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Rampe articulée, plus particulièrement destinée à permettre l'accès de berlines à un culbuteur (Inventeur : Monsieur Jean BINAUT)
L'introduction de berlines ou wagonnets dans un appareil culbuteur posé sur la voie nécessite, du fait de la différence des niveaux, l'emploi d'une rampe d'accès jouant le rôle de plan incliné.
Dans le cas d'une voie droite, le problème est évidemment facile et a depuis longtemps été réalisé.
Par contre, dans des voies en courbe, il en est tout autrement et jusqu'à ce ..jour la seule solution donnée à ce problème était l'emploi de rampes à courbure fixe cor- respondant à celle de la voie.
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Il en résultait, dans des chantiers où les condi- tions varient continuellement, comme cest le cas dans les voies de tête et de pied des panneaux tracés dans des veines de charbon tourmentées comme le sont celles du gisement du Nord et du Pas-de-Calais, une grande diversité de rampes à rayons de courbée, variant de 3m,50 à 25 mètres pour les tra- vaux de remblayage.
Il en résultait également, lors de l'emploi d'une rampe droite dans des courbures à grand rayon, de grandes dif- ficultés d'amenée de la berline dans le culbuteur.
Il va de sot que tout ce qui vient d'être dit pour l'entrée dans le culbuteur des véhicules à culbuter est vala- ble pour la sortie du culbuteur des wagonnets vidés.
La présente invention concerne une rampe articulée obviant aux inconvénients mentionnés ci-dessus et s'adaptant à tous les rayons de courbure compris entre 3m,50 et 1T in- fini.
Cette rampe est constituée par un certain nombre d'é léments formant des parallélogrammes articulés, déformables, dont les articulations sont munies de pattes s'emboîtant sur les rails, de manière à réaliser un contour polygonal au-des- sus de chacun des mils de la voie.
Chacun des éléments est de préférence constitué par deux profilés, comportant, à chacune des extrémités corres- pondant à l'articulation de deux éléments, une semelle, de forme circulaire, montée de façon à, pouvoir tourner dans son plan, dans un support reposant sur le rail,-les semelles des deux profilés correspondants de deux éléments adjacents étant montées dans un support commun.
A chaque endroit dtarticulation de deux éléments, les supports sont reliés entre eux par une traverse, articu- lée à ces supports et dont la longueur se règle automatiquement:
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suivant le rayon de courbure de la rampe en cet endroit.
De préférence dans le cas d'une rampe articulée pull. l'accès de berlines à un culbuteur, l'extrémité libre de cha- que profilé de l'élément, destiné à se raccorder au culbuteur, comporte encore une semelle, circulaire, montée de façon à pouvoir tourner dans un support, de longueur moindre, et les supports de ces deux profilés sont reliés entre eux par une traverse de longueur invariable, qui est fixée au bâti du culbuteur.
Les extrémités libres des deux profilés, correspon- dant à l'entrée des berlines dans la rampe, sont reliées entre elles par une traverse, de longueur automat iquement réglable et articulée à ces extrémités des profilés.
Les dessins ci-joints représentent, mais à titre d' exemple seulement, une forme de réalisation de la rampe ar- ticulée selon l'invention, dans son application au cas de l'accès de berlines à un culbuteur.
La fig. 1 et la fig. 2 sont des vues an élévation de côté et en plan, respectivement, d'une telle rampe articu- lée;
Les figs. 3, 4, 5 et 6 sont des vues en coupe transversaleà échelle agrandie, suivant les lignes III-III, IV-IV, V-V et VI-VI, respectivement, de la figure 2;
Les figs. 7 et 8 représentent deux modes d'applica- tion de la rampe dans une courbera, simple courbure et à double courbure, respectivement.
Comme représenté sur les figures 1, 2 et 7, 8 la rampe est constituée par un certain nombre d'éléments articu- lés (trois dans ltexemple considéré), en forme de paralléloger me ,et chacun des éléments est constitué par deux profilés a, a, reliés entre eux à chacune de leurs extrémités par une traverse.
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Dans l'exemple considéré, les profilés sont consti tués par des cornières. Chacune de celles-ci est reliée, à chacune de ses extrémités (sauf à l'extrémité d'entrée des berlines dans la rampe, c'est-à-dire à droite sur les figs..
1 et 2), à une semelle b, de forme circulaire, aplatie ; cette semelle b est, par exemple, rivée à laile inférieure horizon- tale de la cornière a, comme représenté en bl (voir en par- ticulier la fig.3) Chaque semelle est montée de façon à pouvoir tourner, dans son plan , dans un logement de forme correspondante ménagé dans un support c; ce dernier est constitué par un fer plat ci, sur lequel porte la semelle b, maintenue en place par deux cales latérales de réglage, c2, c2, rapportées sur le plat ci, et par deux plats de forme c3, c3, rivés sur le plat c1 par dessus les bords de la semelle b.
