<Desc/Clms Page number 1>
" Fermoir à curseur à double portée ".
L'invention a pour objet un fermoir à curseur dans le- quel les crampons sont conçus d'une manière toute nouvelle en vue d'assurer, à la fois,une fabrication plus facile, un encom- brement minimum et un engrènement mutuel des crampons, tel que la résistance à la traction latérale du fermoir est sensiblement plus grande que dans les fermoirs usuels. Egalement, le fermoir selon l'invention offre une douceur maximale à l'ouverture et à la fermeture, c'est-à-dire aux déplacements progressifs de chaque crampon lors de la sollicitation du curseur dans un sens ou dans l'autre.
Enfin, il offre la caractéristique assez surprenante d'être formé de crampons parfaitement symétriques par rapport à leur plan médian horizontalce qui a pour consé- quence de rendre le fermoir ouvrable, respectivement fermable
<Desc/Clms Page number 2>
selon les deux sens.longitudinaux. Cet avantage est sensible dans les cas où le fermoir s'ouvre fortuitement en amont du curseur.
On sait que, d'une manière générale, les crampons actuels s'enclenchent mutuellement par la pénétration d'un petit bossage d'un crampon dans le creux correspondant du crampon adjacent.
Toutes les sollicitations subies par les fermoirs usuels sont reportées sur lesdits bossages, respectivement sur la paroi desdits creux et l'on connaît de nombreux inconvénients résultant soit d'une légère usure des bossages, soit d'une légère disloca- tion des crampons sur leur ruban, soit pour toute autre raison.
Selon l'invention, on a écarté quasi systématiquement ces différents inconvénients en substituant auxdits creux et bossages un tout nouveau mécanisme d'engrènement lequel répartit les efforts de sollicitation sur des surfaces bien plus impor- tantes, mieux orientées et mieux disposées pour offrir une résistance sensiblement plus grande que celle constatée dans les fermoirs connus.
En effet, on peut considérer que dans tous les fermoirs connus, la solidarisation des crampons successifs se fait par pénétration. Au contraire, conformément à l'invention, et pour la première fois, la solidarisation entre les crampons succes- sifs se fera exclusivement par contact ou superposition, et les crampons sont profilés d'une telle manière qu'ils offrent des ' surfaces de contact ou de superposition mutuelles orientées au moins dans deux plans différents et préférablement dans deux plans orthogonaux.
Si l'on considère deux crampons voisins, on constate qu'ils seront parfaitement solidarisés l'un à l'autre, c'est-à- dire qu'en position de fermeture ils sont empêchés de se mouvoi séparément selon les trois axes d'un dièdre, c'est-à-dire res- pectivement en hauteur, latéralement et d'avant en arrière.
<Desc/Clms Page number 3>
Les mouvements le long de l'axe longitudinal des fermoirs sont interdits par la constance de la longueur même du fermoir.
Il suffira donc que les surfaces d'appui ou de superposition soient telles que les crampons successifs seront empêchés de se déplacer relativement le long des deux autres axes du dièdre.
Dans le système usuel, cette condition est remplie par la péné- tration du bossage dans le creux. Selon la présente invention, on remplit cette condition en profilant les crampons d'une telle manière qu'ils offrent des surfaces de contact mutuel empêchant leur mouvement relatif latéralement d'avant en arrière, lorsque l'on considère un fermoir de face.
Le fermoir selon l'invention est donc essentiellement caractérisé en ce qu'il est constitué de crampons profilés de manière à s'emboîter mutuellement l'un dans l'autre en présentant chacun, au moins deux surfaces de contact mutuel situées dans des plans différents.
On peut réaliser des crampons à surfaces de contact multiples de manières très différentes. Il faut, mais il suffit, que l'une des surfaces de contact mutuel entre deux crampons successifs empêche leur séparation transversale et qu'au moins une seconde surface de contact empêche la séparation desdits crampons voisins lorsqu'on les déplace d'avant en arrière.
L'immobilisation des crampons le long des trois axes du dièdre étant ainsi assurée, on se trouve, ipso facto, garanti contre toute séparation desdits crampons suivant n'importe quelle autre direction. Mais, en raison de ce moyen d'engrènement nou- veau des crampons successifs constituant le fermoir, on a le moyen de déterminer les dimensions, la forme et l'orientation desdites surfaces de contact mutuel, en sorte d'atteindre une sécurité sensiblement plus grande que dans les fermoirs ordinai- res et aussi de faire choix de formes telles que la fabrication industrielle, respectivement continue, est plus aisée et plus économique.
