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Dispositif perfectionna destiné à être posé à la partie inférieure des lingotières pour protéger celles-ci et améliorer la qualité des lingots.
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La présente invention" est relative à la coulée des métaux en fusion dans les lingotières.
On sait que la coulée d'un métal en fusion dans une lingotière peut steffectuer : soit en chute, c'est-à-dire le jet tombant dans la lingotière avec ou sans récipient (panier de coulée), s'interposant entre la poche de coulée et la lingotière, soit en source, par une arrivée débouchant dans la lingotière à sa partie inférieure.
Les inconvénients inhérents à la coulée sont connus: projections, éclaboussements, vagues dans les deux modes de coulée, usure des bases de lingotières et collage des lingots à ces bases plus spécialement dans la coulée en chut. Il en
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résulte des défauts de surface,pailles, dartres, gouttes froides etc... sur tout ou partie de la hauteur du lingot mais surtout à sa partie inférieure, des difficultés au démoulage et une usure rapide des bases des lingotières se traduisant par des pertes importantes.
Pour remédier à ces inconvénients, on a essayé de disposer sur la base (plaque ou fond) des lingotières diverses matières telles que des copeaux, des tresses ou cordes, des déchets de papier, chanvre, liège, fibres, des agglomérés comprimés ou non. Ces moyens ce sont révélés insuffisants et parfois dangereux par les impuretés ou les gaz occlus qu'ils introduisent dans le bain de métal coule.
On a aussi essayé des coussins constitués par des poudres ou des fibres renfermés dans des enveloppes de papier dont l'utilité est incontestable notamment pour la coulée en source. Aucun des dispositifs connus jusqu'à ce jour n'a cependant supprimé les défauts de surface tels que les pail- les du "pied" des lingots ou encore le oollage des lingots aux bases des lingotières, collage qui se produit notamment dans la coulée en chute.
Par ailleurs, il est bon de rappeler que : les lingotières, généralement utilisées pour la coulée des lingots ont une forme circulaire tronconique ou tronco-pyramidale. dont la section peut être un carré, un rectangle, un polygone à faces planes ou ondulées, un cercel, dans le cas des lingotières tronconiques ou tronco- pyramidales, la grande base peut se trouver à la partie supérieure pourvue ou non d'un dispositif de masselottage ou à la partie inférieure de la lingotière, dans le cas de la coulée en chute la poche de coulée peut être soit montée sur chariot ou sur un
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support quelconque reposant sur le sol, soit suspendue aveo ou -sans guidage;
il en résulte que le jet de coulée, lorsqu'il n'y a pas de panier interposé entre la poche et la lingotière, peut tomber en un point quelconque de la base de celle-ci, c'est le cas notamment avec une poche suspendue et non guidée.
Ceci rappelé, la présente invention a pour objet un nouveau dispositif perfectionné destiné à être disposé à la base d'une lingotière, aussi bien pour la coulée en chute que pour la coulée en source, dans le but d'améliorer le lingot obtenu et, en outre, de protéger la base (plaque ou fond) de la lingotière, ce dispositif étant de construction très simple, économique et d'une très grande efficacité et supprimant radicalement les inconvénients ci-dessus.
