<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements à la production de scories spumescentes poreuses ou cellulaires et autres produits analogues.
La présente invention a pour objet un procédé per- fectionné pour la production de scories spumescentes poreuses ou cellulaires de la nature de l'écume ou autres produits de fusion, et pour provoquer le morcellement subséquent de la scorie spumescente en morceaux de dimensions convenables sans avoir recours au moyen traditionnel du broyage.
Pour produire des scories ou laitiers spumescents on a déjà proposé de verser lascorie en fusion des hauts-fourneaux sur un lit statique de sable poreux ou autre matière analogue qu'on a bien humecté d'eau avant le déversement de la scorie.
S'il donnait de bons résultats, ce procédé qui pour plus de facilité on peut appeler le procédé "au sable" présen-
<Desc/Clms Page number 2>
senterait des avantages notables sur les diverses formes de ma- chines, telles que celles employant des roues, transporteurs et autres dispositifs analogues générateur d'écume, parce qu'il éliminerait les frais considérables d'entretien de ces machines.
Ces dernières, étant exposées à Inaction d'une matière en fusion à une température d'environ 1400 à 15000C et à l'eau froide et la vapeur contaminée par de l'hydrogène sulfuré, sont sujettes à une usure exceptionnelle et ont une durée limitée.
En dépit de cet avantage très séduisant du procédé au sable par rapport au procédé mécanique, le premier n'a pas pu être adopté pour la production en masse peu coûteuse de laitiers spumescents et malgré l'avantage mentionné il a été abandonné principalement pour les raisons suivantes :
Il est bien connu que les scories de hauts-fourneaux varient dans de larges limites en ce qui concerne leur composi- tion chimique, leur température et leur viscosité. Le degré de spumescence des scories dépend, toutefois, essentiellement de ces trois propriétés. Les hauts-fourneaux sont destinés à pro- duire de la fonte et non des scories et, par conséquent, la production de scories appropriées n'est, tout au plus, qu'une question d'importance secondaire.
La difficulté est due au fait que les procédés de spumescence, c'est-à-dire de transformation en écume, doivent, pour donner des résultats favorables, être susceptibles de s'adapter facilement aux variations de proprié- tés de la scorie. En bref, les procédés doivent pouvoir être réglés dans une mesure appréciable. Cette adaptation ne constitue pas un problème difficile lorsqu'on emploie des machines pour effectuer la spumescence, car il est relativement facile d'as- surer le réglage de ces machines en faisant varier la vitesse du mouvement de leurs organes, en vue de réduire ou d'augmenter la quantité de scories traitée par unité de temps. Il en est de Amême de la quantité d'eau qu'on peut aussi faire varier facile-
<Desc/Clms Page number 3>
ment dans de larges limites lorsqu'on emploie une machine.
Toutefois, il y a une limite à la variation de la qua- lité lorsqu'il s'agit de la transformation en écume à l'aide de machines. La limite est déterminée par le fait que les éléments fer.ou acier des machines ne peuvent supporter qu'un certain degré de chaleur. Au delà de celui-ci il se produit des fissures ou des déformations. Une scorie ou un laitier qui est aisément transformé en écume réagit immédiatement lorsqu'on le met au contact de l'eau dans là machine, en donnant naissance à de minces parois cellullaires qui perdent leur incandescence au bout de quelques secondes. Cette matière peut rester en contact avec le fer ou l'acier sans causer de détériorations.
Toutefois, des matières moins facilement transformables en écume ou des ma- tières qui sont transformées à un degré moins élevé en vue de produire une écume plus résistante et plus massive, posséderont des parois cellulaires plus résistantes, qui restent plastiques et incandescentes pendant un temps considérable. Dans ces condi- tions, la matière agit sur le fer et l'acier de manière à néces- siter des réparations et donner lieu à des frais d'entretien tout-à-fait hors de proportion avec la valeur de la scorie spu- mescente comme produit industriel.
