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PROCEDE D OBTENTION DE JOINTS DE DILATATION POUR ROUTES ET OUVRAGES
DIVERS EN BETON ET JOINTS AINSI OBTENUS.
La présente invention est relative à un procédé d'obtention de joints de dilatation pour routes et ouvrages divers en béton de ciment ou au- tres matériaux et aux joints de dilatation obtenus par ce procédé.
On connaît plusieurs types de tels joints de dilatation, ainsi que plusieurs procédés d'obtention de ces joints. Deux types de joints de dilatation connus seront décrits ci-après, en référence aux figures 1 et 2 des dessins ci-annexés.
A la figure 1 on a représentée en coupe, un joint de dilatation préfabriqué 1 inséré entre deux tronçons de route 2. Le joint 1 affleure la surface des deux tronçons 2 c'est-à-dire que sa face libre 3 est dans le plan de la surface libre 4 des tronçons.
Un tel joint présente le désavantage de permettre des infiltra- tions nuisibles d'eau de pluie entre les faces en regard l'une de l'autre du joint et des tronçons.
A la figure 2, on a représenté, également en coupe, un autre joint de dilatation connu. Dans ce cas, le joint de dilatation i inséré entre deux tronçons de route 2 présente une hauteur inférieure à celle de ces tronçons et est éventuelle-ment muni;, à sa partie supérieure, d'une première coiffe 5.
Celle-ci, constituée par exemple en tôle, affecte, en section transversale, la forme dun U renversé, dont les deux branches sont repliées vers leexté- rieurde manière à s'enfoncer dans le béton ou autre matériau, dont sont constitués les joints 1 comme montré en 6..La coiffe 5 est destinée à res- ter en place.
Par dessus la coiffe 5 est placée une seconde coiffe amovible 7, affectant également, en section transversale, la forme d'un U renversé, dont les deux branches sont insérées entre les faces latérales des trongons et la coiffe 5 La face supérieure libre de la coiffe 7 affleure la surface libre des tronçons 2 Lorsque le béton ou autre matériau constitutif a.fait légèrement prise, la coiffe amovible 7 est enlevée et la cavité créée par l'enlèvement de cette coiffe est bourrée à l'aide d'une composition imperméa- ble, telle qu'une composition bitumineuse ou autre. Avec de tels joints, on obtient, il est vrai, une bonne imperméabilisation.
Toutefois l'établisse-
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ment de tels joints présente plusieurs inconvénientso Ainsi, comme le béton ou autre matériau constituant les tronçons n'a fait que légèrement prise au moment de l'enlèvement des coiffes 7, on risque, tout en devant déjà dévelop- per de grands efforts, de disloquer le béton, aux endroits les plus délicats et les plus vulnérables des ouvrages.
De plus, on sait qu'il y a intérêt à réaliser des joints de dila- tation les moins épais possible, de façon à minimiser, notamment dans la cons- truction de routes, les chocs ressentis, par exemple, par les automobilistes, au passage desdits joints. En général, on considère que les joints de dilata- tion pour route ne doivent pas excéder 10 à 12,5 mm en épaisseur. Cette épais- seur permet aux tronçons en béton ordinaire de se dilater et de se contracter sans entraves.
Or, l'utilisation de coiffes métalliques amovibles, telles que cel- le décrite en référence à la figure 2, ne permet pas de réaliser des joints d'une telle épaisseur, à cause de l'épaisseur des profilés d'acier dont sont constituées ces coiffes. En pratique, on a constaté que le creux créé après l'enlèvement des coiffes amovibles a une largeur de 20 à 25 mm ou davantage, soit sensiblement le double de la largeur désirée. Ce creux est bourré de ma- tière imperméable non compressible, qui est refoulée hors du joint, lorsque les tronçons se dilatent, et forme un bourrelet à la surface de la route, ce bourrelet s'étalant sur la route, lorsque celle-ci est laminée par le trafic.