Ce dispositif est remarquable notamment en ce qu'il consiste en un bloc méplat d'une hauteur comprise entre trois et vingt centimètres, et comportant deux grandes faces dont la forme et les dimensions sont de l'ordre de celles des fonds des lingotières, ce bloc étant constitué par un assemblage de parois minces étanches, d'une épaisseur de l'ordre (ou d'une fraction) du millimètre, perpendiculaires aux plans principaux desdites faces et ménageant entre elles descanaux parallèles entre eux et perpendiculaires auxdits plans et dont la section transversale, est comprise entre trois millimètres carrés au moins et un décimètre carré au plus.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivre.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple; Fig.l est une coupe verticale, suivant la ligne 1-1 de la Fig.2, d'un dispositif suivant l'invention; sur cette figure ainsi que sur les deux suivantes les épaisseurs des parois ont été augmentées dans un but de clarté; Fig.2 en est une vue en plan;
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Fig.3 est une vue en plan d'une variante;
Fig.4 est une coupe verticale schématique d'une lingotière à coulée en chute, munie d'un dispositif sui- vant l'invention, représenté dans deux positions différentes l'épaisseur des parois a été considérablement grossie pour la clarté du dessin;
Figs.5 et 6 sont deux coupes partielles, verticales, en vraie grandeur, correspondant respectivement aux cas où la section transversale du jet de coulée est inférieure à ou plus grande que la section transversale d'un des canaux du dispositif; Fig*7 est une coupe analogue à celle de la Fig.5 mais dans le cas de la coulée en source;
Fig.8 est une coupe analogue à celle de la Fig.l d'une variante;
Fig.9 représente en coupe parallèle aux grandes faces une portion d'un dispositif suivant l'invention;
Fig.10 représente également en coupe parallèle aux grandes faces du dispositif le début de l'enroulement d'un carton ondula destiné à donner un solide suivant l'invention;
Fig.ll est une coupe analogue d'une portion du soli obtenu;
Fige.12 est une coupe avant mise en forme d'une variante de dispositif à trou central rempli d'un bourrage facilitant une mise en forme ou diminuant le prix de revient du dispositif;
Figs .13 et 14 représentent en plan deux dispositifs obtenus après mise en forme du dispositif de la Fig.12. on n'a représenté que les premières et dernières spires de la bande de carton ondulé;
Fig.15 représente une section transversale du dispositif suivant l'invention dont les compartiments verticaux sont formés par l'enroulement en spirale d'une
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bande plane ou ondulée;
Fig.16 représente en coupe axiale et longitudinale la partie inférieure d'une lingotière posée sur une base concave à sa partie centrale et munie d'un dispositif sui- vant l'invention.
Suivant les exemples d'exécution représentés aux Figs 1, 2 et 3, le dispositif de protection selon l'invention a la forme d'un solide méplat.
Les dimensions et formes de ses deux grandes faces 1 et 2 correspondent de préférence, à un jeu en moins près, aux dimensions et formes internes (carrée, rectangulaire, polygonale quelconques, curviligne, etc..) de la base de la lingotière destinée à le recevoir. C'est ainsi que dans le cas de la Fig.2, la solide a la forme d'un parallélépipède dont-les grandes faces sont rectangulaires et à coins arrondis d'une longueur de l'ordre de quarante à cinquante centimètres par exemple;
ce dispositif est destiné à une lingotière usuelle de forme prismatique ou en tronc de pyramide de section horizontale rectangulaire, tandis que le solide de la Fig.3 est de forme circulaire et est plus spécialement destiné à une lingotière soit cylindrique soit en tronc de cône de section droite circulaire, bien qu'il puisse convenir également à des lingotières de toute autre section droite (carrée ou polygonale quelconque) par exemple lorsqu'il doit flotter sur le métal coulé et passer par un masselottage de section réduite sans être arrêté ou détruit ou chaque fois qu'on a la possibilité de centrer le jet de coulée sur le dispositif comme c' est le cas avec la coulée à l'aide d'un panier ou d'une poche reposant sur un appui fixe.
Les grandes faces 1 et 2 peuvent être planes comme représenté. Néanmoins, l'une d'elles ( 2 par exemple) destinée à servir de surfaces d'assise sur le fond de la lingotière, peut cependant avoir une forme correspondant
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à ce fond. La face opposée (1) peut être plane ou plus ou moins concave ou encore équidistante de la face 2.
La hauteur 1 du solide dépend de la hauteur et de la section du jet de coulée, des dimensions de la lingotière= Cette hauteur est d'autant plus grande que la hauteur du jet et/ou/ sa section sont plus grandes et/ou* que la section de la lingotière est elle-même plus grande. Elle est de préférence comprise entre cinq et vingt centimètres*
Ce solide est formé dans toute sa masse d'une série de parois minces 3 perpendiculaires aux deux grandes faces 1 et 2, disposées les unes par rapport aux autres de telle sorte que le dispositif est traversé de part en part d'une série de canaux ou trous parallèles 4, perpendiculaires à ces grandes faces (ou à leurs plans principaux si elles ne sont pas planes).
Les parois 3 sont de faible épaisseur de l'ordre du millimètre ou d'une fraction de millimètre; quant aux trous 4 le traversant de part en part perpendiculairement aux grandes faces 1,2. ils peuvent avoir des sections trans- versales, c'est-à-dire parallèlement à ses faces, de forme quelconque, circulaire, ou polygonale, par exemple carrée, rectangulaire, hexagonale (en nid d'abeille) ou autre, ou encore être curviligne ou en partie curviligne et en partie polygonale ou en spirale. La surface de ces sections trans- versales des canaux 4 peut varier dans de grandes limites par exemple entre trois millimètres carré et un décimètre carré.