Par conséquent, du point de vue économique, la. machine ne peut traiter que les genres d'écumes les plus légères. Comme les écumes lourdes ont un grand champ d'application-dans la fa- brication de béton léger pour la construction, l'impossibilité de produire à un prix raisonnable ces sortes d'écumes dans des ma- chines, constitue un inconvénient sérieux.
La faculté d'obtenir le contr8le nécessaire des pro- cédés au sable proposés jusqu'ici était complètement illusoire.
Le lit de sable devait être convenablement humecté avant le dé- versement. Par suite de la température très élevée de la scorie
<Desc/Clms Page number 4>
en fusion, la quantité relativement faible d'humidité contenue dans la partie supérieure du lit de sable était instantanément évaporée aussitôt que le déversement avait commencé, ce qui avait pour effet de produire une couche supérieure de sable poreux parfaitement sec qui agissait comme un isolant efficace pour l'humidité des couches inférieures et empêchait ainsi la quanti- té supplémentaire d'humidité d'atteindre la scorie.
Le déverse- ment de la scorie en fusion sur le lit de sable d'un point fixe unique offrait encore l'inconvénient de produire une couche re- lativement épaisse de scorie qui, par conséquent, ne pouvait être transformée en écume qu'à un degré très faible car la quan- tité d'humidité contenue dans la partie supérieure du lit de sable était complètement impropre au traitement de la couche de scorie dans toute sa profondeur. L'inondation du lit de sable au moyen d'eau dans la mesure nécessaire pour produire une nappe d'eau à la partie supérieure du limon de sable tendre a été reconnue inefficace car elle conduisait à la production de scorie granulée au lieu de scorie spumescente.
La formation d'une épaisse couche de scorie aurait pu être évitée si l'on avait fait mou- voir la poche pendant que la scorie qui y était contenue était déversée sur le lit de sable, en favorisant ainsi la production d'une couche de scorie suffisamment mince pour que la quantité d'humidité contenue dans la partie supérieure du lit de sable soit convenable. Toutefois, dans ces conditions, l'aire néces- saire pour obtenir un rendement suffisant en scorie écumée devait être tellement considérable qu'elle était peu économi- que pour les usages pratiques.
En opérant par le procédé au sable on obtenait, comme résultat final une écume considérablement plus lourde et plus dense,-et sans rivalité possible, - que le produit obtenu par a spumescence mécanique contrôlée qui, pour des raisons d'entre-
<Desc/Clms Page number 5>
tien des installations, est limitée à la production d'une écume légère. D'autre part, l'emploi du procédé au sable pour la produ- ction d'une écume légère en répandant la scorie en fusion en une mince couche ne constituerait pas un procédé capable d'entrer en compétition pour la production en masse de scorie spumescente, par suite de la grande aire requise pour assurer un bon rendement.
Ce sont les raisons pour lesquelles, malgré le grand attrait de l'élimination des frais élevés de l'entretien des installations, le procédé au sable a échoué et a été abandonné..
Résumant les différences entre le procédé au sable et le procédé mécanique, on peut dire que le procédé au sable ne peut produire que des scories spumescentes beaucoup trop lourdes, tandis que celui à la machine ne peut produire que les sortes plus légères de scories spumescentes.
Le but principal de la présente invention est de per- fectionner et d'approprier le procédé initial au sable à tel point que tout en conservant les mêmes caractéristiques de base on en soit entièrement maître pendant l'opération de formation d'écume proprement dite et est ainsi capable de traiter effecti- vement les différentes qualités de scorie en fusion ou encore de développer des qualités différentes dans le produit spumescent.
L'invention permet ainsi d'obtenir des scories spumescentes d'une grande variété de qualités.
Suivant l'invention, considérée dans son essence, on s'assure la maîtrise du procédé en munissant le lit de sable d'un système ou réseau convenablement disposé de tuyaux à travers lequel on peut amener une ample quantité d'eau au-dessous de la scorie en fusion déversée, sous une pression réglable dans l'in- tervalle de temps très court nécessaire à la formation de l'é- cume. Les tuyaux sont enterrés dans le lit de sable ou disposés au-dessus de celui-ci.
