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Perfectionnements aux systèmes viseurs pour le nivellement des voies ferrées.
Dans son brevet n 645.616 du 13 Décembre 1927, le Demandeur a déjà décrit un procédé et des dispositifs pour le nivellement des voies ferrées et, en particulier, pour la mesure de l'affaissement permanent visible de certaines parties de la voie lorsque celle-ci n'est pas en charge.
Les dispositifs considérés se composaient de trois éléments, savoir : une lunette de visée, oscillante, -ayant comme réticule un fil horizontal et vertical en croix- une mire et un voyant ajouré gradué, à échelles multiples.
Ces appareils qui, en cours d'opération, sont fixés sur le rail, étaient portés respectivement par des supports fixes, c'est-à-dire ne permettant pas de leur donner, éventuellement, un déplacement danens vertical.
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La présente invention a pour but d'apporter à ce matériel une importante simplification et des perfectionne- ments avantageux, lesquels se traduisent pratiquement par une économie substantielle de prix de revient et par une exécution plus rapide et plus facile des mesures.
Ces perfectionnements consistent principalement :
1 ) à remplacer l'ensemble : voyant ajouré gradué et mire par un élément unique, formant mire ajourée, rem- plissant simultanément les fonctions précédemment dévolues à chacun de ces deux éléments ;
2 ) à remplacer les supports fixes du système viseur ainsi réduit à deux appareils : lunette et mire, par des supports extensibles, permettant d'impartir à ceux-ci un déplacement mesuré dans le sens vertical;
3 ) éventuellement, à combiner la double tige filetée formant support avant de la lunette avec une ou plusieurs lames d'acier flexibles formant guide et organe de rappel lorsque l'on fait pivoter la lunette autour de son axe horizontal.
Ces perfectionnements sont illustrés sur le dessin annexé, qui montre : Figure 1 : vue partielle, un support extensible.
Figure 2 : en élévation latérale, une forme d'exécu- tion de la lunette de visée munie de ce support.
Figure 3 : en élévation latérale, une variante d'exé- cution de la lunette.
Figure 4 : vue correspondant à la précédente, après une certaine oscillation de la lunette.
Figure 5 : vue en élévation latérale de la mire ajourée.
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Figure 6 : une vue de face de celle-ci.
Figure 7 : une vue schématique de l'utilisation de ce système viseur perfectionné.
Sur toutes ces figures :
1, désigne la lunette de visée, qui est fixée sur le rail, 2, au moyen de mâchoires élastiques 3-3, qui pren- nent appui sur les faces latérales du champignon de rail, comme il a été déjà décrit dans le brevet précité.
La lunette, qui possède comme réticule un fil horizontal et un fil vertical, en croix, peut osciller autour d'un axe 4, porté par un support extensible 5, dont le socle 6, est constitué par une douille solidaire de l'une des mâchoires élastiques 3.
Dans la douille 6, peut coulisser une tige 7, gra- duée en millimètres, qui porte l'axe 4. Un axe-pignon 8, commandé par un bouton moleté 9, attaque une crémaillère 10, de la tige 7, de façon à engendrer le déplacement ver- tical de celle-ci selon l'axe x-x.
Une vis de blocage 11, permet d'immobiliser la tige- support 7, dans chacune des positions déterminées où elle se trouve amenée par la rotation du bouton moleté 9. un biseau 12, du socle 6, est utilisé comme repère de lecture sur la graduation 13, portée par la tige 7.
La mire ajourée 14, (figures 5 et 6) est montée sur un support extensible 15-16, avec bouton moleté de commande 17 et graduation 18, cet ensemble étant analogue à celui qui vient d'être décrit pour la lunette de visée. La mire est elle-même assujettie sur le rail au moyen de mâchoires élastiques 19-19. Cette mire est constituée par un écran rectangulaire, présentant deux plages superposées 20-21, de couleurs différentes, la plage inférieure 20, étant, par exemple, colorée en rouge.
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Cette mire comprend plusieurs graduations verticales 22, au nombre de cinq dans l'exemple considéré, et séparées par les espaces ajourés 23. De préférence, les chiffres des graduations sont renversés, afin d'être lus facilement dans la lunette de visée. Chacune des dites graduations est di- visée en deux parties séparées par le trait de repère zéro ; l'une de ces parties, dont les chiffres-repères vont en augmentant vers le haut, donne les corrections positives, tandis que l'autre, dont les chiffres-repères vont en crois- sant vers le bas, donne les corrections négatives.
La variante d'exécution de la lunette de visée qui est représentée sur les figures 3 et 4 se distingue de la réalisation précédemment décrite en premier lieu par le fait que cette lunette, au lieu d'être droite, est coudée de telle façon que la visée s'effectue, non pas horizontale- ment, mais de haut en bas, au moyen d'un oculaire 24. Ce viseur à lunette peut être du type décrit dans la demande de brevet français déposée le 3 Août 1945, au nom de la
Société d'Etudes Mécaniques et d'Organisation Industrielle
S.E.M.O.I., et délivrée sous le n 913.100, pour "Viseur à lunette pour le nivellement des voies ferrées".
