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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION la société: Heberlein & uo AG., " Procédé et dispositif pour la préparation d'une matière textile résistante au gonflement et à frisure forte et résis- tante Il.
Priorité de deux demandes de brevet déposées en Suisse les 2 no- vebre 1943 et 18 février 1944.
Suivant des procédés connus, on frise les fils artificiels et notamment les fils de rayonne en les soumettant à une forte torsion, par exemple au delà de trois fois la torsion normale, en les vaporisant à l'état fortement tordu ou en les traitant par des agents de gonflement, et en les détordant ensuite,éven- tuellement après élimination de l'agent de gonflement, de préfé- rence un peu au delà du point zéro ou point neutre, dans le sens opposé. On obtient de cette façon une frisure stable des fils artificiels.
Il s'est avéré dans la pratique que l'on peut encore améliorer ces produits en les soumettant, avant le finis- sage , à un traitement destiné à les rendre résistants au gon- flement . Un tel traitement était surtout recommandable lorsque l'on partait de fils de rayonne à base d'hydrate de cellulose, étant donné que le pouvoir gonflant élevé de cette matière
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dans avait des conséquences défavorables/de nombreux cas . De tels sont traitements pour assurer la. résistance an gonflement/connus en eux-mêmes, cornue cala résulte par exemple des orevets fran- çais 844.361, 883.547, 379.919, 882.150 ou 885.218.
En opposi- tion aux incorporations de résine artificielle, qui donnant certes également lieu à. une diminution du pouvoir gonflant,mais s'éliminent au lavage, les procédés pour assurer la résistance au gonflement provoquent une diminution permanente du pouvoir gonflant, étant donné qu'il ne s'agit pas ici d'introduire mécaniquement dans la fibre des corps résistants au gonflement, 'mais bien de modifier de manière permanente la matière constitu- tive même de la fibre de façon telle que son pouvoir gonflant dans l'eau se perde plus ou moins.
Alors que jusqu' à présent ces traitements en vue de la résistance au gonflement étaient toujours entrepris avant le finissage sur la fibre frisée, il s'est maintenant avéré, selon l'invention, qu'il est avantageux de rendre le produit résistant au gonflement au moment où il se trouves, l'état fortement tordu.
L'avantage réside dans le fait que, par ce mode opératoire, on obtient en même temps une amélioration de la frisure, qui rend superflu.. un vapoposagege ou un traitement par un aent gonflant, alors que le fil est à l'état fortement tordu; les effets de ces dernières opérations sont par contre encore dépassés à maints égards par la nouvelle façon d'opérer . Le procédé suivant l'in- vention pour la préparation d'une matière textile résistanteau gonflement et à frisure forte 'et stable par forte torsion, sui- vie de détorsion, des fils textiles à fibre lisse consiste en con- séquence en ce que l'on rend les fils résistants de façon stable au gonflement, par une méthode connue en soi, lorsqu'ils sontà l'état fortement tordu .
Comme matières de départpour la misen oeuvre du procédé, on peut prendre en considération tous les fils à fibre lisse qui sont accessibles à un traitement en vue d'obtenir la résistance au gonflement, et donc en premier lieu les fils de rayonne obtenus @
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à partir de cellulose régénérée ou les fils à base d'hydrate de cellulose . On peut citer aussi les fils à fibres courtes, en cellulose régénérée ou en cellulose native, par exemple en co- ton, en lin ou en d'autres fibres libériennes éventuellement cotonisées, ainsi que les fils en matière fibreuse à base d'al- bumine tels que par exemple la soie, qui, comme on le sait, sont accessibles à un traitement par l'aldéhyde formique.
Les fils retors mixtes et les filés mixtes obtenus à partir des matières susdites entrent également en considération.
La forte torsion ou le retordage poussé peuvent être réali- sés sur des bobines, de même que la détorsion. On connaît aussi des dispositifs dits de fausse torsion ou faux retordage (brevets anglais 424.880, 442.073, 464.981; brevet français 884.965 qui permettent de réaliser un continu une forte torsion passagère, puis une détoraion pour revenir à la torsion originelle du fil qui passe dans l'appareil. Lorsqu'on voulait suivant ces procédés détordre jusqu'à dépasser en sens opposé le point neutre, une opération supplémentaire de retordage était nécessaire .