Les tuyaux sont pourvus d'un nombre approprié de points
<Desc/Clms Page number 6>
de décharge, de préférence sous la forme d'ajutages ou de tuyères qui sont de préférence dirigés de bas en haut.
Le tracé du réseau de tuyaux doit être établi pour assurer une pression absolument uniforme en chaque point de décharge.
Le système de réglage de la quantité d'eau déchargée dans le lit de sable sera de préférence situé en un ou des points d'où l'opération réelle sur le lit de sable peut être facilement observée. Ce système de réglage peut consister en un certain nombre de vannes qui doivent être construites ou disposées de manière à permettre à l'ouvrier, d'une part d'augmenter ou de diminuer la pression de l'admission d'eau, et d'autre part, d'amener l'eau à la totalité ou seulement à une ou plusieurs parties de la surface du lit de sable pendant l'opération de formation d'écume proprement dite.
Au lieu d'employer un lit composé de sable, on peut utiliser, pour des usages spéciaux, un lit formé d'agglomérés poreux de grandes dimensions, par exemple de 1/2 pouce (12,5 mm) ou ménager de grandes cavités qui permettent l'emploi de grandes quantités d'eau et évite la formation de limons ou de boues.
Suivant une autre variante encore on construit le lit au moyen de béton poreux criblé de trous. Un pareil lit présen- tant une surface bien nivelée peut être saturé d'eau même au point de former une pellicule d'eau à la partie supérieure du béton. Cette pellicule d'eau amorcera la spumescence lorsque la scorie en fusion est versée sur le lit, et elle est suivie de quantités additionnelles d'eau amenées du réseau de tuyaux noyé dans le lit de béton poreux. Ainsi il ne se produira pas de granulation comme cela aurait lieu, ainsi qu'il a été mentionné précédemment, si la scorie en fusion était versée sur un lit de sable tendre qui est sursaturé d'eau.
Suivant l'invention, la transformation en écume de la
<Desc/Clms Page number 7>
scorie en fusion ne dépend pas seulement de la quantité d'eau limitée et généralement inadéquate, contenue dans le sable humide et qui a été amenée avant la coulée de scorie ; contraire, la sco- rie recevra toute la quantité d'eau supplémentaire qui est néces- saire pour la transformer en écume du degré de porosité désiré, et ceci tant pendant, qu'après l'opération proprement dite de la coulée de la scorie. En outre, la scorie recevra la quantité d'eau supplémentaire là où c'est nécessaire et de la direction voulue, à savoir de bas en haut. Ce dernier facteur est important car l'application d'eau venant d'en haut sur la scorie en fusion ne produit pas l'écume mais provoque la rupture de la matière en granules.
Il est essentiel de recueillir l'eau au-dessous de la couche de scorie en fusion en vue de produire de la vapeur à une pression suffisante pour pénétrer dans la scorie à la fois au début et pendant que la scorie conserve une viscosité suffi- sante pour permettre à cette pénétration de se poursuivre.
Le procédé suivant l'invention permet non seulement d'amener la quantité d'eau nécessaire au moment voulu, mais encore par suite de l'établissement d'un système de réglage, de localiser aussi l'arrivée d'eau à des sections particulières de l'aire de formation d'écume. Le résultat final de cette fa- culté est que l'ouvrier se trouve en mesure de faire varier la quantité d'écume et le degré de porosité de l'écume sur des parcelles ou des emplacements de la couche totale de scorie. Il est donc apte à produire en une seule opération de coulée de scorie, et à son choix, diverses quantités d'écumes de diffe- rentes densités qui lorsqu'elles sont broyées et mélangées don- nent la composition particulière voulue.
