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PROCEDE DE LUSTRAGE.
La présente invention est relative à un procédé de lustrage de tissus pelucheux tels que les velours et les tapis.
Elle a pour but de donner un meilleur aspect aux tissus pelucheux.
En particulier,-'il est connu de fabriquer des tissus pelucheux tendant à imiter la fourrure, notamment des tissùs dénommés "Teddy-bear". Mais les produits du genre, obtenus actuellement, ne constituent qu'une imitation très imparfaite de la fourrure ; manquent surtout de lustre et de rigidité du poil qui reste frisé. L'invention remédie à ce désavantage en modifiant l'aspect de ces tissus pour leur donner celui de la fourrure appelée "mouton doré".
A cet effet,dans le procédé selon l'invention, le tissu est traité comme suit : imprégnation "au large'! d'une pièce du tissu à lustrer, qui est passée lentement dans une solution d'urée, aqueuse et tiède, dont la concentration se situe entre quarante et quatre-vingts grammes au litre, la dite pièce étant ensuite passée entre des rouleaux pour en exprimer environ les quatre cinquièmes du liquide retenu par le tissu; séchage'de ce dernier; arrosage sous pression de la peluche du tissu par une solution de formol'à 33 % avec brossage immédiatement consécutif; passage du tissu entre des rouleaux exprimeurs, suivi d'un passage dans'une machine à lustrer ayant'au moins un cylindre à défriser.
Dans une forme de réalisation avantageuse de l'objet de l'inven- tion, la température de la solution aqueuse précitée est de l'ordre de 30 C.
Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, la solution de formol susdite est additionnée de 1 à 5% en volume d'un acide or- ganique. De préférence, cet acide organique est de l'acide acétique ou de l'acide formique.
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D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description du procédé de lustrage:, donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins ci-annexés.
Les figures sont des schémas illustrant le procédé.
La figure 1 se rapporte à une première série d'opérations.
La figure 2 se rapporte aux opérations subséquentes.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques ou remplissant des fonctions identiques.
Une pièce 1 de tissu à lustrer, est imprégnée "au large" d'une solution d'urée, aqueuse et tiède, c'est-à-dire que la pièce 1 enroulée sur un tambour 2, par exemple, est déroulée et le ruban de tissu, entraîné et guidé par des rouleaux rotatifs 3, est passé dans un bac 4 contenant la so- lution d'urée. La concentration de cette solution se situe entre quarante et quatre-vingts grammes d'urée par litre d'eau. Le passage du tissu dans la solution s'effectue lentement et dure une minute trente secondes environ.
Avantageusement, la température de la solution précitée est de l'ordre de 30 C.
Quittant la solution, le ruban passe ensuite entre des rouleaux 5 pour en exprimer sensiblement les quatre cinquièmes du liquide retenu par le tissu 1. Les rouleaux 5 sont, de préférence, agencés à la sortie du bac 4 pour faciliter la récupération de la solution exprimée. Le tissu 1 est ensui- te séché dans une sécheuse 6, à la sortie de laquelle il peut être enroulé sur un tambour 13 pour être conservé en attendant qu'il soit procédé aux opé- rations subséquentes.
La phase suivante du procédé consiste en un-arrosage sous pres- sion de la peluche du tissu par une solution de formol à 33 % avec brossage immédiatement consécutif. Ces opérations s'effectuent, par exemple, sur une table 7 où le tissu 1 passe, après déroulement éventuel, sous une canalisation perforée 8 qui en arrose la peluche, laquelle est aussitôt soumise à l'action d'une brosse rotative 9. Le poil est ainsi humecté par la solution de formol.
Après le brossage, le tissu 1 passe entre des rouleaux exprimeurs 10 qui éli- minent l'excès éventuel de la solution de formol. Chaque poil est alors garni d'urée qui se trouve en présence de formol.
Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse du procédé de lustrage, la solution de formol utilisée est additionnée de 1 à 5 % en volume d'un acide organique. Cet acide organique est notamment de 1' acide acétique ou de l'acide formique à 80 %. Le formol et l'urée en présen- ce sur la peluche du tissu 1 se trouvent, en ce cas, en milieu acide.
Pour terminer le traitement, le tissu 1 passe dans une machine à lustrer 11 ayant au moins un cylindre à défriser 12. Le cylindre 12 est chauffé et maintenu à une température comprise entre 120 et 140 C. Au sortir de la machine à lustrer 11, le tissu 1 pénètre dans un appareil aérant 14 où il est refroidi et désodorisé pour, en quittant cet appareil, être finalement enroulé sur un tambour 15. Lors du passage du tissu à la machine à lustre.r, l'urée et le formol recouvrant les poils, réagissent pour former une matière plastique qui enrobe ces poils, les rend rigides et les lustre. Le tissu est fini, c'est-à-dire étiré, vaporisé et tondu.
Les tissus traités par application du procédé suivant l'invention ont le meilleur aspect. En particulier, les "Teddy-bear" ont véritablement l'aspect de la fourrure dite "mouton doré ".
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L'arrosage au formol, le brossage, le passage subséquent aux rouleaux exprimeurs 10 ainsi qu'àla machine à lustrer 11, donnent lieu à des dégagements de vapeurs délétères. Aussi, les machines utilisées à ces fins seront placées dans des enceintes fortement ventilées. Elles seront, par exemple, mises sous des hottes ou des capots 16 pourvus dé conduits 17 pour aspirer les vapeurs. En ce sens, des précautions seront surtout prises pour ce qui concerne les machines à lustrer. Les appareils aérants 14 seront aussi munis avantageusement de conduits 17 pour l'aspiration des vapeurs.
D'autre part, il se peut qu'un seul passage à la machine à lus- trer ne suffise pas pour finir des tissus au poil particulièrement dru.
En pareille occurrence, on fait subir au ruban traité, avant son arrivée à l'appareil aérant, une ou plusieurs passes supplémentaires qui compren- nent chaque fois : un arrosage sous pression du poil à la solution de formol avec brossage immédiatement consécutif, suivi d'un passage entre des rouleaux exprimeurs ainsi que d'un traitement par une machine à lustrer. Dans les di- verses machines à lustrer, le poil du tissu est alors défrisé, de préférence, dans des sens différents.
Le procédé suivant l'invention améliore l'aspect des tissus pelu- cheux sans nuire, en aucune façon, aux autres qualités des poils.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée à la réalisation décrite ci-avant et que bien des modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre de la présente demande de brevet.
On pourrait, notamment, utiliser des sécheuses pourvues'd'un sys- tème de chauffe quelconque.
On pourrait, aussi, avoir recours à des machines à lustrer dont les cylindres sont chauffés par tout moyen convenable.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de lustrage des tissus pelucheux tels que les velours de laine et les tapis, caractérisé en ce qu'il comprend les phases suivantes : imprégnation "au large" d'une pièce du tissu à lustrer, qui est passée lente- ment dans une solution d'urée, aqueuse et tiède, dont la concentration se si- tue entre quarante et quatre-vingts grammes au litre, la dite pièce étant en- suite passée entre des rouleaux pour en exprimer environ les quatre cinquièmes du liquide retenu par le tissu ; de ce dernier ; sous pression de la peluche du tissu par une solution de formol à 33 % avec brossage immé- diatement consécutif ; du tissu entre des rouleaux exprimeurs, suivi d'un passage dans une machine à lustrer ayant au moins un cylindre à défriser.