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MACHINE A ADOUCIR LES CARREAUX EN MOSAIQUE DE MARBRE OU PRODUITS
ANALOGUES.
Après avoir été moulés et pressés, les carreaux de pavement ou de revêtement en agglomérés de marbre (granite) et ciment, sont d'abord tra- vailles sur des lapidaires au sable pour rendre apparents les grains de mar- bre noyés dans le ciment. On doit ensuite les adoucir pour les rendre par- faitement lisses.
L'adoucissage des carreaux en mosaïque de marbre s'effectue ha- bituellement à l'aide de machines à main. Le carreau est posé à plat, fixe et on promène sur toute sa surface une pierre au carborundum animée d'une grande vitesse.
Un tel travail demande en général un apprenti pour placer les carreaux sur la machine et un opérateur manoeuvrant la meule.
Il existe sur le marché diverses catégories de machines dans lesquelles le travail d'adoucissage s'effectue mécaniquement et il n'y a qu'à placer les carreaux et à les enlever.
Ces machines sont conçues sur des principes qui les rendent très onéreuses tant par leurprix d'achat que par leur fonctionnement et la consommation de meules qu'il entraine. En outre elles présentent de grands inconvénients quant à la perfection du travail obtenu.
Le but de la présente invention est de réaliser une machine sim- ple peu coûteuse, de maniement facile, produisant un haut degré d'adoucissage, sur laquelle on peut utiliser des meules très éconamiques, ne demandant que peu d'entretien et occupant au maximum la main d'oeuvre sans fatigue.
Si on se réfère à la figure 1, la machine est constituée d'un bâti 1 muni de deux rails 2 avec butées 3. Un bas 4 circule sur les rails à l'aide de roulettes 5. Dans le bac, se placent des porte-carreaux 6 avec rondelles de caoutchouc 7 absorbant les vibrations.
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Le bac se déplace entre les butées, de sorte que l'axe de chaque carreau vienne successivement en-dessous de l'axe de la machine par un mouve- ment soit vers la droite soit vers la gauche.
Sur le bac se trouve une pédale 8 avec contre-poitle 9 venant pous- ser sur les queues 10 des porte-carreaux 6 afin que sous l'action du contre- poids les carreaux mis dans les porte-carreaux viennent s'appliquer énergique- ment contre la face de la meule.
Sous le bâti 1 se trouve une-colonne 11 avec une tête 12 dans la- quelle passe un axe 13 muni à la partie supérieure d'une poulie 14 et à la partie inférieure d'un plateau 15 muni d'une encoche 16.
Sur la colonne s'articule un bras 17 portant à son tour un autre bras 18. Celui-ci reçoit un moteur 19 à sa partie arrière tandis qu'à la partie avant se place un boîtier 20. Dans le boîtier passe un arbre creux 21 muni d'une poulie 22 à sa partie supérieure et du porte-meule 23 à sa par- tie inférieure, ce dernier protégé par un protège-meule 24. La poulie 22 est reliée à la poulie 25 du moteur par des courroies trapézoïdales 26.
Une conduite d'eau 27 amène l'eau dans l'arbre creux pour que l'eau sorte au centre de la meule 28 placée sur le porte-meule 23.
Le boîtier 20 est relié au plateau 15 par une articulation quel- conque .
On voit donc que sous l'effet de la rotation de la poulie 14, at- taquée par un moteur auxiliaire,le plateau 15 tourne et entraîne le boîtier de la machine avec la meule en mouvement dans un mouvement de circonvolution.
Du fait de l'encoche 16 dans le plateau, on peut faire décrire à la meule un mouvement d'un diamètre plus ou moins grand suivant la dimen- sion des carreaux à adoucir.
Si on se réfère à la figure 2, on voit les mouvements que dé- crit à la surface du carreau un point donné de la meule.
Toute la surface du carreau est donc soumise ainsi à l'action de la meule qui adoucit les carreaux et les rend parfaitement plats.