La présente invention a pour objet un procédé d'obtention de joints de dilatation ne présentant pas les inconvénients des joints connus décrits ci-dessus.
Suivant l'invention on monte entre deux parties de l'ouvrage à édifier, avant la coulée du béton de ces parties, un joint de dilatation, dont les dimensions sont telles que sa face libre affleure la surface libre des deux parties en question, on coule le béton de celles-ci, on enlève, lors- que la prise du béton est terminée, une partie du joint de dilatation à partir de sa face libre, et on bourre de matière imperméabilisante le creux formé par cet enlèvement.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'une forme d'exécution, en référence à la figure 3 des dessins ci-annexés, qui montre, en perspective, un joint de dilatation établi entre deux tronçons de route, après enlèvement d'une par- tie dudit joint, à partir de sa face libre, sur une partie de sa longueur.
Les joints de dilatation 1 utilisés selon l'invention, pour l'édi- fication d'une route en béton, ont une hauteur correspondant exactement à celle des couches de béton devant former les tronçons de route. Ces joints sont, préalablement à la coulée du béton des tronçons, mis en place entre deux tôles rigides. Les tôles servent à maintenir les joints parfaitement en place sur toute leur hauteur.
Après la mise en place des joints 1, on coule le béton de ciment ou autre matériau de part et d'autre du joint, en veillant à ce que la surfa- ce libre 4 des couches de béton formant les tronçons de route soit dans le mê- me plan que la face supérieure libre 3 des joints. Lorsque la coulée du béton vient d'être terminée, on procède immédiatement et avant le début de la pri- se du béton, à l'enlèvement des tôles 8 Comme le béton est fraîchement coulé, il n'y a aucun risque de le disloquer, car l'effort nécessaire pour l'enlè- vement des tôles est minime.
Après l'enlèvement des tôles 8, on laisse le béton ou autre ma- tériau faire complètement prise et acquérir sa résistance totale. Lorsque la prise du béton est terminée, on se trouve en présence de joints de type connu, -offrant le désavantage de permettre des infiltrations d'eau entre les parois en regard l'une de l'autre des tronçons en béton et les joints de dilatation.
Ce risque d'infiltration est éliminé en créant, par meulage, frai- sage, etc... à l'aide d'outils manuels ou de machines, un creux par enlèvement d'une partie du joint à partir de sa face libre # Sur la figure 3, un tel
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creux 9 a été créé sur une partie de la longueur du joint, mais il va de soi qu'il doit en être de même sur toute la longueur de celui-ci. En pratique, le creux aura une profondeur de 1 2 ou 2,5 cm ou davantage, si on le désire.
Le creux 9 en question est finalement colmaté au moyen d'une com- position imperméabilisante, telle que bitume, compositions bitumineuses ou autres matières ou compositions à effet identique.
Comparé aux joints de dilatation connus, le joint suivant l'in- vention présente les avantages suivants. La largeur du joint de dilatation, après colmatage du creux 9, est réduite au minimum. Le joint est, de plus, également large sur toute sa hauteur et il ne se forme pas de bourrelet for- tement saillant entre les tronçons de route, en sorte que la surface de rou- lement de cette dernière est grandement améliorée. Grâce au procédé suivant l'invention, il n'existe plus aucun risque de dislocation du béton.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée au mode dexécution décrit ci-dessus et que bien des modifications peuvent être apportées à la forme, à la disposition et à la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet des revendications suivantes.
REVENDICATIONS
1 Procédé d'obtention de joints de dilatation pour routes ou au- tres ouvrages en béton, caractérisé en ce qu'on monte entre deux parties de l'ouvrage à édifier, avant la coulée du béton de ces parties, un joint de di- latation, dont les dimensions sont telles que sa face libre affleure la sur- face libre des deux parties en question, on coule le béton de celles-ci, on enlève, lorsque la prise du béton est terminée, une partie du joint de dila- tation à partir de sa face libre,et on bourre de matière imperméabilisante le creux formé par cet enlèvement.