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MECANISME D'ENTRAINEMENT INTERMITTENT POUR FILM CINEMATOGRAPHIQUE
COMPORTANT UNE GRIFFE ARTICULEE SUR UN LEVIER OSCILLANT.
(Inventeur : Jean Thévenaz, Yverdon)
On connaît des mécanismes d'entraînement intermittent d'un film cinématographique, comportant un levier oscillant dans un plan perpendicu- laire au plan de translation du film et à l'extrémité duquel est articulé un bras muni d'une griffe qui, périodiquement, pénètre dans les perfora- tions du film, l'entraîne sur la hauteur d'une image et s'en dégage pour recommencer son cycle opératoire. Les mouvements de la griffe et ceux du levier oscillant peuvent être commandés chacun par une came.
Dans certains de ces mécanismes, surtout quand le levier oscil- lant et le bras porte-griffe se meuvent dans des plans distincts, la griffe risque de vibrer latéralement en s'écartant de son plan d'action, ce qui donne lieu à une composante latérale nuisible dans l'effort d'en- traînement du film, à une usure irrégulière des perforations et à un manque de fixité ou à un mauvais alignement de la griffe, par rapport aux perforations du film.
En outre, il est connu que pour obtenir le maximum de luminosi- té d'un projecteur cinématographique, il est nécessaire d'effectuer le déplacement du film correspondant à la hauteur d'une image, dans le -temps le plus court possible, de manière à réduire au minimum le temps d'obtura- tion du faisceau lumineux. Afin d'éviter des usures prématurées, les per- formances d'un mécanisme donné sont généralement limitées par l'épaisseur des cames qu'il est possible d'obtenir par découpage. En effet, les pres- sions spécifiques au point de contact sont d'autant plus petites que les profils des cames sont plus larges.
La présente invention a pour objet un mécanisme d'entraînement intermittent pour film cinématographique comportant une griffe coopérant avec les perforations du film et portée par un levier actionné par un or- gane de commande dans un mouvement oscillant provoquant l'entraînement du film. Ce mécanisme tend à remédier aux inconvénients cités par le fait que l'organe de commande de l'entraînement est constitué par deux cames de profils identiques fixées dans une même position angulaire sur un arbre
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de part et d'autre d'une came de commande de la pénétration de la griffe dans les perforations du film et par le fait que l'épaisseur de cette came intermédiaire est au moins égale à celle du bras porte-griffe.
Les cames d'entraînement peuvent former avec la came de péné- tration une rainure constituant 'un guide pour le bras de la griffe, au moins durant la 'phase d'entraînement du film.-
Il est avantageux que les cames de commande de l'entraînement présentent, dans chaque plan radial, passant par leur axe de rotation commun des rayons effectifs plus grands que les rayons effectifs corres- pondants de la came de pénétration disposée entre elles, de manière à créer entre les deux cames d'entraînement une rainure constituant un gui- de continu pour le bras de la griffe.
Le levier oscillant pourrait être soumis à un couple de forces réparti de part et d'autre de son axe d'oscillation, et tendant à le main- tenir en contact avec les cames de commande de l'entraînement.
Le bras de la griffe peut être soumis à l'action d'un ressort fixé sur le levier oscillant et tendant à maintenir le bras en contact avec le profil de la came de pénétration.
De préférence le couple de forces est engendré par au moins un ressort de torsion.
Le ressort de torsion peut être constitué par au moins une lame élastique.
De préférence le levier oscillant et le bras de la griffe sont situés dans un plan commun coïncidant avec le plan d'oscillation du levier oscillant.
Lorsque la griffe est engagée dans les perforations du film, les efforts que cette griffe doit fournir pour l'entraînement du film dans son sens normal, du fait de la résistance du film à l'entraînement, peuvent être exercés par l'organe de commande de l'entraînement.
Le dessin annexé montre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution du mécanisme, objet de l'invention.
La fig. 1 représente de façon schématique une forme d'exécution du mécanisme vu en perspective oblique.
La fig. 2 en est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fige 3.
La fig. 3 en est une coupe longitudinale suivant III-III de la fig. 2.