Le but de la présente invention est donc de combiner dans la mê- me machine un mouvement de rotation de la meule, avec un mouvement de circon- volution approprié et avec un déplacement alternatif de deux carreaux sous la tête de la machine, à gauche ou à droite et l'application des carreaux contre la meule sous l'action d'une pédale à contre-poids. Le mouvement vers le haut du porte-carreaux étant illimité, le carreau se trouve toujours en contact avec la meule quelle que soit l'usure de celle-ci.
Quant au fonctionnement, on met le bac au centre de sorte que les queues des porte-carreaux ne soient pas en contact avec la pédale.
On met le moteur principal en route ainsi que le moteur auxiliaire. La meule tourne et décrit le mouvement de circonvolution.
On appuie sur la pédale. On pousse le bac à gauche par exemple et le carreau de droite vient sous la meule. On lâche la pédale qui pousse la queue du porte-carreaux, applique le carreau contre la meule. Lorsque l'adoucissage est réalisé., on appuie sur la pédale, le carreau descend avec le porte-carreaux. On pousse le bac à droite. Le carreau de gauche vient sous la meule. On lâche la pédale et ce carreau s'adoucit. On enlève le carreau de droite bien dégagé de la meule et on y pose un nouveau carreau à adoucir. Le carreau de gauche étant adouci, on appuie sur la pédale,on repousse le bac à gauche, le nouveau carreau de droite vient sous la meule et on lâche la pédale. Le nouveau carreau de droite s'adoucit.' On enlève le carreau de gauche et on en place un nouveau pour recommencer successive- ment les mêmes opérations.
Le mouvement de la meule étant bien réglé, tous les carreaux sont soumis rigoureusement au même travail. L'avancement de la meule par ce mouvement de circonvolution est très régulier. La pression est la même partout. L'adoucissage se produit,avec une régularité exemplaire sans aucun
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dommage pour les arêtes ni les coins des carreaux, avantages considérables qui n'avaient pas été atteints à ce jour.
L'ouvrier n'a qu'à déplacer le bac, enlever et placer les car- reaux, travail très léger et productif. Un seul ouvrier suffit donc à la ma- chine qui ne présente pratiquement pas de temps perdu, les déplacements du bac étant très rapides.
De plus, suivant le degré d'adoucissage désiré, l'ouvrier garde le contrôle de la machine, ce qui n'existe pas dans les machines habituelles dans lesquelles les mouvements de levée et de descente du carreau sous la meule, réglés mécaniquement, prennent un temps précieux.
Des petits changements ou perfectionnements peuvent naturelle- ment être apportés à la présente description, sans altérer la portée de l'in- vention.
En outre, cette machine se prête au travail à la chaîne. C'est ainsi qu'on peut remplacer le bac par une courroie transporteuse comme sur la figure 3, courroie actionnée par un moteur indépendant qui fait aussi fonc- tionner la pédale ou directement le porte-carreau, ceci dans un mouvement pé- riodique.
La figure 4 montre une batterie de 2 machines suivant le même principe.
La figure 5 montre une batterie de 4 machines suivant le même principe. Dans ce dernier cas, l'avancement de la courroie est de deux carreaux à la fois, de sorte que l'un vient se placer en dessous de la ma- chine Y et l'autre de la machine Z.
Il suffit dans ces dispositifs d'avoir un ouvrier qui place les carreaux dans les alvéoles sur les courroies à l'origine de la chaîne et un autre qui les enlève à l'extrémité. On voit de suite l'intérêt considé- rable d'un tel dispositif.
REVENDICATIONS
1.- Machine à adoucir les carreaux en mosaïque de marbres, en ciment ou autres produits, caractérisée en ce qu'elle comprend un mouvement de rotation de la meule, un mouvement de circonvolution de la même meule, un mouvement alternatif de deux porte-carreaux sous la meule et la pression des carreaux sous la meule par l'entremise d'une pédale à contre-poids.