Les parois 3 du dispositif son t en une matière de composition telle qu'elles peuvent soit se remollir et fondre à la température de
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coulée du métal par exemple, entré" ..1400 et 1700oC;
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elles sont, par exemple,1 en toiles minces d'acier d'une épaisseur par exemple, de l'ordre de 1/10 de mm et dont le point de fusion est choisi tel que la bande de tôle mince puisse fondre complètement dans le métal coulé; ce point de fusion dépend, notamment, des dimensions du dispositif et de la nature du métal en fusion; soit se consumer au contact du métal coulé; elles sont, par exemple, en carton, papier ou matières synthétique diverses dont les différentes feuilles sont collées les unes aux autres;
soit se consumer et se soorifier partiellement ou se soorifier en totalité, par exemple, en papier ou carton imprégné d'un silicate alcalin ( on trempe ou on badigeonne, par exemple, les feuilles de papier ou de carton dans ou à l'aide d'une solution à 38 Bé de silicate de sodium dont le rapport SiO2/Na2O est convenablement choisi pour obtenir le degré d' ignifugion désirable, par exemple 2,5 ou 3,5); à titre d'exemple, dans le cas d'un dispositif en papier ou carton ondulé imprégné d'une solution de silicate de sodium
SiO2 dont le rapport SiO2/Na2O est de 3,5 environ on peut utiliser de O.gr.5 à 4 gr. d'une solution de silicate à 38 Be par gramme de papier ou carton ce qui conduit à y incorporer de 0 gr.l à 1 gr. environ de silicate;
soit en matériaux suffisamment réfractaires, tels que amiante (silicate de Ca et de Mg), ( silico-aluminiates de K. Fe et Mg).
Les canaux ou trous 4 formés de part en part dans le dispositif peuvent rester libres ou être garnis, en tout ou partie, notamment à la périphérie du dispositif, de produits pulvérulents, granulés, en pâte, ou en solutions. destinés à produire un effet approprié au contact du métal coulé. A titre d'exemples on peut utiliser : graphite, char- bon de bo is, silicate de sodium, silice, soude caustique, carbonate de sodium, desoxydants, ou calmants, utilisés,
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par exemple sous forme de ferro-alliages d'aluminium, silicium, calcium, titane, etc..
Les canaux 4 grâce au fait qu'ils sont rectilignes et d'une section suffisante et qu'ils traversent le faisceau de part en part sans aucune obstruction, permettent la mise en place de ces produits sous forme de pâtes ou solutions qui peuvent couler facilement le long des parois 3. En outre. après la pose desdits produits, ceux-ci peuvent être sèches très rapidement car on peut faire traverser le faisceau par un courant d'air sec et de préférence chaud de chauffage:
Avant de décrire plus en détail des modes de réalisa tion pratiques du faisceau tubulaire suivant l'invention, car il est possible d'en imaginer de nombreux, on va main- tenant indiquer son mode d'emploi et son fonctionnement d'abord dans la coulée en chute puis dans la coulée en sour- ce.
La Fig.4 représente en coupe axiale et longitudinale la partie inférieure d'une lingotière 5 posée sur une base de lingotière 6. Sur cette base a été disposé en A le fais- ceau tubulaire suivant l'invention.
Ce dispositif peut comme déjà dit, soit avoir, à un très léger jeu près, des dimensions en plan telles qu'il couvre pratiquement tout le fond de la longotière, soit des dimensions plus faibles notamment si le dispositif doit flotter sur le métal coulé, si la lingotière est en tronc de cône ou de pyramide à grande base vers le bas, si cette lingotière comporte un dispositif de masselottage à son ex- trémité supérieure et si l'on désire que le dispositif flot- te jusqu'au niveau supérieur du bain sans être détruit par les rebords du masselottage, ou encore si on dispose de moyens de coulée qui permettent de centrer le jet dans le fond ou la base de la lingotière.
