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"Machine perfectionnée et perfectionnements à une machine pour- la fabrication de tissus métalliques ". Priorité d'une demande de brevet déposée aux Etats- Unis d'Amérique le 31 mars 1949 au nom de Albert L.
Stoeckel.
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L'invention a pour objet une machine à fabriquer des tissus métalliques et des perfectionnements apportés dans une telle machine, perfectionnements qui facilitent le fonctionnement de ladite machine, de telle sorte qu'on obtient un produit meilleur et de qualité plus uniforme. Certains de ces perfectionnements peuvent être adaptés aux machines généralement utilisées pour la fabrication des tissus en fils métalliques.
En vue d'expliquer l'invention, on a représenté une réalisation de celle-ci constituée par une machine pour fabriquer un tissu métallique à mailles hexagonales en partant de torons métalliques qui sont amenés à la machine , généralement côte à cote et qui sont tordus ensemble par intervalles suivant une technique connue.
La machine représentée est pourvue de séries de retor- dors, et certains fils adjacents sont tordus ensemble par une série de retordoirs, et d'autres fils adja- cents sont tordus ensemble par les séries suivantes de retordoirs pour produire le tissu métallique. Les fils sont guidés dans les retordoirs par des guides adjacents à ces derniers;. Comme la longueur effective des fils diminue par suite de la torsion, on laisse du mou dans la tension des fils, mou qui est rattrapé par la torsion des fils métalliques.
Conformément à l'invention, on a prévu un disposi- tif perfectionné pour donner du mou aux fils dans une machine pour fabriquer du tissu métallique, machine comportant des séries de retordoirs auxquels les fils, disposés généralement côte côte, sont amenés fils, disposés généralement cote côte, sont amenés
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pour être tordus ensemble et former le tissu, des guides amenant les fils dans les retordoirs et des moyens étant prévus pour interrompre l'action du dispositif qui donne le mou en des points espacés afin de laisser une voie de passage aux fils "droits", c'est-à-dire aux fils qui ne doivent pas être tordus et auxquels on ne donne aucun mou . Les fils droits peuvent être des fils de lisière sur les bords du tissu métallique fabriqué par la machine .
Un fil de lisière n'est tordu autour d'un fil adjacent que par les retordoirs de séries alternées, le fil métallique étant droit, dans la direction de la longueur du tissu, entre torsions. Par conséquent, le fil droit ne doit présenter aucun mou dans ces séries de retordoirs où il ne doit pas être tordu. Le dispositif perfectionné pour donner du mou offre aux fils droits la possibilité d'un passage direct entre deux torsions effectuées par des séries alternées de retordoirs.
Le dispositif pour donner du mou engage les fils entre les séries de retordoirs pour donner du mou à ces fils avant qu'ils soient tordus par un retordoir adjacent, et il comporte des évidements espacés pour recevoir le fil afin de ménager des passages aux fils droits qui ne sont pas tordus, de telle sorte qu'aucun mou n'est laissé aux fils droit s Chaque rouleau de tissu présente des fils droits de lisière sur ses bords;
on peut aussi intercaler des fils droits dans le tissu à des emplacements désirés dans le sens transversal du tissu On utilise de préférence un tambour portant autour de sa périphérie, à des inter- valles égaux, des bossages disposés dans un plan radial et dont les extrémités extérieures sont paral-
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lèles à l'axe du tambour pour engager les fils entre les séries de retordoirs et donner du mou à ceux de ces fils qui doivent être tordus.
Le dispositif pour donner du mou peut comporter des sections disposées bout à bout et adjacentes,écar- tées pour laisser des voies de passage aux fils "droits" qui ne sont pas tordus afin qu'il n'y ait pas de mou dans ces fils droits.
On prend, de préférence, un arbre tourillonné généralement disposé parallèlement aux séries de retor- doirs, et l'on agence sur cet arbre des manchons qui peuvent tourner avec lui et qui sont munis de bossages pour engager les fils entre les séries de retordoirs afin de donner du mou aux fils qui doivent être tordus.
Lorsqu'un tambour possède des moyens pour donner du mou, il comporte, de préférence, sur sa surface, des fentes longitudinales équidistantes et, dans ces fentes, des organes pour tirer du mou en prenant les fils entre les séries de retordoirs.
Les moyens pour donner du mou peuvent se présenter sous la forme de lames disposées dans des fentes portées par un dispositif tel qu'un tambour rotatif, lesdites lames faisant saillie radialement vers l'exté- rieur pour engager les fils entre les séries de retor- doirs ; les lames peuvent être maintenues en place par des dispositifs de fixation situés entre les lames.
Chaque dispositif de fixation peut être engagé en prise avec les lames situées sur chacun de ses deux côtés.
Dans une machine à fabriquer du tissu métallique, l'ordre dans lequel les filâ tordre ensemble entrent dans cha- que retordoir doit être régulier et uniforme, afin que le tissu obtenu soit plat et présente un aspect
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uniforme et régulier. Dans quelques machines pour former un tissu à mailles hexagonales, des rangées alternées de retordoirs tournent dans des directions opposées pour effectuer la torsion des fils. Dans la machine représentée au dessin annexé, tous les retor- doirs tournent dans un même sens pour effectuer la torsion des fils. Pour obtenir une uniformité sur toute la surface du tissu, un fil ayant une orientation prédéterminée doit entrer le premier dans chaque re- tordoir.
On a prévu.' des moyens très simples mais cependant très efficaces pour assurer l'entrée des fils dans chaque retordoir dans l'ordre désiré.
