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"Revêtement pour chaussées et procédé pour sa réalisation"
Dans les chaussées du type à revêtement, ce revêtement consiste le plus généralement en des matériaux pierreux de granulométrie variée (pierres concassées ou pierraille) liés entre eux par un liant bitumineux, qui peut être soit du bitume pur, soit une émulsion bitumineuse, soit des poudres asphaltiques ou des matériaux analogues.
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Pour réaliser de tels revêtements on est dans l'obliga- tion d'employer des liants bitumineux contenant des bitumes du type dit "dur", afin d'éviter le ramollissement pendant la saison chaude. De plus, ils doivent être normalement po- sés à chaud en utilisant des matériaux séchés préalablement et réchauffés. Leur cout est de ce fait toujours assez élevé.
L'invention se propose de permettre la constitution de revêtements excellents de type "permanent", d'une ré- sistance élevée aux actions de dégradation, de la circula- tion routière, tout en employant des bitumes tendres, que l'on trouve plus facilement sur le marché.
On obtient ce résultat, selon l'invention, en incorpo- rant à la pierraille, préalablement amalgamée avec du bitume pur ou une émulsion bitumineuse, un mélange de sable et de ciment dans des proportions appropriées. On remplit de la sorte les vides entre les pierres bitumées avec un mor- tier de ciment qui, après durcissement, forme une véritable ossature résistante qui confère de la rigidité à l'ensemble du revêtement .
En effet, les mouvements qui se produisent toujours dans une masse de pierraille bitumée et qui se manifestent dans la saison chaude sous l'effet du ramol- lissement du bitume, sont éliminées ou, tout au moins, très réduit s . D'autre part, il n'y a plus à craindre la formation de fissures ni le désagrégement, car les grumeaux de mortier de ciment sont complètement noyés dans la masse plastique
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de la pierraille bitumée et libres de se dilater ou se contracter sous l'effet des variations de la température extérieure.
D'autres caractéristiques des revêtements constituées selon l'invention, sont les suivantes: - leur surface est rugueuse et antidérapante - leur couleur est gris clair, grâce à la présence du ciment - leur coût est 'considérablement inférieur, à parité d'épaisseur, à celui des revêtements exclusivement en bitume.
Ce coût réduit est dû d'une part à l'emploi limité du bitume, celui-ci étant remplacé par un liant à meilleur marché, et d'autre part à la plus grande facilité de travail, car on peut faire les mélanges bitumineux à froid, en employant une émulsion bitumineuse, et des matériaux même humides ; - possibilité de travailler en toute saison, à condi- tion seulement que.la température ne soit pas inférieure à 0 .
On décrira ci-après en détail le procédé pour la consti- tution du revêtement selon l'invention.
On prépare d'abord la pierraille bitumée. Le matériau pierreux est choisi de granulométrie appropriée. La dimension des pierres concassées sera plus ou moins grande, selon l'é- paisseur que l'on veut donner au revêtement. Le mélange peut
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être effectué en employant soit du bitume pur, soit une émulsion bitumineuse. La quantité de liant bitumineux est celle utilisée normalement pour former de la pierraille bi- tumée. On laisse reposer pendant quelque temps, quelques minutes pouvant suffire.
On prépare séparément un mélange de sable et de ciment, en utilisant du bon sable propre et un ciment Portland nor- mal à prise lente. Les proportions les mieux indiquées sont: 500 kilos de ciment par mètre cube de sable.
On opère alors le mélange de la pierraille bitumée avec le mélange sable-ciment. La quantité de ce dernier mélange nécessaire par mètre cube de pierraille bitumée varie selon le type de revêtement que l'on désire exécuter, ainsi que selon la granulométrie des pierres concassées. Pour une pierraille bitumée de type "gros" (dimensions 5/20 milli- mètres) une quantité de mélange de 25 à 30% du volume de la pierraille pourra suffire. Si la granulométrie de la pierraille est très menue (1 à 4 mm), et si le revêtement doit servir comme couche supérieure d'obturation d'un re- vêtement plus-grossier placé endessous, la quantité de mé- lange sable-ciment devra alors être considérablement plus grande et attendre jusqu'à 80-100% du volume de la pier- raille.
Après la formation du mélange final comme indiqué ci-
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dessus, on le répand sur la chaussée à recouvrir et à l'épaisseur désirée. On aura soin d'épandre régulière- ment, à épaisseur uniforme et à composition uniformé- ment régulière du mélange, de façon à ce que le revêtement ne soit en aucun point trop riche ou trop pauvre en ci- ment. On procède alors à la compression à l'aide d'un cylindre compresseur léger en arrosant d'une façon con- tinue soit le revêtement, soit les rouleaux du compres- seur de manière que, tout en évitant toutefois l'excès, chaque point du revêtement reçoive la quantité d'eau suffisante pour la prise du liant hydraulique.
Il y a lieu de remarquer qu'un excès d'eau ne nuit pas à la prise et, par conséquent, à la résistance du revêtement. Toutefois, il est bon de ne pas exagérer la quantité d'eau apportée afin d'éviter un ramollisse- ment ou un délavage de la masse.
La compression achevée (trois ou quatre passages du compresseur suffisent en général), une bouillie liquide et écumeuse montera à la surface et pourra être égali- sée à l'aide de broses sur l'ensemble de cette surface, qui se présentera alors lisse et parfaitement obturée.- Avant d'ouvrir la route à la circulation, on laissera reposer le revêtement pendant deux ou trois jours.