Un autre avantage de l'invention est que l'épaisseur de la couche de scorie qu'on peut verser sur le lit de formation d'écume dépend uniquement de la possibilité d'obtenir une admission d'eau adéquate dans une courte période, et ceci n'offre habituel-
<Desc/Clms Page number 8>
lement aucune difficulté. A condition qu'on dispose d'une ample quantité d'eau, 10 à 20 tonnes dans une poche unique peuvent être déversées sur le lit par un basculement de la poche et être transformées simultanément en écume dans l'espace de 1 à 2 minu- tes, limite de temps absolument impossible dans le procédera la machine.
En raison des divers facteurs mentionnés ci-dessus, l'aire nécessaire pour la production en masse de la scorie spu- mescente suivant l'invention, peut être réduite à un ou deux lits de sable de dimensions limitées qui du fait que l'écume est produite dessus se refroidissent rapidement de façon à pouvoir être dégagés et être réutilises.
On peut exercer un contrôle supplémentaire de la trans- formation en écume en se servant d'une ou plusieurs auges pour amener la scorie fondue de la poche de coulée au lit de sable.
La ou les auges peuvent être pourvues de branchements ou presen- ter un certain nombre de sorties pour assurer une distribution contrôlée de la scorie en fusion sur le lit de sable, ou bien elles peuvent être mobiles pour assurer une répartition rapide et uniforme de la scorie lorsqu'elle arrive de la poche. Une répartition rapide et uniforme de la scorie fondue peut aussi être obtenue en exécutant le lit de sable d'une manière particu- lière, par exemple en l'établissant sous forme de gradins de façon à produire un effet de cascade lorsque la scorie en fusion y est versée. Dans ces conditions, chaque gradin du lit ne prend qu'une certaine quantité de scorie fondue, le surplus se déver- sant automatiquement sur le degré suivant, et ainsi de suite.
Diverses dispositions pour réaliser le procédé suivant l'invention sont représentées schématiquement sur les dessins annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une vue en plan montrant une disposition,
<Desc/Clms Page number 9>
Fig. 2 est une coupe verticale, suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1.
Fig. 3 est une vue en plan représentant une autre dis- position des tuyaux d'eau.
Fig. 4 est une vue en coupe représentant une applica- tion particulière du lit de production d'écume,
Fig. 5 est une vue en bout, partiellement en coupe, représentant un dispositif pour la répartition de la scorie sur le lit,
Fig. 6 est une vue en bout partiellement en coupe repré- sentant une disposition en cascade, et
Fig. 7 est une vue en coupe représentant un mode de construction convenable de l'ajutage de distribution d'eau.
Sur les Figs. 1 et 2, le lit de production d'écume est indiqué en 8. Il peut être exécuté en sable, ou en agglomé- rats poreux de plus grandes dimensions que les particules de sable, ou encore en béton poreux alvéolé. Le lit est délimité par un châssis à ciel ouvert 9 en matière appropriée et de dimen- sions et forme convenables, le châssis étant représenté sur les dessins sous une forme rectangulaire en plan.
Dans le lit sont enterrés une série d'ajutages 10, uniformément répartis, dont chacun est alimenté d'eau par un tuyau 11 partant d'un collecteur ou boite de distribution 12, qui est pourvu d'une série de vannes de distribution 13, à raison d'une par tuyau d'alimentation 11. L'eau est amenée au collecteur par une série de tuyaux d'admission 14, partant de réservoirs 15, qui renferment assez d'eau pour une opération complète. Il est bien entendu, évidemment, que le collecteur peut recevoir l'eau directement des conduites générales au lieu des réservoirs.
La scorie en fusion est amenée à la surface du-lit 8 par une poche de coulée 16 montée sur un chariot à roues 17 cir-
<Desc/Clms Page number 10>
culant sur des rails 18 situés sur le côté du lit. on peut verser la scorie de la poche 16 sur le lit en faisant basculer la poche sur son chariot ou en l'amenant au-dessus du lit et en la faisant alors basculer au moyen de palans de levage et de basculement (non représentés).