Conformément à l'invention, on munit une machine à fabriquer du tissu métallique ayant des séries de retordoirs auxquels sont amenés des fils disposés généralement côte à côte pour tordre ces fils ensem- ble, et possédant des guides pour diriger les fils dans les retordoirs, d'un dispositif retardateur sur un côté d'un retordoir afin de retarder l'entrée dans là retordoir de l'un des fils entrant dans le retordoir et d'assurer l'entrée d'un autre fil avant ledit fil retardé. Les retordoirs ici décrits sont du type à gorge et les guides sont adjacents aux côtés des gorges.
Le dispositif retardateur peut être placé sur un côté d'une gorge de retordoir pour retarder l'entrée dans ce retordoir d'un fil dirigé dans ce retordoir par un guide en vue d'assurer l'entrée dans la gorge du retordoir, en avant du fil d'un fil dirigé par le guide opposé dans la gore du retordoir.
On peut aussi agencer des moyens que l'on dispose sur le passage d'un fil dirigé dans la gorge du retor- doir par l'un des guides pour différer momentanément l'entrée de ce fil dans la gorge du retordoir. Le
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dispositif retardateur de l'entrée de fil peut faire partie intégrante des retordoirs* On prévoit, de préférence , un dispositif formant une partie du retordoir et l'on place ce dispositif sur le passage d'un fil dirigé par l'un des guides dans la gorge du retordoir afin de différer momentanément l'entrée de ce fil dans la gorge et d'assurer préalablement l'entrée d'un fil amené dans la gorge du retordoir par le guide opposé.
On peut former les gorges des retordoirs pour que, d'un côté, elles soient relativement ouvertes et, du côté opposé, relativement restreintes ; de telle sorte qu'un fil aliéné dans la gorge par un guide du premier côté mentionné s'abaissera dans la gorge davantage, qu'un fil amené dans la gorge du retordoir par le guide situé du côté opposé.
Les retordoirs peuvent être conformés comme des engrenages mus par des crémaillères ayant une direction générale parallèle aux séries de rangées de retordoirs.
Chaque pignon de retordoir peut être muni, sur un des côtés de la gorge, d'un dispositif retardateur d'en- trée de fil faisant partie intégrante de ce pignon, dans le but ci-dess us expliqué.
On dispose, de préférence sur le passa ;: des fils amenés dans la gorge d'un retordoir, un dispositif de chaque côté de ce dernier, le dispositif situé d'un côté de la gorge comprenant une surface qui s'étend davantage dans le sens transversal de la gorge que ce n'est le cas pour l'autre dispositif relativement à l'autre côté de la gorge, de manière à assurer l'entrée d'un fil sur cet autre côté de la gorge avec une avance sur l'entrée d'un fil dirigé simultanément
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dans la gorge du premier côté mentionné.
La partie intérieure de chaque groge de retordoir peut avoir une dimension transversale inférieure à deux fois le diamètre du fil à tordre, mais l'entrée de la gorge doit avoir une dimension transversale plus grande que deux fois ce même diamètre, l'entrée de la gorge présentant des surfaces inclinées depuis la plus grande dimension transversale jusqu'à la plus petite dimen- sion transversale à l'intérieur de la gorge, la forme inclinée étant plus accentuée du côté de l'entrée que du côté opposé.
Les fils utilisés pour fabriquer du tissu métalli- que avec une machine du type précité sont délivrés à cette machine à partir de bobines disposées à proximi- té. Pour une machine large, on utilise plusieurs bobi- nes. Par exemple, une machine capable de produire un tissu ayant jusqu'à 2m,05 de largeur, on utilise jusqu'à cent ciqueante-six fils différents dont chacun est déroulé d'une bobine . Avec un nombre élevé de bobines, il est naturellement nécessaire que quelques- unes d'entre elles soient disposées relativement loin de la machine, et il convient d'utiliser des moyens de guidage pour amener chaque fil à l'emplacement voulu dans la machine . Il en résulte qu'il faut une traction plus grande pour amener certains fils que pour en amener d'autres dans la machine .
Il est important que les fils soient amenés aux retordoirs dans des conditions uniformes de tension et que chaque fil avance vers le mécanisme de torsion à une vitesse en corrélation convenable avec la vitesse à laquelle ce mécanisme entraîne le fil.
On a déjà proposé d'utiliser, pour amener les fils à un mécanisme retordeur, un dispositif capable d'amener les fils à une vitesse légèrement plus grande @
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que celle à laquelle ils sont repris par le mécanisme retordeur ; on voulait ainsi provoquer une espèce de glissement entre le dispositif d'alimentation et les fils repris par le mécanisme à une vitesse moins grande que leur vitesse d'amenée . Un tel dispositif d'alimentation n'a cependant pas donné pleine satis- faction et, l'arrivée des fils étant trop rapide,la mécanisme retordeur est suralimenté et il en résulte des irrégularités du produit fabriqué et même, éven- tuellement, un embrouillage des fils dans la machine.
Conformément à l'invention, on a prévu des moyens pour empêcher l'excès d'alimentation en fils vers le mécanisme retordeur. On prévoit, dans une machine desti née à fabriquer du tissu métallique, un dispositif retordeur auquel sont envoyés les fils disposés d'une manière générale côte à côte , en vue de tordre les fias ensemble et de faire le tissu, ainsi qu'un dispositif pour tirer le fil à partir d'une source d'approvisionnement et pour l'envoyer au dispositif retordeur ;
un dispositif chargé d'éviter la suralimen- tation en fil, placé entre le dispositif de traction et le dispositif d'alimentation d'une part , et le dispositif retordeur d'autre part, qui engage le fil pour s'opposer à l'envoi de ce dernier sous l'action du dispositif de traction et d'alimentation lorsque le fil tend à arriver vers le dispositif retordeur plus rapidement qu'il n'est pris par ce dispositif.