Suivant un développement supplémentaire de l'invention, cette opération supplémentaire de retordage peut être évitée lorsqu'on tord forte- ment, momentanément les fils, en sens opposé à celui de leur di- rection de torsion, au delà du point neutre, à l'aide d'un dispo- sitif de faux retordage. De même, suivant un autre développement de l'invention, an a découvert que même des filés à fibres courtes peuvent être tordus au delà du point neutre lorsqu'on emploie ensemble au moins deux filés à fibres courtes, soit l'un à côté de l'être, soit sous forme d'un fil retors.
Lorsqu'on emploie un dispositif de faux retordage, il est en outre possible d'employer un élément d'accompagnement ou accompagnateur sans fin, par exem- ple des filés sans fin xx ou des cordes métalliques, lorsqu'on tord au delà du point neutre des fils à fibres fragmentées. Dans tous les cas, on empêche de la sorte que les filés à fibres cour- tes se séparent ou se relâchent de façon indésirable lorsqu'ils passent le point neutre.
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Dans tous les procédés mentionnes en vus d'obtenir la résistance en gonflement, le filé est imprégné de réactifs déterminés, par exemple d solutions de formaldéhyde et d'un catalyseur ou de matières cédant de la formaldéhyde, telles que par exemple un produit de condensation d'aide formique et de formaldéhyde , et d' :n catalyseur , ou d'hxaméthylène-1,6- urée diéthylène-/ou de dérivés d'éthylène-urée avec du polyoxylate ammonique, ou également de diisocyanates alipnatiques ou aroma- tiques, tels que du li6-diisocyanate d'hexaméthylène, cette imprégnation peut être réalisée sur bobines ou bien être appli- quée au fil isolé. ',--ci est vrai aussi pour le travail en conti- nu .
Après l'imprégnation, le produit peut avantageusement subir un séchage préalable, de séchage préalable peut égalant être appliqué sur bobines ou au fil isolé. de séchage préalable est suivi du traitement proprement dit tendant à assurer la résistance au gonflement, ainsi que d'une réaction ou d'une con- densation entre la matière fibreuse, par exemple la cellulose, et les réaotifs qu'on lui applique, et ce la plupart du temps à des températures relativement élevées, par exemple à 100 et au delà..
Ce traitement proprement dit ayant pour put d'assurer la résistance au gonflement, doit avoir lieu aussi longtemps que la matière se trouve à l'état fortement tordu ou fortement retordu, c'est-à-dire, par exemple, sur des bobines après la forte torsion, ou dans le fil isolé, directement après la forte torsion, par exemple pendant un rebobinage à l'état fortement torud, ou lors de la forte torsion momentanée réalisée à l'aide d'un dispositif de faux retordage, directement avant la détorsion.
Sion le désire, l'état de retordage poussé peut %tre maintenu ici également pendant toute la durée de la condensation par adjonction d'un deuxième dispositif de'retordae marchant à la même vitesse. ou Le séchagexde la condensation sont réalisés au rnieux par de l'air chaud. D'aurtes modes de chauffage Mabituels sont ap- plicables , par exemple an chauffage par rayons infra-rouges.
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Après la condensation, les filai sont détordus, et, si on le dési- re, plus ou moins au delà du point neutre, dans le sens opposé.Ils peuvent également tre découpés à un moment approprié en fibres courtes et %tre soumis tels quels à un traitement ultérieur,par exemple 'être filés.
Les filés dits fils de banc à broches (file filés en gros) représentent également une autre forme de traitement ; ils peu- vent être traités suivant l'invention, c'est-à-dire être frisés et, par exemple lors de l'opération ayant pour but de les rendre résistants au gonflement à l'aide de diisocyanate d'hexaméthylène, être aminalisés simultanément et, sous cette forme, conviennent spécialement pour tre mélangés avec de la laine.
Les dessins ci-annexés feront comprendre l'invention même mieux enc or e.
La fig. 1 représente une forme de réalisation d'un appareil de faux retordage, en élévation et en coupe longitudinale . A représente une douille ou manchon qui peut être actionné et qui tourne dans un palier à billes. A l'intérieur de ce manchon, une roulette ou petit rouleau B , avec gorge de guidage est touril- lonné sur un axe perpendiculaire à l'axe du manchon, de telle façon que cet axe soit tangent à la périphérie de la roulette .
