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DISPOSITIF DE COMMANDE, POUR-MACHINE A CARDER.
L'invention a pour objet un dispositif de commande individuelle par moteur électrique pour machines à carder les. fibres textiles, applicable au cas où ces machines sont munies d'un organe à vitesse de rotation relati- vement rapide, tel qu'un volant.
La commande individuelle des cardes par moteur électrique est gé- néralement réalisée en attaquant directement, par chaîne ou courroie, l'arbre du grand tambour qui est l'organe principal de la-machine d'où partent les commandes des divers autres organes-.
L'inconvénient de ce dispositif consiste dans le fait que le grand tambour tourne normalement à une vitesse relativement faible (de l'ordre de 100 à 150 tours/minute) et ne peut donc pratiquement être attaqué directe- ment par un moteur à vitesse rapide (par exemple 1450 toufs /minute pour cou- rant d'une fréquence de 50 périodes); l'emploi d'une tel moteur conduit en ef- fet à des rapports 'trop défavorables'entre les diamètres des poulies ou roues de chaîne motrices ou réceptrices, et à des dimensions exagérées pour les poulies réceptrices; il nécessite enfin l'erposition d'un réducteur à engrenages ou a vis sans fin.
Aussi,en pratique, utilise-t-on généralement des moteurs à vi- tesse lente (par ex. 730 tours/minute pour courant à 50 périodes) attaquant directement le tambour par chaîne ou courroies trapézoïdales. Ces moteurs, normalement du type fermé, outre qu'ils sont assez coûteux, sont encombrants; pour éviter qu'ils ne soient gênants dans les passages entre cardes, on est même souvent amené à les placer dans des fosses, d'où complication et surveil- lance malaisée.
Si d'autres modes de commande du tambour ont déjà été réalisés, en se servant d'un organe de la carde, tel que le volant par exemple, comme
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renvoi à vitesse intermédiaire, de tels genres de commande sont peu répandus par suite de la difficulté d'obtenir une commande sans glissement avec les courroies courantes utilisées dans leur parcours normal.
L'invention a pour but de réaliser d'une manière économique et simple, sans introduction de réducteurs de vitesse, d'organes ou de commandes supplémentaires, une commande de la carde, pratiquement sans glissement, en attaquant par un moteur à vitesse élevée le volant de la carde, celui-ci com- mandant à son'tour le grand tambour par des courroies trapézoïdales à grande adhérence utilisées dans un parcours particulier. Ce parcours, qui permet de faire tourner'les organes dans le sens voulu en embrassant de grands ares, est caractérisé par l'utilisation successive du travail des flancs des cour- roies trapézoïdales dans les gorges de la poulie motrice, puis du travail de la base la plus large de ces mêmes courrbies sur' la jante plate de la poulie réceptrice.
Cette commande permet une importante réduction de l'encombrement en largeur de la carde. Cette réduction est encore plus sensible dans le cas d'une carde double à deux tambours, si chacun des deux éléments est, command.4 individuellenent par un moteur électrique de faible puissance, au lieu d'un seul moteur de puissance double attaquant le deuxième tambour, celui-ci commandant à son tour le premier tambour par poulies et courroie; dans ce dernier cas, en effet, celles-ci pour éviter le glissement, doivent être lar- gement dimensionnées et sont, de ce fait, encombrantes et présentent un cer- tain danger pour le personnel.
Un mode de réalisation de l'invention est représenté, à titre d'e- xemple, sur les figs. 1 et 2 du dessin annexé.
Sur ce dessin, le moteur M à vitesse élevée;, qui peut être avanè tageusement place'sur une plaque articulée permettant un réglage facile de la tension des courroies, attaque, par poulies à gorges et courroies trapézoi- dales, le volant V dont la vitesse normale est de l'ordre d'environ 500 tours/ minute..
A l'autre extrémité du volant se trouve calée une poulie à gorges entraînant des courroies trapézoïdales. Les dites courroies entraînent à leur tour, dans le sens voulu, une poulie réceptrice de grand diamètre calée sur l'arbre du grand tambour T, grâce à l'adhérence de leur dos sur la jante plate de cette poulie. Les brins mous de ces courroies sont ensuite guidés dans leur parcours par plusieurs galopins à gorges G, G1, G2, G3, etc.. dont un au moins sert de tendeur de courroies. Certains de ces galopins peuvent d'ailleurs être remplacés par des poulies à gorges calées sur les bouts d'ar- bre d'organes tels que transmetteurs ou balayeurs.
Cette transmission est caractérisée par les grancs arcs de con- tact embrassés dans leur parcours spécial par les courroies sur les poulies Ce fait, joint à la grande adhérence des couroies trapézoïdales caoutchoutées, évite pratiquement tout glissement.
Diverses modifications de détail peuvent être apportées à la réa- lisation du dispositif représenté sans sortir du cadre de l'invention.