<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENTS A LA FILATURE AU MOUILLE DE FILS DE LIN ET AUTRES
FILS EN FIBRES D'ECORCE.
La présente invention est relative à la filature au mouillé de fils de lin, de chanvres et d'autres fibres d'écorce.
Jusqu'à présent il était de pratique courante de filer les fils de lin sur des métiers à ailettes et les tentatives qui ont été faites pour produire de tels fils sur des métiers à anneaux n'ont pas rencontré un grand succès au point de vue commercial. Ceci est du en grande partie au fat que le lin constitue,contrairement au coton et à la laine, une matière rigide et ne présente pas la même élasticité.
De plus, la filature a lieu dans une atmosphère extrêmement humideo La mèche à partir de laquelle le fil est filé traverse un bain d'eau chaude et entraîne avec elle en suspension un poids considérable d'eau, en sorte que le fil est tordu et enroulé sur la bobine à l'état humideo Une grande partie de cette eau s'écoule sur le curseur et l'anneau, entraînant avec elle de la résine et des crasses, en formant avec celles-ci une sorte de boue.
La conséquence de cet état de chose est que les formes normales d'anneaux et de curseurs utilisées pour la filature avec anneaux dans l'indus- trie du coton et de la laine peignée n9ont pas donné satisfaction pour la fi- lature au mouillé de fibres d'écorce. Le type normal de curseurs utilisés pour la filature de coton et de laine peignée consiste en un fil métallique courbé en forme de "C". Ce curseur travaille en conjonction avec un anneau de filature qui affecte la forme d'un "T".
Un tel curseur et un tel anneau donnent des résultats très peu satisfaisantslorsqu'ils sont employés pour la filature au mouillé de fibres d'écorce. En premier lieu, on éprouve des difficultés à entraîner la matière relativement rugueuse et non élastique autour du petit diamètre du curseur et, en second lieu, le frottement entre le curseur et l'anneau semble varier considérablement dans les conditions humides déjà décrites. Ces facteurs sont la cause de l'obtention d'un filé
<Desc/Clms Page number 2>
de qualité médiocre. Une difficulté supplémentaire réside dans le fait que, dans ces conditions, les curseurs métalliques tendent à user les anneaux.
Dès lors, un curseur, pour convenir à la filature au mouillé de fibres d'écorce, doit donner une solution satisfaisante aux divers problèmes soulignés plus haut. Il doit être capable de permettre un entraînement régu- lier dans des conditions variables et à des degrés d'humidité variables. Il doit posséder de bonnes propriétés anti-friction, de manière à empêcher soit l'usure du curseur lui-même, soit l'usure de l'anneau, contre lequel ce cur- seur se déplace. Il doit pouvoir résister à la corrosion et pouvoir, en ou- tre, fonctionner dans les conditions difficiles provenant de la présence d' eau, de résine et de crasses, inhérentes à la filature au mouillé.
La demanderesse a constaté que le problème du choix de la matièm à employer est résolu à un degré élevé par l'emploi de matières plastiques synthétiques mises récemment au point, ces matières possédant, à un degré élevé, les diverses propriétés mentionnées plus haut. La demanderesse a éga- lement trouvé que certaines de ces matières ont une résistance suffisante pour résister à la traction du filé, lorsqu'il passe à travers le curseur et ne sont pas aisément tirées hors de l'anneau dans les conditions de travail, notamment lorsque l'opérateur raccommode un fil brisé.
Avec l'aide de ces matières, la demanderesse a été à même de rechercher la solution du problème consistant à conférer une forme et des dimensions adéquates au curseur, de manière à remédier aux diverses difficultés inhérentes à la filature au mouil- lé.
Suivant la présente invention, un curseur en une matière plasti- que synthétique résistant à l'usure présente un bras en forme de boucle, au- tour duquel passe le fil, ce bras s'épanouissant de manière à former pied a- grandi, présentant une surface suffisante prenant appui contre l'intérieur de l'anneau, qui, en conjonction avec le poids du curseur, communique au fil une force d'entraînement propre à permettre une filature satisfaisante.
La demanderesse a trouvé que, dans la filature au mouillé, où la surface de l' anneau peut être revêtue d'huile et de boue de caractère et de viscosité va- riables en fonction des variations des conditions ambiantes de filature et de température, le frottement exercé entre le curseur et l'anneau varie avec la surface de contact et qu'en épanouissant le bras du curseur de la manière déjà décrite, on peut produire sur le pied du curseur une surface d'appui, qui donne l'effort d'entraînement requis pour n'importe quel calibre de fil en cours de filature.
L'effort d'entraînement dépendra évidemment à la fois du poids du curseur et de l'étendue de la surface d'appui et en réglant ces éléments l'un par rapport à l'autre, on peut aisément produire des curseurs conve- nant pour les divers comptes de fils, Il est préférable de régler le poids du curseur en faisant varier la largeur et la hauteur du pied plutôt que son épaisseur. De cette manière, l'épaisseur peut être maintenue,à une va- leur permettant d'obtenir le diamètre maximum de bobine à produire. En ou- tre, pour produire la surface d'appui nécessaire, l'épanouissement du bras abaisse également le centre de gravité du curseur, en sorte que la tendance à l'inclinaison vers l'extérieur, sous l'effet de -la force centrifuge, est réduite.
En pratique, on a constaté que la méthode la plus satisfaisante pour produire l'épanouissement nécessaire consiste à augmenter la largeur du bras à partir d'une pointe relativement étroite se trouvant à l'extérieur de l'anneau jusqu'au pied agrandi se trouvant à l'intérieur de l'anneau. Par "largeur", on entend/la dimension du curseur dans la direction de déplacement, c'est-à-dire circonférentiellement à l'anneau.