C est un contrepoids, par exauple une entretoise ,destiné:; à faire équilibre à la roulette touril-lonnée excentriquement'dans le man- chon. Le filé D pénètre presque/centriquement dans l'appareil, dans la direction de l'axe du manchon, est enlacé autour de la roulette et la quitte dans la même direction, presque centriquement.Par suite de ce guidage central, toute centrifugation du fil est ex- due. La fig.2 illustre par un croquis schématique, l'agencement d'un appareil de faux retordage . Le fil arrive, en passant sur les cylindrede guidage 1, dans l'auge d'imprégnation 4 qu'il traverse, et est momentanément fortement tordu entre les points fixes 2 et 6, par exemple des paires de cylindres, à l'aide de l'appareil de faux retordage 5.
Entre les points 2 et 5 a lieu ' la
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condensation, et, si on le désire, la matière peut déjà subir un séchage préalable avant 2. Si on le désire, la condensation peut aussi être réalisée, suçant le croquis schématique de la fig. 3, entre deux dispositifs de faux retordage 1 et 2 fonctionnant à la marne vitesse. Ici, le filé conserve, ainsi qu'on peut aisément se le représenter,sa torsion entre 1 et 2.
La fig. 4 représente schématiquement l'agencement lorsqu'on emploie un accompagnateur . 1 et 2 indiquent ici les pointe fixes, 3 , des cylindres de guidage pour l'accompagnateur sans fin, et 4, l'appareil de faux retordage, La fig. 5 représente, en coupe longitudinale et en élévation, une autre forme de réalisation du dispositif pour réaliser entre deux points fixes une forte torsion momentanée d'un filé en mouvement .
A représente un manchon qui peut être actionné en tournant dans un palier à billes et dans lequel sont placées,l'une au-dessus de l'autre,deux roulettes B et C , parallèles entre elles ,qui se touchent sur l'axe da manchon et qui sont tourillonnées de une façon à être perpendiculaires à cet axe; de ces roulette, une (B) est tourillonnée de façon à être fixe dans l'espace ,tandis que l'autre (6) peut osciller dans le manchon; celle qui est tourillonnée de façon à pouvoir osciller est rigidement reliée à un contrepoids centrifuge D de telle façon que, lorsque le manchon tourne, les roulettes sont pressées l'une centre l'autre.
Avec ce dispositif également, un guidage rectiligne du filé est rendu poseible lorsqu'on tord fortement entre les points fixes, en sorte que toute centrifugation est exclus . Ceci est important parce que, aux grandes vitesses de rotation lors du retordage poussé, et en raison de l'état humide des filés,une centrifugation peut avoir des suites désagréables.
Une amélioration ou modification remarquable du procédé dént crit consiste en ce que, pour donner la résistance au gonfleon utilise des sels quaternaires obtenus à partir des composés méthyliques halogénés combinés avec des bases tertiaires,qui donnent des solutions aqueuses vraies, c'est-à-dire très d.ispersées, qui,
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en conséquence,sont capables de pénétrer à l'intérieur de l'appa- reil moléculaire de la fibre, après quoi ces solutions sont, après le séchage et la torsion poussée des fils, chauffées sur la fibre à plus de 100 C.
Entrent en considération , par exemple, les sels quaternaires d'éthers ou d'esters chlorométhy- liques ou bromométhyliques d'alcools ou d'acides carboxyliques aliphatiques et aromatiques, ou mixtes, monovalents ou polyva- lents à faible poids moléculairè, ou encore de phénols, et les sels quaternaires de composés méthyliques halogénés comprenant un groupe -NH-ou -NR- au lieu du groupe -0- , comme, par exem- ple, des amides chlorométhyliques et des amines chlorométhyliques secondaires ou tertiaires.
La fabrication des composés cités est connue en soi,
Les éthers méthyliqus halogénés ou des amines ou amides chlorométhyliques analogues de composés aliphatiques à poids moléculaire supérieur tels que des alcools gras ou des aminés grasses, ou encore des amides d'acides gras, comprenant plus de
10 atomes c, qui sont transformés , avec de la pyridine, en sels quaternaires et sont utilisés ous forme d'émulsions,trou- vent en partie un emploi dans l'industrie textile pour rendre les non textiles/hygroscopiques . En opposition à cela, on emploie,sui- vant la présente invention, des composés poids moléculaire relativement faible, qui, transformés en sels quaternaires,don- nent des solutions très dispersées.