Par contre, si la lingotière a sa grande base tournée vers le haut, on peut ne prévoir aucun jeu entre le dispos
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sitif et l'extrémité inférieure de la paroi de la lingotière
Le jet 7 de coulée en chute directe rencontre ce dispositif en a-a1,
La Fig.5 représente une fraction grandeur naturelle de la Fig.4 au point d'impact du jet 7 et de la base 6 à travers le faisceau tubulaire dans le cas où les canaux tubulaires 4 ont une section transversale très réduite, in- frieure à un centimètre carré, par rapport à celle du jet de coulée qui est de l'ordre de quarante centimètres carré par exemple; les parois verticales 3 ayant une épaisseur de l'ordre de 0,5 millimètre.
Les parois 3 sont supposées en un matériau susceptible de se ramollir, de fondre ou de se consumer au contact du métal coulé. En outre, que le dispositif se disloque en morceaux flottants, qu'il fonde ou se soorifie partiellement ou complètement, qu'il soit préalablement fixé ou collé au fond de la lingotière par un moyen quelconque ou simplement posé sur oe fond, il reste, contre ledit fond, au début de la coulée* pendant un temps pouvant être très oourt mais toujours suffisant, du fait que la poussée d'Archimède n'intervient pas immédiatement.
Dans ces conditions, le jet 7 tombe sur le dispositii en aal,' écrase les parois verticales 4 (les traits mixtes 3a représentent les parois détruites par le jet de coulée 7).
Le matériau constituant les parois détruites ou du moins ce qui en reste en cas de combustion se rassemble sous forme de cendres, d'une pâte ou de scories en une couche cdc1d1 après avoir fait évaser ledit jet suivant abcd et albloldl,
Au-dessus de cette couche cd c1d1 (formée de cendres, d'une pète, ou de scories suivant la matière constituant les parois 3) se forme une nappe de métal coulé ce c1e1 qui s'arrête aux parois verticales encore intactes, pendant un temps très court mais suffisant pour que ces parois suppri toute projection de métal fondu. Le jet 7 après s'être évasé s'étale sur la base 6 suivant les flèches f et fl vers les
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parois de la lingotière 5.
Le métal coulé s'étale à une vitesse très rallentie du fait qu'il doit franchir successi- vement les diverses parois verticales encore intactes, ce qui évite tout danger d'éclaboussements, éclaboussements qui se produisent habituellement au contact direct du jet 7 et de la plaque 6 et qui peuvent remonter de plus de cinquante centimètres sur les parois d'une lingotière à section carrée de cinq cents millimètres de côté par exemple.
En outre le couche résiduelle des parois détruites en s'étalant en od c1d1 sur toute la base 2,s'interpose entre le lingot et ladite base évitant ainsi le collage du lingot à cette base et protège également celle-ci contre l'effet destructeur du jet 7 de coulée.
La figure 6 représente aussi en vraie grandeur l'impact du jet 7 à travers un faisceau tubulaire dans le cas où les canaux 4 ont une section transversale légère- ment plus grande que celle du jet 7. Les parois 3 sont constituées par exemple par du carton ondulé dit "simple face" formé d'une paroi plane 9 et d'une paroi ondulée 10.
Dans ce cas qui est le plus défavorable, le jet ne rencontre pas de paroi verticale; aucune interposition ne pro tège donc la base 6 qui peut être creusée en gg1 par le jet de coulée. Par contre, dans le cas des canaux à grande section transversale, on peut augmenter l'épaisseur des pa- rois verticales de telle sorte que la nappe de métal coulée hhliil qui se forme très rapidement peut être maintenue un peu plus longtemps dans le canal ou trou 4 qui le reçoit, atteindre une plus grande épaisseur hi et, de ce fait, éviter plus efficacement le premier éclaboussement dû à l'impact du jet 7 sur la plaque 6.
Comme dans le cas de la Fig.5, le métal coulé s'étale lentement suivant les flèches j et j1 et
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soulève le dispositif à moins que celui-ci ne soit volon- tairement collé ou agrafé à la base, ce qui peut en augmen- ter l'efficacité dans certains cas. Les flèches k,k1 montrent comment les projections vers le haut sont également arrêtées par les parois verticales du dispositif.
L'examen des Figs.5 et 6 montre très clairement pourquoi le dispositif suivant l'invention peut être de faible épaisseur et ce, d'autant plus que les trous ou canaux 4, ont une section transversale plus réduite.
