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" Machine à refouler ou similaire "
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La présente invention est relative à des perfectionne- ments nouveaux et utiles apportés aux machines servant à former une tête sur des tiges métalliques, etc., machines à refou- ler et machines similaires, toutes désignées ci-après sous l'appellation de "machines à refouler" et, plus particulière- ment, à la portion d'une telle machine qui est associée aux outils de refoulement ou similaires .
Dans les machines de ce genre, lorsque plusieurs poin- çons sont utilisés pour achever les opérations de refoulement, la pièce reste occasionnellement dans un des outils, alors qu'elle devrait en réalité rester dans l'autre outil. Il peut résulter d'une telle action, entre autres, une détérioration des outils ou un coincement de la machine, de telle sorte que celle-ci s'arrête ou cesse de fonctionner., L'enlèvement d'une pièce à usiner coincée-présente des difficultés, cet enlèvement étant ordinairement effectué en chassant à force ladite pièce ou en l'extrayant de son logement par une opéra- tion de perçage . La machine reste au repos pendant cette opération et pendant que de nouveaux outils, si nécessaires,sont substitués à ceux qui ont été brisés.
L'invention a pour objet d'empêcher positivement une telle action anormale de la pièce à usiner et d'éviter ainsi les résultats préjudiciables sus- mentionnés. A cet effet, une poussée constante et rigide est exercée sur la pièce pendant que les outils fonctionnent et jusqu'à ce qu'ils aient été séparés l'un de l'autre d'une dis- tances suffisante pour qu'on soit sûr que la pièce restera dans l'outil convenable et ne sera pas retirée avec l'autre outil.
D'autres buts de l'invention seront mis en évidence au cours de la description qui en sera donnée ci-après en se référant aux dessins annexés qui représentent une forme de réa- lisation préférée de l'invention, à laquelle celle-ci n'est
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toutefois pas limitée .
Sur ces dessins : - la figure 1 est une coupe transversale du bâti d'une machine à refouler, le plateau à va-et-vient et les pièces associées étant vus de face; - la figure 2 est une vue en plan fragmentaire de la figure 1, le plateau à va-et-vient occupant sa position sensiblement antérieure et certaines pièces étant représen- tées en coupe par la ligne 2-2 de la figure 1; - la figure 3 est une vue en élévation latérale d'une portion du plateau et des pièces associées, en regardant de la gauche de la figure 1; - la figure 4 est une vue d'une tige ou pièce à usiner, présentée aux outils; - les figures 5 et 6 sont des vues fragmentaires des outils et de la pièce façonnée par lesdits outils dans des opérations successives;
- la figure 7 est une vue du premier poinçon, qui forme le cône, et montre les pièces du mécanisme associé dans les positions relatives qu'elles occupent lorsque le plateau a été déplacé vers l'arrière sur une partie de sa course ; - la figure 8 est une vue fragmentaire d'une portion d'une forme modifiée du mécanisme à came et de quelques pièces adjacentes.
Sur ces dessins, 10 désigne le bâti d'une machine à refouler; Il le bloc ou plateau à va-et-vient ; les barres qui coulissent dans le bâti et auxquelles est fixé le plateau 11 et 13 les plaques de retenue fixées au bâti.
Le chariot transporteur 14 reçoit un mouvement de va-et-vient en travers de la face du plateau 11. Sur ce chariot sont montées de façon réglable des plaques d'appui
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15 auxquelles sont fixés de façon réglable les porte- poinçon 16 et 17. Ces porte-poinçon:sont identiques,excep- té que 16 est un/porte-poinçon de droite et 17 un porte- poinçon de gauche . Les poinçons 19, 18 sont fixés respec- tivement, par tous moyens préférés, dans les porte-poinçon; 16, 17. Le poinçon 18 refoule d'abord la pièce 26 et donne à l'extrémité de cette pièce la forme conique visible en 27 sur la figure 5. Le poinçon 19 est le poinçon finisseur.
Il exerce une pression sur la portion conique 27 de la piè- ce et convertit cette portion en un collet 48, placé entre les extrémités de la tige . Les formes représentées sur les figures 5 et 6 ne sont que des exemples,car le nombre de formes qui peuvent être obtenues à l'aide d'outils de refou- lement est presque illimité.
