<Desc/Clms Page number 1>
'PROCEDE -DE FABRICATION=DEFEUILLES ET-DE TUBES -DE PLOMB ET PRODUITS -OBTENUS.
La présente invention est relative aux feuilles et aux tubes de plomb et à leur fabrication. On utilise fréquemment du plomb en feuilles comme matière de revêtement de bacs dans lesquels on exécute des réactions acides,par exemple celles comportant l'emploi d'acide sulfurique. Mais, lors- que de grands panneaux sont suspendus verticalement., ils tendent à se cintrer et à se fissurer à la suite du gauchissement dû aux changements de tempéra- ture et du fluage produit par le poids de la matière elle-même qui donne lieu en quelque sorte à un courant. On a déjà proposé d'adapter des bandes ou pattes de suspension au moyen desquelles la feuille peut être Supportée en un certain nombre de points. Mais cette organisation ne supprime qu'en partie les inconvénients du gauchissement.
Les tubes en plomb présentent cet inconvénient qu'ils ne peuvent résister qu'à des pressions limitées et qu'ils ne peuvent franchir sans supports que de courtes distances par suite de leur manque de rigidité.
Conformément à la présente invention, on incorpore à des feuil- les ou à des tubes de plomb une structure réticulaire de renforcement ou d'armature en un métal résistant aux efforts, par exemple en acier.
La structure réticulaire peut être constituée par un tissu fa- briqué à partir de fils métalliques de la matière résistant aux efforts; elle peut aussi consister en feuilles perforées d'un tel métal.
Pour renforcer la feuille de plomb, on a jugé particulièrement convenable le métal déployé parce que, dans le procédé de fabrication, on tore les parties pleines du métal déployé de telle manière que le plan dès- dites parties fasse un angle avec le plan de la feuille, ou métal déployé, dans son ensemble. Ceci a pour effet d'augmenter l'épaisseur totalé du mé- tal déployé, habituellement de trois fois l'épaisseur qu'il avait avant d'ê-
<Desc/Clms Page number 2>
tre transformé en métal déployé, ce qui donne, d'une manière correspondante, un support plus efficace pour la feuille de plomb que cela ne serait le cas si les parties pleines du métal déployé n'étaient pas tordues.
On peut incorporer à la feuille de plomb la structure réticulaire de toute manière appropriée, par exemple par pressage, par coulée et par des procédés analogues. On a constaté qu'un procédé convenable, spécialement applicable à une armature, ou renforcement, en métal déployé, est un procédé de laminage et en particulier, un procédé de laminage combiné avec un chaùf- fage. Quand on recourtau chauffage, en raison du fait que le plomb solide passe instantanément à l'état liquide sans l'état plastique intermédiaire que l'on observe dans le cas de la plupart des'autres métaux, on a reconnu qu'il était important de chauffer la feuille de plomb de manière que seule sa surface soit liquéfiée sur une épaisseur suffisante pour que le réseau d'armature puisse se trouver enrobé dans le liquide.
Pour obtenir.dce résultat, on chauffe jusqu'au point de liquéfaction immédiatement avant le - laminage la surface de la feuille de plomb dans laquelle l'armature doit être noyée'par laminage et on maintient froide l'autre surface en la laminant avec un cylindre fortement refroidi.
Pour assurer l'adhérence entre l'armature et la surface de plomb, il faut étamer au préalable les surfaces du plomb et de l'armature qui sont mi- ses en contact pendant le laminage.
En conséquence, dans la mise en oeuvre du procédé de laminage combiné avec le chauffage, on chauffe jusqu'au point de liquéfaction une surface étamée d'une feuille de--plomb et on la fait passer ensuite avec sa surface liquéfiée en contact avec une surface étamée d'une feuille de réseau ou treillis d'armature à travers une paire de cylindres, dont l'un au moins est.fortement refroidi de manière que sa surface solide se trouve en contact avec un cylindre fortement refroidi. Les termes "étamé" et "étamage", tels 'qu'ils sont utilisés ici, visent l'application aux surfaces appropriées d'é- tain.métallique ou d'un alliage d'étain.
Pour-la mise en oeuvre du procédé, on liquéfie de préférence la -surface étamée de la feuille de plomb sur une épaisseur suffisante pour que le treillis d'armature se trouve enrobé dans le plomb sur toute son épaisseur afin d'obtenir l'union la plus satisfaisante entre la feuille de plomb et l'armature.