Dans le cas où par contre la matière constituant les parois 3 est réfractaire ou suffisamment ignifugée et d'une densité inférieure à celle du métal coulé, le dlsposi- tif posé en A (Fig.4) monte, comme représenté dans la position B de la Fig.4 en surnageant le métal fondu 8. Dans le cas d'un réseau à petits compartiments (fig.5) le jet ménage son passage à travers le dispositif.de même dans le cas d'un compartiment central rempli d'un bourrage comme décrit plus loin (figs.12. 13, 14).
De toute façon le dispositif protège non seulement le fond de la lingotière mais encore continue à protéger les parois de cette dernière contre les projections de métal; il continue à amortir, en outre, les ondulations trop fortes du métal 8, ondulations qui pourraient créer des défauts de surface et ce, jusqu'au haut de sa course*
La Fig.7 est relative au cas de la coulée en source; elle représente, en coupe axiale et lontitudinale, la partie inférieure d'une lingotière 11 posée sur une plaque 12 de coulée en souroe, le jet 13 arrivant par un canal réfractaire 14 ; le faisceau tubulaire G suivant l'invention est posé sur la plaque 12.
Le jet 13 de coulée en source rencontre le dispositif C à une vitesse moins grande que dans le cas de la "chute" (Figs.4, 5, 6), néanmoins, il y creuse une cavité plus ou
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moins profonde 15 et s'étale entre le dispositif C et la plaque 12 vers les parois de la lingptière 11 évitant l'écla- boussement initial, amortissant les ondulations et évitant les projections de métal coulé, sur les parois de la lingotière pendant la montée du métal.
Si le dispositif est réfractaire ou suffisamment ignifuge, il monte au fur et à mesure de la coulée, en surnageant le bain et continue à jouer les rôles ci-dessus .
Il convient, en outre, de remarquer que, aussi bien dans le cas de la coulée en chute (Fig.4) que de la coulée en source (fig.7), le dispositif s'il est fait en une matière réfractaire ou suffisamment ignifugée pour flotter, entraîne au fur et à mesure de sa montée les inclusions non métalli- ques qui auraient pu se fixer sur les parois de la lingotière; et ce par le processus commun à tous les flotteurs solides mais cela avec beaucoup plus de facilité, notamment si les trous ou canaux périphériques sont garnis de produits épurant calmants ou désoxydants ou si ces produits sont logés en 16 dans une gaine périphérique 17 comme représenté à la Fig.8.
Les figures 9, 10 et 11 représentent des modes pratiques de réalisation d'un dispositif fabriqué en partant d'un papier ou carton ondulé dont on choisit la pâte exempte de substances nuisibles au lingot. La pâte de bois convenable- ment raffinée, et ne contenant pas de charge à base de sulfate de chaux par exemple, peut convenir. Pour former notamment un dispositif avec canaux ou trous de petites dimension s, par exemple dé deux à huit millimètres de large, on peut utiliser le carton "ondulé" usuel constitué par un papier ou carton ondulé dont l'une ou chacune des deux faces est collée sur une feuille plane de papier ou carton qui fixe les ondulations. Bien entendu, on peut aussi fabriquer
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spécialement les ondulations pour obtenir les canaux de dimensions plus grandes si nécessaire.
La disposition représentée à la fig.9 est obtenue en collant l'une contre l'autre des feuilles planes de carton ondula dit "simple face" (c'est-à-dire formés d'une feuille plane 18 et d'une feuille ondulée 19); le collage est effectué de préférence au silicate de sodium. Les ondulations sont ainsi immobilisées. Au lieu de carton ondulé "simple face" on pourrait tout aussi bien utiliser du carton ondulé "double face".
Dans le cas d'un dispositif en forme de cylindre, les coupes partielles des Figs.10 et 11 représentent un mode d'exécution remarquable de simplicité. On part Fig.10 d'une bande de carton ondulé "simple face", (c'est-à-dire comprenant une feuille de papier fort ou de carton ondulé 20 collée sur une seule face à une feuille de papier ou carton plan 21) dont la largeur est égale à la hauteur 1 (Fig.1) du disposi- tif à obtenir ou à un multiple de celle-ci. On enroule cette bande (Fig.10) suivant la flèche f2.