Pour faciliter la production, la surface d'appui sur le pied peut être sensiblement plane et présente, de préférence, un épaulement agencé pour prendre appui contre un rebord s'étendant vers l'intérieur et prévu sur un anneau.
Dans les conditions de filature normales, le curseur est soumis
<Desc/Clms Page number 3>
à l'action d'un certain nombre de forcesa qui tendent à l'incliner suivant un certain angle dans la direction du mouvemento Afin d'aider le curseur à prendre son angle naturel et à répartir uniformément l'usure, l'épaulement prévu sur le pied peut avoir une forme telle que, lorsque le curseur se dé- place en formant cet angle;, la ligne générale de l'épaulement est sensible- ment parallèle à la surface du rebord.
Un des- désavantages déjà mentionnés du type standard de curseur en fil de fer réside dans le fait que le diamètre de la section transversale du curseur, à l'endroit où le fil passe autour de lui, est tellement faible que le fil textile tourne d'un angle très aigu et, en raison de la nature des fibres d'écorce, ceci cause des difficultés lors de la filature. Avec un curseur établi conformément à la présente invention, le diamètre de la section transversale du curseur, à l'endroit où passe le fil, peut être ren- du suffisant pour éviter une courbure soudaine du fil et permettre ainsi un passage aisé et uniforme du fil autour du curseur. Ceci donne lieu à une meil- leure qualité de fil et à de meilleures conditions de filature.
En raison de l'élasticité du curseur, lorsqu'il est en matière plastique synthétique, ce curseur présente une légère tendance à s'écarter du modèle courant d'anneau de filature, lorsqu'il se déplace aux vitesses- élevées impliquées dans le procédé de filature. Cet inconvénient peut être évité en rendant le curseur plus lourd dans la partie occupant le niveau le plus élevé pendant la filature, A cet effet, le corps du curseur est épaissi sur la partie opposée à la partie ouverte de la boucle.
Cet épaississement confère une résistance et une rigidité supplémentaires au curseur et l'empê- che de s'écarter du rebord de l'anneau pendant la filature, Ceci est parti- culièrement nécessaire pour les fils de lin, qui peuvent présenter des par- ties lourdes tendant soudainement à se caler dans le curseur, en ayant ten- dance à lui faire quitter sa position.
Un curseur suivant la présente invention sera décrit à présent plus en détails, à titre d'exemple, en se référant aux dessins ci-annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue latérale d'un curseur, vu de l'extérieur de l'an- neau; - la figure 2 est une vue en bout du curseur en place sur l'anneau; - la figure 3 est une vue du curseur, correspondant à la figure 1, mais mon- trant ce curseur placé selon son angle naturel sur l'anneau, et - la figure 4 est, à plus petite échelle, une vue en perspective du curseur, vu de l'intérieur de l'anneau.
Aux figures 1 et 2, le curseur 1 est en une matière plastique synthétique, résistant à l'usure, telle que celle connue sous l'appellation "Nylon" et affecte la forme générale d'un "C". Le bras du "C" est épanoui vers l'extérieur, de manière à former un pied élargi 2 présentant une surfa- ce relativement plane prenant appui contre l'intérieur de l'anneau, Comme on le voit clairement à la figure 1, la largeur du bras augmente vers le pied 2, à partir d'une pointe relativement étroite 3, à l'extérieur de l'anneau 4 représenté en traits mixtes à la figure 2.
Le pied 2 présente un épaulement incliné 5, en sorte que, lorsque le curseur se déplace en étant incliné selon son angle naturel, sous l'action de la tension du fil 6 et d'autres forces, comme montré à la figure 3, l'épaulement 5 est sensiblement parallèle à la surface du rebord intérieur 7 de l'anneau. L'épaulement 5 est arrondi à ses extrémités de manière à permettre le basculement du curseur.
La partie du curseur opposée à l'ouverture du "C" est épaissie en 8, comme montré à la figure 2. Cette dernière figure montre une position typique du curseur pensant la filature, mais, lorsque la tension du fil va- rie, le curseur bascule et une petite partie'9 tournée vers le haut et formée à la pointe extérieure du "C" peut venir en contact avec le rebord extérieur de l'anneau. On observera que dans cette position, 1'épaulement 5 du pied 2 est plus élevé que la partie 9 précitée de la pointe¯ 3, en sorte que cette dernière seulement vient en contact avec le rebord extérieur, lorsque le cur-
<Desc/Clms Page number 4>
seur basculecomme indiqué plus haut. Aux autres moments pendant le mouvement de basculementun point a de la pointe 3 fait contact avec le collet incurvé b de l'anneau.
La figure 2 montre également que 1'épaulement 5, ainsi que la par- tie tournée vers le haut 9 sont légèrement écartés de la branche correspondan- te du "C" respectivement par des intervalles e et d. Ceci ne constitue pas une particularité essentielle, mais il est clair que les largeurs des intervalles servent à déterminer les largeurs des surfaces 5 et 9 et exercent, dès lors, un contrôle sur la marche du curseur.
REVENDICATIONS.
1. Curseur en matière plastique synthétique résistant à l'usure, convenant pour la filature au mouillé de fibres d'écorce sur des métiers à anneaux, ce curseur étant formé d'un bras en forme de boucle, autour duquel passe le fil, qui est épanoui de manière à former un pied agrandi présentant une surface suffisante prenant appui contre l'intérieur de l'anneau qui, en conjonction avec le poids du curseur, communique au fil un effort d'entraîne- ment propre à donner une filature satisfaisante.