La surface par laquelle la portion conique 27 de la pièce est en contact avec la paroi de l'orifice ou ouverture du poinçon 18 est plus grande que la surface par laquelle la tige de ladite pièce est en contact avec la paroi de l'o- rifice ou ouverture de la matrice 25. En raison de cette plus grande surface de frottement, l'ébauche a par consé- quent tendance à rester dans le poinçon et à être retirée de la matrice 25. En fait, si la pièce est retirée avec le poinçon 18, il n'existe évidemment plus, à l'intérieur de la matrice 25, de pièce susceptible d'être soumise à l'action du poinçon 19. Si la pièce reste dans le poinçon 18, lors de la course suivante du poinçon vers la matrice 25, elle viendra buter contre une partie fixe, avec les résultats précédemment indiqués (rupture des outils, coince- ment de la machine, etc.) .
Grâce à l'invention, de tels résultats sont impossibles parce que la pièce est maintenue positivement dans la matrice . Le mécanisme prévu à cet effet comprend des goupilles 22 montées pour coulisser respecti- vement dans les poinçons 18 et 19. La goupille du poinçon @
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18 est engagée dans l'orifice ou ouverture conique du poinçon lorsque celui-ci ne contient pas de pièce, sa posi- tion avant étant limitée par le contact de la tête de la goupille 22 avec une paroi d'une ouverture 49 du poinçon, laquelle ouverture coïncide avec une ouverture 50 du porte- poinçon. A chacun des porte-poinçon est relié de façon pivo- tante, grâce à un axe 21, un levier oscillant 20 dont un des bras traverse les ouvertures 50 et 49 et se termine au con- tact de la tête de la goupille 22 (figure 2).
Chacune des extrémités opposées du chariot 14 est percée d'un trou 52 qui est fermé par un écrou creux 51 vissé dans ce trou . Un poussoir à ressort 23 traversant l'écrou porte une tête montée pour coulisser dans le trou 52, un ressort 24 étant intercalé entre cette tête et l'écrou 51. L'extrémité extérieure du poussoir à ressort traverse une fente pratiquée dans l'extrémité d'un des bras du le- vier 20, et ladite extrémité du poussoir porte des écrous de blocage 53 dont le réglage permet de faire varier la tension du ressort 24. La tension exercée par le ressort 24 sur le levier 20 est telle que la goupille 22 est tou- jours maintenue dans sa position antérieure sous une pres- sion élastique constante .
Lorsqu'une pièce entre en con- tact avec l'extrémité extérieure de la goupille 22, celle- ci se meut vers l'arrière jusqu'à ce que l'extrémité du levier 20 entre en contact avec le disque d'appui 54 prévu à l'arrière du poinçon. Si, par hasard, ce ressort venait à se rompre ou à s'affaiblir, ou s'il devenait sans effet pour une raison quelconque, la pièce pourrait rester dans le poinçon et être retirée de la matrice 25. Pour assurer une poussée positive ou non élastique sur la goupille 22 et, par l'intermédiaire de celle-ci, sur la pièce à usiner, on a prévu le mécanisme décrit ci-après.
Ce mécanisme est composé en partie d'une barre 30 montée
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pour coulisser dans le chariot 16 et portant, à l'une de ses extrémités, une tête 38 ou chape dans laquelle est monté un galet de came 37. Un ressort 33 entoure la barre 30 entre une des parois du chariot et un collier 32 monté de façon réglable sur la barre 30. L'action du ressort 33 tend à faire mouvoir la barre 30 vers la gauche , comme représenté sur les figures 1 et 2. Sur un axe 29 fixé dans le chariot pivote un levier oscillant 28 dont l'extrémité 34 est en contact avec une des parois du levier 20, près des contre-écrous 53 , et dont l'extrémité opposée porte une vis 31 pourvue de contre-écrous, laquelle vis bute contre l'ex- trémité de la barre 30.