Le lit est représenté comme étant disposé horizontale- ment, mais il peut être légèrement incliné pour favoriser la répartition de la scorie en fusion sur sa surface.
La scorie à l'état d'écume et prête à être enlevée du lit est indiquée en 19 sur la Fig. 2.
Dans la disposition des tuyaux d'alimentation 11 et des vannes de distribution 13 représentée sur les Figs. 1 et 2, la quantité d'eau amenée à chacun des ajutages 10 peut être réglée indépendamment.
Fig. 3 montre un autre mode de raccordement des tuyaux d'alimentation 11 aux ajutages 10. On emploie ici le même nombre d'ajutages que sur les figures précédentes et ils sont placés de la même manière. Toutefois, dans ce cas, les ajutages sont dis- posés en trois groupes dont chacun est alimenté par un seul tuyau d'alimentation 11 venant du distributeur ou collecteur 12, ce dernier étant pourvu de trois vannes distributrices 13, à raison d'une par tuyau desservant un groupe. La botte de distri- bution ou le collecteur est alimenté d'eau de la même manière que précédemment.
On fera remarquer que le groupement indiqué sur la Fig. 3 est donné uniquement à titre d'exemple et qu'on peut employer un nombre supérieur ou inferieur de groupes.
Lorsque le lit 8 est composé d'agrégats poreux ou de béton alvéolé, la Fig. 4 montre la possibilité d'amener par les ajutages 10 une telle quantité d'eau que non seulement le lit en soit complètement saturé, mais encore d'une pellicule ou
<Desc/Clms Page number 11>
couche 20 d'eau est formée et maintenue à la surface supérieure du lit pendant la coulée de la matière en fusion.
Fig. 5 montre un dispositif permettant d'obtenir une répartition uniforme de la scorie en fusion sur le lit 8. Ce dis- positif est constitué par une auge à roues 21 formant pont au- dessus du lit d'écumage 8 et circulant sur des rails 22 disposés sur les côtés du lit, l'auge étant pourvue d'une série de gou- lottes de décharge 22a. La scorie en fusion est amenée à l'auge par une ou plusieurs goulottes 23 partant de la poche de coulée 16 qui est montée sur un chariot à roues 17 circulant sur les rails 18 d'une voie, comme précédemment.
Fig. 6 montre comment l'écume peut être produite par le procédé conforme à l'invention, par une disposition en cas- cade. A cet effet, on établitune série de lits 8, disposés suc- cessivement l'un au-dessus de l'autre à la manière de gradins ou de marches, comme c'est indiqué en 24. Sur chaque gradin se trouve un bassin 25 qui contient un lit 8 et dont le bord su- périeur est situé au-dessus de la surface du lit. Chaque lit est pourvu d'une série d'ajutages à eau 10 qui peuvent être alimentés de la même manière que celle décrite avec référence aux Figs. 1 et 2 ou à la Fig. 3 par exemple.
La scorie en fusion, indiquée en 26, est amenée au premier lit, situé le plus haut, par une poche de coulée 16 qui est montée sur un chariot à roues 17 circulant sur des rails 18.
Lorsque la scorie en fusionne répand sur le lit, la partie qui arrive au contact du lit et est immédiatement adjacente à celui- ci, écume et se solidifie ensuite, comme c'est indiqué en 27, tandis que le surplus de scorie en fusion se déverse par dessus le bord du bassin 25 pour se rendre dans le lit situé immédiate- ment au-dessous, où une autre partie écume et se solidifie, le res- tant se déversant sur le lit situé immédiatement plus bas et
<Desc/Clms Page number 12>
ainsi de suite, jusqu'à ce que la totalité de la scorie fondue venant de la poche soit finalement transformée en écume.
De préférence, des commandes indépendantes sont établies pour l'admission de l'eau aux ajutages de chaque lit, de telle sorte que la quantité d'eau de chaque lit concorde avec les con- ditions qui y sont afférentes.
