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Perfectionnements apportés aux procédés de fabrication de masses résineuses artificielles.
L'invention est relative à des masses résineuses artificielles, qui sont solubles dans l'eau, complètement ou tout au moins par l'intervention d'une quantité subor- donnée d'au moins un solvant organique qui est miscible d'une manière illimitée ou jusqu'à un degré considérable, ainsi qu'à leurs solutions aqueuses qui peuvent être utilisées comme des laques, liants, imprégnants, adhésifs et analogues. L'inven- tion concerne également un procédé pour la fabrication de ces masses et de leurs solutions aqueuses.
L'invention consiste, principalement, à former les masses du genre en question par les produits de combinaison des trois constituants suivants : I) un produit de condensa-
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tion durcissable et qui est soluble dans l'eau ou tout au moins hydrophile, et qui est préparé à l'aide d'aldéhydes et qui contient généralement des groupes methylol actifs, tels que des resols ou des aminoplastes;
II) un composé à poids moléculaire relativement élevé et qui comporte nota- blement des groupes aliphatiques et qui a donc un effet plas- tifiant, ce composé contenant également des groupes acides, avantageusement des groupes carboxyl et plusieurs groupes moléculaires hydrophiles, qui sont favorables à la solubilité dans l'eau, lesdits composés étant obtenus aisément par la formation de résines alkyd à partir de matières initiales appropriées; on entend par "poids moléculaire relativement élevé" une grandeur moléculaire d'au moins quelques centai- nes mais qui ne peut évidemment pas dépasser l'état soluble ; III) de l'ammoniac ou une base azoteuse forte et soluble dans l'eau et qui réagit sur le constituant II en formant un savon.
La solubilité dans l'eau du savon résineux formé par II et III est soutenue, dans plusieurs cas, par le constituant I en présence. Le constituant III peut égale- ment favoriser la solubilité dans l'eau du constituant I ou provoquer celle-ci. On obtient donc un soutien mutuel avan- tageux, souvent très surprenant, de la solubilité dans l'eau de tous les constituants. Ceux-ci sont réunis, avantageu- sement et le cas échéant, peu de temps avant l'usage de la solution aqueuse. Souvent il suffit de se servir d'une quantité du constituant III qui est moindre que celle né- cessaire à la neutralisation complète de l'ensemble du mélan- ge.
Le constituant I procure aux produits de combinaison la propriété qu'ils acquièrent, en étant chauffé, l'état in- soluble et infusible. Les produits obtenus selon l'invention peuvent servir avant tout, à cause de cette propriété, comme
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matière de base pour des laques de cuisson industrielles.
Il n'est toutefois pas nécessaire que le constituant I, chauffé à lui seul, passe à l'état insoluble et infusible.
Quand on dit ci-après que ce constituant est "durcissable", on entend non seulement les produits de condensation qui, chauffés seuls, sont non-fusibles mais également ceux qui, en étant chauffés, acquièrent un poids moléculaire rela- tivement élevé malgré qu'ils ne soient pas infusibles.
A titre d'exemple des produits de condensation durcissables et appropriés on peut citer les alcools et poly- alcools phénoliques, c'est-à-dire des composés à bas poids moléculaire et qui sont obtenus par la condensation de phé- nols à un ou plusieurs noyaux avec du formaldéhyde dans un milieu alcalin (tout en étant débarrassés d'alcalis fixes ou caustiques), ensuite des composés cristallisés ou de pré- férence amorphes de formaldéhyde et d'urée, de thio-urée de melamine, etc. qui sont également des composés de mé- thylol ou leurs dérivés et dans lesquels se trouve seulement une partie des groupes méthylol originaux.
Comme groupes hydrophiles du constituant II on peut citer tous les groupes contenant de l'oxygène, tels que des groupes ester, éther, carbonyl et, plus spécialement, hydroxyl. Dans la plupart des cas, les groupes cités en der- nier lieu servent non seulement à favoriser la solubilité dans l'eau du constituant II mais ils sont, en outre, néces- saires pour obtenir, par cuisson, une mince couche homogène et claire. Ceci sera désigné ci-après comme étant la "compa- tibilité"des constituants I et II. Elle repose probable- ment, tout au moins en partie, sur des réactions mutuelles de poly-étherification et pour cette raison on préfère uti- liser des groupes hydroxyl primaires dans le constituant I.