Dans le bâti 10 est monté de façon mobile un coulisseau 30 à l'extrémité intérieure duquel est fixée une plaque 36 qui entre en contact avec le galet 37 lorsque le plateau 11 occupe sa position avant ou est voisin, de cette position.
Sur un axe-pivot 56 monté dans le bâti ou une autre pièce pi- vote un levier oscillant 46 dont une extrémité est reliée par une biellette 43 au coulisseau 35 et dont l'extrémité inférieure porte un galet de came 42 roulant contre la face périphérique d'une came 39 fixée sur l'arbre latéral 40. Un poussoir 44 entouré par un ressort 45 exerce sur le levier oscillant 46 une poussée qui maintient constamment le galet 42 en contact avec la came 39.
Sur la figure 2, la plateau 11 et les poinçons 18 et 19 reliés à ce plateau sont représentés dans leur position avant extrême, prêts à effectuer leur course de retrait.' Le premier poinçon 18 est aligné avec la matrice 25 et l'é- bauche qu'il contient a été refoulée ou pourvue d'une portion conique par l'action des outils.
Entre les actions de la plaque 36, cette plaque occupe une position telle que, lorsque le plateaull se meut vers l'avant, le galet 37 est maintenu espacé d'une distance limi-
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tée de cet organe . La came 39 est réglée de telle sorte que, à l'instant où commence le retour de l'organe 11, la plaque 36 se meut vers le centre de la machine, c'est-à-dire vers la gauche des figures 1 et 2, et exerce une poussée sur la barre 30 et, par l'intermédiaire des leviers oscillants 28 et 20, sur la goupille 22 et sur la pièce & usiner. La poussée positive exercée sur et par la goupille 22 empêche la pièce de se mouvoir par rapport à la matrice 25 pendant que s'effectue le retrait du poinçon 18.
Cette poussée est maintenuependant la première portion de la course de retour du plateau 11 et pendant un temps suffisamment long pour qu'on soit sûr que la pièce à usiner sera libérée ou déta- chée du poinçon 18. La came 39 possède une forme telle qu'elle continue à exercer cette poussée sur la goupille 22 pendant que le pivot 21 supportant le levier 20 se meut vers l'arrière . Lorsque le levier oscillant 20 tourne autour de son point d'appui 21, aucun mouvement n'est communi- qué à celle des extrémités dudit levier qui est en contact avec la goupille 22. Sous la poussée du levier 28, l'extré- mité arrière du levier 20 se meut ensuite vers le centre de la machine jusqu.'à la position qui est approximativement celle de la figure 7. Pendant ce temps, la poussée est maintenue sur la pièce .
Lorsque le plateau 11 a été dépla- cé vers l'arrière d'une distance suffisante pour dégager le galet 37 de la face rectiligne de la plaque 36, la face de dessous de la tête de la goupille 22 est entrée en contact avec une paroi du poinçon et se retire alors avec le poinçon qui se meut vers l'arrière , et le levier 20 a pivoté autour de son axe de telle sorte qu'il occupe approximative- ment la position de la figure 3. Bien qu'il ne soit pas essentiel d'utiliser le poussoir 23 et le ressort 24, ce dispositif est avantageux parce que le ressort 24 exerce
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une poussée directement sur le levier 20 et que le ressort 33 exerce une poussée directement sur le levier oscillant 28.
Le ressort 45 actionne maintenant le levier 46 et amène le coulisseau 35 et la plaque 36 à une position dégagée du chemin du galet 37 pour la course suivante vers l'avant du plateau 11. Entretemps , la position des poinçons par rapport à la matrice 25 a été modifiée et le poinçon 19 termine l'ébauche refoulée. Dans le cas où l'ébauche finie serait extraite de la matrice 25 et resterait dans le poin- çon 19 dans le mouvement de ce dernier à l'écart de la ma- trice, elle en serait détachée par le contact du levier coudé 20 avec un levier d'arrêt 41. Au lieu de compter sur le ré- glage exact dans le temps de la came 39 pour faire avancer le coulisseau 35, il est possible de prévoir sur la plaque 36 une surface de came faisant avancer la goupille 22 exactement à la vitesse du mouvement de retour du poinçon 18.