De tels corps ont été propo- sés jusqu'à présent uniquement paur animaliser les fibres cellulosiques, dans des solvants organiques. Par contre, il n'était pas connu que ces substances appliquées en solutions aqueuses sur la fibre provoquent, lorsqu'on chauffe après le séchage, simultanément une animalisation, une augmentation de l'aptitude à la teinture, au moyen de matières colorantes substan- tives, et une diminution du gonflement. Comme bases tertiaires pour la solubilisation des composés méthyliques halogénés on pour leur transformation en sels quaternaires,on emploie rationnelle- ment de la. pyridine.
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L'avantage du procédé modifié consiste en ce que, malgré la diminution du gonflement , on ootient une aptitude accrue à la teinture, tandis que les procédés connus jusqu'ici pour assurer la résistance au gonflement, par exemple à l'aide de formaldéhyde, diminue/considérablement l'aptitude à la teinture.
Contrairement au comportement de la fibre dans le cas de ce der- nier traitement, il ne se produit, lorsqu'on traita la fibre , pour la rendre non hygroscopique,par les halogénures d'oxy-,ou d'araido -, ou d'aminométhylpridinium aliphatiques à poids molé- culaire élevé mentionnés, ni une diminution du gonflement , ou une modification de l'aptitude de la fibre à être teinte à l'aide de colorants acides ou substantifs.
Par le procédé suivant l'invention, on obtient, en partie par un mode de travail continu faisant gagner du temps et de la place, des fibres qui, par leurs propriétés , se distinguent de la matière de départ si foncièrement que l'on peut les qualifier de nouvelles matières pour l'industrie textile de transformation . Les matières textiles de ce nouveau genre se distinguant par leur caractère laineux, à frisure marquée et stable, ainsi qupar leur pouvoir élevé de retenir la chaleur. On peut xxxx en faire des pull-over, des bas et des tricota, et les tisser pour an faire des tissus pour vêtements et manteaux. Le Fait que , simultanément, leur pou- voir gonflant est réduit les rendprésieux aussi.
Les exemples suivants montrent quelques formes de réalisation de l'invention, qui n'épuisent pas cella-ci.
EXemples
1. En fait passer du fil/rayonne viscose. de 450 den, à 60 fibrille.. et ayant une torsion de 70 tours/ms par un bain de la composition suivante : Formaldéhyde d'une concentr.. indu.. de 40 % 40 cm3 Solution de sulfocyanate d'aluminium à 17 Bé 40 cm3
Eau 860 cm
1000 cm
Après imprégnation complète, l'excès de liquide est éliminé par pression, et le fil subit un . premier séchage dans un courant @
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d'air à 60-700u. Ensuite, on tord momentanément le fi l à 1400 tours/La Z sur un appareil de faux retordage .
Sur le trajet de retordage , c'est-à-dire entre la paire de cylindres d'alimenta- tion et la tête de retordage, le fil est chauffé à 150 Ci la durée de l'action de la chaleur doit être de 1 minute, ce qui doit être pris en considération dans le calcul de la longueur lu trajet de retordage et de la vitesse du fil. Lorsqu'il a quitté l'appareil de faux retordage, le fil est dévidé et vapori- sé, sous forme'de boudin, pendant 10 minutes, sans pression effec- tive . On obtient ainsi un fil à aspect laineux; les fibrilles élémentaires sont fortement frisées, et la frisure est très ré- sistante au lavage, La faculté de gonflement de la matière fibreu- se dans l'eau est diminuée, et,sous ce rapport, elle ressemble également à la laine.
2. On imprègne du fil de rayonne viscose, de 1800 den. à 150 fibrilles, ayant une torsion de 40 tours/m S d'une solution aqueu- se , à 30 C , contenant par litre
50 g d'hexaméthylène-diéthylène-urée, et on le soumet à un séchage préalable dans un courant d'air réchauffé à 60-70 c. En- suite, on tord momentanément , sur un appareil de faux retordage, à 750 tours/m Z . Sur le trajet de retordage, c'est-à-dire entre les cylindres d'alimentation et la tête de retordage, le fil est chauffé à 165 c, pendant 2 minutes. Le fil sortant de l'appa- reil de faux retordage est coupé en fibres courtes ou brins de longueur quelconque, et utilement, ouvert dans une ouvreuse fer- méc.
