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Procédé de fabrication de fontes spéciales hypereu- tectiques et produits obtenus,,
Poursuivant ses travaux antérieurs sur les équilibres fente-laitier, qui ont déjà abouti à divers procédés de fabrication de fontes spéciales à basse teneur en carbone, la demanderesse a étudié la possibilité nouvelle de fabriquer industriellement des fontes spé- ciales hypereutectiques ayant des applications diverses et des débouchés étendus, exemptes des inconvénients: des fontes à hautes teneurs en carbone fabriquées jusqu' ici.
Ces inconvénients sont, notamment pour celles qui sont l'accessoire d'une fabrication de ciments, la "rigidité" de composition de la fonte pour une composition de laitier déterminée, et le prix de revient élevé résul- tant de la plus faible teneur en silice des laitiers employés et des sujétions qui en découlent.
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La présente Invention a pour objet un procédé de fabrication directe, dans des fours à cuve où les calories nécessaires au chauffage sont apportées soit sous forme de combustibles, soit sous forme d'é- nergie électrique, de fontes hypereutectiques, c'est-à- dire dont la teneur en carbone est supérieure à celle des fontes habituelles, et supérieurs à la teneur eutectique (qui est de 4,3 % dans le système fer-carbone et qui est influencée par les autres éléments de l'alliage) et peut aller jusqu'à environ 5 %; ces faites contiennent du silicium en teneurs relativement basses, mais régla- bles, comme il va être dit, dans certaines limites, du manganèse, et éventuellement des éléments d'addition provenant de matières incorporées au lit de fusion, par exemple du titane, du chrome, du nickel, du vanadium, du molybdène, etc.....
Elles sont caractérisées enfin par une e xcel - lente désulfuration; la teneur en soufre est inférieure ou égale à 0,02 % et généralement même nettement plus basse, comparable à celle des fontes de Suède élaborées au charbon de bois. Susceptibles d'une souplesse de com- position et de caractéristiques irréalisables jusqu'à l'invention, elles ont des emplois variés;,
Le procédé de fabrication, objet de l'invention comporte des caractéristiques de construction, de condui- te et de marche de l'appareil utilisé, différentes des constructions, des conduites et des marches déjà connues et pratiquées.
Dans ce qui suit, on considère plus par- ticulièrement le cas où les fontes en question sont élaborées au haut-fourneau marchant au coke, mais il doit être entendu que l'invention couvre également la fa- brication dans un four à cuve de la manière la plus géné-
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La description qui va suivre en regard des dessins annexés, montre bien comment l'invention peut être mise en oeuvre ;
les dessins, la fige 1 représente une partie du diagramme des températures de solidification à l'état labile du système fer-carbone, la fige 2 représen te d'une manière simplifiée le diagramme connu sous le nom de diagramme de Renkin et montrant les domaines des divers composés définis renfermant de la silice, de l'a- lumine et de la chaux ainsi que certaines températures de solidification commençante dans le système ternaire silice-alumine-chaux et la figure 3 représente, à plus grande échelle, la partie de ce dernier diagramme la plus intéressante pour la mise en oeuvre de l'invention.
La principale caractéristique du procédé, objet de l'invention, consiste à obtenir des fontes hype- reutectiques dont les compositions, principalement les teneurs en carbone et silicium, sont différentes pour une même composition élémentaire du laitier, en faisant varier : a) la température de la zone de fusion du haut-fourneau et cela en agissant non seulement sur les facteurs déjà connus, comme par exemple la température du vent et la mise au mille de coke, mais encore sur des facteurs qui influent sur la température de forma- tion du laitier et sur des facteurs qui influent sur la. température de fusion du laitier final; b) l'écart entre la constitution réelle du laitier et sa constitution théorique correspondant à un état parfait d'équilibre.
Il est connu que la température maximum ré- gnant dans l'ouvrage du haut-fourneau dépend de plusieurs facteurs les plus importants sont la température de for- mation et la température de fusion du laitier.
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Dans un haut-fourneau, le mécanisme de la formation du laitier est bien différent de celui réalisé au laboratoire par mélange de poudres de silice, alumine et chaux et on peut obtenir, à analyses immédiates équi- valentes, des laitiers dont la consitution chimique et la structure cristallographique diffèrent beaucoup par les combinaisons chimiques plus ou moins complètes qui se sont formées. Le diagramme ternaire silice-alumine- chaux, connu sous le non de diagraume de Renkin et qui est représenté simplifié sur la fig.2, suppose en effet que l'équilibre thermodynamique est parfaitement réalisé.
