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"SYSTEMES DE COMPENSATION DES EFFORTS D'INERTIE" La présente invention est relative à des systèmes de compensation des efforts d'inertie qui apparaissent au cours de la commande réglable de machines dont la vitesse varie dans de grandes proportions comme, par exemple, les laminoirs à froid de tôles fines ou d'autres installations analogues.
Dans de tels cas, il est essentiel de maintenir sensi- blement constant l'effort de traction agissant par exemple sur la tôle laminée pendant une passe, et à cet effet, il est connu d'utiliser le schéma classique représenté sur la fig.l du dessin annexé.
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Sur ce schéma, on voit la bobine enrouleuse B1 entrainée suivant la méthode Ward-Leonard par le moteur MB1 qui est alimenté par la génératrice GB1. excitée en Ex1 par une ma- chine régulatrice ER1; cette dernière est destinée à assurer la constance de l'effort, qui, pendant la marche à vitesse constante, agit sur le matériel laminé P traversant le lami- noir F. La bobine dérouleuse B2 peut être freinée d'une façon analogue par un équipement symétrique comportant le moteur MB2 qui agit en génératrice et débite sur GB2 agissant en mo- teur .
Pendant les démarrages et les ralentissements de tels systèmes il est nécessaire de majorer ou de réduire l'effort agissant sur P pour tenir compte des inerties des masses tour- nantes et notamment de la bobine B1 et du moteur MB1. On a réalisé à cet effet des dispositifs reposant sur le fait que les démarrages et les ralentissements sont effectués à accélé- ration (positive ou négative) constante ; on majore alors l'effort d'une quantité fixée à l'avance et on prévoit en plus un réglage supplémentaire pour tenir compte de l'allongement probable de la bande P.
Ce réglage de l'allongement est laissé plus ou moins à l'appréciation de l'opérateur qui observe un appareil desti- né à mesurer ledit allongement. Une telle méthode est assez peu précise.
On a également réalisé des dispositifs basés sur l'in- duction d'une f.e.m. dans un enroulement placé sur les pales de la génératrice alimentant les moteurs de cylindres F, cette f.e.m. alimentant un enroulement supplémentaire sur les pales des moteurs de bobines ou sur les pales des machines régula- trices mais ces dispositifs tiennent compte de la vacation de flux généralement en avance sur la variation de vitesse liné- aire de la bande par suite de l'inertie des cylindres et des moteurs entraînant ces cylindres. En cas d'arrêt rapide, en
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particulier à l'aide d'un frein mécanique, un tel dispositif est loin de suivre la variation de vitesse de la bande.
La présente invention, système L.GALZIN et J.DELASTRE a pour objet des simplifications et des perfectionnements des systèmes de compensation des efforts d'inertie, en particulier en les rendant entièrement automatiques et corrects quelle que soit la valeur de l'accélération, ces perfectionnements permet- tant même d'agir pendant les arrêts rapides, assurant ainsi le freinage électrique.
Suivant une forme de réalisation le schéma classique de la fig.l est complété comme suit par des dispositifs permettant d'obtenir le résultat cherché. Les rouleaux intermédiaires R1 et R2 du laminoir F, entrainés par la matière laminée P à une vitesse angulaire proportionnelle à celle de P, sont accouplés suivant les traits mixtes avec des dynamos tachymétriques dl et d2 à excitation constante.
La tension aux bornes de ces machines tachymétriques est dans ces conditions également proportionnelle à la vitesse liné- aire de P, chacune d'elles alimentent respectivement le primaire P1 ou P2, de préférence fortement résistant, d'une mutuelle in- ductance M1 ou M2.
En cas de variation de vitesse, les tensions qui apparais- sent aux bornes des secondaires S1 et S2 sont proportionnelles aux dérivés des vitesses des deux cotés du laminoir F, c'est-à-di- re aux accélérations; ces tensions sont convenablement appliquées aux enroulements supplémentaires Q1 et Q2 prévus sur les machines régulatrices ER1 et ER2 et agencés de façon à corriger convenable- ment les efforts qui sont produits sur les bobines B1 et B2. On voit ainsi que le système décrit tient compte de l'allongement de la bande P.
Ce système présente l'avantage de simplicité, de rapidité et d'automaticité, car il supprime tout appareillage d'inversion de circuits et toute intervention manuelle. Il est d'autre part
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précis, car les tensions aux bornes de S1 et S2 sont à tout moment directement proportionnelles à l'accélération, quels que soient la valeur et le sens de celle-ci.
Suivant une réalisation modifiée, représentée sur la fig. 2, on peut réduire les volumes et les poids des mutuelles inductances M1 et M2 et augmenter l'énergie fournie aux enrou- lements Q1 et Q2, en faisant appel aux machines amplificatrices intermédiaires m1 et m2 qui sont excitées respectivement par les secondaires S1 et S2.
Entrevoyant, d'autre part, les rhéostats de réglage D1 et D2 dans les circuits d'excitation des machines m1 et m2, ainsi que des rhéostats de réglage L1 et L2 dans leurs circuits de débit, on obtient deux possibilités de réglage ; les rhéostats D1 et D2 permettent de tenir compte des diamètres respectifs d'enroulement sur les bobines B1 et B2, tandis que les rhéostats L1 et L2 permettent de tenir compte de la largeur de la bande laminée P.
Il va de soi que les dispositions qui viennent d'être dé- crites peuvent être modifiées et adaptées de plusieurs autres façons et que l'invention peut s'appliquer à la commande de di- verses autres machines, telles que, par exemple, les bancs de tréfilerie, les raboteuses, etc...
De ce qui vient d'être exposé, on voit qu'il s'agit en principe de mesurer en des endroits judicieusement choisis, la dérivée de la vitesse linéaire de l'objet mobile commandé, de la transformer en des grandeurs électriques et de faire agir ces grandeurs électriques sur le couple des organes récepteurs et débiteurs dudit objet mobile. On conçoit que ce résultat peut être obtenu de diverses façons.
Au lieu des machines amplificatrices décrites plus haut, on peut faire appel à tous autres moyens d'amplification, par exemple à des dispositifs électroniques adaptés pour amplifier la dérivée de la vitesse qui anime l'objet mobile P.