<Desc/Clms Page number 4>
A simple titre d'exemple, sans aucune restriction quant aux exécutions possibles du fermoir conforme à l'invention, une forme d'exécution est décrite plus en détail ci-après avec réfé- rence aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 schématise en élévation un crampon usuel; les figures 2 et 3 schématisent, en élévation et en plan, un crampon selon l'invention; la figure 4 est une vue perspective du même crampon selon l'invention;
La figure 5 est une vue perspective d'un même élément vu dans une autre position; la figure 6 est une vue perspective de deux crampons voisins en engrènement mutuel ; la figure 7 est une vue perspective de deux demi crampon- en engrènement mutuel; la figure 8 est une vue en élévation d'un tronçon de fermoir ; la figure 9 est une coupe selon la ligne IX-IX de la figure 8.
Par la comparaison des figures 1 2 et 3 on remarque donc que dans les agrafes usuelles, seule la surface du bossage 1 (figure 1) intervient pour résister aux sollicitations dans les directions orthogonales A et B tandis que l'immobilisation en direction de l'axe C du fermoir est assurée par la constance de la distance maintenue entre les deux éléments d'extrémité du fermoir.
Au contraire, dans le dispositif selon l'invention, la résistance à la séparation selon la direction A est assurée par la superposition de surfaces latérales S-S tandis que la résistance à l'écartement selon la direction B est assurée par le contact de surfaces Z-Z différentes des premières.
En effet, on peut aisément réaliser des agrafes remplis sant les conditions de l'invention en partant d'un élément de
<Desc/Clms Page number 5>
base ou corps 1 présentant une fente médiane 2 sur une certaine longueur en vue de permettre sa fixation sur le ruban 3 Le corps est aminci vers l'avant, présente une cannelure d'about ¯4 et, de part et d'autre de ce bout aminci, deux flasques latéraux 5-6 présentant une forme substantiellement circulaire 2 section- née vers l'avant de manière à présenter une surface droite 8 la partie circulaire étant raccordée à ladite partie droite par des arrondis dûment établis 9-10 La cannelure d'about 4 permet le rapprochement au maximum de rubans .3,ce qui rend le fermoir plus compact,
plus étroit et moins ajouré que les fermoirs connue
Les deux flasques latéraux 5-6 sont en surépaisseur par rapport au corps 1 lequel, en arrière desdits flasques, présente, de part et d'autre et supérieurement et inférieurement, des fraisures 11 dont la paroi latérale courbe est établie au prorata de la forme des flasques 5-6
On réalise ainsi un crampon de forme assez complexe, mai de réalisation industrielle cependant facile, rapide et relati- vement économique.
Si l'on considère (figures 6 et 7) deux crampons engrena mutuellement, on constate que les flasques 5-6 viennent s'imbri- quer l'un par rapport à l'autre et s'ajuster dans les fraisures correspondantes 11 en arrière des flasques adjacents. L'imbrica- tion des flasques est telle que chacun d'eux se trouve accroché en arrière des flasques adjacents des deux crampons voisins.
Il en résulte un accrochage particulièrement efficace et une résistance toute particulière dans la direction B invoquée précc demment.
D'autre part, le fait que lesdits flasques viennent s'ajuster dans les fraisures 11 interdit tout mouvement mutuel desdits crampons dans la direction A également précisée ci- devant.
Le résultat en est que les crampons se trouvent ainsi fermement solidarisés l'un à l'autre en présentant aux différer.
<Desc/Clms Page number 6>
tes sollicitations des surfaces de résistance différentes les- quelles sont sensiblement plus grandes et mieux conditionnées que dans les fermoirs connus.
L'examen de la figure 8 permet de se rendre aisément compte de l'accrochage mutuel des crampons. De plus, les diffé- rentes surfaces de contact étant parfaitement arrondies, elles peuvent très aisément glisser l'une sur l'autre, les crampons présentant même, dans certaines phases d'opération du curseur un mouvement de roulement. Le résultat en est une manoeuvre ex- trêmement douce du fermoir. De tels fermoirs peuvent être réali- sés en métal ou en matière plastique par les moyens connus. Ils pourront aussi être exécutés dans toutes les dimensions usuelles, être adaptés à toute application et pour tout genre de curseur.
Il va de soi que les différentes parties constitutives du crampon peuvent être modifiées au prorata des fermoirs à réaliser et des moyens industriels mis en oeuvre pour leur fabrication.
REVENDICATIONS.
1.- Fermoir à curseur à double portée, caractérisé en ce que les crampons présentent, pour les crampons voisins, dans le fermoir, au moins deux surfaces de contact orientées dans des plans différents.