Aux endroits d'articulation de deux éléments adja- cents de la rampe, chaque support c est commun aux deux profi- lés adjacents a, et les semelles b des deux cornières a sont montées, de façon à pouvoir tourner, dans leur plan, dans ce support c; - l'amplitude de ce mouvement angulaire est limi- tée par la butée des ailes verticales des cornières a, contre les faces intérieures obliques des plats c3 des supports:
Ces plats c3, c3 ont une forme telle qu'elle déter- mine le rayon inférieur limite d'inscription de la rampe sur la voie; cette limite est, dans la forme de réalisation con- sidérée, inférieure à 4 mètres. Les supports .± comportant des pattes c4, dirigées vers le bas, au moyen desquelles ils s'em- boitent sur les rails r (voir figs. 4 et 5).
Aux endroits d'articulation de deux éléments ad- jacents de la rampe, les supports .± des deux files de cor- nières sont reliés entre eux par une traverse ou entretoise d, articulée par un axe d1 sur chacun de ces supports c; pour assurer l'appui des supports .± contre les rails et assurer
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ainsi l'aplomb des files de cornières a par rapport aux rails et pour donner à l'ensemble de la rampe la rigidité et la sta- bilité nécessaires, ces traverses d sont d'une construction telle que leur longueur s'adapte ou se règle automatiquement suivant le rayon de courbure de la rampe à l'endroit consi- déré.
A cet effet, chaque traverse d est composée d'une pièce tubulaire d2, sur laquelle peuvent coulisser deux pièces tu- bulaires d3, d3, montées extérieurement à la première ; pièces tubulaires extérieures d3comportent chacune une fente longitudinale d5dans laquelle est engagé un téton correspon- dant d,4 porté par la pièce tubulaire intérieure d2. Des ressorts à boudin d6, logés dans la pièce tubulaire infé- rieure d2et prenant appui sur un voile d7, divisant cette pièce en deux parties, tendent constamment à repousser les pièces tubulaires divers l'extérieur et ainsi à appuyer les axes d1, et par suite les supports c, contre les rails r, Le déplacement des pièces tubulaires coulissantes dest limité par des bagues d8, rapportées par soudure sur celles-ci à leur extrémité intérieure.
Ces pièces tubulaires d3 compor- tent chacune un bossage d9, pour leur articulation, en d1, au support ± correspondant.
A l'extrémité de la rampe destinée à se raccorder au culbuteur, c'est-à-dire à gauche sur les figures 1 et 2, l'ex- trémité libre de chaque cornière a porte encore une semelle circulaire b, montée de façon à pouvoir tourner dans un sup- port c, d'une longueur moindre que dans le cas des supports pour les extrémités des cornières de deux éléments adjacents articulés de la rampe. Les supports ± des deux extrémités libres des cornières a sont reliés entre eux par une tra- verse e, de longueur fixe, assemblée au bâti du culbuteur (non représenté).
A l'extrémité de la rampe correspondant à l'entrée des berlines allant au culbuteur, c'est-à-dire à droite sur
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les figs. 1 et 2, les extrémités libres des cornières a, sont reliées entre elles par une traverse d, de longueur automati- quement réglable suivant la courbure de la rampe, comme dans le cas des traverses reliant les supports ± aux articulations des cornières d'éléments adjacents de la rampe ; cette traverse d n'est pas articulée à des supports c, qui n'existent pas en cet endroit ; le bossage d9, solidaire de chacune des pièces tubulaires extérieures coulissantes d3 de la traverse, est articulé par l'axe dl(figs. 2 et 6) à des pattes a1, al, solidaires des cornières a.
Les extrémités des cornières a présentent, en cet endroit, une forme assurant un contact correct du boudin des roues des berlines lorsque le contact de la jante de ces roues avec le rail de la voie est remplacé par le contact entre le boudin de ces roues des berlines avec les cornières de la rampe, à l'entrée des berlines dans celle-ci.
Les figures 7 et 8 représentent, de façon plus ou moins schématique, l'application de cette rampe articulée pour l'accès de berlines à un culbuteur f, dans le cas d'une rampe à simple courbure (fig.7) et à double courbure (fig.8), avec un rayon de courbure R de 4 mètres.
Il est bien entendu que l'invention n'est pas limi- tée à la forme de réalisation, qui vient d'être décrite à ti- tre d'exemple seulement et qu'on peut y apporter de nombreuses variantes basées sur le même principe.
Il est également bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la réalisation de rampes d'entrée et de sortie à un culbuteur, mais qu'elle est également applicable à une rampe destinée à permettre le passage d'un véhicule d'une voie à une autre voie.