On obtient de la sorte une bourre fortement frisée qui peut être teinte directement par des colorants acides, et dont la faculté de gonflement dans l'eau est plus, faible que calle des 1--aines cellulosiques ou fibrannes habituelles; on peut filer ctte bourre soit seule soit avec d'autres fibres courtes naturelles ou artificielles ou des deux sortes.
3. On imprègne un fil de rayonne au cuivre de 360 den. dont les fibres élémentaires ont un titre d'environ 1,3 den.et qui a une torsion de 120 tours/m S. d'une solution aqueuse contenant
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par litre:
130 g de produit de condensation de formamide + formaldé- hyde
10 g de chlorure d'aluminium , et on le sèche préalablement entre 40 et 60 c. ensuite, on retord ce fil à 1600 tours/m S, sur un métier retordre à an- neaux, on le chauffe à. l'état fortement tordu, éventuellement sous forme d'écheveau, pendant 15 minutes, à 110 C, et on le dé- tord ensuite sur un deuxième métier à retordre , au delà du point neutre , à 70 tours/m Z .
Le fil est alors, de préférence, dévidé et léger*ment vaporisé sous forme d'écheveau . On obtient de la sorte un fil d'aspect laineux, dont les fibrilles sont typi- quement frisées; la frisure est pratiquement résistante au la- vage, et la faculté de gonflement de la matièrefibreuse est diminuée.
4. Un fil de fibranne viscose de 20/1 métr. ayant une tor- sion de 400 t/m Z d'une finesse de fibre de 4 den. , et d'un* longueur de brin de 120 mm, ainsi qu'un fil de rayonne discose de 450 den,. dont les fibres élémentaires ont un titra de 4 den. environ et qui a une torsion de 200 t/m Z, sont retordus ensem- ble à 150 t/m S . On imprègne ensuite ce fil retors d'une solu- tion aqueuse contenant, par litre . formaldéhyde concentrée : 150 cm3 chlorure de zinc pulvérulent : 20 g alun de potasse 10 g et on le soumet à un séchage préparatoire à une température de l'air de 60 C. Ensuite , le fil retorp est momentanément tordu à 1000 t/m S , sur une machine de faux retordage . dans laquelle deux têtes de retordage tournant au même nombre de tours, sont montées l'une derrière l'autre.
Sur le trajet compris entre les deux têtes de retordage, le fil est chauffé dans un canal à air chaud, pendant 2 minutes, à 125 C. Lorsqu'il a quitté l'ap- pareil de faux retordage, le fil retors est dévidé et vaporisé, sous forme d'écheveau, sans étre tendu. On obtient ainsi un
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retors d'aspect laineux; le caractère laineux n'est pratiquement pas modifié par le lavage, et la faculté de gonflement de la matière fibreuse est diminuée.
5. Dn retors de'coton, lessivé, constitué de 2 fils de 24/1 angl. à 350 t/m Z et retordu à 100 t/m S est traité pendant 2 minutes par une lessive sodique à 50 Bé , et on laisse alors avantageusement celui-ci se rétrécir .'La lessive est alors éli- minée par lavage à l'eau, l'eau à son tour par lavage à l'alcool, et celui-ci par lavage au trichloréthylène . Le fil retors ayant subi un tel traitement préalable est alors placé pendant plu- sieurs heures dans une solution à 5 %. de diisocyanate tétramé- thyléique dans la trichloréthylène; ensuite le fil retors est, par centrifugée . libéré à l'excès de solution, et séché à une température de l'air de 65 C. Alors, on élève le retordage jus- qu'à 1200 t/m S sur un appareil convenable, par exemple sur un métier à retordre à anneau!.
La matière est ensuite, à l'état fortement tordu, chauffée pendant 5 heures à 100 C, après quoi le fil retors est à nouveau détordu jusqu'à 100 t/m S . Ce traitement rend le fil retors plus volumineux; il acquiert une ressemblance typique avec la laine, non seulement au point de vue de l'aspect, mais également quant à son comportement à la teinture, vu que, maintint, la matière fibreuse est teinte même par les colorants acides; mais d'autre part, l'affinité à l'égard des colorants substantifs est notabelment augmentée. Les fibres élémentaires présemtent une frisure accrue par rapport à la frisure originelle.
6. Un fil de 300 den. de soie naturelle non décreusée est tordu à 1600 t/m s sur un métier à retordre à anneaux. Le fil fortement retordu est alors placé dans un bain chaud à 25-30 C contenant par litre 2 cm3 d'une solution de concentration indus- trielle de formaldévyde et y est laissé pendant 10 à 12 heures.
