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Au'cours des dernières années, l'attention des spécia- listes s'est portée d'une manière toujours plus étendue, sur des pièces en fonte qui contiennent du graphite se trouvant entiè- rement sous forme sphérulaire ou dana lesquelles celle-ci pré- domine, car de telles pièces possèdent, vis à vis des pièces en fonte où le graphite se présente sous forme de lamelles, des qualités notablement accrues.
On obtient en général de la fonte à graphite sphérulé, en traitant la fonte élaborée dans un cubilot, un four réver- bère, ou un four électrique, par des éléments favorisant ou provoquant la formation sphérulaire du graphite et éventuelle- ment en y joignant un traitement ultérieur d'inoculation.
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Comme éléments qui suscitent la formation aphérulaire du graphite, on citera seulement le Magnésium ou le Cerium, leurs alliages, etc...
Cette manière de produire du graphite phérulé supposait jusqu'à présent que la matière à introduire dans le four de fusion devait être exempte des éléments agissant défavorable- ment sur la formation aphérulaire du graphite. A coté du soufre, ce sont, en particulier, l'antimoine,.le plomb, le zinc, l'é- tain, le titane.ou éventuellement aussi l'aluminium, 'l'arsenic, le bismuth, le zircon, etc... Si la matière coulée contient l'un ou plusieurs de.ces éléments, qui peuvent être éventuellement uniquement des concentrés, il arrive que l'on ne provoque pas ainsi, d'après les expériences faites jusqu'à présent,une sphé- rulation notable.
Du fait que les éléments susmentionnés peuvent se trouver soit isolément, soit combinés, soit groupés dans de nombeuses sortes commerciales habituelles de déchets de fonte ou de mi- trailles, on devait jusqu'ici, pour pouveir fondre, apporter la plus grande attention au contr8le continu de la charge et on était obligé de faire couramment des analyses coûteuses et d'é- carter toutes les matières qui contiennent de tels éléments.
L'invention se propose de rendre possible l'obtention d'une fonte à graphite sphéroîdal tout à fait indépendamment de la matière chargée et du contenu possible de celle-ci en élé- ments nuisibles ci-dessus décrits.
Selon 1 invention, ce résultat est obtenu par le fait que des matières métalliques au choix, qui contiennent l'un ou plu- sieurs des éléments ci-dessus nommés, sont traitées dans un four à cuve utilisant du vent chaud et une quantité de combue- tible supérieure aux quantités normales de coke et pourvu d'un revêtement réfractaire neutre ou basique, ledit four étant con- duit de façon à produire une quantité relativement grande de
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laitier très basique et à maintenir dans le four, grâce, par-
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exemple, à un écoulement parsiphonnage du métal et du laitier, une colonne de laitier d'une certaine hauteur, les matières char- gées conduisant ainsi à une fonte coulée ayant environ 2,8 à 4,2 % C, 0,8 à 3 % Si, au maximum 0,5 Mn, au maximum 0,
1 P et maximum 0,05 S, la température de coulée étant d'au moins 1450 C, la fonte ainsi obtenue étant ensuite traitée avec des éléments produisant ou favorisant la sphérulation du graphite, tels que du Magnésium, du Cerium, etc, ou leurs alliages.
Lorsque l'on travaille de la façon précédente, l'influen- ce des éléments perturbateurs contenus dans les matières chargées, est supprimée d'une manière tout à fait surprenante. Ceci serait dû à ce que, sur la base de la conduite du) four ci-dessus décrite, les éléments perturbateurs seraient absorbes pour la plus grande part par le laitier et que ce qui en reste encore dans le métal fondu, se trouve sous une forme qui n'est plus nuisible, par exemple, sous une forme complètement désoxydée ou combinée.
Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l'on élabore dans le four un laitier très basique de la composition approxima-
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tive - suivante: 2'5 à 3Q% 8102' 10 à 15 % A1203' 48 à 60 % CaO, max. 0,5% FeO, 0,5 à 1,5 ?n,0, 2 à 5% Mg0 et 0,8 à 2,5 % S.
Il est de plus très important que la quantité de combus- tible du four .soit mesurée de telle façon que par rapport à la quantité de vent soufflé, qui, de préférence, est à une tempéra- ture de 400 C ou plus, la teneur en CO des gaz brûlés soit supé- rieure à 15 % jusqu'à environ 26 %, et de préférence, reste com- prise entre 16 et 20 %, de telle sorte qu'immédiatement au des- sus de la zone de fusion, il règne une atmosphère fortement ré- ductrice, ce qui, joint à l'emploi d'un vent à très haute tempé- rature, donne l'assurance non seulement que la fonte possède une température de coulée supérieure à 14500 c.,
mais encore que la haute colonne de laitier très basique se trouvant en permanenoe dans le four est à une température élevée correspondante et est
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donc extrêmement réactif.
Le four lui-même peut être refroidi extérieurement d'une manière connue en soi, par exemple, par ruissellement, et peut en outre, être!pourvu de tuyères refroidies ajustables axiale- ment.
De plus, les gaz brûlés très riches en 00 peuvent être employés d'une' manière également connue au préchauffage du vent ou âtre utilisés-aussi à d'autres usages.
La charge du four peut être constituée en tout ou en partie de déchets de fonte, de mitrailles d'acier et / ou de fonte brute, de sorte qu'il est sans importance que les matières chargées contiennent plus ou moins d'éléments nuisibles, et qu'il n'est pas nécessaire d'analyser ou de sélectionner les matières premières avant le chargement.
Le métal fondu selon. l'invention, peut, immédiatement après le traitement effectué-au Moyen des éléments favorisant ou produisant la shpérulation et après une inoculation ultérieure éventuelle au moyen de FeSi ou autrement, être moulé sous forme de pièces en fonte grise ou bien aussi, grâce à des proportions appropriées,des constituants de la charge, sous forme de pièces en fonte-blanche, dans le sillet la sphérulation est produite d'une manière connue, par un traitement thermiques ombiné.
Il est: aussi possible de laisser solidifier le métal fondu conformément à l'invention, sans traitement ultérieur et de l'introduire comme matière première dans un -tour à réverbère ou électrique et de traiter ensuite la fonte de deuxième fusion par des.éléments sphérulants.