Le dispositif d'alimentation fonctionne de préférence d'une manière continue en même temps que la machine, et le dispositif qui empêche une alimentation exagérée intervient pour obliger le fil à rester stationnaire ou à être amené au dispositif de retrodage à une vites-
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se moins grande que la vitesse à laquelle le disposi- tif d'alimentation tend à fournir ce fil, et cela chaque fois que le dispositif d'alimentation tend à donner au fil une vitesse plus grande que celle à la- quelle ce fil est repris par le dispositif de retorda- ge.
Le dispositif préventif d'une amenée exagérée des fils peut exercer une tension vers l'arrière pour contrecarrer la vitesse à l'amenée du fil-au dispositif qui le met en oeuvre, vitesse d'amenée plus rapide que la vitesse à laquelle ce fil est pris par le dispositif de mise en oeuvre.
Les moyens de mise en oeuvre du fil et les moyens pour faire progresser le fil à partir d'une source d'approvisionnement jusqu'auxdits premiers moyens peu- vent être entraînés positivement à des vitesses rela- tives telles, que les moyens d'amenée du fil tendent à faire avancer ce fil vers les moyens de mise en oeuvre à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse à laquelle ce fil est repris par les moyens de mise en oeuvre, tandis que le dispositif qui prévient la suralimentation est disposé entre les moyens de mise en oeuvre et les moyens d'amenée du fil, ce dispositif exerçant vers l'arrière une tension sur le fil de manière à provoquer un léger glissement entre le fil et le dispositif d'avance,
en sorte que les moyens d'amenée qui approvisionnent de fil les moyens de mise en oeuvre répondent à chaque instant à la demande des moyens de mise en oeuvre, mais sans qu'il v ait relâ- chement de tension entre les moyens d'avancement et les moyens de mise en oeuvre.
Les moyens pour approvisionner le fil peuvent être constitués par un cabestan. Les moyens pour la mise en
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oeuvre du fil et le cabestan peuvent tous deux être entraînés positivement à des vitesses relatives telles que le cabestan tend à approvisionner en fil les moyens de mise en oeuvre à une vitesse légèrement plus grande que la vitesse à laquelle ces moyens de mise en ocuvre prennent le fil.
Le dispositif préven- tif d'une suralimentation peut être disposé entre le cabestan et les moyens de mise en oeuvre et exercer une traction sur le fil de manière qu'il se produise un léger glissement entre le fil et le cabestan , et que ce fil soit amené à tout moment aux moyens de mise en oeuvre à la vitesse approximative à laquelle ce dis- positif de mise en oeuvre prend le fil sans qu'il y ai-t formation de mou entre le cabestan et lesdits moyens.
Le dispositif préventif de suralimentation peut être placé relativement près du cabestan et peut entraîner le fil par friction, de sorte qu'il n'y ait pas de mou dans le fil entre ce dispositif et les moyens de mise en oeuvre du fil, la tendance du cabest à approvisionner le fil à une plus grande vitesse que celle à laquelle il est repris par le dispositif de mise en oeuvre étant contre-balancée par le léger glissement entre le fil et le cabestan.
On agence les moyens destinés à donner du mou aux fils de telle façon qu'on puisse avancer ou écarter lesdits moyens des 'séries de retordoirs ou des moyens de mise en oeuvre des fils, de telle manière que les positions relatives des moyens de mise en oeuvre pour former du mou puissent être réglées tout en maintenant entre une orientation relative prédéterminée. On peut ménager plusieurs supports pour les moyens de forma- tion du mou et on -peut utiliser les moyens pour mou- voir en synchronisme ces supports, de manière à rappro-
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cher ou à écarter les moyens de formation du mou des moyens de mise en oeuvre.
On utilise de préférence un dispositif de contrôle unique et une connexion entre ce dispositif et les supports pour obtenir leur mouvement en synchronisme sous l'action du dis- positif de contrôle.
Quand les moyens de formation du mou sont rotatifs, ils peuvent être montés sur deux paliers convenablement espacés et, de préférence, au voisinage de leurs extrémités respectives; un/dispositif de contrôle unique peut être utilisé pour déplacer en synchronisme les paliers au moyen de connexions ap- propriées, relativement aux moyens de mise en oeuvre des fils. Un arbre de commande peut être prévu pour les moyens de formation du mou, ledit arbre étant sensiblement coaxial à Ces moyens, et une liaison flexible peut être utilisée entra l'arbre de commande et lesdits moyens pour permettre leur entraînement,lors- qu'ils occupent des positions différentes relativement aux moyens de mise en oeuvre des fils.
Un arbre peut être disposé sensiblement le long des moyens de formation du mou,. et des connexions peuvent être utilisées entre cet arbre et les supports desdits moyens, de telle sorte qu'en faisant déplacer cet arbre, les supports sont rapprochés ou éloignés en synchronisme des moyens de mise en oeuvre pour modifier ou maintenir dans une position prédéterminée l'orienta- tion relative des moyens de formation du mou et des moyens de mise en oeuvre. Des moyens peuvent être prévus aux deux extrémités de l'arbre précité pour mesurer son déplacement .