@ On peut utiliser le procédé précité pour renforcer, ou armer, une seule feuille de plomb sur une seule surface. Dans une variante, on peut former un "sandwich" formé de deux feuilles de plomb enfermant entre elles une seule feuille de métal déployé. A cet effet, on porte à la liquéfaction une surface étamée de chacune des deux feuilles de plomb et on fait passer les deux feuilles, avec les surfaces liquéfiées enfermant entre elles une feuille d'un treillis d'armature tel que du métal déployé étamé sur ses deux faces, feuille avec laquelle sont en contact les surfaces liquéfiées précitées, à travers une paire de cylindres fortement refroidis, la surface solide de chaque feuille de plomb étant en contact avec un cylindre refroidi.
On va décrire maintenant l'invention en se référant au dessin schématique annexé sur lequel :
La fig. 1 est une vue en élévation latérale d'un appareil pour renforcer ou armer les feuilles de plomb au moyen d'une seule feuille de métal déployé;
La fig. 2 est une vue en bout de l'appareil de la fig. 1 en re- gardant dans le sens de la flèche X de ladite figure.
Comme on le voit sur le dessin, les cylindres 1 et 2' sont comman- dés positivement à la même vitesse par un moteur à vitesse variable (non fi-
<Desc/Clms Page number 3>
garé) capable d'imprimer aux cylindres des vitesses comprises entre 2 et 10 tours par minute. Le cylindre 2 est muni de vis (non figurées) servant à régler l'espace existant entre les cylindres. Une plaque de guidage 3 est disposée sous les cylindres, comme le montre le dessin, pour diriger d'un côté des cylindres la matière sortant de ceux-ci. Les cylindres sont re- froidis intérieurement par de la saumure arrivant par les conduits 4 et 41 (fig. 1) et sortant par le conduit 5 du cylindre 2 (fig. 2) et par un con- duit correspondant (non figuré) du cylindre 1.
La saumure provient d'un serpentin immergé dans un bac (non firuré) qui contient de l'alcool in- dustriel refroidi à -10 C. par addition de neige carbonique.
Les cylindres 1 et 2 sont encadrés par un bâti en acier 6 qui supporte deux transporteurs à rouleaux 7 et 8 situés à un niveau tel que les feuilles de plomb 9 et 10 portées par ces transporteurs à rouleaux soient tangentes aux cylindres 1 et 2 respectivement. Le bâti 6 supporte un bâti supérieur 11 sur lequel sont montées des poulies 12 et 13. Des contrepoids 15 et 16 sont attachés aux extrémités de cordes 17 et 18 qui passent sur les poulies 12 et 13, respectivement. Les autres extrémités de ces cordes sont attachées à des plaques de support 19 et 20 auxquelles sont suspendus, au, moyen de vis 19a et 20a, respectivement, des dispositifs de chauffage au gaz par rayonnement 21 et 22. Les plaques de support sont maintenues dans leur position la plus basse par des consoles 1912 et 20b du bâti 6, comme on le voit sur les fig. 1 et 2.
Les dispositifs de chauffage comportent des sur- faces chauffantes en céramique poreuse et ils sont munis de valves de régla- ge, de régulateurs de gaz et de chambres de mélange dans lesquelles on peut faire passer de l'air comprimé qui a été préalablement nettoyé. Les conduits de gaz et d'air comprimé sont représentés en 23, 231 et 24, 241, respective- ment, sur la fig. 1. On peut faire exécuter aux dispositifs de chauffage 21 et 22 de grands déplacements en réglaht les positions des contrepoids 15 et 16. Le réglage précis de la position des dispositifs de chauffage peut être obtenu au moyen des vis 19a et 20a, après qu'on a laissé tomber les pla- ques de support 19 et 20 sur les consoles 19b et 20b respectivement.
Le bâti supérieur 11 porte aussi deux barres de guidage verticales 25 et 26 (fig. 2) à section en U entre lesquelles on dirige la feuille 27 de métal déployé dans la ligne de pincement des cylindres 1 et 2.
L'appareil que l'on vient de décrire fonctionne de la manière suivante :
On prépare deux feuilles de plomb de 3kg 6 pour l'étamage en les brossant à la brosse métallique et en grattant une surface de chacune d'elles jusqu'à ce qu'elle soit brillante et dépourvue d'irrégularités. On enduit immédiatement ces surfaces d'une pàte pour soudure contenant de la soudure finement pulvérisée et un flux liquide actif destiné à réduire l'oxydation.
On place ensuite une de ces feuilles sur chacun des transporteurs 7 et 8, la surface étamée étant tournée vers le haut.
