<Desc/Clms Page number 1>
"Etançon de mines en métal ou alliage léger" lies étançons métalliques, couramment utilisés dans les mites, sont ordinairement construits en acier. Ils com- portent, comme on le sait, une partie inférieure, appelée fût, établie en aciers laminés généralement assemblés par soudure, et portant à sa partie supérieure une poche ou "serrure" en acier forgé, coulé ou formée de pièces assemblées ou soudées.
Dans le fût coulisse une partie supérieure, appelée poinçon également en profilés d'acier soudés, Le poinçon est coincé sur le fût par un jeu de coins ou clavettes en acier.
Cette construction, si elle répond aux conditions des charges que les étançons sont appelés à supporter, est très lourde, ce qui est un inconvénient grave pour les manipulations
<Desc/Clms Page number 2>
qui s'effectuent au fond. Notamment lorsque les étançons néoes- .saires sont de grande dimension, leur mise en oeuvre oblige à un travail dur, exigeant une main découvre importante.
Pour remédier à cet inconvénient, on a pensée établir des étançons en métaux ou alliages légers, tels-que ceux à base d'aluminium, de magnésium ou analogue. Mais une simple substitution de matière ne permet pas d'obtenir une résistance suffisante aux charges à supporter, ni des qualités mécaniques appropriées à l'utilisation de ces appareils.
Cependant, la demanderesse a trouvé que l'on pouvait réaliser des étançons en métaux ou alliages légers présentant les m'eues qualités que ,les étançons en acier en adoptant pour leur construction les caractéristiques ci-après. -
Dans l'étançon suivant l'invention, chacun des éléments fût et poinçon est obtenu par moulage d'une seule pièce. Avec le fût est venue de fonderie en une seule opération la serrure destinée à recevoir les pièces de serrage du poinçon. Cette serrure est renforcée par des frettes ou des nervurés, Le poin- çon est également moulé d'une seule pièce avec sa plaque de tête,
La section du poinçon au lieu d'être carrée, présente deux droites parallèles raccordées par un contour polygonal ou partiellement courbe.
L'épaisseur du métal est noablement plus importante qu'avec les étançons en acier. Par ces deux moyens, on augmente la résistance du poinçon tant à la compression qu'- au flambage et on compense ainsi les diminutions de résistances qui résulteraient d'un matériau de caractéristiques moins éle- vées que l'acier.
De même, la section du fût a un contour polygonal, au besoin avec partie courbe appropriée à celle du poinçon. - ,
<Desc/Clms Page number 3>
Ces particularités sont illustrées par les dessins annexés qui représentent un mode de réalisation de l'étançon selon l'invention: la figure 1 est une Tue en élévation latérale de l'é- tangon monté; la figure 2 est une coupe verticale suivant la ligne
II -II de la figure1; la figure 3 est une coupe ho rizontale à grande échelle suivant la ligne III-III de la figure 1; la figure 4 est une coupe horizontale à grande échelle suivant la ligné IV-IV de la figure 1 ; la figure 5 est une coupe verticale à grande échelle de la serrure; la figure 6 est une coupe horizontale suivant la ligne VI-VI de la figure 5;
la figure 7 est une vue en coupe horizontale d'une variante.
L'étançon se compose d'un fût 1 et d'un poinçon 2, tous deux moulés en métal ou alliage léger, par exemple en alliage d'aluminium ou de magnés ium.
Selon l'invention, le poinçon 1 a une section telle que représentée figure 3. Cette section est de forme polygonale.
Elle présente deux éléments linéaires opposés 3 et 4 d'une cer- taine étendue. Ces deux cotés sont reliés entre eux par des contours symétriques 5 et 6 polygonaux ou éventuellement cour- bes en totalité ou seulement en partie. Elle a une épaisseur .appropriée, plus grande que celle qui serait prévue avec un étançon en acier. En définitive, le poinçon est fermé par un anneau prismatique à section polygonale 3-5-4-6. Dans les faces opposées 3 et 4 sont prévus des bossages 7 dans lesquels sont
<Desc/Clms Page number 4>
ménagées, au montage, des fentes 8 pour la manoeuvre du poin- çon 2.