Or, il n'en est jamais ainsi dans la pratique courante, parce que l'évolution des processus métallurgiques est trop prapide. En outre, certains éléments entrant dans la constitution du laitier ne peuvent pas se combiner immédiatement avec les autres éléments de la charge, soit parce qu'ils ne sont libérés qu'à la partie inférieure du haut-fourneau-tel est le cas de la silice contenue dans le coke, qui ne peut entrer en réaction que lorsque le combustible qui la renferme est brûlé- soit parce qu'une partie importante des éléments extra-réfractaires (chaux et alumine) ne peut entrer en réaction que par action superficielle; ils sont par suite portés à très haute température jusqu'à ce qu'ils soient transformés par leur entrée en combinaison avec les autres éléments de la gangue de la charge, pour former le laitier final.
Il en résulte un écart entre la constitution réelle du laitier et celle qui est figurée par le diagramme de Ren- kin; écart sur lequel, selon l'invention, la demanderesse agit en faisant varier notamment la température de la zone de fusion du haut-fourneau et la durée du séjour du laitier à haute température dans le fourneau, afin d'obtenir des fontes de compositions chimiques et de
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structures différentes pour une composition élémentaire du laitier déterminée,
Les moyens industriels utilisés par la demanderesse, pour la mise en oeuvre du procédé sont notamment les suivants:
1 ) On règle la grosseur des constituants de la charge en fonction de la température de l'ouvrage visée, et par conséquent de la température de formation du laitier qui, en même temps que sa composition, gouver- ne la composition de la fonte ; eneffet, l'état plus ou moins divisé des matières,accélère ou retarde l'entrée en combinaison des divers corps qu'elles renferment. Les constituants du lit de fusion qui doivent entrer tardi- vement en réaction sont chargés en gros morceaux, de l'or. dre de 8 à 20 cm; mais ceux qui doivent réagir rapidement, en morceaux de plus faibles dimensions, c'est-à-dire , ne dépassant pas 8 cm environ.
2 ) On fixe de même le choix des constituants de la charge d'après la température désirée dans l'ouvra- ge. Four obtenir la température maximum, on a recours à des constituants, tels que la bauxite ou la castine, où un seul élément (silice, alumine ou chaux) est lar- gement prédominant, car leur entrée en combinaison pour former le laitier ne peut avoir lieu que par action superficielle. La température minimum est obtenue en changeant dans le haut-fourneau des agglomérés résultant du broyage, du malaxage et de l'agglomération en allure réductrice ou oxydante de tous les constituants du lit de fusion.
Les divers éléments nécessaires à la formation du laitier coexistent au sein de chaque fragment et la grande facilité de combinaison ainsi obtenue limite 3a température de l'ouvrage à une valeur à peine supérieure à celle de la température de fusion du laitier ;...final.
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Entre les deux cas extrêmes ci-dessus, on choisit les constituants de la charge en fonction de la tempéra- ture désirée dans l'ouvrage.
3 ) On agit sur les températures au voisinage des tuyères à vent, conformément à l'invention, non seulement par le moyen classique du chauffage du vent à des températures aussi élevées que possible (700 C au moins),mais encore en enrichissante, le vent en oxygène, ou même à la limite en soufflant le haut-four- neau à l'oxygène industriellement pur, et (ou) en in- troduisant d'une manière continue ou discontinue dans le vent soufflé, c'est-à-dire par les tuyères, des combus- tibles solides, liquides ou gazeux, ou plus généralement des corps dont l'oxydation est exothermique.
On peut avoir, selon l'invention, intérêt non seulement afin d'abaisser la température de fusion du laitier comme il est connu, mais aussi en vue d'accélérer les réactions par un effet de catalyse et de réduire ainsi l'écart entre la composition réelle du laitier et celle qui correspondrait à l'équilibre théorique, à introduire dans le gueulard, la cuve, les étalages ou le creuset un ou plusieurs éléments, tels que les compo- sés du fer, du manganèse, du magnésium, du titane, du sodium, du potassium, du baryum, du calcium etc... à l'état métallique ou sous forme d'oxydes, de sulfures d'halogénures ou d'autres combinaisons complexes permet- tant la formation avec les éléments habituels des laitiers industriels, de composés relativement fusibles et de viscosité convenable et (ou) capables d'exercer l'effet de catalyse ci-dessus mentionné.