On dispose en-outre des moyens pour envaser un fil avant son entrée dans un retordoir et pour faire
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dévier ce fil de son passage normal afin de changer son angle d'entrée dans le retordoir et provoquer ainsi l'entrée préalable dans le retordoir d'un autre fil.
De tels moyens sont spécialement utiles pour assurer une torsion uniforme sur les bords d'une bande tissée par la machine. Pour des raisons qui sont pleinement exposées ci-après, on prévoit des moyens qui entrent en jeu sur une lisière seulement d'une bande en cours de lissage afin d'engager un fil de lisière dans un retordoir et de dévier le fil de son thajet normal, de manière à changer son angle d'entrée dans le retor- doir, et de provoquer de cette manière l'entrée préala- ble d'un autre fil dans le retordoir.
Des moyens de guidage peuvent être prévus pour guider les fils dans les retordoirs, moyens agencés de telle manière que, lors du tissage d'une bande, un fil de lisière entre dans un retordoir avant un fil de maille et que, du côté opposé de la bande, un fil de maille entre dans le retordoir avant un fil de lisière .
La description de certains modes de réalisation préférés fera ressortir d'autres objets et particulari- tés de l'invention, et montrera d'autres avantages.
Ces modes de réalisation sont représentés sur le dessin annexé, sur lequel :
La figure lA est une vue schématique partielle en plan d'une machine pour Fabriquer du tissu métalli- que.
La figure 1B est une vue partielle en élévation correspondant à la figure 1A.
Les figures 2A et 2B , qui se complètent suivant la ligne de raccord X-X, montrent une portion de la machine vue en plan à une plus grande échelle, avec son
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dispositif d'entraînement .
La figure 3 est une vue partielle en élévation de face d'une partie de la machine.
La figure 4 est une vue partielle à plus grande échelle correspondant à une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3.
La figure 5 est une coupe partielle de la machine suivant la ligne V-V de la figure 4.
La figure 6 est une coupe verticale partielle à plus grande échelle d'une partie de la machine sui- vant la ligne VI-VI de la figure 2A.
La figure 7 est une coupe à plus grande échelle' à travers une partie du tambour de retordoirs et du mécanisme de retordoir, faite suivant la ligne VII-VII de la figure 2A.
La figure 8 est une vue en élévation à une échelle encore plus grande d'une partie du tambour de retor- doirs.
La figure 9 est une coupe partielle prise sur la ligne IX-IX de la figure 8.
La figure 10 est une vue de face à très grande échelle d'un pignon de retordoir.
La figure 11 est une coupe suivant la ligne XI/XI de la figure 10.
La figure 12 est une vue en plan d'un pignon de retordoir représenté sur la figure 10.
La figure 13 est une coupe suivant la ligne XIII-XIII de la figure 10.
La figure 14 est une vue en élévation en bout de l'une des séries de manchons dans lesquels sont montées les lames pour 1 'amenée des fils dans les re- tordoirs.
La figure 15 est une vue en coupe prise suivant la ligne XV-XV de la figure 14.
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La figure 16 est une coupe transversale montrant l'un des manchons avec les lames approvisionneuses mises en/place.
La figure 17 est une vue d'une face d'une lame approvisionneuse.
La figure 18 est une vue en bout avec coupe partielle de la lame représentée sur la figure 17.
La figure 19 est une coupe suivant la ligne XIX-XIX de la figure 17.
La figure 20 est une vue de face d'une plaque de garde ou de maintien.
La figure 21 est une vue de côté de la plaque de la figure 20.
En se référant au dessin, et plus particulière- ment pour débuter aux figures 1A et 1B, on a représen- té une machine pour fabriquer du tissu métallique possédant un tambour de retordage 2 contenant des séries de retordoirs dans lesquels les fils amenés au tambour sont tordus ensemble pour fabriquer le tissu, possédant une roue d'alimentation 3, un mécanis- me 4 pour enlever le tissu du tambour 2, et une bobine 5 sur laquelle le tissu est enroulé pour former un rouleau .
La machine représentée est adaptée pour fabriquer un tissu à mailles hexagonales de 25 envi- ron. , quelquefois désigné sous le nom de treillage pour basse-cour, dans une largeur maximum de 1m,8288; la largeur de la machine elle-même est supérieure à cette largeur afin de permettre la fabrication simul- tanée de plusieurs bandes de tissu dont la largeur totale atteigne 1,8288 tout en laissant un espace entre les bandes voisines.
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La machine peut exécuter une bande unique de tissu de la largeur totale précitée ou une bande uni- que de moindre largeur, ou bien elle peut exécuter simultanément plusieurs bandes comme il est indiqué ci-dessus. Lorsqu'on exécute une seule bande ayant la largeur totale maximum précitée, on utilise 144 fils de mailles et 4 fils de lisière (2 fils de lisière pour chaque côté), ce qui fait au total 148 fils ; lorsqu'on exécute une bande unique de tissu ayant une largeur de Or1,6095, on utilise 48 fils de mailles et 4 fils de lisière (2 fils de lisière pour chaque côté), ce qui fait au total 52 fils.
Lorsqu'on fabrique simul- tanément trois bandes de tissu d'une largeur individuel- le de 0m,6096, on utilise trois fois 52 fils, soit 156 fils . Chaque fil est disposé sur une bobine 6 portée par un dévidoir vertical 7 monté sur le plancher près de la machine . Les dévidoirs sont disposés en 26 rangées de chacune 6 dévidoirs. Pour plus de clarté, on a représenté sur les figures 1A et 1B seulement quelques rangées de dévidoirs; dans le même butw on a omis de représenter Quelques-uns des fils sur la figure lA, mais il est bien entendu que, lorsqu'on fabrique simultanément trois bandes de tissu ayant chacune Om,6096, on utilise 156 dévidoirs.