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Le constituant II peut également contenir, en ou- tre, des groupes polymérisables qui lui procurent un carac- tère plus ou moins durcissable et qui, en même temps, donnent lieu à des réactions mutuelles avec le constituant I, plus spécialement quand celui-ci est constitué par un alcool phénolique. La présence de tels groupes est obtenue, par exemple, par l'utilisation d'acide acrylique, maléique, fumarique, ou citrique, diacides gras d'huiles siccatives, d'acides de résines naturelles, d'alcools allyliques ou d'au- tres alcools non-saturés, etc., comme matières initiales pour la préparation du constituant II.
L'acidité du constituant II peut être relativement réduite. Dans plusieurs cas un indice d'acide d'environ 40 est déjà assez grand pour obtenir une solubilité suffisante de tout le produit de combinaison dans l'eau. En général, on choisit, comme'indice d'acide, environ 45-65. Dans certains cas on préfère un indice encore plus grand. On peut ainsi obtenir, par exemple par une esterification prolongée, un accroissement notable de la molécule du constituant II du moment qu'on fait intervenir des températures appropriées pour le durcissement final. D'autre part, on peut augmenter en conséquence la proportion du constituant III ce qui, dans certains cas, est avantageux.
Souvent l'ammoniac économique remplit, au mieux, la fonction du constituant III. Dans bien des cas on donne la préférence à d'autres bases azoteuses, organiques et for- tes, qui sont solubles dans l'eau, tels que les représentants inférieurs des aminés primaires, secondaires, tertiaires ou quaternaires, ou leurs mélanges pour la raison que ces ami- nes, contrairement à l'ammoniac, ne deviennent pas inactifs à froid par la libération de formaldéhyde ce qui nuit à la
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durabilité des produits finaux ou de leurs solutions aqueu- ses. Par l'utilisation d'aminés aliphatiques polyvalents, etc. on peut obtenir un accroissement supplémentaire de la molé- cule par la mise en présence des constituants II et III ou l'on peut obtenir un effet de durcissement supplémentaire par des réactions conséquentes et ultérieures.
Si l'on se sert d'amines alcoyloles, par exemple de la tri-éthanolamine aisément obtenable, on augmente directement le nombre des groupes hydroxyl libres dans le produit plastifiant formé par les constituants II et III.
L'indice d'équivalence d'hydroxyl du constituant II (le cas échéant de pair avec le constituant III), c'est- à-dire la quantité en poids suivant laquelle, en moyenne, un groupe hydroxyl est en présence, est avant tout détermi- nant pour la compatibilité pour le constituant I. Cet in- dice doit être adapté à la nature de ce dernier. Il ne peut par exemple, pas être plus grand qu'environ 180-200 quand le constituant I est un (poly)alcool phénonique du phénol or- dinaire. Il peut être augmenté jusqu'à un certain degré quand le constituant II contient une quantité importante d'autres groupes qui donnent lieu à des réactions mutuelles avec le constituant I .Mais il peut être beaucoup plus éle- vé quand on a recours, en même temps ou ultérieurement, à des compositions analogues dérivées de phénols bloqués.
Comme les groupes hydroxyl libres du constituant II doivent encore remplir d'autres fonctions, il est très rare, même dans ce dernier cas, que l'on puisse se passer entièrement de leur présence. Quand on utilise des aminoplastes pour le constituant I, il est généralement nécessaire d'affai- blir leur caractère durcissable par étherification partielle des groupes méthylol actifs à l'aide de composés hydroxyl à poids moléculaire bas car sans cela le constituant II
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(ou III) devrait avoir un indice d'équivalence d'hydroxyl très bas pour être compatible avec le constituant I car sans cela on rencontrerait des difficultés de fabrication.
Pour le présent procédé conviennent particulièrement les mono- éthers les plus bas du glycol et du di-glycol, tels que le glycol d'éthyle commerciale par lesquels on obtient, d'une manière surprenante, des produits solubles dans l'eau et qui donnent néanmoins des produits d'étherification qui s'éta- lent bien. La compatibilité des aminoplastes, notamment de ceux dont le pouvoir durcissant a été affaibli par une étherification partielle, peut être augmentée'en outre en utilisant en même temps des alcools phénoliques, plus spé- cialement ceux des phénols bloqués.