La feuille de métal déployé 27 destinée à former armature est constituée par un réseau que l'on trouve sur le marché à l'état déjà étamé et qui, par suite, ne nécessite aucun traitement préalable autre qu'un vigoureux lavage et un séchage avant d'être placé dans les barres de guidage 25 et 26. On cintre une extrémité de chaque feuille de plomb sur son cylin- dre correspondant et on règle la position des feuilles sur chaque transpor- teur de manière qu'elles soient parallèles aux guides latéràux de chaque transporteur. On place ensuite l'extrémité de chaque feuille dans la ligne de pincement des cylindres et on les comprime sur quelques centimètres de leur longueur en faisant agir pendant un court instant les cylindres. On remet en place la pâte à souder qui aurait pu être enlevée pendant cette manipulation.
On place les dispositifs de chauffage par rayonnement à une distance d'environ 45,7 cm au-dessus de chaque feuille et on place des panneaux isolants entre les dispositifs de chauffage et les feuilles. On. - fait circuler de la saumure refroidie à -10 dans les cylindres jusqu'à ce
<Desc/Clms Page number 4>
que leur température soit abaissée à -3 C. On met en action les dispositifs de chauffage par rayonnement et on les règle à une température uniforme de 840 C, température que l'on détermine en examinant les dispositifs de chauf- fage avec un pyromètre du type à filament disparaissant, après quoi on enlève les panneaux isolants.
On-abaisse simultanément les deux dispositifs de chauf- fage jusqu'à 12,7 mm. environ de la surface étamée de chaque feuille ; on remet alors en marche les cylindres et, dès qu'ils commencent à tourner, on fait descendre l'armature dans la ligne de-pincement entre les deux feuilles de plomb.
On règle la vitesse des cylindres par contrôle manuel du moteur à vitesse variable de telle manière que la durée du passage de chaque feuille sous les dispositifs chauffants soit suffisante pour porter à l'ébullition la solution de flux dans la pâte à souder, ce qui élimine la pellicule d'oxyde.
A la fin de sa course sous le dispositif de chauffage, la surface supérieure de chaque feuille de plomb se trouve liquéfiée sur une épaisseur juste suf- fisante pour recevoir la demi-épaisseur du métal déployé sans déformer ses rebords. L'armature se trouve noyée ou enrobée sous la pression des cylindres lorsque les trois feuilles passent entre'ceux-ci. La feuille armée sortant de la ligne de pincement des cylindres se trouve guidée d'un côté de ceux-ci par la plaque de guidage 3 et on la laisse refroidir à la température ambiante dans le plan horizontal.
On peut renforcer ou armer un tube de plomb conformément à l'in- vention de la manière suivante s
On nettoie et on enduit d'un flux approprié les faces supérieures de deux bandes de plomb et on les fait passer chacune dans une paire de cy- lindres de conformation qui transforme les bandes en sections demi-rondes.
On déplace ensuite ces sections, inclinées d'un angle d'environ 60 l'une par rapport à l'autre, au moyen de paires de cylindres d'amenée qui maintien- nent la forme semi-circulaire, vers une paire de cylindres de revêtement; on fait descendre verticalement dans la ligne de pincement des cylindres, en même temps que les deux sections demi-rondes précitées, suivant une bis- sectrice de l'angle susvisé, un tube de plomb simple sur la surface exté- rieure duquel est enroulé un fil d'acier de renforcement ou d'armature dont la surface est étamée ou revêtue de soudure. Lorsque ces sections con- vergent vers le point de jonction, elles se trouvent préchauffées, par exem- ple au moyen d'éléments chauffant par rayonnement, jusqu'à ce que, au moment où.elles sont sur le point de passer entre les cylindres, leurs surfaces in- ternes soient presque fluides.
Sur la ligne de pincement des cylindres, l'ac- tion combinée de la chaleur et de la pression a pour résultat la formation' d'un tube unique de structure homogène.
Le tube passe ensuite dans une autre série de cylindres dont le rôle est de produire avec certitude le remplissage des deux bords ouverts de la gaine extérieure et l'union ferme des deux moitiés. Ces cylindres sont placés perpendiculairement aux cylindres de revêtement et ils sont munis de deux tubes chauffés électriquement qui déposent du plomb fondu dans les deux bords ouverts avant le passage de ceux-ci dans la ligne de pincement des cy- lindres, le métal en excès étant enlevé du cylindre par un couteau racleur et, finalement, du tube au moyen d'une plaque-filière.
' Il est.bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux détails de réalisation décrits et que l'on pourrait, sans en altérer l'économie, mo- difier certains détails ou remplacer certains éléments par des éléments équi- valents.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.