D'autre part, tandis que, dans la réalisation pré- cédente, le pivotement du corps de lunette 1, autour de l'axe 4, était provoqué par l'action d'un écrou moleté
25, sur une tige à double filetage 26-27, attelée directe- ment par un axe 28, sur un collier 29, de ce corps, dans la variante des figures 3 et 4 ladite tige est reliée au corps de lunette par l'intermédiaire de lames d'acier flexibles
30-30.
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Dans ces conditions, lorsque, agissant sur l'écrou moleté 25, on provoque l'oscillation de la lunette autour de l'axe 4, les lames flexibles 30, tendent à s'incurver selon un arc de circonférence de centre 4, et de rayon R, la partie a-b, correspondant à la tige à double filetage, demeurant, bien entendu, rigide. Ces lames flexibles 30, assurent ainsi le guidage rationnel du corps de lunette au cours de son oscillation et, de plus, elles servent à rattraper, éventuellement, le jeu de la lunette sur l'axe 4.
Le rôle de ces lames élastiques 30, est identique lorsque l'on agit sur le bouton moleté 9, dans un sens ou dans l' autre.
L'utilisation pratique de ce système viseur à deux éléments est illustrée par la figure 7 et sera décrite ci-après :
On envisagera tout d'abord le problème du nivel- lement d'une file de rails entre deux points jugés "corrects" A-B, que l'on définit comme "points zéro".
On place la lunette de visée au point A et la mire au point B, puis on règle ces deux appareils de façon à rendre leurs niveaux respectifs horizontaux. On met ensuite la lunette au point sur la mire et, au moyen du bouton de commande 25 de la lunette, on amène le trait horizontal du réticule de celle-ci sur la "ligne des zéros" de la mire.
Pour cette opération, et dans le cas considéré, on aura eu soin d'amener préalablement la tige-support 7, du corps de lunette à son point bas, c'est-à-dire le trait zéro au niveau du biseau 12, en agissant sur le bouton moleté 9, puis sur la vis de blocage 11.
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On inscrit "zéro" sur la traverse, au droit du point B, puis l'on rapproche la mire de la lunette. En diverses stations c, d, e, on mesure la dénivelée par rap- port au point de station A de la lunette, qui demeure en ce point. Cette mesure s'effectue par simple lecture sur les échelles 22 de la mire, à travers la lunette. Comme précédemment, la pluralité d'échelles sert à faciliter la lecture dans les courbes de la voie.
Dans un autre cas, il s'agit d'effectuer le nivel- lement d'une file de rails entre deux points C-D, avec relevage de ces points. On se propose, par exemple, d'ef- fectuer le nivellement en relevant les points C et D, respectivement de 8 m/m et de 15 m/m.
On met en station la lunette de visée en C et la mire en D, après avoir actionné les boutons moletés 9, et 17, respectivement, de la lunette et de la mire, de façon à marquer 8 m/m sur la première et 15 m/m sur la seconde.
A l'aide du bouton 25, on amène le fil réticule horizontal de la lunette sur la ligne des zéros de la mire. Comme dans le cas précédent, on rapproche la mire de la lunette en faisant des lectures sans plus avoir à manoeuvrer les boutons 9 et 17.
Avec les systèmes antérieurs, il était nécessaire, pour arriver au même résultat, d'interposer, entre le rail et la semelle des instruments, de longues cales en bois de hauteur convenable, c'est-à-dire, dans l'exemple considéré, une cale de 8 m/m à la station C sous la lunette et une cale de 15 m/m à la station D sous la mire : on opérait alors comme dans le cas précédent, en déplaçant la mire sans interposition de cales d'épaisseur, mais en conser- vant sous la lunette la cale de 8 m/m.
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On comprend que les perfectionnements apportés aux supports respectifs de la lunette et de la mire pour les rendre extensibles permettent de supprimer l'emploi de ces cales en bois, grâce au système à coulissement mesuré de la tige-support desdits appareils, lunette et mire, dans leur douille-support.
Un perfectionnement complémentaire du système consiste à adjoindre à la lunette, dans sa partie opposée à l'oeilleton, un pare-soleil démontable 31, constitué par un tube cylindrique que l'on emboite sur l'extrémité antérieure du corps de la lunette ; cetappendice, d'une longueur de quelques centimètres, permet aux opérateurs d'effectuer des visées sans être gênés par l'éblouissement du soleil à certaines heures.
REVENDICATIONS
1- Système viseur pour le nivellement des voies ferrées, et en particulier pour la mesure de l'affaisse- ment permanent visible de certaines parties de la voie lorsque celle-ci n'est pas en charge,- caractérisé en ce qu'il se compose d'une lunette de visée et d'une mire ajourée constituée par un écran présentant deux plages superposées et plusieurs graduations verticales séparées par des espaces ajourés.