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PROCEDA ET DISPOSITIF POUR TEILLER LE LIN ET LES AUTRES PLANTES
TEXTILES.
Le lin roui et séché est soumis au teillage comprenant deux opérations broyage puis écangage. Le broyage se fait maintenant par passa- ge entre cylindres cannelés et l'écangage se fait ordinairement par batta-. ge par palettes rotatives ou par d'autres dispositifs de grattage.
Ces procédés actuels de teillage ont l'inconvénient de produi- re des déchets à fibres courtes dits "étoupe" dans une forte proportion ra- rement inférieure à cinq pour cent.
La présente invention concerne un procédé et un dispositif de teillage permettant d'écanguer complètement, sans déchet appréciable, la plante textile rouie ou dégommée par tout procédé.
Elle est caractérisée en ce que la plante textile préalable- ment broyée entre des rouleaux cannelés est entraînée entre deux mâchoires voisines parallèles qui se referment sur la matière pour la pincer forte- ment et se déplacent ensuite perpendiculairement au sens d'avancement de la matière d'un mouvement alternatif qui frotte la matière sur elle-même et entre les deux mâchoires, la froisse., pulvérise ainsi la partie ligneuse des tiges et la sépare des fibres textiles qui;, libérées par les mâchoires sont alors entraînées entre des brosses rotatives qui les nettoient et les parallélisent; l'ensemble de ces opérations pouvant être répété plusieurs fois, si nécessairepour tout ou partie de la plante textile.
Le dispositif de broyage et d'écangage est caractérisé par deux mâchoires parallèles distantes de quelques millimètres constituées par des bandes d'une matière souple et plastique genre caoutchouc encastrées pres- que totalement dans des profilés en U dont les ailes se faisant vis à vis
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sont revêtues d'une lame d'acier, l'une plate et l'autre légèrement biseau- tée,ces mâchoires étant disposées sur des montures de manière à pouvoir si- multanément d'abord s'ouvrir pour laisser passer la matière textile, ensuite se refermer pour pincer et retenir la matière textile, puis se déplacer d'un mouvement alternatif perpendiculairement au sens d'entraînement de la matiè- re afin de frotter la matière sur elle-même et entre les lames d'acier, la froisser et pulvériser la matière ligneuse,
les mouvements de ces mâchoires et l'entraînement de la matière étant établis pour que les tiges de plantes textiles soient traitées sur toute leur longueur sans arrachements et brisu- res.
Les dessins annexés montrent schématiquement, à titre d'exemple non limitatif, l'installation générale des organes permettant de réaliser le procédé de teillage et-diverses formes de réalisation du montage des ma- choires d'écangage.
La figure 1 est une vue de profil de l'installation de teilla- ge représentée en plan à la figure 2.
La figure 3 est une coupe des deux mâchoires parallèles.
La figure 4 représente partiellement, schématiquement de face un mode de montage des mâchoires représenté de profil à la figure 5.
, Les figures 6, 7 et 8 représentent partiellement un autre mode de montage des mâchoires.
La matière à teiller est entraînée suivant un procédé connu par deux courroies sans fin 1 et 2, à profil en V, qui pincent entre elles la matière ; ces courroies sont tendues et entraînées par des poulies telles que 3 et 4 (Les poulies d'extrémité n'ont pas été représentées, la machine pouvant être complétée, à gauche par la table de préparation des plantes textiles, à droite par la table de réception des fibres textiles). Vers le milieu de la machine la matière est reprise entre deux autres courroies 5 et 6 tendues et entraînées par des poulies telles que 7 et 8.
Les premières courroies pincent les tiges des plantes texti- les sensiblement vers leur milieu tandis que les secondes courroies les pin- cent davantage vers les racines de manière que la partie pincée entre les premières courroies puissent être travaillées dans la deuxième partie de la machine et que les têtes des tiges puissent passer deux fois dans les mâchoires d'écangage. Les têtes de tiges plus fines et ramifiées sont en effet broyées et écanguées plus difficilement.
La matière passe ainsi entre deux groupes de cylindres canne- lés 9, 10 et 11, 12 qui lui font subir un premier broyage, puis entre les deux mâchoires 13,14 qui la froissent, pulvérisent la partie ligneuse qui se sépare des fibres textiles. Ces fibres textiles sont entraînées entre des brosses rotatives 15,16 qui les brossent et les parallélisent ; elles re- passent à nouveau entre deux mâchoires 17, 18 qui à nouveau les froissent et pulvérisent les parties ligneuses et sont encore brossées par les brosses rotatives 19, 20.
La partie centrale et la tête des tiges sont encore traitées par deux nouveaux groupes de cylindres cannelés 21,22 et 23,24 où elles sont broyées, puis par les deux mâchoires 25,26 qui les froissent, puis brossées par les brosses rotatives 27,28, froissées à nouveau dans les mâ- choires 29,30 et enfin brossées entre les brosses rotatives 31, 32.
La matière qui est délivrée par la machine est constituée par des fibres textiles parfaitement nettoyées, les parties ligneuses ont été pulvérisées et sont tombées sous la machine; les étoupes sont pratiquement inexistantes.
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Le sens de direction des courroies d'entraînement et de rota-. tion des cylindres est indiqué par des flèches. La vitesse des courroies d' entraînement, de rotation des cylindres broyeurs et les mouvements des mâ- choires sont établis pour que les tiges et fibres ne soient ni arrachées ni brisées. De préférence les courroies d'entraînement avancent par saccades synchronisées avec les ouvertures et fermetures des mâchoires de broyage.