Les fig. 4 et 5 sont des vues de détails à plus grande échelle.
Sur ces figures, Il et G désignent les montants d'un bâti fixe, munis chacun d'un palier 1, 2 dans lesquels tourne un arbre 3,entraîné en rotation continue par un moteur non représenté. L'arbre 1 porte deux cames d'entraînement identiques ¯4 et 5 disposées de part et d'autre d'une came de pénétration 12 et en contact avec un sabot 6 solidaire d'un levier oscillant 1 dont l'axe d'oscillation est fixé au montant G.
A l'extrémité libre du levier oscillant 1 est articulé un bras portant une griffe double 10 prévue pour pénétrer dans deux perfora- tions successives du film F. Les cames d'entraînement et 5, pratique- ment identiques sont fixées coaxialement sur l'arbre 3. dans une même po- sition angulaire. Ces cames sont écartées l'une de l'autre et ménagent entre elles une rainure 11 à bords parallèles au plan d'oscillation du bras porte-griffe. La came 12 présente une épaisseur au moins égale à celle du bras et constitue la came de pénétration 12 actionnant le bras 9.
Pour que les deux cames ¯4, et constituent un guide pour le bras de la griffe, tendant à maintenir ce dernier dans son plan, il est évidem- ment nécessaire que les rayons effectifs de ces deux cames, dans chaque plan radial passant par leur axe de rotation commun, soient toujours plus grands que les rayons effectifs correspondants de la came de pénétra- tion 12. Ainsi une rainure 11 est créée entre les deux cames ± et 1 qui constitue un guide continu pour le bras 2 de la griffe.
Comme représenté au dessin, les deux cames d'entraînement ± et prévues épaisses afin de diminuer dans la mesure du possible la valeur de la pression spécifique de contact du sabot 6, et la came 12 plus mince,
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sont montées sur un tronçon 13 de 1,'arbre,2 et bloquées contre un épaule- ment 14 de cet arbre par un écrou 15. Un prolongement 16 de l'arbre 3. sert de tourillon et tourne dans le palier 2 ménagé dans le montant G du bâti.
Le sabot 6 est maintenu en contact avec les cames d'entraînement ± et 5.par un ressort de torsion 17 dont l'axe est situé dans le prolon- gement de l'axe de pivotement 8 du levier oscillant 7. Ce ressort de tor- sion est constitué par une lame de ressort disposée perpendiculairement au plan d'oscillation du levier 7, et dont une extrémité est encastrée dans un plot cylindrique 18 logé dans un alésage 19 du montant D sur lequel il fait saillie. Le plot 18 est bloqué en position angulaire au moyen d'une vis 20 engagée dans un perçage taraudé du montant D.
Des creusures radiales 21 pratiquées dans le pourtour du plot 18 et dans lesquelles on peut intro- duire l'extrémité d'un outil ou d'une tige, permettent de' choisir et fixer la position angulaire du plot 18 et, par suite, de choisir et fixer la torsion et donc la tension initiale du ressort 17.L'extrémité de la lame 17 éloignée du plot 18, agit sur le levier oscillant 7. A cet effet, elle présente une échancrure 22 arquée au dessus de l'extrémité de l'axe d'os- cillation 8 et formant une fourche dont une branche 23 agit sur un bras de contact 24, et l'autre 25, sur une portée de contact 26 diamétralement opposée au bras 24 et également solidaire du levier oscillant 7.
Lors du montage, le plot 18 est bloqué dans une position angulaire, telle que les branches 23. et 25 du ressort 17 exercent sur le levier oscillant 7 deux forces égales et opposées composant un couple centré sur l'axe d'oscillation 1 et qui tend à maintenir le levier '1 en contact avec le profil des cames ¯4 et 5.
Au-dessous de la portée de contact 26, le levier oscillant 2 comporte une languette recourbée 27 sur laquelle prend appui, par l'une de ses extrémités, une lame élastique 28 maintenue fléchie par un doigt 29, et dont l'autre extrémité 30 agit sur un bec 31 solidaire du bras porte-griffe 9. Par flexion élastique, l'extrémité 30 exerce sur le bec 31 une force excentrée par rapport à l'axe d'articulation 32 reliant le bras 9 de la griffe et le levier oscillant 7. Cette force sollicite le bras 2 à s'appliquer constamment sur la came de pénétration 12.