Si le constituant II est une résine alkyd, le ca- ractère hydrophile est provoqué le plus simplement par un choix approprié de l'agent d'esterification, par exemple en ayant recours à des polyglycols, etc.. Pour l'obtention d' un nombre plus grand de groupes hydroxyl libres et autant que possible primaires, dans la molécule (c'est-à-dire d'un indice d'équivalence d'hydroxyl suffisamment bas pour assurer la compatibilité avec le constituant I) on utilise avanta- geusement du pentaerythrite, du di- et du polypentaerythrite, ainsi que des polyalcools analogues obtenus à partir d'al- déhydes ou de cétones et de formaldéhyde par condensation et réduction.
Parmi ces polyalcools on peut citer le triméthylol- propane, l'eneaheptite, le tétraméthylol-cyclohexanol et d'autres. Même si la quantité des composés hydroxyl est su- périeure à la quantité équimoléculaire, la règle suivante doit être observée : la somme des molécules-grammes de tous les alcools poly- ou monovalents, utilisés pour chaque molé- cule-gramme des acides carboxyliques n basiques (poly- et
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mcnobasiques), ne peut pas dépasser n-1 ou très peu seule- ment. On doit d'ailleurs veiller à ce qu'aucune esterifica- tion mutuelle des composants monovalents, utilisés éventuel- lement, puisse se faire.
Les acides carboxyliques polybasi- ques, qui forment la résine alkyd, peuvent être aliphati- ques, hydro-aromatiques ou aromatiques, et être saturés ou non-saturés, tels que l'acide succinique, adipique, séba- sique, citrique, maléique , fumarique, hexahydrophtalique, camphorique, phtalique, etc. ou les anhydrides correspondants.
Mais on peut utiliser également des composés polycarboxyl non distinctement définis et non-cristallisés (ou leurs anhy- drides) qui sont obtenus en faisant réagir de l'anhydride de l'acide maléique sur des composés ayant un poids molécu- laire plus élevé, tels que de l'acide abiétique (colophane), de l'acide ricinique et de l'acide oleostéarique, ou sur les huiles correspondantes, de même que les résidus de la distillation d'acides gras, comme la poix de stéarine.
Une autre caractéristique du procédé, qui fait l'objet de l'invention, réside dans le fait qu'en vue d' écarter des ennuis au cours du traitement et des défauts superficiels des vernis aqueux appliqués sur un objet, on veille à ce que des groupes moléculaires relativement grands, saturés ou non-saturés et aliphatiques ou alicycliques soient en présence dans au moins un des constituants. Pour le cons- tituant I ceci est obtenu par exemple par l'utilisation par- tielle ou exclusive d'un alcool phénolique d'un phénol al- coyle supérieur tel qu'un phénol de propyle, de butyl ou autre soit, plus spécialement pour des aminoplastes, par une étherification partielle appropriée des groupes actifs de méthylol.
D'une manière surprenante on peut même se ser- vir de quantités relativement importantes de ces alcools
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phénoliques malgré leur solubilité réduite dans l'eau.
De tels groupes aliphatiques ou alicycliques relativement importants sont à introduire, avantageusement, dans le cons- tituant II. C'est ainsi que l'on utilise, en même temps et par exemple, des acides gras et résineux supérieurs, des alcools supérieurs et des acides polycarboxyliques à longues chaînes pour la fabrication de résines alkyd appropriées.
Quand le caractère hydrophile des constituants n'est pas suffisant pour obtenir la diluabilité nécessaire du produit de combinaison total par de l'eau, on remédie généralement à ce défaut par l'addition d'une quantité réduite d'un solvant organique et compatible pour l'eau.
Quand le constituant basique est formé par de 1' ammoniac ou une autre substance aisément volatile ou qui est rendue inactive par le formaldéhyde qui est séparé, on peut se servir comme accélérateurs du durcissement de com- posés de ces bases avec des substances fortement acides.
Ces composés peuvent être préparés séparément ou ils peuvent être obtenus en introduisant la substance acide en même temps que l'on ajoute le constituant III aux autres cons- tituants. Ils sont utilisés, évidemment, en quantités catalyti- ques et parmi ces substances on peut citer les acides sulfo- niques, les esters partiels d'acide sulfurique et phosphori- que, de l'acide chloracétique, etc. ou leurs combinaisons avec la base utilisée.
Le procédé peut être modifié en ce sens que l'on fait réagir, tout au moins jusqu'à un certain degré, une quantité réduite du constituant I avec le constituant II à une température accrue, avant d'y ajouter le constituant III ou avant que la préparation de la solution aqueuse soit achevée. Quand le constituant I est un alcool phénolique, notamment un phénol alcoyle bloqué, le constituant II doit .contenir des groupes polymérisables qui, comme déjà dit,
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provoquent des réactions mutuelles avec le constituant I.
