<Desc/Clms Page number 1>
" Traitement de matières pulvérulentes "
La présente invention est relative à un procédé @ pour le traitement de matières pulvérulentes dans un broyeur ou tambour tournait à déchargement central, à travers lequel on fait passer un courant d'air, et à un broyeur ou tambour pour la réalisation de ce procédé. Dans ce qui va suivre, l'expression " broyeur " sera seule employée pour plus de simplicité.
Il est souvent désirable de faire passer un courant d'air à travers un broyeur tournant où l'on soumet des ma- tières pulvérulentes à un traitement quelconque. Le but en peut-être, par exemple, d'effectuer un refroidissement ou un séchage des matières ou de créer une dépression convenable dans le broyeur, pour en diminuer la tendance à disperser la poussière aux environs. Mais on peut faire passer l'air à travers le broyeur pour d'autres raisons, et l'invention n'est pas limitée aux applications ci-dessus
<Desc/Clms Page number 2>
L'invention vise notamment les broyeurs à passage d'air et à sortie oentrale par où la matière traitée ainsi que l'air quittent le broyeur.
Dans la sortie, où le passage doit nécessairement être plus étroit qu'à l'intérieur du broyeur, la vitesse à laquelle passe le courant d'air à tra- vers celui-ci est assez élevée. C'est là un inconvénient, car il est presque inévitable qu'une partie assez considéra-. ble de la matière pulvérulente soit en suspension dans le courant d'air et entraînée par celui-ci, en ntétant pas uti- lisée par l'application envisagée. Bien entendu, on pourra arrêter cette poussière dans un filtre qui, cependant, doit être de dimensions considérables, pour assurer la capacité voulue, et qui, par conséquent, est coûteux.
La présente invention a pour objet de diminuer cette parte de poussière ou, le cas échéant, de soulager le plus possible le travail du filtre en question et, conformément à l'invention, on obtient oelà grâce à une disposition sui- vant laquelle le courant d'air traversant le broyeur et la matière traitée sont maintenusséparés l'un de l'autre en sortant du broyeur.
Un broyeur ou tambour pour la réalisation du pro. cédé suivant l'invention peut convenablement être conçu d'une façon telle que le tourillon central et cylindrique de sortie est divisé, par une cloison séparatrice concentrique à celui-ci, en deux compartiments dont le compartiment inté- rieur cylindrique sert à l'échappement de l'air, tandis que le compartiment extérieur annulaire, en vue de servir unique- ment à l'évacuation de la matière pulvérulente, a des dimen- siens telles et est muni d'une vis ou d'un organe transpor- teur analogue d'une forme telle que, même avec le minimum de rendement du broyeur ou tambour, le niveau de la matière dans la vis arrive toujours jusqu'à la cloison séparatrice dans la partie inférieure du compartiment annulaire.
Ordinairement, l'extrémité de sortie d'un broyeur à déchargement central est munie de palettes ou d'organes
<Desc/Clms Page number 3>
élévateurs analogies servant à faire monter jusqu'au touril.
Ion central de sortie la matière déposée au fond du broyeur, et dont le traitement est fini après le passage par la aloi- son de sortie du broyeur. Ainsi, la matière topbe directement dans le puissant courant d'air central, de sorte qu'une gran- de partie est en suspension dans celui-ci.
Avec le broyeur suivant l'invention on évite cet inconvénient grâce à une disposition et une construction des organes élévateurs susmentionnés telles que la matière pulvé. rulente ne soit conduite qu'au compartiment extérieur annu- laire du tourillon de sortie.
Dans les broyeurs connus, il se produit également une mise en suspension de la matière par le fait qu'une par- tie de l'air s'échappe conjointement avec l'évacuation de la matière broyée par les fentes étroites de la cloison de sor- tie du broyeur. Cet échappement de l'air par le fond ne se prêchait pas dans la présente construction, du fait que la vis remplie de matière empêche l'air de prendre ce chemin.
On voit que, par la disposition susmentionnée, la matière et l'air sont maintenus séparés en sortant du broyeur, comme on le désire.