En examinant le dessin annexé, on constate que le levier oscil- lant et le bras .9 de la griffe 10 ont un plan de symétrie commun, qui est le plan d'oscillation du levier oscillant. En conséquence, les for- ces et réactions agissant sur les organes du mécanisme sont également situées dans ce même plan, qui contient le couple de rappel engendré par le ressort de torsion 17.
Le levier oscillant 7 est fixé par des rivets 33 sur une bri- de périphérique 34 d'une douille antifriction 35 tournant librement sur l'axe d'oscillation 8 encastrée par sa .partie renforcée 36 dans le mon- tant G du bâti. Un chapeau 37 vissé dans l'axe 8, retient la douille sur le dit axe.
Le profil des cames d'entraînement ± et 2 est déterminé de manière que les vitesses communiquées au levier oscillant 7 et, par suite au bras 9 de la griffe 10 soient progressives etque les oscillations du levier oscillant soient séparées par des temps d'arrêt. La came de péné- tration 12 agit directement sur une portée de contact dorsale 38 du bras 9 de la griffe dont les mouvements de pénétration dans les perforations du film et de dégagement hors de celles-ci, s'accomplissent approximati- vement lors de l'inversion du sens du déplacement du levier oscillant.
En outre; la partie du profil de la came 12 se trouvant en contact avec la portée .la pendant que s'accomplit le mouvement descendant du levier oscillant y pour l'entraînement du film±:, est prévue de préférence de manière à compenser l'effet de l'arc de cercle décrit par l'axe d'ar- ticulation 32 et à faire en sorte que la griffe 10 décrive un chemin pratiquement rectiligne.
En ce qui concerne la transmission des efforts, il convient de noter qu'à chaque course descendante du levier oscillant 7, le film oppose une résistance à son entraînement, de sorte que le bras 5 de la griffe est soumis à un effort de traction qui se transforme en une force
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d'application variable du levier oscillant, ou plutôt du sabot 6, sur les cames d'entraînement il: et 5. En d'autres termes, ces cames exercent l'ef- fort variable nécessaire à l'entraînement du film, tandis que le ressort de torsion 17 ne. fournit que l'effort très faible exigé pour maintenir le levier 1 et son sabot 6 en contact avec les cames ± et 1 et pour le retour à vide de la griffe 1Q, dégagée des perforations du filmF, entre deux courses d'avancement successives.
Grâce au fait que l'organe de commande de l'entraînement du film est constitué par deux cames de profils identiques fixées sur un même arbre à cames dans une même position angulaire, il est possible d'ob- tenir chacune de ces cames par découpage et de réaliser de la sorte des cames d'une précision suffisante et à un prix de revient très inférieur à celui d'une came présentant une épaisseur nécessitant des opérations de rectification de son profil, tout en maintenant une pression spécifique du sabot sur leur profil à une valeur suffisamment faible pour éviter une usure prématurée.
Afin de permettre de monter aisément ces deux cames 4 et 5 sur l'arbre à cames 3. dans une même position angulaire, il suffit de prévoir leurs ouvertures centrales non circulaires comme représenté au dessin, s'engageant sur un tronçon 13 de section transversale correspon- dante de l'arbre à cames 3.
REVENDICATIONS .
1. Mécanisme d'entraînement intermittent pour film cinématogra- phique comportant une griffe coopérant avec les perforations du film et portée par un levier actionné par un organe de commande dans un mouvement oscillant provoquant l'entraînement du film, caractérisé par le- fait que . l'organe de commande de l'entraînement est constitué par deux cames de profils identiques fixées dans une même position angulaire sur un arbre, de part et d'autre d'une came de commande de la pénétration de la griffe dans les perforations du film et l'épaisseur de cette came intermédiaire est au moins égale à celle du bras de la griffe.