On obtient ainsi un accroissement de l'état moléculaire du produit de combinaison et, par conséquent, un durcissement plus rapide du vernis aqueux.
Probablement les trois constituants participent à la formation de l'état macro-moléculaire lors de la cuisson.
A l'aide de la présente invention on peut obtenir des films très élastiques et fortement adhérents avec une dureté re- marquable. Plus spécialement, par un choix convenable d'un constituant phénolique I il est possible d'obtenir des ver- nis cuits qui résistent même fortement à l'eau bouillante.
Comme le montrent les exemples ci-après, le procé- dé en question peut être réalisé de diverses manières. Il peut, en outre, être modifié en faisant intervenir des sub- stances résineuses, qui sont elles-mêmes solubles dans l'eau, tels que des esters de vinyle partiellement ou complètement saponifiés, certains esters ou éthers cellulosiques ou d' autres composés hydroxyl.
Le domaine de l'application des produits obtenus par le procédé en question, est par conséquent très étendu.
Des solutions aqueuses, ainsi préparées, peuvent servir comme vernis cuits normaux (pour couches de fond ou superficielles) destinés à recouvrir des objets métalliques de tous genres par une application, par couches superposées, au pistolet, par plongée ou au rouleau. Ils peuvent également être utilis- sés comme liants ou agents d'imprégnation thermodurcissa- bles, ou par exemple pour la fabrication de papier abrasif résistant à l'eau. Dans certains cas, ils peuvent également être utilisés .comme enduits séchant à froid, par exemple pour recouvrir de la maçonnerie humide. Quand on se sert de l'ammoniac comme constituant basique, il se produit, même
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à froid, une insolubilité de plus en plus grande dans l'eau.
En plus de l'économie, très importante, réalisée en solvants coûteux, le procédé ainsi que les produits obtenus présentent le grand avantage que tout danger d'incendie est exclu pour leur usage et qu'ils ne sont pas nuisibles à la santé.
Les vernis à base phénolique doivent être cuits à des températures supérieures à environ 1400 alors que les combinaisons avec des aminoplastes peuvent être cuits même à environ 70-80 à peu près en une demi-heure. Dans ces con- ditions on peut donc enduire ou imprégner également des ob- jets en bois ou des tissus.
Comme, dans bien des cas, des quantités du cons- tituant basique, inférieures à celles qui sont nécessaires par la neutralisation complète, sont suffisantes, on peut faire intervenir également des pigments, sensibles aux al- calis, tels que le bleu de prusse, le jaune de chrome, etc. pour la préparation de vernis ou émaux colorés.
EXEMPLE I . -
On prépare un ester mixte (résine alkyd) avec un indice d'acide d'environ 65 à 70, à l'aide de 210 par- ties en poids d'acide citrique, 125 parties en poids d'un alcool n-hexyl et 100 parties en poids de pentaerythrite.
On mélange cette résine alkyd avec un produit de condensa- tion (mélange phénol-alcool) soluble dans l'eau et obtenu à la température ordinaire ou modérément élevée, à l'aide de 150 parties de phénol, 200 parties de formaldéhyde à 30% et un catalyseur fort et alcalin. On y ajoute au moins as- sez d'ammoniac ou d'une autre base azoteuse organique et soluble dans l'eau pour que la solution reste claire, même en la diluant davantage.
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On obtient ainsi une solution aqueuse à 70% qui peut être diluée davantage et à volonté avec de l'eau, tout au moins après addition d'ammoniac, par exemple, jusqu'à sa neutralisation. Pour pouvoir utiliser le produit cornue ver- nis appliqué par plongée ou par projection, on le dilue jus- qu'à ce que sa teneur en matières solides soit de 35 à 40%.
Une tôle ou tout autre objet métallique à enduire est d'abord débarrassé soigneusement des matières grasses qui peuvent le recouvrir et est, de préférence, rendu rugueux par un traitement avec des acides minéraux ou par voie mécanique. Après l'appli- cation de la colution aqueuse de vernis ou de laque, par pro- jection ou plongée, sur la tôle, etc., et par une cuisson à 170-1800 pendant 15-30 minutes, on obtient un enduit très adhérent, brillant et pliable qui résiste même à l'eau chaude.