Comme représenté séparément à la figure 3 le dispositif de broy- age et d'écangage, objet de l'invention.\! consiste en deux mâchoires parallè- les disposées à quelques millimètres l'une de l'autre et montées pour pouvoir s'ouvrir,se refermer puis se déplacer d'un mouvement alternatif parallèle- ment l'une à l'autre.
Chaque mâchoire est constituée par une bande épaisse de matière plastique,caoutchouc par exemple, 33 ou 34 ou 35 ou 36 encastrée dans un profilé 37 ou 38 ou 39 ou 40 moins profond que l'épaisseur de la bande de matière plastique de manière que lorsque chaque mâchoire se referme c'est la matière plastique qui pince la matière et non les ailes des profilés en U.
Sur les ailes se faisant vis à vis sont fixées des lames 41, 42 43, 44 en acier, les lames 41 et 44 sont légèrement biseautées tandis que les lames 42 et 43 sont plates. Cette légère différence entre les lames est destinée à favoriser le froissage de la matière et à éviter que les fibres soient pliées alternativement en haut et en bas au même endroit
C'est le mouvement alternatif et parallèle des deux mâchoires qui froisse les tiges,broye et pulvérise les parties ligneuses qui se dé- tachent alors des fibres textileso
Il faut donc monter les mâchoires sur un dispositif qui les fait ouvrir, fermer et déplacer dans deux plans parallèles voisins.
Le dispositif représenté aux figures 4 et 5 se compose essen- tiellement de deux pièces 45 et 46 d'une part, 47 et 48 d'autre part, compor- tant une patte 49 sur laquelle est fixée, par boulon 50 par exemple, chaque extrémité de chaque partie de mâchoire. Les pièces 45, 46, 47, 48 peuvent coulisser entre des guides appropriés non représentés, elles sont écartées par des ressorts tels que 50 et 51 et l'une des pièces de chaque groupe ap- puie sur un ressort tel que 52 ou 53 tandis que l'autre pièce du même grou- pe comporte un galet 54 qui roule sur une came 55. La résistance à l'écrase- ment des ressorts 52 et 53 est plus forte que la résistance des ressorts 50 et 51 et la came a une forme allongée telle que représentée.
Les cames 55 en tournant écrasent d'abord les ressorts 50 et 51 et ferment les mâchoires qui sont alors repoussées parallèlement l'une à l'autre en comprimant les ressorts 52 et 53 dont la détente provoque le retour des mâchoires quand les cames reprennent une position analogue à celle représentée à la figure 4. Naturellement la détente des ressorts 52 et 53 est limitée par des butées non représentées.
Dans ce mode de montage les tiges textiles ne sont froissées qu'une fois après chaque fermeture des mâchoires.
Dans l'exemple de montage représenté aux figures 6, 7 et 8 les tiges sont froissées et broyées plusieurs fois après chaque fermeture des mâchoires.
Dans cet exemple de réalisation les mâchoires sont fixées dans des montures 56, 57 d'une part et 58,59 d'autre part qui elles-mêmes sont fixées à chaque bout sur les branches de compas 60, 61 et 62,63 dont les articulations 64 et 65 peuvent pivoter sur le bâti non représenté.
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Les montures 57 et 59, ou leur prolongement, comportent à cha- que bout un galet 66 et 67 roulant sur une came 68 ou 69 montées sur un axe de rotation 70.
Les montures 57 et 59 appuient sur les cames par leur propre poids et par l'action de ressorts de tension tels que 71 et 72 tendus entre les branches de compas 61 et 63 d'une part et le bâti d'autre part.
Les montures 56 et 58, ou leur prolongement, comportent à cha- que bout un galet 73 et 74 roulant sur une came 75 montée sur l'axe de ro- tation 70. Des ressorts non représentés et schématisés par les flèches 76 et 77 tendent à fermer les mâchoires.
Lorsque les mâchoires sont fermées et pincent la matière, l'on- dulation des cames 68 et 69 provoque un mouvement alternatif des mâchoires qui froisse la matière et broyé les parties ligneuses. Ces cames comportent une partie non ondulée qui maintient, pour la came 69, la monture 59 dans la position la plus basse et, pour la came 68, la monture 57 dans la position la plus haute ; pendant ce court instant la came 75 agissant sur les galets 73 et 74 relève les montures 56 et 58, ce qui ouvre les mâchoires.
Pendant cette ouverture des mâchoires la matière entraînée par les courroies est déplacée et une nouvelle partie des tiges est alors pin- cée par les mâchoires et froissée à son tour.
Dans ce genre de réalisation les tiges sont froissées six fois après chaque fermeture des mâchoires. Ce mode de commande des mâchoires per- met de placer les cames dans un carter avec bain d'huile de graissage.
Naturellement on peut aussi prévoir d'autres dispositifs de fer- meture et de déplacement des mâchoires sans sortir du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS
Procédé pour teiller le lin et les autres plantes textiles ca- ractérisé en ce que la plante textile préalablement broyée entre des rouleaux cannelés est entraînée entre deux mâchoires voisines parallèles qui se re- ferment sur la matière pour la pincer fortement et se déplacent ensuite per- pendiculairement au sens d'avancement de la matière d'un mouvement alterna- tif qui frotte la matière sur elle-même et entre les deux mâchoires, la frois- se, pulvérise ainsi la partie ligneuse des tiges et la sépare des fibres tex- tiles qui, libérées par les mâchoires, sont alors entraînées entre des bros- ses rotatives qui les nettoient et les parallélisent ;
l'ensemble de ces opé- rations pouvant être répété plusieurs fois, si nécessaire, pour tout ou par- tie de la plante textile.
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