Conformément à l'invention, le compartiment inté- rieur dn tourillon de sortie, servant comme mentionné plus haut au passage de l'air, a des dimensions telles que la vi- tesse de l'air à travers ledit compartiment est si petite que ce ne sont que de faibles quantités de poussière qui sont entraînées de l'intérieur du broyeur.
L'invention est représentée sur le dessin annexé qui, à titre d'exemple, montre un mode d'exécution d'un broyeur conformément à l'invention.
Sur le dessin :
La figure 1 est une coupe axiale verticale de l'ex- trémité de sortie, avec palier, d'un broyeur destiné, par exemple, au broyage du ciment.
<Desc/Clms Page number 4>
La figare 2 est une coupe du tourillon de sortie du broyeur.
Dans les figures, 1 désigne le tube du broyeur et 2 le revêtement résistant à l'usure, placé à l'intérieur de celui-ci. 3 représente le couvercle extrême du broyeur qui est prolongé par l'un des tourillons 4 constituant la sortie, et qui est entouré et supporté par un palier 5 qui, pour plus de clarté, est indiqué en trait mixte.
Le tcurillon du broyeur est muni d'un prolongement 6 qui se termine par un accouplement à plateau 7 auquel est fixé l'arbre moteur 8 du broyeur. Toutefois, l'invention s'ap- plique avec le même avantage aux broyeurs ou tambours suppor- tés ou actionnés de toute autre manière connue.
A l'intérieur du broyeur, immédiatement devant la- dite sortie, se trouve la cloison de sortie 9 à perforations 10 permettant à la matière suffisamment broyée, mais non pas aux engins broyants d'entrer dansl'espace compris entre la dite cloison et le couvercle extrême 3. Dans cet espace, on a disposé des palettes 11 conduisant la matière suffisamment broyée à la sortie centrale. Celle-ci est entourée par le tourillon 4 et se compose de deux cloisons 12 (la cloison sé- paratrice) et 13 concentrique avec le tourillon du broyeur, et entre lesquelles se trouve une vis 14 qui, dans le cas représenté, est à double pas, mais qui, selon le besoin, peut aussi être à simple pas ou à pas multiple.
Le prolongement 6 du tcurillon est muni d'ouvertu- res 15 qui, pendant la rotation du broyeur, lorsqu'elles se trouvent momentanément dans leur position inférieure, ser- vent d'ouvertures d'évacuation de la matière broyée, tandis que, dans leur position supérieure, elles sont destinées à laisser sortir l'air, comme cela sera expliqué ci-après.
Après avoir passé par les ouvertures 15, la matière broyée s'accumule dans une enveloppe 16 entourant le prolon- gement 6 du tourillon et comportant en bas une ouverture 17
<Desc/Clms Page number 5>
d'où la matière est transportée par une tuyauterie ou condui- te d'évacuation.
L'air qu'on fait passer à travers l'intérieur du broyeur quitte celui.ci par un tuyau 18 placé dans la partie centrale du tourillon 4 et limité par la cloison séparatrice 12 mentionnée plus haut. Du tuyau 18, l'air passe par les ou- vertures 15 à la même enveloppe 16 à laquelle est conduite la matière, mais l'air monte dans celle-ci pour la quitter par une ouverture située en haut, désignée par 19, et d'où, après avoir passé par le ventilateur qui produit le courant d'air, il s'échappe, selon les cas, directement à l'extérieur, ou passe dans un filtre, si, toutefois, il contient encore trop de poussières pour permettre cet échappement libre.
La distance entre les cloisons 12 et 13 doit être telle et la vis 14 d'une construction telle que, même avec le minimum de rendement du broyeur, la matière dans la vis arrive toujours jusqu'à la cloison séparatrice 12, c'est-à- dire jusqu'à la ligne qui dans la figure 2 est désignée par A-A. Si le rendement dépasse le minimum - comme prévu dans la figure 2 - le niveau de la matière correspond à la ligne désignée par B-B. De même, il faut que le tuyau 18 ait des dimensions telles que la vitesse de l'air à travers celui. ci soit si petite que ce ne sont que de faibles quantités de poussière qui sont entraînées. En d'autres termes, il faut adapter le diamètre intérieur du tourillon 4 aux deux exigences mentionnées ci-dessus.