4 ) On modifie, comme indiqué ci-dessous, la construction du haut-fourneau;
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a) le revêtement réfractaire de toute la partie inférieure du haut-fourneau: sole, creuset, ou- vrage, et des étalages en partie ou en totalité, est constitué par une masse à base de carbone (pisé, bri- ques, blocs). b) le revêtement réfractaire dans la région du ventre et au-dessous est avantageusement plus épais que dans la construction habituelle, il a par exemple 20 cm de plus, ce qui favorise la régularité de la marche en évitant la formation de garnissages excessifs et nuis ibles . c) Les tuyères à vent sont enfoncées dans le creuset davantage que dans la pratique courante:
la distance du nez des tuyères à la paroi intérieure doit être d'au moins 3 0 cm, et supérieure d'au moins 10 cm à la distance habituelle. d) On aménage une deuxième rangée de tuyères à vent en nombre plus important que les tuyères désignées habituellement sous le nom de tuyères de se- cours, et éventuellement une troisième rangée supé- rieure, et on utilise les tuyères du deuxième et du troisième étages, ou tout au moins certaines d'entre elles, non seulement à titre de secours, mais de manière avantageuse en service continu.
Le nombre des tuyères de chacun des deuxième et troisième étages peut être, avec avantage, du même ordre que celui des tuyères normales. e) Les tuyères à vent des deuxième et troisième étages sont, comme les tuyères normales, enfoncées d'une profondeur supérieure à la profondeur habituelle, comme il vient d'être dit en c).
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f) la distance verticale entre les niveaux respectifs des tuyères vent inférieures et de la ou des tuyères à laitier est plus grande que dans les haut-fourneaux ordinaires, ce qui permet d'emmagasiner dans le creuset, au dessus du niveau de la ou des tuyères à laitier, un volume de laitier nettement plus considérable, toutes choses égales d'ailleurs, que le volume habituel.
5 ) On emploie un laitier à forte basicité, très calcaire et exceptionnellement alumineux, satis- faisant aux conditions suivantes : ses températures de formation et de fusion doivent être supérieures à celles des laitiers courants; sa température de fusion doit varier de façon continue et progressive en fonction de sa composition chimique lorsque celle-ci varie également d'une façon continue et progressive : le laitier doit avoir un pouvoir réducteur très énergique favorisant l'obtention de fontes à teneur en carbone très élevée et à teneur en soufre très basse.
A la suite de ses nombreuses études et expé- riences, la demanderesse a trouvé que ces diverses con- ditions ne sont remplies, pour la fabrication des fontes hypereutectiques objet de l'invention, que par les laitiers qui, dans le diagramme triangulaire silice- alumine-chaux, sont délimités par la parallélogramme A B C D des fig. 2, et 3. Ce diagramme triangulaire né- glige les éléments autres que la silice, la chaux et l'alumine, principaux constituants des laitiers indus- triels de haut-fourneau.
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La composition ternaire, c'est-à-dire l'en- semble des teneurs en ces trois éléments seuls, chacune étant rapportée àleur somme, des laitiers utilisés con- formément à l'invention est comprise dans les limites suivantes: silice ................ 8 à 22 % alumine .20 à 44 %
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chaux ;................48 à 58 %
Leur indice de basicité, c'est-à-dire le rapport Cao des teneurs pondérales en chaux et en
SiO2 silice, doit tre d'au moins 2,18.
Une partie de la chaux peut être remplacée par une quantité de magnésie équivalente, c'est-à-dire qu'une molécule de chaux, dont le poids moléculaire est de 56, peut être remplacée par une molécule de magnésie dont le poids moléculaire arrondi est de 40. Le diagram- me de la fig. 3 montre que les températures de fusion de ces laitiers croissent très régulièrement de 1350 environ à plus de 1800 , lorsque leur composition ter- naire varie de façon continue entre, d'une part, silice 8 %, alumine 43%, chaux 49%, et d'autre part, silice 22%, alumine 20%, chaux 58%.
On peut admettre, suivant les lois connues, que les températures de fusion des laitiers industriels comprenant plusieurs autres corps (magnésie, sulfure de calcium, sulfure de manganèse, oxyde de manganèse, oxyde de fer, oxyde de titane, fluo- rure de calcium, alcalis, baryte, etc...)sont inférieures aux températures ci-dessus, mais que la différence entre les températures extrêmes correspondantes change peu.