Dans ce cas, il suffirait de faire avancer le coulisseau 35 lorsque le plateau 11 a atteint sa position antérieure limite. Ce coulisseau resterait alors stationnaire, le temps de repos dépendant de la face de came 56 convenablement prévue pour faire avancer la goupille 22 à l'instant correct, ou bien il peut être prévu une combinaison de la came 39 et de la face formant came de la plaque 36 pour faire avancer la goupille 22 à l'instant exact nécessaire pour maintenir la pièce dans la matrice 25 lorsque le poinçon effectue sa course de re- tour.
Sur la figure 1, le galet de came 42 est en contact avec une portion de la face de la came 39 qui possède un petit rayon, après un excédent de parcours de 20 . Pendant ce par- cours supplémentaire de 20 , le coulisseau 35 et la plaque 36 avancent vers le centre de la machine d'une distance suffi santé pour amener la plaque 36 an contact du galet 37. Cette action a lieu lorsque le plateau 11 effectue la dernière
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portion de sa course vers l'avant et pendant que l'arbre- manivelle passe par le point mort. Lorsque le plateau 11 effec- tue sa course de retour, la plaque 36 fait avancer le galet 37 qui suit ce plateau au cours du mouvement angulaire de 20 suivant,ce qui est suffisant pour maintenir la pièce à usiner dans la matrice et la détacher du poinçon.
Pendant la rotation suivante d'un angle de 35 , le levier 46 reste stationnaire et, pendant les 35 suivants de la rotation, le galet 42 est ramené sur le petit rayon de la came et la pla que 36 est amenée à sa position extrême vers l'extérieur. Une came établie de la façon représentée et décrite commence les mouvements nécessaires des diverses pièces, mais une came d'une autre forme et de degrés divers produisant le même résultat fonctionnerait d'une manière également satisfaisante.
Dans le cas où le réglage dans le temps de la came 39 qui commence le mouvement du coulisseau 35 vers le centre de la machine et qui, par l'intermédiaire de la plaque 36, maintient l'ébauche rigide dans la matrice 25 lorsque le poinçon 18 s'éloigne de cette matrice , ne serait pas correct, on peut y remédier en inclinant la face de la plaque 36, comme indiqué en 57 (figure 8), au lieu qu'elle soit rectiligne et parallèle au mouvement de l'organe 11 (figure 2), et main- tenir ainsi une poussée constante sur la goupille 22 pendant que le pivot 21 s'éloigne de la matrice 25.
Pour plus de précaution encore, on peut biseauter la plaque 36 comme in- diqué en 56 sur la figure 8, de façon que, dans le cas d'une action anormale de l'une quelconque des pièces, par exemple de la rupture du ressort 45, laissant le coulisseau 35 dans une position avancée, le galet37 viendrait heurter la face biseautée et pousserait le coulisseau 35 à l'écart du centre de la machine, en évitant ainsi la rupture de l'une quelconque des pièces.
Le maintien de l'ébauche dans la matrice 25 rend possi- ble la fabrication des pièces qu'iln'tait pas possible
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de fabriquer jusqu'à ce jour, un exemple d'une pièce de ce genre étant un goujon présentant une tige extrêmement courte avec une quantité égale de métal refoulée aux deux extrémités d'une pièce, auquel cas ladite pièce est sujette à rester dans le poinçon aussi bien que dans la matrice .
Le mécanisme décrit peut être appliqué avec des résultats également satisfaisants à la fois au poinçon 19 et)au poinçon 18. Toutefois, il est préférable qu'il soit appliqué de la façon représentée, parce qu'il existe une probabilité plus grande que la pièce soit retirée de la matrice par le poin- çon 18 plutôt que par le poinçon 19. De même, si la pièce est en réalité retirée de la matrice par le poinçon 19, elle sera détachée de cette matrice par le mécanisme positif dont il a été question précédemment. Une fois la pièce terminée et éjec- tée hors de la matrice 25, cette pièce tombe sur le plateau 47 et glisse dans un réceptacle convenablement placé pour la re: cevoir.
REVENDICATIONS.
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