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Machine à broyer, moudre et décortiquer
Dans les machines à broyer, moudre et décortiquer dans lesquelles le travail s'accomplit à l'aide d'une meule tour- nant à l'intérieur d'une boite fermée, on a cherché à expli- quer ce travail par le mouvement compliqué de tourbillons d'air, et notamment par la formation de boucles des courants d'air dans les chambres de différente forme, se trouvant à l'entour de la boite du coté intérieur.
La présente invention, consiste dans l'emploi d'une boite à surface intérieure plane et lisse, dans laquelle par conséquent, les cavités de tous genres ont été suppri- mées. L'expérience a montré que le rendement de la machine perfectionnée selon l'invention est au moins égal sinon supérieur, à celui des machines connues mentionnées ci- dessus. Ceci démontre l'inutilité des cavités, etc.. sur
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la périphérie Intérieure de la boite, et prouve que la théo- rie des courants aériens compliqués dans ces chambres est mal fondée.
Il est difficile de se rendre compte quel est le mode de' fonctionnement de cette machine. Selon toute vraisemblance le produit travaillé, qui est soumis pendant le mouvement à grande vitesse de la meule à l'intérieur de la boite, à l'action de la force centrifuge et aux chocs contre les saillies disposées sur cette meule, et contre les parois de la boite, subit en retombant dans la zone de travail de la meule une action de broyage par suite de la grande vitesse et de la fréquence de ces mouvements et de ces chocs.
L'entrechoquement des particules du produit travaillé les unes contre les autres, joue ici, sans aucun doute, un rôle conaidérable, et peut-être aussi l'action d'un vide qui se forme selon toute vraisemblance par moments et qui dans ce cas, agirait surtout sur les petites particules du pro- duit, en les brisant et en amenant leur pulvérisation.
La formation de courants d'air de pressions différen- tes a lieu ici sans aucun doute. Les dessins ci-joints mon- trent un exemple de réalisation de l'invention. Laifig. 1 est une coupe verticale transversale de la machine. La fig. une vue en élévation de la meule du côté du chargement.
Dans la boite 1, sans ouvertures ni aspérités sur sa surface intérieure, tourne la meule ¯2, fixée sur l'arbre 4, avec les saillies 2 placées sur sa surface.
La meule 5. possède en son centre une ouverture 6, et est fixée sur l'arbre 4 à L'aide d'un manchon 7, à la façon d'un ventilateur, dont les bras,8 sont attachés à la meule d'une manière quelconque déjà connue. Du côté de la meule opposé à celui pourvu de l'ouverture de chargement, en trouve au bas de la machine une ouverture de sortie pour le produit travaillé. Sur le dessin, la partie inférieure de la boite est en coupe et l'ouverture n'est pas visible parce'
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qu'elle est placée comme dans les machines connues et ne constitue pas l'objet de cette invention. Cette ouverture peut être également pourvue de cribles comme dans les machi- nes connues.
Lors du mouvement de la meule J , les bras 8 aspirent l'air d'une partie de la boite et le ramènent vers l'autre partie. L'air enlève la poudre du produit broyé et en même temps, par suite de l'action foulante.et aspirante des bras 8, un manque d'air se fait sentir près de la circonférence de la meule, et de la surface intérieure de la boite, où le produit broyé s'amasse le plus, et le plus souvent par suite de l'action de la force centrifuge, et cette raréfaction de l'air produit des courants aériens qui coopèrent à broyer et à moudre le produit travaillé.
Il est indifférent, si,la machine est placée dans une position verticale ou horizontale, son fonctionnement et les résultats de son travail seront toujours les mêmes. Dans ce dernier cas toutefois, le chargement a lieu par le haut, et non par le côté latéral de.la machine.
Afin d'augmenter le rendement de la machine, on peut placer deux ou plusieurs meules dans la même boite et sur le même axe ; meules possédant le même diamètre ou des dia- mètres différents, avec la même disposition de saillies, ou une disposition différente, les formes et le nombre de ces saillies pouvant être les mêmes, ou bien différents.
En employant deux ou plusieurs meules, l'ouverture du côté de la sortie qui n'est pas présentée sur le dessin, se trouve toujours disposée sous la chambre formée par la paroi extrê- me de la meule placée le plus loin de l'ouverture d'entrée et de la paroi la plus petite de la boite et parallèle à la surface de la meule, donc dans la paroi la plus petite for- mant la circonférence de la boite de la machine et du côté opposéà l'ouverture d'entrée.
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Naturellement, la meule doit recevoir une grande vi- tesse et atteindre quelques milliers de tours en une minute
Comme les expériences l'ont démontré, on peut obtenir également un rendement favorable de la machine en employant une meule placée sur les branches 8 avec l'ouverture 6 dans la meule tout comme quand la meule est placée directement sur l'abre.
On obtient néanmoins le meilleur rendement en utilisait deux meules, l'une de celles-ci étant munie d'une ouverture 6 et l'autre ne l'étant pas.
Dans cette machine, on peut utiliser les anneaux munis éventuellement de saillies qui ont été décrits dans la demande de brevet belge N 275629 du 22 février 1928,
Le travail de cette machine est extraordinaire, car même une matière aussi dure que le bauxite y est réduite en poudre.
Revendications
1.- Une machine à broyer, moudre et décortiquer, possé- dant une meule munie de saillies, tournant à grande vitesse à l'intérieur d'une boite fermée, caractérisée par le fait que la surface intérieure de la boite est lisse, sans conca- vités, convexités, ni cavités quelconques.