Les laitiers utilisés selon l'invention sont bien différents des laitiers normaux, lesquels contiennent moins de 20% d'alumine et plus de 25% de silice, et dont,
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la teneur en chaux ne dépasse pas 50%, et aussi des laitiers spéciaux destinés à la fabrication des ciments fondus, lesquels ne sortent guère de la région délimitée par la courbe FGH de la f ig. 3.
Une de leurs caractéristiques intéressantes est de posséder, grâce à la très faible teneur an oxyde de fer, des propriétés chimiques fortement réduc- trices ce qui facilite l'introduction dans la fonte, avec un bon rendement qualitatif et quantitatif, d'é- léments dalliages tels que le titane, le chrome, le nickel, le vanadium, le molybdène, etc...
Par ailleurs, ils ont par eux-mêmes des propriétés particulièrement intéressantes et sont sus- ceptibles d'emplois industriels, tels que fabrication des ciments dits"fondus" ou extraction d'alumine, ce qui augmente l'intérêt du nouveau procédé de fabrication des fontes spéciales hypereutectiques, Pour ces usages, il y a intérêt à favoriser l'équilibre de composition et de structure du laitier en prolongeant son séjour dans le haut-fourneau ce qui assure en outre une meil- leure épuration du métal:
à cette fin, on dispose les tuyères à vent et à laitier comme il a été dit plus haut, c'est-à-dire de telle sorte que leur écartement vertical soit augmenté afin .que l'évacuation du lai- tier puisse n'être faite qu'à des intervalles suffisam- ment longs, de l'ordre de l'heure par exemple.
Les points figuratifs I, II, III, IV des laitiers correspondants portés sur la fig. 3 indiquent pour ces laitiers très calcaires, dans le système ter- naire silice-alumine-chaux supposé en état d'équilibre, des températures de fusion de .1550 et au-dessus .
Dans la réalisé, comme les laitiers ne sont pas consti-
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tués uniquement de silice, d'alumine et de chaux, mais contiennent aussi des oxydes de fer, de manganèse, de titane, du sulfure de calcium, etc...ils coulent en fait à des températures nettement plus basses, infé- rieures de par exemple 150 à 200 à celles de ce système ternaire. Comme on le sait, les températures de formation du laitier,atteintes dans la zone des tuyères,sont sensiblement supérieures aux températures de fusion.
La demanderesse a pu, par le procédé présen- tant les particularités qui viennent d'être indiquées, obtenir au haut-fourneau des fontes très carburées d'affinage et de moulage, en même temps qu'un laitier auto-pulvérisant dans lequel l'alumine est engagée sous forme d'aluminates de chaux solubles pouvant servir de source d'alumine par les procédés connus.
Les fontes fabriquées par le procédé objet de l'invention peuvent se classer en deux catégories : a) fontes spéciales d'affinage, à teneur en manganèse variable et conforme à la demande,qu'on réalise par une composition convenable du lit de fusion.
Les teneurs en silicium sent comprises entre 0,2% et 1% au maximum et les teneurs en soufre toujours infé- rieures à 0,02%.
Dans les charges des fours Martin, ces fontes peuvent être en quantité réduite par rapport à la quan- tité normale de fonte d'affinage ordinaire; on peut ai ns i augmenter la consommation de ferrailles, ce qui est un avantage économique important, et, grâce aux basses teneurs en silicium et en soufre, la durée de l'affinage est diminuée, d'ou découlent de nouveaux avantages techniques et économiques.
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b) Fontes spéciales de moulage, à teneur en silicium inférieure à 1% et pouvant, si on le désire, tomber jusqu'au dessous de 0,10%, par exemple à 0,05%
Leurs caractéristiques particulières leur confèrent, employées seules ou en mélange, un grand intérêt pour des fabrications de pièces spéciales,
par exemple de pièces en fonte trempée telles que les cylindres de laminoirs, les arbres à cames, diverses pièces en fonte malléable noire ou blanche, etc...
La teneur en manganèse, obtenue par ajustement des charges, peut être celle que l'on désire, et la teneur en soufre est toujours inférieure à 0,02%.
Mélangées à d'autres fontes et s'il y a lieu à des ferrailles, les fontes spéciales de moulage faisant l'objet de ltinvention se prêtent à la fabrication de pièces moulées de toutes teneurs en carbone désirées.
