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"Perfectionnements aux appareils d'agrafage cuan logues"
L'invention a pour objet des perfectionnements aux machines, appareils pour l'agrafer automique on vue du scellement des sacs, le clouage etc.... au moyen de bandes 'd'agrafes découpées au moment de l'agrafer proprement dit.
Dans les dispositifs connus, les agrafes en bandes sont formées au préalable avec une section en V ou en U, à branches parallèles ou légèrement ouvertes, c'est-à-dire que les deux branches destinées à pénétrer dans la matière à agrafer sont déjà conformées à leur position d'introduction.
Il en résulte quo ces bandes ne peuvent être montées en rou- leaux que sous un très grand diamètre, puisque chaque spire a une épaisseur correspondait à la hauteur des branches de l'U.
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Le perfectionnement suivant l'invention .est caractérise en ce que les bandes sont constituées d'agrafes à l'état plat, c'es t-à-d ire n'ayant pas subi'le cambraipréa-
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lable en U ou en V, 1'opération d' agr:f4 .,ro ayant pour effet de forcer au préalable 18. c.,mbrure en U qui était ménagée par avance dans les agrafes anciennes, On conçoit que cette dispo- sition permet de multiplier considérablement la capacité des bobines pour un volume déterminé, puisque les différentes spires
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n sont séparées l'une de l'autre pue par l'épaisseur du métal.
Il en résulte que l'on peut combiner les petites agrafeuses à main avec des rouleaux de plusieurs milliers d'agra-
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fes, au lieu de b:J1des de quelques centimètres de longueur com- portant au maximum une quinzaine d'gr;fe et sans avoir recours à un rouleau séparé de grand diamètre.
Cette plus grand3 capacité des rouleaux permet d'ailleurs d'envisager des agrafes de type spécial formant scellés, ne nécessitât aucune modification appréciable de la machine, et ayant simplement l'inconvénient que les agrafes sont plus écartées l'une de l'autre, et que pour une même longueur les bandes ont une moindre capacité.
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2nfin, le dispositif suiv,,nt l'invontion permet de simplifier considérablement le mécanisme de formation des agrafes et de leur enfoncement, le mécanisme de retenue pouvant être
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supprimé, la retenue de la bande entre deux opérationsd'agrafagg étant assuré par la première bande cambrée prête à être utilisée.
L'invention sera mieux comprise par le dessin annexé qui représente, à titre (1 'ex-3r1'ple, un mode de réalisation de l'invention. Sur ce dessin, la figure 1 montre la machine en élévation schématique
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a.v',nt l'opération d' ;r,,f a, la figure 2 est une vue analogue montrant l'opération d':.;r,.fr3. proprement dite, 1;' figure 3 est une vue p3rspective du couteau de
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l'appareil et du contre-couteau ou enclume, les figures 4 et 5 montrent l'aspect de chacun des deux systèmes de bandes, respectivement sans et avec scellés, les figures 6 et 7, montrent deux exemples des diffé- rents travaux susceptibles d'être exécutés par la machine à la manière connue.
La machine représentée est une petite machine à main, mais il doit être bien entendu que l'invention est applicable aussi bien à ce genre de machine qu'aux machines à commande aux pieds ou aux machines à déclenchement. Seul, diffère entre cas trois machines, le mécanisme de commande du couteau, tout le reste du mécanisme : couteau, contre-couteau, mécanisme d'avance et de déroulement, qui vont être décrits, restant inchangés.
L'invention est également applicable indifféremment aux cloueuses ou a.ux agrafeuses, c'est-à-dire aux machines ser- vant à l'enfoncement d'agrafes en forme d'U ; comme représenté ou figure 6/à la fermeture sur elles-mêmes de ces agrafes comme représenté figure 7, en vue de former un scellé pour la fermetu- re d'un sac par exemple.
Les figures 1 et 2 montrent une machine destinée au clouage comme figure 6, la transformation en vue de l'agrafa- ge comme figure 7, nécessitant simplement l'adjonction d'un contre-couteau A en dessous de l'agrafe proprement dite B.
Ceci posé, l'invention consiste essentiellement ainsi qu'il a été dit au début, à prévoir des bandes d'agrafes réunies à la manière habituelle par des pattes 9 sectionnées au moment de la pose, ces bandes étant entièrement planes comme on le voit figure 4 et 5.
On voit immédiatement que cette mise en bande plane permet l'emmagasinage de bandes sous forma de rouleaux de très grande capacité sous un petit volume, puisque les différentes spires ne sont écartées l'une de l'autre que de l'épaisseur du métal. Il en résulte que l'on peut sans inconvénient et tout en
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ayant uns machine de très grande capacité, prévoir des agrafes comme représenté figure 5 comportant une partie centrale à pré- sentant une surface suffisante pour l'apposition de la marque de fabrique ou autres signes propres à l'utilisateur en vue de cons- tituer des scellés inviolables, cette disposition ayant pour effet de réduire sensiblement de moitié le nombre d'agrafes dans l'unité de longueur.
Ceci posé, le mécanisme d'agrafage est- constitué de la manière suivante:
La machien comporte essentiellement une enclume ou contre-couteau 4, sur lequel les bandes sont appliquées par un galet de guidage , à la sortie de la bobine d'agrafes 6 montée folle sur un axe 7. Cette enclume a une largeur sensible- ment égale à celle de l'agrafe en position plane (voir figure 3).
