suf- fit de remplacer la lentille par une autre de distance focale très voisine. Cette substitution peut se faire dans un temps très court et sans aucune difficulté.
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Au dessin ci-joint est représenté schématiquement un exemple de dispositif conforme à l'invention.
Ce dispositif dans lequel la lumière va dans le sens de la flèche comprend d'une part des objectifs semblables 1 devant lesquels sont disposés des écrans colorés 2. Ces ob- jectifs donnent, des images homologues 3 du film 4, des images à l'infini. Le film 4 doit donc se trouver dans le plan focal commun, des objectifs 1.
Devant les objectifs 1 est disposée une lentille 5 dont la distance focale est égale à la distance la séparant de l'éoran de projection 6.
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