On a désigné par 8 les fils individuels qui passent dans la machine . Chaque fil va de son dévidoir à un dispositif de contrôle de tension 9 disposé à proximité du moulin dévidoir, puis le fil passe ensuite par les poulies 10'et 11 jusqu'à un cabestan approvisionneur 12 . Le cabestan 12 est entraîné dans le sens des aiguilles d'une montre si l'on considère la figure 1B et chaque fil fait au moins un tor autour de ce
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cabestan.
De préférence, le cabestan 12 est muni de rainures à raison d'une pour chaque fil, de telle sorte qu'il n'entraîne pas seulement les fils, mais les maintient en position relative convenable.Le cabestan 12 présente la particularité d'entraîner le fil lorsque celui-ci est suffisamment serré autour de lui, mais si le fil est lâche sur le cabestan, ce der- nier tourne à l'intérieur du fil qui n'avance pas. partir du cabestan 12, les fils 8 passent autour d'une poulie 13 ; les fils de maille passent directement de la poulie 13 au tambour 2 de retordage, tandis que certains des fils droits passent de la poulie 13 autour des poulies 14 et 15 jusqu'au tambour 2 de retordage (voir figures 4 et 6) pour une raison qui va être expliquée .
Les fils 8 sont tordus ensemble au tambour de retordage pour former le tissu métallique .Le tissu est repris du tambour par un mécanisme de reprise 4 d'où il passe entre des rouleaux 16 supérieurs qui le pincent et l'entraînent pour le délivrer dans une caisse intermédiaire de stockage provisoire 17 d'où il est tira par des poulies 18 pour être enroulé sur la bobine . Lorsqu'on a obtenu un rouleau de la dimension désirée sur la bobine 5, le tissu est coupé, on enlève le rouleau et un nouveau rouleau est mis en route . La quantité en réserve dans la caisse de stockage permet une marche continue de la machine à fabriquer le tissu en dépit de l'enlèvement périodi- que des rouleaux qui constituent une opération inter- mittente.
Le tambour de retordage 2 possède un certain nombre de rainures longitudinales radiales 19 (48 ont été représentées, voir figure 9) entre chacune
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desquelles sont percés et taraudés des trous 20, ces trous étant séparés par des intervalles convena- bles et aménagés pour recevoir des vis de fixation.
Dans chaque rainure 19 sont disposées, contre les parois opposées, des p la ques opposées 21 qui s'éten- dent dans le sens longitudinal du tambour de retorda- ge. Chaque plaque présente un épaulèrent intérieur 22 et une série de décrochements internes 23 qui pré- sentent une inclinaison vers l'intérieur jusqu'à une profondeur maximum correspondant à l'épaulement 24 extérieur. Les plaques 21 sont réunies dans leur partie extérieure cornue il est représenté en 25, et elles présentent des évidements circulaires 26 oppo- sés (voir figure 8) dans lesquels tournent les pignons 27 de retordoirs.
Une entretoise 28 est disposée dans chacune des rainures 19 entre les parties des plaques 21 qui sont disposées en dessous des épaulements inté- rieurs 22,de manière à maintenir en position convena- ble relative les plaques 21. Les plaques 21 sont te- nues en place sur le tambour 2 par les vis 29 qui , coopèrent avec des plaques de garde ou de maintien 30.
Chaque plaque 30 prend appui sur les épaulements 24 extérieurs de la plaque 21 sur les côtés opposés de cella-ci. La façon dont les plaques 21 sont assemblées et tenues en place sur le tambour de retordage 2 est clairement indiquée sur la figure 9.
Entre les plaques 21 de chaque paire de ces pla- ques coppeérant entre elles et extérieurement à l'entretoi- se de calage 28, est disposée uns crémaillère 31 en prise avec tous les pignons 27 de retordoirs, pignons tournant dans cette paire de plaques 21. Chaque cré- maillère est adaptée pour se mouvoir dans le sens
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longitudinal du taubour de retordoirs et, dans ce mouve- ment, fait tourner tous les retordoirs d'une série de retordoirs pour tordre les fils disposés dans les gorges de ces retordoirs. Chaque crémaillère 31 porte à chaque extrémité un galet-guide 32 qui suit une came fixe 33, deux cames 33 complémentaires étant situées à chaque extrémité de la machine .
Lorsque le tambour 2 de retorda- ge tourne, les crémaillères 31 font un continuel mouvement alternatif dans une direction parallèle à l'axe du tambour sous l'action des cames 33 fixes. Les cames 33 sont bou- lonnées sur le châssis 34 par des boulons 35. Le tambour 2 de retordage est entraîné par un arbre 36.
Comme il a été (indiqué ci-dessus, tous les retor- doirs de la machine décrite tournent dans le même sens pour tordre les fils passant dans cette machine. Deux fils passent dans la gorge de chaque retordoir,sur quoi celui-ci est tourné sous l'action du mouvement longitudi- nal de la crémaillère en prise avec lui, et qui se déplace par le fait que le tambour de retordage tourne.
Chaque retordoir peut tourner d'un nombre désiré de tours,par exemple de trois, pour tordre les fils disposés dans sa sorge, après quoi, les fils tordus peuvent être tirés de la gorge du retordoir qui peut revenir dans sa position d'origine où il est prêt à recevoir à nouveau deux fils pour répéter le cycle d'opérations à raison d'un cycle pour c haque tour du tambour 2 de retordage.