Voici à titre indicatif quelques exemples des produits obtenus : EXEMPTEE 1- Moulage - Température du vent soufflé 7900
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<tb> : <SEP> Fonte <SEP> , <SEP> Laitier
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<tb> Analyse <SEP> réelle <SEP> : <SEP> Analyse <SEP> ramenée
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<tb> : <SEP> Mn <SEP> 0,42 <SEP> % <SEP> : <SEP> CaO <SEP> 53,55 <SEP> CaO <SEP> 55,00
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<tb> : <SEP> S <SEP> 0,007% <SEP> : <SEP> :
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: Fonte , Laitier ::
Analyse réelle : Analyse ramenée en composition ternaire :
C 4,62 % SiO2 12,40 SiO2 180.
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Si 0,37 % A1SO3 i,20 AlS03 2l20 : : : : Mn 0,42 % : CaO 53,55 CaO 55,00 : S 0,007% : :
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EXEMPEE II - Moulage- Température du vent soufflé 8200
EMI13.1
<tb> Fonte <SEP> Laitier
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<tb>
<tb> Analyse <SEP> réelle <SEP> : <SEP> Analyse <SEP> ramenée
<tb> :en <SEP> composition
<tb> :ternaire
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EMI13.2
J¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯########## C 4,66 % Sion 15/5 % sioe 15,70 Sir 0.,75 : Al2OS 59,10 % : H105 5,80 Ma 0,55 % CaO 52 :
Ca0 53#50
EMI13.3
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EXEMPLE III - Affinage - Température du vent soufflé 720
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<tb> Fonte <SEP> Laitier
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<tb> Analyse <SEP> réelle <SEP> Analyse <SEP> ramenée
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4,7 % si0 0 Sie 1,320 Si 0,37 % :A10 950 a1205 5080 En 3 04 ô : Ca0 53,80 Gao 56 00
EMI13.6
<tb> :: <SEP> S <SEP> $0,0010% <SEP> : <SEP> :
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EXEMPLE IV - Affinage - Température du vent soufflé 740
EMI13.7
<tb> Fonte <SEP> Laitier
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<tb> Analyse <SEP> réelle <SEP> Analyse <SEP> ramenée
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<tb> ;en <SEP> composition
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<tb> ternaire
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EMI13.8
C 430 % SiO 12070 sio. 13,00 ; Si 0,9 il % t103 515 ;
A103 32010 jan 3,10 % Ca0 53,50 Gao 54,90
EMI13.9
<tb> : <SEP> S <SEP> 0,009% <SEP> : <SEP> :
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L'invention couvre enfin, à titre de produits industriels nouveaux, les fontes hypereutecti- ques définies plus haut, dont la fabrication comporte l'emploi d'un ou plusieurs des moyens décrits, et acces- soirement les laitiers obtenus dans la fabrication des fontes hypereutectiques conformément à ce qui précède, et susceptibles d'emplois industriels tels que la fabrication de ciment du type "ciment fondu" ou l'extraction d'alumine.
R E V EN D I C A T IONS
1. Procédé de fabrication, dans des fours à auve et notamment dans les hauts-fourneaux, de fontes hypereutectiques à teneur en carbone supérieure à celle des fontes ordinaires et allant de la teneur eutectique jusqu'à 5% environ, à teneur en silicium réglable de 0,1 à 1% environ, ne contenant pas plus de 0,02% de soufre et le plus souvent beaucoup moins, et en outre, comme éléments utiles, du manganèse et éven- tuellement d'autres éléments d'addition, caractérisé en ce que, en vue d'obtenir des compositions différentes (principalement en ce qui concerne les teneurs en carbone et en silicium) pour une même composition élémen- taire du laitier, on fait varier la température régnant dans la zone de fusion, et cela en agissant non seulement sur les facteurs déjà connus,
comme par exemple la tem- pérature du vent et la mise au mille de coke, mais encore sur des facteurs qui influent sur la température de formation du laitier et sur des facteurs qui influent sur la température de fusion du laitier final, l'écart entre la constitution réelle du laitier et sa constitu- tion théorique correspondant à un état parfait d'équilibre
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2. Procédé selon la revendication 1 caracté- risé en ce qu'on règle la grosseur des constituants de la charge en fonction de la température visée pour la formation du laitier; les matières devant entrer tardivement en réaction étant chargées en gros morceaux, de l'ordre de 8 à 20 cm, et celles qui doivent réagir rapidement en morceaux ne dépassant pas 8 cm environ.