On termine l'enroulement suivant la Fig.ll, en collant, au dernier tour, l'extrémité
22 ou en l'agrafant ou en la fixant à l'aide d'une bande de papier collée 23 au dos du tour précédente
Le cylindre obtenu peut être imprégné, par exemple, de silicate de sodium, qui colle le papier ondulé à la feuill plane 21 enroulée en spirale. On.peut régler à volonté l'imprégnacion, l'exoédent du produit liquide d'imprégnation s'écoulant rapidement par les canaux, fin peut sécher rapide- ment ces canaux et les garnir de substances actives en quantité voulue et ce très simplement. Les dimensions des canaux sont obtenues à volonté en partant du papier ou carton ondulé approprié.
Comme déjà dit on peut donner à la bande enroulée une largeur multiple-- de la hauteur 1 désirée pour le
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dispositif puis scier le cylindre obtenu en tronçons de la hauteur désirée.
Dans certains cas, il peut y avoir intérêt à partir d'un trous central plus grand, de plus grande section transversale, pour l'enroulement du carton ondulé à une face, les ondulations étant disposées à l'intérieur de la spire comme décrit ci-dessus.
En effet, cette disposition permet de donner plus facilement la forme extérieure désirée pour suivre notamment les parois intérieures de la lingotière. On partira par exemple d'un cylindre 24 représenté à la Fig.12; on enroule- ra la bande de carton ondulé en spires sensiblement circu- laires et superposées 85. Avec l'ensemble de forme circulaire ainsi obtenu on pourra arriver facilement par déformation @ un moule approprié à la section désirée par exemple à celles des Figs.13 et 14, le canal ou trou central 24 prenant la forme 24a ou 24b commandée par la déformation en 25a ou 25b de la partie 25.
On peut aussi mouler à la forme voulue un élément tubulaire central, car le carton ondulé destiné à constituer la partie 25a ou. 25b peut ensuite être facilement enroulé directement suivant le contour des Figs .13 et 14 surtout avant l'imprégnation, ou tout au moins avant le séchage de l'imprégnation par exemple au silicate de sodium qui rend l'ensemble rigide.
Le trou central peut être garni d'un bourrage quelconque 26 par exemple de fibres de bois imprégnées ou non qui se prête plus facilement aux déformations (tout au moins avant le séchage de l'imprégnation) qu'un enroulement en spirale entièrement constitué morne dans la partie centrale par le carton ondulé.
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Le trou central bourré de fibres imprégnées ou non ou de tout autre matériau (même de papier ondula) pladê après mise en forme du faisceau tubulaire peut présenter non seulement un intérêt pour la fabrication, mais aussi pour l'amélioration du lingot suivant le mode de coulée.
La Figure 15 se rapport à un dispositif constitué par une simple feuille plane enroulée suivant une spirale représentée en traits mixtes 27 ou d'une feuille ondulée
28 enroulée suivant la même spirale directrice.
Dans le premier cas, les compartiments ont bien leurs faces latérales verticales mais si la spirale n'est pas maintenue à distance par des cales, par exemple, dans le cas d'une tôle mince ou d'une composition synthétique suffisamment rigide pour conserver sa forme sans autres artifices, il en résulte que les compartiments à parois verticales communiquent entre eux en spirale continue ce qui ne change rien aux explications précédemment fournies car, même si l'on suppose que l'acier puisse suivre ce chemin en spirale,' ce qui, pratiquement, ne se produirait que si le jet tombait rigoureusement dans l'axe de la spirale, la vitesse que prendrait l'acier dans la spirale, s'amortirait suffisamment pour éviter l'éclaboussement, au même titre que des compartiments cellulaires,
Dans le cas de la feuille ondulée 28 enroulée en spirale les compartiments se forment entre les points de contact successifs (voir le canal de section droite mnopq par exemple).
Enfin la figure 16 représente une base 29 de lingotière comportant comme connu en soi une cavité rsrlsl, prévue précisément pour limiter l'éclaboussement, en obtenant plus rapidement sur la partie rs1 une nappe de métal limitant l'éclaboussement, mais ce palliatif utilisé seul s'est révélé totalement in suffi sant.
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Par contre, le dispositif 30 lorsqu'il est constitué, notamment, par un enroulement en spirale, peut parfaitement épouser le profil de la lingotière, en conservant ses parois sensiblement verticales, celles-ci glissant les unes sur les autres, avant d'être fixées, soit par serrage à l'aide d'une frette soit par collage (imprégnation de silicate de sodium par exemple).
Le carton ondulé se prête particulièrement bien à la fabrication d'un tel dispositif, suivant l'invention.
Naturellement l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d' exemple.
REVENDICATIONS.