Les arêtes extérieures des plaques 21 sont dentelées comme le montre la figure 8. Ces dentelures forment des gui des 37 courbes adjacents à chaque retordoir, de manière à guider les fils amenés dans la gorge dudit retor doir.
Entre les retordoirs supportés par elles, les plaques 21 présentent des fentes -}3 pour les fils "droits" tels que les fils de lisière qui passent directement suivant la
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longueur du tissu, et sont tordus seulement par des retordoirs de séries alternées.
Les retordoirs de séries successives sont étagés, c'est-à-dire que ceux de la seconde série sont disposés en face des fentes 38 qui sont au milieu entre les retordoirs de la première série, tandis que les retordoirs de la troisième, cinquième, septième, etc.., série sont en alignement circonféren- tiel avec ceux de la première série, et les retordoirs de la quatrième, sixième, huitiène, etc.., série sont en alignement circonférentiel avec ceux de la seconde série.
Chacun des guides 37 est courbé de telle sorte qu'à son extrémité il est disposé pour guider un fil occupant une position prédéterminée dans son retordoir, tandis qu'un guide similaire pour un retordoir adjacent de la série suivante guidera le même fil dans son retor- doir. Par conséquent, les guides 37 guident les fils dans un retordoir de chaque série de retordoirs lorsque le tambour de retordage tourne, chaque fil étant mû laté- ralement à partir d'un retordoir d'une série vers l'un de ceux de la série suivante, puis à nouveau remis dans son alignement primitif. Mais puisque les deux fils dans chaque retordoir sont tordus ensemble, il en résul- te la fabrication d'un tissu métallique de structure généralement hexagonale, comme il est connu dans cette technique .
Les plaques 21 peuvent s'étendre sur toute la lon- gueur du tambour de retordage, ou bien elles peuvent être constituées par sections comme il est indiqué sur la figure 5. Si elles sont constituées par sections, ces sections ont leurs extrémités qui butent entre elles et forment effectivement. une plaque continue qui s'étend d'une extrémité à l'autre du tambour.
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On donne du mou aux fils par la roue d'alimenta- tion 3 afin de permettre la formation des tors ions. La roue d'alimentation 3 comporte un arbre creux 39 conduit par un arbre 40 sur lequel sont enfilés des manchons 41 coaxiaux à cet arbre et butant l'un contre l'autre.
L'arbre 39 porte une clavette 42. et chaque manchon 41 présente une rainure de clavette 43 recevant la clavette 42, ce qui évite toute rotation relative du manchon par rapport à l'arbr e . Lorsque les manchons 41 sont en position convenable sur l'arbre 39, ils sont maintenus en place par des vis de serrage 44 vissées dans des trous 45 percés) et taraudés dans les manchons et dont les extrémités intérieures recoupent la rainure de clavette 43.
Chaque manchon a un certain nombre de rainures radiales 46 dont trente-deux sont représentées sur la figure 14. Chaque manchon 51 présente une partie cylin- drique en retrait 47 relativement longue, et une partie cylindrique en retrait 48 relativement étroite découpée adjacente à chaque face de manière à obtenir un profil en gradins comme il est indiqué dans la figure 15. On perce et taraude des trous 49 sur chacune des portées cylindriques 47, chaque manchon étant percé de deux séries de trous 49 disposés suivant une circonférence, les différents trous étant disposés au milieu de l'inter- valle qui sépare les rainures 46.
Dans chaque rainure 46, on place une lame d'alimen- tation 50 ayant, le plus souvent, la forme d'une plaque présentant sur ses faces terminales deux évidements es biseau 52 terminés par un épaulement extérieur 53. Quand les lames 50 sont en place dans les rainures 46, on visse les vis 54 dans les trous 49, chaque vis passant à travers une plaquette d'arrêt 55 qui prend appui contre
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les; épaulements 53 des lames d'alimentation de chaque côté de celles-ci, de sorte que ces lames sont mainte- nues fixes par rapport aux manchons . Cependant, les lames sont plus courtes que les manchons, la longueur de chaque lane étant celle du manchon diminuée de la somme des dimensions axiales des parties cylindriques 48.
Par conséquent, lorsque les manchons 41 sont assem- blés bout à bout sur l'arbre 39. il reste des intervalles 56 entre les extrémités adjacentes des lames.
Les arbres 36 et 40 sont entraînés dans des direc- tions opposées à des vitesses telles que chaque lame d'une série longitudinale de lames 50 se meut entre deux jeux adjacents de retordoirs lorsque la machine fonctionne comme il est représenté aux figures 4 et 6. Le but des lames 50 est de donner du mou aux fils pour permettre le tordage des fils ensemble, le mou étant repris dans le tordage quand le tambour de retordage et la roue d'ali- mentation tournent.
Les fils "droits" , tels que les fils de lisière, passent dans les fentes 56 quand ils ne doivent pas être tordus par un retordoir voisin, de telle sorte que leur tension n'est pas relâchée . On peut obtenir un nombre quelconque désiré de fils "droits" en donnant aux manchons 41 une longueur convenable ,car la longueur des manchons détermine l'espacement des fen- tes 56. Les lames 50 peuvent être remplacées en démontant les boulons 54. Les manchons 41 peuvent être enlevés de l'arbre 39 en enlevant les vis de blocage 44.
Les manchons et lames représentés sur la figure 5 sont légèrement différents de ceux représentés sur les figures 14 à 19 incluse . Tandis que, dans la figure 16 deux vis 54 prennent chacun des côtés de chaque lame 50, une seule vis 54' saisit chaque côté de chaque lame ayant
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la forme représentée à la figure 5, la vis 54' étant disposée au centre de la lame.