Après cela, on sèche à une température supérieure , après quoi le fil est détordu à 70 t/m Z. ll est alors dévidé, légérement ouvert et, utilement, encore suspendu dans une atmosphère de -il-
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vapeur. On obtient ainsi un fil de soie fortement frisé, et l'effet de frisage est pratiquement résistant au lavage.
7. On fait passer du fil de rayonne viscose de 45U den. à 60 fibrilles, et ayant une torsion de 70 t/m S dans une solution aqueuse froide, qui contient par litre:
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100 g d, chlorure d'éthyloxyméthylpyridinium, l'excès de liguide est éliminé par pressage, et le fil est en- suite tordu momentanément à 1400 t/m Z sur un appareil de faux retordage. Sur le trajet du retordage, c'est-à-dire avant la tête du retordage, le fil est séché par un courant d'air cliauf- ré à 185-190 c Lorsqu'il a quitté l'appareil de faux retordage, le fil est dévidé sous une tension minimum, et il est vaporisé pendant peu de temps, sans pression effective et sans être tendu .
On obtient ainsi un fil volumineux formé de filbrilles fortement frisées, dont le caractère n'est pratiquement pas modi- fié par les opérations de lavage et de teinture. La matière fibreuse ainsi traitée présente une affinité typique à l'égard des colorants acides, et son affinité à l'égard des colorants substantifs est également accrue.
8. On fait passer du fil de rayonne viscose de 300 den. à 60 fibrilles, et ayant une torsion de 50 t/m S. dans une solu- tion aqueuse froide qui contiemtn par litre 50 g du sel ammoi-
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que quaternaire obtenu '. partir de l'éther trichloro-ui6thyli- que de la glycérine plus une quantité correspondante de pyridine.
L'éther trichlorométhylique est obtenu en introduisant de l'acide chlorhydrique dans un mélange constitué de glycérine et de tri- oxyméthylène en excès . Après imprégnation profonde du fil de rayonne, l'excès de liquide est éliminé par pressage, et le fil est ensuite tordu momentanément à 1700 t/m Z sur un appareil de faux retordage . Sur le trajet entre la paire de cylindres de pressurage et la tête de retordage, le fil est séché et chauffé pendant peu de temps à 190 C.
De préférence, ceci est réalisé de la façon suivante : on fait passer le fil sur le trajet de retordage , Par un tuyau isolé, par lequel on souffle de l'air
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est chauffé à 190-195 C. La longueur du tuyau/calculée telle que l'action de l'air chaud dure en tout environ 1/2 minute et que le séchage soit achevé sur environ la moitié du trajet. Après avoir quitté l'appareil de faux retordage, le fil est dévidé sous une tension minimum, et vaporisé, sans pression effective, tandis qu'il pend librement sous forme d'écheveau . On obtient ainsi une matière textile fortement frisée dont la faculté de gonfle- ment est diminuée, et qui présente une affinité typique à l'égard des colorants acides et un pouvoir d'absorption accru à l'égard des colorants substantifs.
9. On imprègne du fil de viscose de 300 den., à 60 fibrilles et ayant une torsion à 50 t/m S , d'une solution aqueuse de 80 g
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de chlorure d'acétamidométhylpyridin#um par litre (préparé par exemple suivant le brevet anglais 475.670).
Deux fils de l'espèce sont retordus ensemble à 1250 t/m S et chauffés, à l'état fortement tordu, à 180 C pendant 1 minute.
Ensuite, le retors est détordu jusqu'au delà du point neutre, à 60 t/m Z; il est dévidé, et légèrement vaporisé sous forme d'é- cheveau sans être tendu . On obtient ainsi un retors volumineux, ayant des propriétés semblables à celles de la laine, qui peut être teint avec des colorants substantifs et acides. La faculté de gonflement de la matière fibreuse est diminuée par ce traite- ment.
REVENDICATIONS
1. Procédé de production d'une matière textile résistante au gonflement, et à frisure forte et stable, par forte torsion, suivie de détorsion, de fils textiles à fibres lisses, qui sont accessibles à un traitement destiné à donner de la résistance au gonf lement , caractérisé en ce que les fils sont rendus résis- tants au gonflement d'une manière durable par une méthode connue en soi , alors qu'ils sont à l'état fortement tordu.