<Desc/Clms Page number 1>
Appareils d'aviation.
La présente invention est relative aux appareils d'avia- tion et, en particulier, aux planeurs et modèles réduits utilisés en petite aviation. Elle a pour but de simplifier la construction de ces appareils et d'assurer à ceux-ci plus de légèreté et de flexibilité sans affecter leur résistance.
Conformément à l'invention, les ailes de l'appareil sont faites en une feuille de matière appropriée, par exemple du papier fort, dont la partie correspondant au bord d'attaque de l'aile est enroulée en cône pour lui donner la résistance voulue.
On obtient ainsi une aile d'une seule pièce, extrêmement légère du fait que le bord d'attaque enroulé en cône est creux, et dont la confection demande très peu de temps. L'enroulement conique du bord d'attaque offre l'avantage d'une répartition de la résistan- ce proportionnelle à l'effort fourni par la surface portante de l'aile, plus élevé à la base qu'à la pointe de celle-ci. Il per-
<Desc/Clms Page number 2>
met aussi de renforcer la base de l'aile si nécessaire, en aug- mentant à cet endroit le nombre de spires de l'enroulement.
On peut aussi constituer le fuselage de l'appareil d'un cône obtenu par enroulement de matière en feuille, avec l'avanta- ge d'une très grande légèreté alliée à une haute résistance.
L'invention a également pour objet un mode d'assemblage des ailes au fuselage, qui assure une flexibilité telle que les ailes peuvent se rabattre élastiquement vers le fuselage lors- que la pression de l'air sur le bord d'attaque est trop élevée, aux grandes vitesses de lancement ou par vent violent, pour reprendre ensuite leur position normale dès que la surpression cesse. A cet effet, les ailes sont reliées au fuselage par une pince d'assemblage en fil d'acier ou l'équivalent dont les bran- ches embrassent le fuselage en se croisant et sont fixées par leurs extrémités à la base des ailes.
On peut aussi omettre le fuselage et construire un pla- neur à échelle réduite ou à l'échelle humaine, formé d'une aile unique échancrée au milieu et ayant des bords d'attaque roulés en cône ds part et d'autre de l'échancrure. Dans le cas d'un pla- neur à l'échelle humaine, l'échancrure reçoit le buste de l'avia- teur dont les bras se logent dans les bords d'attaque coniques creux de l'aile, pour maintenir celle-ci déployée.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple des for- mes d'exécution de l'invention.
Figs. 1 et 2 sont des vues en plan, respectivement du dessus et du dessous d'un avion de modèle réduit conforme à l'invention.
Fig. 3 représente une aile vue en perspective par la base.,
Fig. 4 montre en plan la pince d'assemblage des ailes au fuselage, Fig. 5 est une vue de côté d'un fuselage, et
<Desc/Clms Page number 3>
Fig. 6 montre en plan, vu de dessous, un planeur sans fuselage.
Les ailes de l'avion représenté sur les Figs. 1 et 2 sont faites, comme le montre la Fig. 3, d'une feuille, qui cons- titue la surface portante 1 de l'aile et dont le bord avant est enroulé en cône pour former le bord d'attaque 2 de L'aile. Le bourrelet du bord d'attaque se trouve à la face inférieure de l'aile; une bande de matière 3, collée ou autrement fixée sous le bord 2 et la surface portante 1, recouvre le creux derrière le bourrelet de manière à éviter les remous d'air à cet endroit.
Dans l'exemple représenté, les dex ailes sont découpées dans une même feuille et tiennent ensemble à 1-l'arrière.
A l'avant est ménagée une échancrure 4 qui sépare les bords d'attaque 2 et dans laquelle prend place le fuselage 5 qui est ici constitué par un cône de matière en feuille enroulée comme les bords d'attaque 2 des ailes. Dans ce cône est logé un fuseau conique de bois ou autre matière 6, que l'on peut utiliser com- me mandrin pour l'enroulement des bords d'attaque et du fuselage coniques, et qui est fendu longitudinalement en 7, de la pointe jusqu'à proximité de la base (Fig. 5) - Cette fente reçoit la pince d'assemblage en fil d'acier 8, ayant la forme d'une épingle à cheveux dont les branches sont coudées à angle aigu l'une vers l'autre (Fig.
4). Avant d'introduire la pince dans la fente 7, on croise ses branches comme c'est montré en pointillé sur la Fig. 4, pour former une boucle que l'on passe autour du fuse- lage tandis que les branches croisées sont introduites dans la fente et poussées jusqu'au bout de celle-ci. Seules dépassent de chaque côté du fuselage les extrémités coudées de la pince (Fig. 5).
On les enfonce dans des bouchons 9, en liège par exem= ple, enfoncés eux-même dans la base creuse évasée des bords d' attaque 2 des ailes; celles-ci se trouvent ainsi fixées au fuse- lage, à l'arrière par la boucle de la pince passant sous la par-
<Desc/Clms Page number 4>
tie commune aux deux ailes derrière l'échancrure 4, et à l'avant par les branches de la pince. La flexibilité de ces dernières dans le plan horizontal permet aux ailes de se rabattre vers le fuselage sous une pression excessive s'exerçant sur les bords d'attaque, tandis que l'encastrement de la pince dans la fente 7 limite la flexibilité dans le sens vertical.
10 désigne un empennage de queue qui se fixe dans la fente 7, et 11 un crochet de lancement en fil métallique, plan- té dans le nez du fuselage et recourbé vers le bas et l'arrière pour former béquille d'atterrissage.
Le planeur représenté à petite échelle sur la Fig. 6 ne comporte ni fuselage ni empennage, mais une fente transversale 12 dans laquelle l'aviateur passe les jambes tandis qu'il in- troduit ses bras dans la base évasée des bords d'attaque 2 de l'aile. Ainsi couché dans l'axe du planeur et les pieds accro- chés au repose-pieds 13, l'aviateur peut, en rapprochant ou écartant les bras, modifier à volonté l'angle que font entre eux les bords d'attaque de l'aile pour diriger le planeur.
Bien que l'on ait cité le papier fort comme matière en feuille convenant pour la confection des ailes et autres par- ties des appareils, il va de soi que d'autres matériaux peuvent être utilisés, notamment des feuilles métalliques, des matières plastiques etc. D'autre part, l'invention n'est pas limitée aux formes et détails d'exécution décrits et représentés à ti- tre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.