La roue d'alimentation 3 est tourillonnée dans des porte-paliers 57 à chacune de ses extrémités, chacun de ces porte-paliers pouvant coulisser horizontalement dans des guides 58 portés sur le bâti, en s'approchant ou s'éloignant du tambour 2 de retordage Chaque porte-palier 57 porte une vis 59 horizontale montée fixe sur ce porte-palier et est vissée dans un écrou 60 tourillonnée en 6l pour pouvoir tourner dans le bâti.
Une vis sans fin 62 fait corps avec l'écrou 60; cette vis 62 est en prise avec une vis sans fin 63 clavetée à un arbre 64. Il y a deux arbres 64, l'un à chaque extrémité de la machine . Chaque arbre 64 porte un volant à main 65 servant à le faire tourner. Les deux arbres 64 sont reliés par des accouplements 66 à un arbre 67, de telle sorte que la rotation de l'un ou l'autre desvolants 65 fait tourner les arbres 64 en synchro- nisme. La rotation de ces arbres fait tourner les vis 63 et ces vis, en prise avec les roues 62, entraînant la rotation des écrous 60.
Mais puisque les écrous 60 sont tourillonnés dans le bâti, leur rotation fait mouvoir les paliers 57 le long des guides 58 en les rap- prochant ou les éloignant du tambour de retordage 2, suivant le sens de rotation des arbres 64 et 67. De cette façon , on peut régler la position de la roue d'alimentation relativement au tambour 2, en maintenant une orientation relative prédéterminée entre la roue d'alimentation et ledit tambour. L'arbre 40, qui entrai- ne l'arbre 39, est relié à celui-ci par l'intermédiaire d'un joint d'accouplement universel flexible 68 qui permet le réglage de-la position de la roue d'alimenta-
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tion comme il a été décrit. L'amplitude de mouvement nécessaire pour ce réglage est très faible.
Comme il a été expliqué ci-dessus, il est impor- tant, au point de vue de l'uniformité etde la bonne qualité du tissu, que l'un des fils prédéterminé des deux fils qui entrent dans chaque retordoir, pénètre dans ce retordoir le premier. Les fils pénètrent dans la gorge de retordoir quand le pignon de retordoir se trouve dans la position représentée, pour les pignons 27 de retordoirs sur la figure 8 c'est-à-dire lorsque la gorge du retordoir, désignée généralement par 69, est ouverte vers l'extérieur entre les guides 37 correspondants. Lorsque la machine fonctionne, deux fils pénètrent dans la gorge 69, et chaque fil se déplace vers le'bas dans la gorge le long de chacun des guides opposés 37.
Afin de faire entrer le premier le fil convenable, on utilise un dispositif retarda- teur qui, dans le mode de réalisation représenté, fait partie intégrante des pignons de retordoirs. La gorge 69 de chaque pignon de retordoir présente, dans le fond, une partie 70 de dimension transversale uniforme et moins grande que deux fois le diamètre du fil utilisé, tandis que l'entrée 71 va en s'évasant à partir de la partie 70 et vers l'extérieur jusqu'à une dimen- sion transversale beaucoup plus grande . L'entrée de la gorge est formée par deux surfaces inclinées 72 et 73. Ces surfaces ont des inclinaisons différentes, la surface 73 étant plus inclinée, tandis que la surface 72 est moins inclinée .
Il en résulte que, lorsque les deux fils se déplacent vers le bas de l'entrée de la gorge, chacun étant guidé par l'un des côtés de la gorge, le fil qui, vient en contact avec la surface 73 se déplacera relativement vite sans être gêné vers le
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bas jusque dans le fond de la partie 70 de la gorge, tandis que le fil qui s'engage eontre la surface 72 subi- ra un retard momentané et, par conséquent, pénétrera dans la partie 70 du fond de la gorge après l'autre fil.
Grâce cette organisation, on assure l'entrée, dans la gorge de chaque roue de retordoir, d'un fil prédétermine avant l'entrée de l'autre fil. es fils descendent dans le fond de la partie 70 de la gorge jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à proximité de l'axe de rotation du pignon de retordage - Puisque la partie 70 de la gorge présente une dimension transversale infé- rieure à deux fois le diamètre du fil, la rotation du pignon de retordoir assure le tordage des fils l'un autour de l'autre . Ce tordage, comme il est expliqué ci-dessus, s'effectue lors de la rotation du tambour, les cames fixes 33 obligeant les crémaillères 31 à faire tourner successivement les séries respectives de retordoirs.
Après que deux fils dans chaque retordoir ont été ainsi tordus, le retordoir s'arrête, sa gorge étant ouverte vers l'extérieur, et les fils tordus sont éjectés du retordoir par le premier cylindre détacheur 4. Le tissu passe autour des cylindres détacheurs 4 et est entraîné et délivré comme il a été expliqué ci- dessus. Comme on l'a déjà indiqué, il est préférable d'avoir un double fil de lisière sur chaque bord de la bande de tissu métallique . Afin que le tissu reste uniforme, il doit. y avoir le même nombre de torsions sur les lisières sur chaque bord de tissu ; le cas d'une machine pour une maille hexagonale de 25' 4, les retordoirs peuvent faire deux tours complets pour chaque opération de retordage.