Si l'on remplace une partie du produit de conden- sation phénolique par un produit analogue avec un homologue supérieur, par exemple par un di-alcool p tertiaire butyl- phénolique, l'uniformité du film est encore améliorée. Malgré que ce dernier produit de condensation n'ait qu'une compa- tibilité réduite pour l'eau (environ 10% seulement de sa te- neur en matières sèches), on peut ajouter jusqu'environ 150 parties de ce produit, même à lui seul, à l'ester en ques- tion. Pour le vernissage la diluabilité par l'eau est encore suffisante. Au besoin on peut l'augmenter en y ajoutant, par exemple, un mono-éther glycol-éthyle ou l'on peut utiliser à la place de l'ammoniac une base plus forte, par exemple de la tri-éthanolamine, de l'éthylène diamine, etc., en ren- dant la solution alcaline.
Dans ce cas, il est à recommander d'y ajouter un accélérateur acide, par exemple un ester partiel d'acide phosphorique qui permet de réduire la température de cuisson d'environ 1800 à 1400 et ce qui donne des films presque incolores.
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EXEMPLE 11. -
On prépare une résine alkyd, avec un indice d'acide de 60-70, à l'aide de 100 parties en poids d'anhydride phta- lique, 150 parties d'une huile sèche et 75-80 parties de penta- erythrite. L'huile est traitée (esterifiée) au préalable et de la manière connue avec une partie du pentaerythrite pour obtenir une combinaison douce avec l'anhydride phtalique. La résine alkyd forme, par l'addition d'ammoniac, dilué un savon trouble et visqueux. Par leur réunion à un mélange d'alcools phénoliques, constitué par 90 parties de phénol et 60 parties d'une fraction de xylenol, qui contient principalement du 1.2.4. xylenol, et 180 parties de formaldéhyde (à 40%), et dont la diluabilité par l'eau est très limitée, on obtient un produit clair, qui s'étale facilement et qui peut être dilué, à volonté, avec de l'eau.
Il peut, comme celui de l'exemple I, être utilisé, après une dilution convenable, comme vernis applicable par plon- gée et projection et qui convient pour des vernissages indus- triels à chaud. Après une cuisson à environ 160 , cette tem- pérature pouvant encore être diminuée par l'addition d'accé- lérateurs acides, on obtient un enduit qui résiste absolu- ment à l'eau chaude.
Le produit peut, éventuellement, être utilisé également comme couche de fond pour un enduit, qui devient progressivement insensible à l'eau et durcit. Dans ce cas, on ajoute avantageusement un accélérateur de séchage, par exemple de l'acétate de cobalt, qui réagit avec une petite partie du savon d'ammonium.
EXEMPLE III.-
On fait réagir, de la manière connue, 40 parties en poids de colophane avec 10 parties d'acide maléique et on ajoute ensuite 40 parties d'un acide gras d'une huile siccative,
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20 parties des produits de tête d'acides gras (C6à C9), pro- venant de l'oxydation de paraffine, et 45 parties detetra- methylol-cyclohexanol et on chauffe jusque 2200 en agitant jusqu'à ce que l'indice d'acide a atteint environ 60. Les acides gras, qui s'échappent au début, sont constamment ramenés dans le mélange réactif.
L'ester mixte, ainsi obtenu, est mélangé à un pro- duit de condensation neutralisé, obtenu à environ 30 à par- tir d'un mélange de 45 parties de phénol, 15 parties de o-crésol et 80 parties de formaldéhyde avec des alcalis forts.
On y ajoute également une quantité suffisante d'ammoniac pour obtenir une réaction légèrement alcaline. Le produit de combinaison peut être dilué sans limite par de l'eau mais il est seulement dilué au point où sa consistance convient à la plongée ou à la projection. Le cas échéant on y ajoute encore environ 15 parties (c'est-à-dire environ 10% de la ma.sse totale) d'un butanol normal ou secondaire pour favo- riser la solubilité et la fluidité de la résine artificielle ou de sa solution. Surtout après l'addition d'accélérateurs du genre susindiqué ( et d'une quantité correspondante d'am- moniac ) ou vernis aqueux, on obtient, à une température de cuisson d'environ 170 , un enduit très brillant.
La colophane et l'acide gras siccatif peuvent être remplacés par l'huile de talc économique et aisément acces- sible, avec une quantité et une composition correspondantes.
EXEMPLE IV.- On prépare un ester visqueux, avec un indice d'acide d'environ 40, à partir de 100 parties en poids d'acide maléique, 60 parties en poids de decahydronaphtol et 90 par- ties en poids de glycol triéthylenique. Cet ester est ajouté à un produit de condensation (mélange phénol-alcool) ayant un poids moléculaire aussi réduit que possible et qui est obtenu,
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comme connu, à l'aide de 30 parties de phénol, 20 parties de phénol de butyle et 70 parties de formaldéhyde (à 30%). Par addition d'ammoniac jusqu'à obtenir une réaction à peine al- caline on obtient une solution suffisamment diluable par l'eau.
