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Perfectionnements aux couvercles protecteurs des tôles laminées en recuisson dans les fours à cloche
L'invention est relative au requit . des tôles, après laminage, et concerne particulièrement des perfectionnements apportés à la construction des couvercles en métal destinés à protéger de l'oxydation les paquets ou les bobines de tôle en recuit dans les f ours.
Ces couvercles, qui sont interposés entre les brûleurs du four et les tôles à recuire, souffrent énormément et s'abîment rapidement sous l'influence des fortes variations de température auxquelles ils sont constamment soumis et de l'oxydation qui en résulte.
Dans les constructions connues, en tôle, de ce genre de couvercles, il est généralement fait usage de plaques de tôle
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ondulées ou repliées en créneaux pour donner à ces couvercles la résistance mécanique nécessaire, mais il a été constaté que les parties saillantes de ces ondulations ou de ces replis, dirigées vers l'extérieur du couvercle et qui sont particulière- ment exposées à l'action des brûleurs du four, se détruisent rapidement en produisant une usure irrégulière de ces couvercles et en provoquant leur mise hors d'usage rapide, alors que les autres parties de ceux-ci sont encore intactes.
La présente invention a pour but d'apporter, dans la fabri- cation de ces couvercles, des perfectionnements permettant d'écar- ter ces inconvénients.
Suivant l'invention, les plaques de tôle constituant le couvercle sont munies de nervures parallèles uniformément réparties à des distances déterminées dans la surface des dites plaques, les saillies formées par ces nervures s'étendant à l'intérieur du couvercle.
Une forme de réalisation de l'invention sera décrite ci-après, à simple titre d'exemple, en référence aux dessins annexés, dans lesquels:
Fig. 1 est une vue en coupe d'un four à recuire les tôles laminées, muni du couvercle protecteur établi suivant l'invention.
Figs. 2 et 3 montrent des profils de tôles utilisés dans la construction de couvercles connus.
Fig. 4 est une épure montrant l'action des brûleurs du four sur la tôle d'un couvercle de construction connue.
Fig. 5 montre en coupe la forme des plaques de tôle utilisées suivant l'invention.
Fig. 6 est une vue de face d'une tôle de couvercle établie selon l'invention.
Fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de Fig. 6.
Fig. 8 est une vue similaire à la fig. 6, montrant une variante de l'invention.
Fig. 9 est une vue en coupe suivant la ligne IX-IX de Fig. 8.
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Comme montré en fig. 1, le couvercle 10,protégeant de l'oxy- dation les paquets de tôle 11, repose sur une base 12, d'un four 13 recouvert d'une cloche 14 garnie de briques réfractaires. Le couvercle 10 baigne dans une atmosphère d'air et de fumée, a haute température, et transmet, aux tôles 11, par rayonnement, le flux de chaleur dégagé par des brûleurs 15 dont la flamme pénètre dans des tubes radiants 16 qui rayonnent sur les parois internes du four 13 et sur le couvercle 10.
Dans les couvercles en tôle, employés jusqu'à présent, les parois de ceux-ci étaient généralement établies en plaques de tôle de 5 à 10 mm. d'épaisseur, de forme ondulée, comme montré en Fig. 2, ou repliée en créneaux, comme montré en Fig. 3. Il a été constaté, comme dit plus haut, que les saillies formées dans les dites tôles par ces ondulations, ou ces créneaux, qui s'étendent à la face extérieure du couvercle et qui sont par conséquent les plus exposées à l'action du rayonnement des tubes radiants 15, se détruisaient rapidement au point de rendre, en peu de temps, le couvercle inutilisable, tandis que les saillies opposées dirigées vers l'intérieur du couvercle ne s'usaient que très lentement.
Cette destruction rapide des couvercles,qui entraînait le rempla- cement répété de ceux-ci, se traduisait par conséquent par une hausse du prix de revient de l'opération de recuit des tôles laminées.
Cette usure prématurée des couvercles en tôle pour la protec- tion de la matière à traiter introduite dans le four peut s'expli- quer comme suit :
Si l'on considère que le flux de chaleur transmis par rayonne- ment est dirigé, par exemple, de haut en bas, en regardant la Fig. 4, on remarque que, dans un couvercle établi en tôle ondulée, la partie de l'ondulation â de la tôle reçoit la chaleur envoyée dans le faisceau A' et l'émet sous l'angle total A". Par contre,
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l'ondulation B reçoit la chaleur sous l'angle B' et l'émet sous l'angle B". On constate que A" est plus grand que A' et que B" au contraire est inférieur à B'; la zone D'est par conséquent plus chaude que la zone A et forme donc un point faible.
Le même raisonnement peut s'appliquer à un couvercle établi à l'aide de la tôle crénelée suivant Fig. 3, pour en déterminer les points faibles.
Selon l'invention, les plaques de tôle 17 (figures 5, 6 et 8) qui constituent les côtés 18 et le fond 19 (fig. 1) du couvercle de protection sont munies de nervures parallèles 20, uniformément réparties, suivant des distances déterminées, dans la surface des dites plaques, les dites nervures 20 faisant saillie à l'intérieur du couvercle 10 et s'étendant, soit jusqu'aux bords des plaques 17 (fig. 8 et 9), soit jusqu'à une certaine distance des dits bords (fig. 6 et 7). Il s'ensuit qu'il n'y a pas de point chaud et que l'ondulation, formée à la face intérieure du couvercle 10 par les dites nervures a elle-même tendance à être portée à température mois élevée que le reste du couvercle.
Les couvercles ainsi réalisés résistent- très bien à la cha- leur et présentent avec le temps une usure régulière de leur surface.
Parmi les avantages présentés par l'invention, on peut citer : a) Les nervures 20 peuvent être formées par emboutissage des tôles 17, la température moins élevée des saillies intérieures, produite par les dites nervures permettant de compenser leur dimi- nution d'épaisseur résultat de cet emboutissage. b) Le poids de tôle nécessaire pour la fabrication du couver- cle est plus réduit que dans les couvercles employés jusqu'ici, puisque:
1 la longueur de tôle développée est moindre.
2 les nervures peuvent être formées par emboutissage, sans préjudice pour la vie du couvercle.
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c) La longueur des joints soudés est réduite et les ris- ques de manque d'étanchéité en sont diminués d'autant perce que :
1 la longueur développée est, au mètre courant utile , plus réduite,
2 les panneaux formant les côtés 18 et 19 peuvent être composés de moins de morceaux de tôle du fait que le formage de ceux-ci n'en a guère diminué la largeur qui a comme limite les largeurs commerciales. d) Le coût d'assemblage du couvercle est diminué pour les raisons exposées ci-avant en c) et, en outre, parce que les raccords des côtés 18 avec le fond 19 sont plus simples étant moins accidentés, même lorsque les nervures 20 s'étendent jus- qu'au bord des tôles,
vu que celles-ci sont toujours dirigées vers l'intérieur. e) Une économie importante est réalisée du fait du prolon- gement de la vie de chaque couvercle.