<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif pour supprimer les effets nuisibles des vitesses critiques de torsion.
On a déjà proposé de nombreux dispositifs pour sup- primer les effets nuisibles des vitesses critiques de torsion.
Dans certains d'entre eux, la fréquence propre est modifiée lorsque l'oscillation est suffisamment violente ; ceci est réa lisé par exemple, par modification des caractéristiques élas- tiques (ressorts progressifs) ou par modification des inerties participant à la vibration. Dans ce dernier but, on prévoit une masse qui est reliée rigidement à l'arbre quand l'oscillation est forte. Dans d'autres dispositifs, la liaison entre l'arbre et la masse est interrompue périodiquement par un dispositif commenté par la rotation del'arbre de manière à faire varier plusieurs fois par tour la fréquence propre du système.
Conformément à la présente invention, on* masse est liée rigidement à l'arbre entre certaines limites de vitesse e est désolidarisée de l'arbre en dehors de ces limites et la 11
<Desc/Clms Page number 2>
son est établie ou interrompue à certaines vitesses de rota- tion de l'ensemble au moyen d'embrayages de types connus com- mandés manuellement ou par des dispositifs tachymétriques éga- @ement connus.
On peut prévoir,pour un même arbre ou rotor, deux ou plusieurs masses de ce genre et les zones de vitesse à l'in- térieur desquelles les masses sont liées à l'arbre peuvent être différentes.
A titre d'exemple et pour bien faire ressortir l'avantage de l'invention, on peut se référer à l'exemple d'ap- plication suivant :
Si l'on suppose qu'il s'agisse d'un moteur Diesel ayant une vitesse normale de service de 300 tr/min., une seule vitesse critique majeure à 270 tr/min., lorsque la masse du dispositif faisant l'objet de la présente invention est iné- pendante de l'arbre et une seule vitesse critiqua majeure à 210 tr/min, lorsque cette masse est liée rigidement à l'ar- bre:
Le dispositif de solidarisation sera agencé de ma- nière à lier rigidement la masse à l'arbre,lorsque la vitesse tend à dépasser 240 tr/min , environ et à la libérer lorsque la vitesse tendra à tomber en-dessous de 240 tr/min., environ.
Il en résulte que, lorsque le moteur fonctionne à faible vitesse, il peut monter à 240 tr/min., sans rencontrer de vitesse critique majeure, la masse n'étant pas solidaire de l'arbre. 1 ce moment, la masse est rendue solidaire de l'ar- bre, la vitesse critique majeure tombe à 210 tr/min., c'est à dire qu'elle tombe en-dessous de la vitesse qu'a atteinte le moteur et ce dernier peut monter à 300 tr/min., sans ren- contrer de vitesse critique majeure.
La liaison de la masse à l'arbre peut se faire par n'importe quel type connu d'embrayage progressif mécani- @
<Desc/Clms Page number 3>
que, hydraulique, électromagnétique ou autre. La commande de cet embrayage est opérée par tout dispositif connu adéquat : soit à l'intervention du machiniste, soit à l'intervention d'un dis- positif tachymétrique connu adéquat (par exemple du genre d'un régulateur centrifuge dont le manchon agit sur la commande de l'embrayage).
Il est évident que la position et la grandeur de la masse ou des masses sont à déterminer pour obtenir les vitesses critiques désirées ; par ailleurs, la variation de l'inertie totale de l'ensemble tournant doit être suffisamment petite pour éviter des à-coups et une chute de vitesse exagérée au moment de l'embrayage.
Le dessin ci-joint a pour but de montrer,à titre purement exemplatif et non limitatif, comment l'invention peut être réalisée en pratique.
Toute autre disposition équivalente au point de vue du fonctionnement exposé ci-dessus peut être adoptée.
Sur ce dessin, 1 est un moyeu solidaire de l'arbre dont on veut déplacer les vitesses critiques, 2 est une pièce atta- chée 1, 3 est une masse qui est tantôt solidaire de l'arbre et tantôt libre. Elle est centrée sur une porté: cylindrique de 1 sur laquelle elle peut tourner grâce à un petit jeu.
Dans les pièces 1 et 2 ont été ménagées des cavités cylindriques 4 contenant des pistons 5. Ces cylindres sont re- liés par des canalisations 6 à un distributeur 7 déplacé par un tachymètre représenté schématiquement par un régulateur 8 du type centrifuge.
Un conduit 9 débouchant dans le cylindre du distri- buteur est relié à une source d'huile nous pression et des son - duits 10 permettent le libre échappement de l'huile.
A faible vitesse, le distributaur occupe la position représentée à la figure ; distributeur admet l'huile sous pression dans le ou les cylindres 4 de la pièce 1 et met en @
<Desc/Clms Page number 4>
communication avec l'échappement le ou les cylindres 4 de la pièce 2. Les pistons 5 de la pièce 1 repoussent la masse 3 vers la gauche ; elleflotte librement (sauf de minimes frottements) .
Quand la vitesse croit, le régulateur déplace le distributeur vers la droite. A partir d'une certaine vitesse, l'huile sous pression est admise dans les cylindres 4 de la pièce 2, tandis que les cylindres 4 de la pièce 1 sont mis en communication avec l'échappement.
Les pistons 5 de la pièce 2 poussent fortement la masse 3 vers la droite en provoquant son contact énergique avec une garniture conique de friction 11 solidaire du moyeu 1.
Lamasse 3 est ainsi rendue solidaire de l'arbre.
Lorsque la vitesse décroît, le distributeur se dé- place vers la gauche et la masse 3 est libérée.
Revendications.
EMI4.1
---------------------------- 1.- Dispositif pour supprimer les effets nuisibles des vites- ses critiques de torsion, caractérisé en ce qu'une masse tour- nante est liée rigidement à l'arbre entre certaines limites de vitesses et est désolidarisée de l'arbre en dehors de ces li- mites et en ce que la liaison est établie ou interrompue à cer- taines vitesses de rotation de l'ensemble au moyen d'embrayages de types connus commandés manuellement ou par des dispositifs tacétriques également connus.