Le produit, appliqué suivant de minces couches superposées, durcit à la chaleur, d'une part, par suite de la réaction des alcools phénoliques et, d'autre part, par l'oxydation et la polymérisation de l'ester maléique. Le durcissement relative- ment lent ainsi que l'élasticité et l'adhérence élevée du film obtenu par cuisson permettent d'utiliser, avec avantage, le produit en question pour recouvrir des fils.
Les propriétés du vernis peuvent être modifiées en préparant, séparément et à partir du phénol de butyle (20 parties), un alcool phénolique que l'on fait réagir, à une température plus élevée, avec l'ester alors que l'al- cool phénolique préparé séparément à partir du phénol (30 parties) est ajouté à froid.
EXEMPLE V.-
On prépare un ester presque neutre à l'aide de 120 parties en poids d'une huile siccative, de 70 parties en poids de pentaerythrite et de 50 parties d'acide adipinique, cet ester étant chauffé pendant peu de temps à 180 , par une opération séparée et après addition d'anhydride phtalique.
L'ester mixte et acide, obtenu de cette manière, a un indice d'acide d'environ 50. On y ajoute un produit de condensation liquide et neutralisé, obtenu à partir de 30 parties de phénol de butyle tertiaire et de 40 parties de formaldéhyde (à 30%) avec des alcalis, (ce produit formant une partie du constituant I) et une résine d'urée préparée comme indiqué ci-dessous et qui est soluble dans l'eau (l'autre partie du constituant I).
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On chauffe pendant plusieurs heures et au bain- marie bouillant , 180 parties de diméthylol-urée, 5 parties de paraformaldéhyde et 450 parties du mono-éther éthylène-glycol- éthylique, auxquels on ajoute une quantité suffisante d'un catalyseur acide approprié pour que l'on obtienne un pH d'en- viron 5,5. On continue à chauffer jusqu'à ce que le mélange réactif contienne environ 35% de constituants non-volatils.
Ensuite on sépare, par distillation dans le vide, l'eau de ré- action formée ainsi que l'éther glycolique non-lié.
Après addition d'ammoniac ou d'une autre base équi- valente on obtient un produit qui peut être dilué à volonté par l'eau. Un vernis ainsi préparé et qui a une teneur en matières solides d'environ 30% et qui est cuit à 120-140 , procure un enduit lisse, brillant et flexible. Par l'addition d'accélérateurs acides on peut diminuer la température de cuisson à 70-80 pour une durée d'une demi-heure et on obtient néanmoins un enduit qui résiste à l'eau froide.
Pour cet exemple on peut remplacer la diméthylol- urée par un produit de condensation, amorphe, visqueux et soluble dans l'eau obtenu à l'aide d'un excès de'formaldéhyde et d'urée et par une quantité supplémentaire convenable d'urée.
EXEMPLE VI. - Une résine alkyd, ayant un indice d'acide d'en- viron 80 et obtenue par esterification commune de 100 parties en poids d'acide adipique, 70 parties en poids de triméthylol- propane et de 30 parties en poids de pentaerythrite, est neu- tralisée partiellement par environ 30 parties de triéthanolamine jusqu'à avoir un pH d'environ 5,5. Après addition d'une quantité réduite d'un solvant organique volatil et soluble dans l'eau, de 100 parties de diméthylolurée et de 3 parties de paraformal- déhyde, on chauffe à 60 jusqu'à ce qu'on obtienne une solution claire et la composition voulue pour le produit solide.
Dans
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ce cas il se produit, dès le début, une poly-étherification mutuelle entre le produit de condensation durcissable (composé méthylol) et les composants plastifiants et riches en groupes hydroxyl; ce qui peut provoquer une gélatinisation rapide de la masse réactive. Par conséquent, on doit en tenir compte pour le traitement. Finalement, on neutralise complètement le mélange réactif par l'addition de triéthanolamine supplémen- taire ou une autre base.
Le produit obtenu peut être dilué, sans limite, par de l'eau et peut servir comme produit de base pour des vernis ou laques de cuisson, pour l'imprégnation ou comme liant, des températures de durcissement d'environ 120 étant suffisantes sans plus.