3. Procédé selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'on fixe de même le choix des constituants de la charge d'après la température désirée dans l'ouvrage. Pour obtenir la température maximum, on a recours à des constituants ne contenant pratiquement qu'un seul élément (silice, alumine ou chaux). Inver- sement la température minimum est obtenue par la pré- paration intégrale des divers constituants de la charge sous forme d'agglomérés résultant de leur broyage, de leur malaxage et de leur agglomération en allure oxydante ou réductrice. Entre les deux cas ex- trêmes ci-dessus, on choisit les constituants de la charge en fonction de la température désirée dans l'ou- vra ge .
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on agit sur les températures régnant dans l'ouvrage au voisinage des tuyères, non seulement par le chauffage du vent, don la température doit toujours être de 700 C au moins, mais encore s'il y a lieu en enrichissant le vent en oxygène ou même à la limite en soufflant de l'oxygène industriellement pur, et (ou) en introduisant dans le vent soufflé des combustibles solides, liquides ou gazeux et plus généralement des corps dont l'oxydation est exothermique.
5* Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'on abaisse la température de fusion du laitier
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en introduisant dans le haut-fourneau des éléments jouant le rôle de fondants, comme il est connu, et on utilise, à l'état métallique ou sous forme d'oxyde, de sulfure, d'halogénure ou d'autres combinaisons complexes, des corps exerçant une action catalytique et accélérait les réactions au sein du laitier, ce qui réduit l'écart entre l'état réel du laitier etson équilibre théorique.
6. Procédé selon la revendication 1 caracté- risé en ce qu'on fait travailler l'ouvrage du haut- fourneau à température plus élevée que d'ordinaire, par emploi de laitiers dont les températures de formation (ou) et de fusion sent supérieures à celles des laitiers courants et plus particulièrement de laitiers très basiques dont l'indice de basicité CaO est d'au
SiO2 moins 2,18 et hautement alumineux, dont la composition ternaire est comprise dans les limites suivantes :
Silice ..............8 à 22 % Alumine à 44 %
Chaux ..............48 à 58 % une partie de la chaux pouvant être remplacée par une quantité de magnésie moléoulairement équivalente.
Le laitier utilisé est tel que sa température de fusion varie de façon continue et progressive., en fonction de sa composition chimique qui doit également varier de façon continue et progressive. Il renferme une très faible teneur en oxyde de fer, de façon à posséder des propriétés chimiques fortement réductrices, ee qui éventuellement facilite l'introduction dans la fonte, avec un bon rendement, d'éléments d'alliages tels que le titane, le chrome, le nickel, etc.....
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7. Haut-fourneau pour la mise en oeuvre du procédé spécifié sous l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que le revêtement réfractaire de toute la partie inférieure, jusqu'aux étalages éventuellement, est constitué par une masse à base de carbone, l'épaisseur de ce revêtement étant, au-dessous du ventre, avantageusement plus grande que dans la construction habituelle.
8. Haut-fourneau selon la revendication 7,ca- ractérisé en ce que le fourneau est muni de deux et éventuellement trois rangées de tuyères, qu'on enfonce dans le creuset d'une profondeur supérieure d'au moins 10 cm à la profondeur habituelle, la distance du nez des tuyères à la paroi intérieure du creuset devant être d'au moins 30 cm, les tuyères des deuxième et troisième rangées étant (en totalité ou en partie) utilisées en service normal, et non seulement à titre de secours,
9.
Haut-fourneau selon la revendication 8, caractérisé en ce que la distance verticale entre les niveaux respectifs des tuyères à vent inférieures et de la ou des tuyères à laitier est augmentée par rapport à la pratique habituelle afin qu'on puisse emmagasiner dans le creuset un volume de laitier plus considérable permettant de ne le lâcher qu'à intervalles plus grands, par exemple de l'ordre d'une heure.
10. A titre de produits industriels nouveaux, les fontes hypereutectiques obtenues par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, carac- térisées en ce que leur teneur en carbone, supérieure à celle des fontes ordinaires, est comprise entre la teneur eutectique et 5% environ, leur teneur en silicium est
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variable de 0,1 à 1% environ, leur teneur en soufre est inférieure à 0,02% et en ce qu'elles renferment du manganèse et éventuellement d'autres éléments d'addition.
11. Les laitiers obtenus dans la fabrication. des fontes selon la revendication 10,caractérisés en ce que leur composition ternaire est comprise dans les li- mites suivantes : silice 8 à 22
Alumine ........... 20à 44 %
Chaux 48à 58 % et en ce que le rapport Cao des teneurs pondérables en chaux et en silice est d'au moins 2,18.