Une construction appropriée de l'ajutage distributeur d'eau est représentée sur la Fig. 7. L'ajutage comporte une par- tie étranglée 28, dont l'extrémité inférieure est raccordée au tuyau d'alimentation 11 et l'extrémité supérieure pourvue d'une embouchure évasée 29, le tout étant monté dans du béton 30 qui protège l'ajutage et les tuyaux contre les effets de la chaleur et les destructions mécaniques qui pourraient être occasionnées par des outils ou des palans utilisés pour élever la scorie spumescente du lit 8. Un écran (non représenté) peut être établi au-dessus de l'embouchure de l'ajutage pour empêcher l'entrée des matières du lit.
L'expérience acquise par le développement des applica- tions pratiques du procédé de production d'écume et l'emploi des appareils décrits précédemment a conduit à une extension impor- tante qui sera exposée maintenant.
Le produit résultant du procédé suivant l'invention tel qu'il a été décrit ci-dessus constitue un tapis continu épais d'écume brute, qu'on laisse alors sur le lit pour qu'il se solidifie et atteigne la dureté nécessaire, après quoi on peut l'enlever par différents moyens tels aue des grappins, ou des écumoires, ou même à la main, pour être broyé ultérieurement et être calibré en agrégats légers destinés à la fabrication du béton et à d'autres usages.
Pour des matériaux friables comme la scorie spumescente, le procédé de broyage exige une attention très minutieuse si l'on veut éviter la production d'un grand excès de fines, c'est-à-dire
<Desc/Clms Page number 13>
de menu de broyage. En dehors de ces considérations, la majeure partie des dépenses d'investissement et d'exploitation d'une installation traditionnelle de production de scories spumescentes est absorbée par les appareils de broyage et de tamisage.
On a constaté que si, après achèvement de la production d'écume, de la solidification et du recuit subséquent du tapis spumescent, de la façon déjà décrite, ce tapis encore incandescent et très chaud est refroidi par l'eau pénétrant par en-dessous par un système d'ajutages distributeurs d'eau identique à celui préconisé pour la production d'écume proprement dite, 1'effet refroidisseur de l'eau produira finalement dans le tapis une multitude de fissures qui feront tomber le tapis entièrement ou partiellement en morceaux, suivant la quantité d'eau appliquée et son mode de distribution précis.
En bref, et comme résultat de découvertes faites pré- cédemment, le procédé et l'appareil décrits ci-dessus peuvent remplir trois fonctions distinctes et séparées, à savoir : (a) transformer en écume la scorie ou le laitier en fusion et produire un tapis d'écume brute; (b) permettre une solidification sans perturbation et un durcissement après recuit du tapis d'écume.
(c) faire craquer ou morceler le tapis d'écume, soli- difié et recuit, par un brusque refroidissement, en agrégats de différents calibres sans dispositifs mécaniques et partant sans la formation de la proportion inopportune de fines inhérente à tous les procédés de broyage mécaniques.
En peu de mots, la phase supplémentaire suivant l'in- vention consiste à rompre la scorie ou autre matière spumescente analogue en soumettant une masse ou un tapis d'écume après qu'il a été solidifié et recuit pour présenter la dureté nécessaire, mais pendant qu'il est encore incandescent ou suffisamment chaud, à 1'effet d'un ou de plusieurs agents réfrigérants, de manière
<Desc/Clms Page number 14>
à faire se contracter brusquement la masse ou le tapis. Cette brusque contraction conduira - suivant la manière dont l'effet de refroidissement est réglé - à la formation d'innombrables fissures dans le corps du tapis, provoquant finalement l'affais- sement du tapis en un agrégat composé de morceaux de dimensions utilisables.
Le ou les agents réfrigérants peuvent être appliqués par en-dessous et/ou par au-dessus et/ou par toute autre direc- tion.