Elle se termine par une partie 4a, visible plus particulièrement en traits mixtes '(figure 3), d'une largeur sensiblement éga.le à la largeur de l'agrafe en position cambrée ou ropliée, c'est-à- dire à la cote 1. figures 6 et 7.
Cette partie 4a pénètre dans le logement 8 prévu dans le bâti 9 de la machine et servit eu guidage de la tige porte- couteau 10. Le couteau peut, @insi qu'il a été rappelé 'au début,, être actionné soit à la main, soit au pied, soit par le déclen chement d'un ressort suivant le type de machines auquel l'inven- tion ost appliquée.
Dans l'exemple représenté, on a supposé qu'il' était ctionné directement à la main, au moyen d'un bouton-poussoir 11 prévu à l'extrémité de la tige 10 prolongeant le couteau 12.
Un ressort 13 sert à la remontée du couteau 12.
Ce couteau comporte lui-même deux parties: une partie 12a servant à l'enfoncement de l'agrafe une fois cambrée, et une partie 12b servant à la mise en forme de l'agrafe. La partie 12a est constituée à cet effat par une simple butée plane d'une lar- geur égale à la partie plane de l'agrafe, c'est-à-dire ayant
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également sensiblement la largeur 1. La partie 12b est évidée de manière à coopérer avec la partie 4a du couteau.
Cet évidement a lui-même une section allant en s.'élargissant progressivement à la fois dans le sens de la largeur et dans le sens de la hau- teur, de manière à agir progressivement pour le cambrage sur deux agrafes successives venant prendre appui sur deux parties différentes de la pièce 4a, ainsi qu'il sera d'ailleurs exposé plus clairement dans la description du fonctionnement de l'appa- reil.
Sur la tige 10, est prévu un bossage 14 muni d'un galet 15 coopérant avec le nez d'une came 16 montée pivotante sur un axe fixe 17, et soumis à l'action d'un ressort de rappel 18 qui tend à l'appliquer contre la butée fixe 19. Sur la came est monté pivotant en 20, un cliquet 21 soumis à l'action d'un ressort 22.de manière à être constamment appliqué sur la bande d'agrafes reposant sur l'enclume 4.
Le mécanisme ne comporte aucun cliquet d'arrêt car ce sont les agrafes elles-mêmes qui constituent ce mécanisme d'arrêt.
Le fonctionnement est en effet le suivant: le rouleau d'agrafes étant monté sur l'exe 7 et l'extrémité de la bande en- roulée venant reposer sur l'enclume 4, le stade d'opérations précédent a eu pour effet d'amener les trois premières agrafes aux positions 1a, 1b, lc, pour lesquelles l'agrafe la est entiè- rement cambrée et prête à être enfoncée, tandis que l'agrafe 1b a été partiellement mise en forme au stade précédent par la par- tie 12b du couteau, et l'agrafe lc est encore à l'état plan, cette agrafe 1b butant néanmoins contre le décrochement ménagé entre les parties 4. et 4a de l'enclume de manière à empêcher 1a bande d'agrafes de recaler c'est-à-dire constituer mécanisme d'arrêt.
En enfonçant la tige 10 1a partie 12a du couteau provoque l'enfoncement de l'agrafe la en pénétrant dans l'évi- dement réservé en avant du couteau 4a,
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Le même mouvement a. pour effet d'amener en contact le gilet 15 avec l'extrémité d3 la came 16 laquelle bascule autour de l'axe 17 en provoquant le glissement arrière du cliquet
21 le long de la bande arrêtée.. @
Enfin, la fin de ce mouvement a pour effet de. para- chevor la mise en forme de l'agrafe 1b et d'amorcer la mise en forme de l'agrafe 1c.
Le mouvement de remontée du couteau, c'est-à-dire, de retour de la position de la figure 2 à la, position de la figure 1 a pour effet de permettre à la came 16 et au cliquet 21 de revenir également à leur position initiale, et d'assurer en particulier le glissement du cliquet le long de l'enclume c'est-à-dire la poussée do la bande d'une quantité correspon- dant à la valeur d'une agrafe. La machine est alors prête à effectuer un nouvel enfoncement d'agrafe.
On observera que le mouvement d'enfoncement de l'agrafe se fait en réagissant contre l'effort de traction du ressort 18. ce qui constitue une sorte d'amortissement du mouvement du couteau et assure une manoeuvre moins brutale.
Ainsi qu'il a été dit au début, l'invention n'est pas limitée aux 'modes de réalisation décrits et repré- sentés, qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemple, et est applicable à des machines et des agrafes de types divers, par exemple à des agrafes des types figures 4 et 5, le passage d'une agrafe à l'autre nécessitât simplement une modification corres- . pondante du couteau, de l'enclume et de la came d'avance.
REVENDICATIONS.
1.- Perfectionnements aux agrafeuses et analogues caractérisés en ce que la machine utilise des agrafes entièrement planes susceptibles d'être par conséquent mises en rouleaux de grandes capacitésous un petit volume, la machine assurant elle-même la mise en forme de l'enfoncement.