A l'effet d'obtenir des torsions égales sur les deux bords du tissu, les fils
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de lisières doivent entrer dans les retordoirs en avant par rapport aux fils de maille sur un bord du tissu, et le fil de maille doit entrer dans les retordoirs en avance sur les fils de lisière sur le bord opposé du tissu. Pour' montrer la raison de cette organisation, on supposera que les retordoirs tournent dans le sens des aiguilles d'une montre pour tordre les fils lors- qu'on regarde dans la direction de l'avance du tissu et qu'on, désire faire deux torsions complètes sur chaque bord.
Si l'on examine maintenant les fils de lisière situés du côté droit de la bande de tissu, en regardant dans la direction de l'avancement de ce tissu, si les deux fils de lisière pénètrent les pre- miers dans les retordoirs avant le fil de maille, le tordage commencera immédiatement au début de la rotation du retordoir, ce qui donnera deux tordages complets.
D'autre part, si le fil de maille pénètre dans les retordoirs avant les fils de lisière, les retordoirs feront un demi-tour avant que le tordage débute, ce qui donnera un tordage et demi au lieu de deux tordages.
En conséquence, sur le côté droit de la machine où l'on désire que les deux fils de lisière entrent dans le retor- doir avant le fil de maille, ces fils de lisière iront directement de la poulie 13 au tambour de retordage. Sur le côté gauche de la machine, en regardant dans la di- rection de l'avance du tissu , les conditions sont opposées et, afin d'obtenir deux retordages complets, le fil de maille doit entrer dans les retordoirs avant les deux fils de lisière -.
Pour obtenir ce résultat,les deux fils de lisière sont conduits par les poulies 14 et 15, de manière à amener ces fils de lisière dans les retordoirs sous un angle tel que le fil de maille ait
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l'occasion de pénétrer avant les fils de lisière.
Si l'on désire obtenir seulement un tordage d'un tour et demi sur chaque lisière de la bande de tissu, on utilisera les poulies 14 et 15 sur le côté opposé de la machine, mais, dans n'importe quel cas,les poulies 14 et 15 sont utilisées pour les -,¯ils de lisière sur un côtéseulement de la bande de tissu et non des deux cotés à la fois lorsqu'on fabrique un tissu dont les deux côtés présentent le même nombre de tordages.
On a déjà mentionné que le cabestan 12 approvision- neur de fils est entraîné continuellement pendant le fonctionnement de la machine, de même que le tambour 2 de retordage . Les vitesses relatives du cabestan et du tambour de retordage sont réglées de telle manière que le cabestan tend à amener le fil au tambour de retordage avec une vitesse légèrement plus grande que celle à laquel le ce tambour de retordage -ne prend le fil. Si le fil était constamment tendu sur le cabestan, il serait amené plus vite qu'il ne peut être repris par le tambour de retordage. Néanmoins, l'alimentation en fils à une vitesse convenable vers le tambour de retordage est assurée grâce à un dispositif préventif de surali- mentation que l'on va décrire maintenant.
Sur le bâti, au moyen de boulons 74, sont fixés des goussets 75, l'un à proximité de chaque extré- mité de la machine . Chaque gousset présente trois trous allongés 76. Des barres rondes 77 sont montées dans ces trous 76 et ajustées en position convenable dans ces trous au moyen de vis de fixation 78, comme on le voit pour la barre médiane représentée sur la figure 4. Les barres 77 sont réglées en position de manière à exercer,par frottement, une légère traction vers
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l'arrière .Elles sont disposées tout près du cabestan 12.
Puisque les barres 77 exercent une légère traction par frottement vers l'arrière sur les fils, il n'y a formation d'aucun mou entre le dispositif préventif de suralimentation et le tambour de retordage. Quand le ca- bestan 12 a tendance à amener les fils par les barres 77 plus vite que ces fils ne sont tirés vers l'avant par le tambour de retordage, le dispositif préventif de sura- limentation, par suite de son contact à friction avec les fils , provoque un léger recul de ceux-ci autour du cabestan et un relâchement suffisant des fils sur le ca- bestan , de sorte que celui-ci tourne relativement à ces fils. Aussitôt que le tambour de retordage tire les fils vers l'avant, ils se trouvent raidis autour du cabestan et ce dernier devient à nouveau opérant pour approvision- ner les fils.
De cette manière, on évite une alimentation exagérée des fils vers la machine et on obtient un tissu plat, uniforme et de bonne qualité en évitant tout em- brouillage des fils dans la machine.
La figure 2B montre schématiquement le dispositif d'entraînement de la machine ; dispositif peut être constitué par un moteur électrique 79 relié par un accou- plement 80 à un réducteur de vitesse à engrenage 81 L'ar- bre conduit 82 du réducteur à engrenage est relié par un accouplement 83 à un train d'engrenages contenus dans un carter 84 à partir duquel les éléments de la machine sont entraînés' .
Il n'a pas été jugé utile de représenter en détail le dispositif de commande d'entraînement, pas plus que d'autres détails qui ne font pas, à proprement parler, partie de l'invention.
Il est bien entendu que l'on peut apporter au mode de réalisation décrit divers changements, perfectionne- ments ou additions, ou remplacer certains dispositifs par
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des dispositifs équivalents, sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Machine à fabriquer du tissu métallique, caractérisée en ce qu'elle comprend des séries de re- tordoirs auxquels les fils, disposés généralement c$te à côte, sont amenés pour tordre les fils ensemble et fabriquer le tissu, des guides pour ramener les fils dans les retordoirs et des moyens pour former du mou dans les fils et permettre le tordage, lesdits moyens étant interrompus en des points espacés pour fournir un passage aux fils "droits" non tordus, de telle sorte qu'aucun mou n'est donné à ces fils droits.