On emploiera normalement de l'eau pour effectuer le morcellement ou la fissuration et il est alors possible d'utili- ser pour exécuter la phase additionnelle, le même appareil que celui décrit pour exécuter la phase de production d'écume. A cet effet., après avoir amené de l'eau aux ajutages aménagés dans le ou les lits à écume en quantité suffisante pour effectuer la phase de production d'écume et après avoir laissé solidifier la masse d'écume de scorie et l'avoir soumise à un recuit adéquat, on amène une nouvelle quantité d'eau aux ajutages pendant que la scorie est encore incandescente ou suffisamment chaude, de manière à refroidir brusquement et contracter la masse et à la faire fissurer et éclater en morceaux.
Les dimensions de ces mor- ceaux dépendront de la vitesse d'application du traitement par l'eau et de la quantité d'eau amenée dans le but considéré.
Comme la quantité peut être réglée par l'appareil mentionné, on comprendra que le degré de fissuration et par conséquent les dimensions des morceaux résultants, peuvent aussi être réglés suivant les besoins. La pression contrôlée à laquelle l'eau est éjectée par les ajutages contribue aussi à détacher les morceaux fissurés du corps du tapis, en accélérant ainsi l'affaissement de ce dernier.
Au lieu d'ajutages d'eau pour effectuer le refroidisse- ment on peut employer un réseau de tuyaux fermé, distinct, noyé
<Desc/Clms Page number 15>
dans le lit à écume et contenant un liquide amené en quantités réglées par une installation de réfrigération. Dans ce cas, le produit brisé sera sec en comparaison du produit humide résultant de l'application directe de l'eau comme agent de refroidissement. on insistera sur la nécessité de laisser s'écouler un intervalle de temps entre l'application de l'eau pour former l'écume et l'application de l'agent de refroidissement pour mor- celer l'écume, c'est-à-dire que les deux phases doivent être appliquées séparément et non pas de confondre en une seule opé- ration.
La longueur de l'intervalle de temps entre les deux phases dépendra de la constitution chimique et par conséquent de la nature de l'écume ou du laitier produit et d'autres consi- dérations encore, pourvu qu'on observe toujours la condition d'appliquer l'agent de refroidissement lorsque l'écume s'est soli- difiée et a été recuite de manière à présenter la dureté requise mais reste encore assez chaude pour que cet agent produise l'effet désiré.
Par suite de la phase supplémentaire suivant l'invention, le lit à écume présente, comme il a déjà été dit, la propriété entièrement nouvelle dans la technique de la production d'écume de scories et laitiers, de ne pas seulement servir à la produc- tion d'écume, mais aussi de remplacer le broyage et d'augmenter considérablement, accélérer et rendre moins coûteux les effets de celui-ci. En résumé, il remplit les fonctions d'une installa- tion combinée de production d'écume et de broyage, donnant lieu à un produit meilleur et plus désirable sous maints rapports que celui obtenu par l'emploi des appareils connus jusqu'à pré- sent et à un prix qui n'atteint qu'une fraction du coût occasion- né précédemment.
L'essence de la nouvelle phase, à savoir l'emploi d'eau ou d'un autre agent de refroidissement pour provoquer le morcel- lement de l'écume brute, peut être appliqué à l'écume produite
<Desc/Clms Page number 16>
autrement qu'à l'aide d'un lit comportant des ajutages à eau.
Ainsi, l'écume brute peut être recueillie dans des fosses ou être traitée dans des lits en vue de la nouvelle phase, après avoir quitté l'appareil générateur d'écume particulier employe, aussi longtemps qu'elle est encore incandescente ou à un état suffisamment chaud pour que la phase de la réfrigération produise encore l'effet désiré.
REVENDICATIONS -----------------------------
1.- Procédé pour la production de scorie spumescente poreuse ou cellulaire, ou autre matière analogue, consistant à couler la scorie ou autre matière en fusion sur un lit de matière poreuse pendant que de l'eau est amenée à l'intérieur du lit par des ajutages raccordés à un réseau de tuyaux, la quantité d'eau arrivant aux ajutages étant réglable pendant la produc- tion d'écume proprement dite.