Avec le fût 1 sont venus de moulage la plaque d'appui. inférieure 9 et la serrure 10. Cette serrure 10 est destinée à recevoir les organes de coincement du poinçon 2 ici constitués , de coins 11 et 12, à pentes inversées à gradins, bloqués par la clavette transversale 13. Les détails de réalisation de la ser- rure 10 seront décrits ci-après en référence aux figures 5 à 7.
Le poinçon 2 est également réalisé par moulage et d'une seule pièce. Il est ainsi obtenu immédiatement avec la plaque de tête 14. Sa section est représentée fig. 4. Celle-ci) a un con- tour polygonal. Elle présente une épaisseur notable, sensible- ment plus grande que dans les étançons en acier. Le contour com- porte deux cotés droits opposés 16 et 15 reliés entre eux par des lignes 17, 18 polygonales, courbes ou à la fois polygonales et courbes. L'une des parois 15 et 16 est inclinée par rapport à l'autre pour permettre le coincement comme dans les étançons ordinaires. la détail de la serrure 10 est représenté sur les figu- res 5 et 6. Celle-ci, au lieu d'être rapportée sur le fût par soudure ou autre procédé, est ici Tenue de fonderie avec le fût
1.
Toutefois, cette partie de l'étançon/est celle qui reçoit les organes de coincement 11-12-13 et de ce fait subit des efforts particulièrement importants, fait l'objet d'une constitution particulière. Dans un mode de réalisation, sa partie intérieure est en forme de rectangle (fig.6) pour recevoir le poinçon 2 et les coins 11 et 12. Un des côtés latéraux reçoit la face 16 du poinçon 2, l'autre reçoit le coin 11. Pour donner à ce rec- tangle intérieur des dimensions régulières et interchangeables, il est avantageux de le soumettre à un calibrage selon le procédé décrit dans la demende de brevet déposée par la demanderesse
<Desc/Clms Page number 5>
le 6 Avril 1948 pour "Perfectionnements aux étançons métalli- ques pour mines".
Autour de cette section le métal est ménage pour constituer un autre rectangle à extrémités arrondies 19 et 20. Les parties arrondies et éventuellement les parties droites qui les relient sont usinées et reçoivent une ou plu- sieurs frettes 21 emmanchées à chaud. Ces frettes peuvent être en acier, en duralumin ou alliage analogue forgeable ou usina- ble, ,
Dans le cas de la figure 5, on a prévu deux frettes 21 l'une à la partie supérieure, l'autre à la partie inférieur de la serrure 10.
Au lieu de prévoir autour du rectangle inté- rieur une épaisseur en forme de rectangle à bouts arrondis, on peut le réaliser de forme circulaire 22 (fig.7), le contour extérieur circulaire reçoit la frotte 21. Cette disposition a pour but de faciliter l'usinage de la partie recevant la fret- te. ,
On peut d'ailleurs supprimer les frottes 21 en ména- geant à leur place des nervures importantes telles que celles 23 représentées en pointillé sur la figure 5.
L'étançon ainsi réalisé présente une notable réduction de ,poids par rapport aux élançons en acier de dimensions équi- valentes, Cette réduction est d'environ 30 à 50 %, de telle sorte que si l'étançon en acier exige pour son transport et sa mise en oeuvre le concours de plusieurs hommes, il peut, s'- il est établi comme décrit ci-dessus, être manipulé par un seul homme, Sa résistance aux charges est équivalente à celle de l'étançon en acier et on constate même qu'il peut supporter sans danger des pressions supérieures et que son fixage est réduit.
<Desc/Clms Page number 6>
Comme on le voit, l'rançon selon l'invention entière- ment moulé n'exige pas pour sa réalisation de façonnage complexe la construction est facile et rapide et cet avantage permet de compenser l'augmentation de prix due à la nature-du métal.